Voir le temps venir : sous la direction de Jean-Christophe Bailly

Publication du séminaire dirigé par Jean-Christophe Bailly, qui s'est tenu du 8 novembre au 13 décembre 2019 au Jeu de Paume. Avec Alexandre Chemetoff, Nicola Delon, Armande Jammes, Rémi Janin, Sharon Lockhart, Catherine Melin, Chloé Moglia, Baptiste Morizot, Jean-Luc Nancy, Peter Szendy et Delphine Wibaux. 

Le mouvement qui emporte ainsi les hommes dans un temps comptable et dévorant qui ne parie que sur l’accélération semble irréversible. Mais pourtant chacun, dans sa vie, tout en étant emporté, entrevoit d’autre possibilités, d’autres manières d’habiter le temps et de le vivre. Des manières qui rompent avec ce rapport usufruitier au temps et qui libèrent les énergies contenues dans des registres échappant à la loi du rendement maximum et à la pesanteur et aux injustices qu’elle fait régner...
Ici chaque instant de lassitude ou de fatigue peut être considéré comme la matrice d’une possibilité de conscience. Mais c’est vers des expériences prolongées, vers des expériences mettant en évidence le caractère multiple du cours du temps qu’il faut se tourner. L’art bien sûr mais aussi l’ensemble des activités humaines sont concernés. L’idée d’un ralentissement qui serait fondateur n’a rien à voir avec l’adjonction, au titre de supplément d’âme, de petites pratiques hédonistes qui viendraient contrebalancer l’hystérie. Ce dont il est question, via l’hypothèse d’un ralenti, c’est d’une reconversion, c’est de la reconduction de ce que Walter Benjamin avait appelé des « expériences de seuil ». Il trouvait que son temps en manquait. Qu’aurait-il pensé du nôtre ! Le seuil ce serait justement le temps de la considération du temps, le temps d’un voir venir qui serait aussi celui d’une attention décuplée.

Ian Jeffrey : Une histoire de la photographie pour tous

Cet ouvrage de référence nous guide parmi plus de 440 photographies qui ont marqué l'histoire du médium, de ses débuts, au xixe siècle, jusqu'à aujourd'hui.
Le principe est simple : chaque double page ouvre une discussion autour d'un artiste dans son temps et de plusieurs photographies décodées pour tenter de dévoiler l'impulsion mystérieuse à l'origine de la prise de vue. Ian Jeffrey nous offre une lecture vivante et sensible des images, ponctuée d'anecdotes éclairantes que le lecteur sera enthousiaste de découvrir et de partager à son tour.


Les photographes présents dans cet ouvrage :
William Henry Fox Talbot, David Octavius Hill et Robert Adamson, Gustave Le Gray, Roger Fenton, Julia Margaret Cameron, Peter Henry Emerson, Frederick H. Evans, Eugène Atget, Louis Vert, Paul Géniaux, Jacques Henri Lartigue, Wilhelm von Thoma, Alfred Stieglitz, Lewis Hine, August Sander, Doris Ulmann, Alexandre Rodtchenko, Arkadi Chaïkhet, Boris Ignatovitch, François Kollar, Margaret Bourke-White, Edward Weston, Paul Strand, Albert Renger-Patzsch, László Moholy-Nagy, Erich Salomon, André Kertész, Germaine Krull, Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Manuel Álvarez Bravo, Josef Sudek, Bill Brandt, Lisette Model, Helen Levitt, Robert Capa, Dorothea Lange, Arthur Rothstein, Russell Lee, John Vachon, Jack Delano, Walker Evans, Ben Shahn, René-Jacques, Izis, Marcel Bovis, Robert Doisneau, Ansel Adams, Minor White, David Seymour, Louis Faurer, Robert Frank, Diane Arbus, Dorothy Bohm, Ed van der Elsken, Garry Winogrand, Lee Friedlander, Robert Adams, William Christenberry, William Eggleston, Shomei Tomatsu, Takuma Nakahira, Daido Moriyama, Lewis Baltz, Joel Meyerowitz, Stephen Shore, Anders Petersen, Joel Sternfeld, Candida Höfer, Barbara Kruger, Jeff Wall, Nan Goldin, Cindy Sherman, Axel Hütte, Thomas Struth, Andreas Gursky, Thomas Ruff, Jörg Sasse, Alec Soth, Rinko Kawauchi.

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