Joana Hadjithomas & Khalil Joreige

Se souvenir de la lumière du 07 juin au 25 septembre 2016 Concorde, Paris Cinéastes et artistes libanais, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige tissent des liens thématiques, conceptuels et formels entre photographies, installations vidéos, films de fiction ou documentaires. Autodidactes, ils sont devenus cinéastes et plasticiens par nécessité au lendemain des guerres civiles libanaises. Leur recherche très personnelle les amène à explorer la sphère du visible et de l’absence, nourrissant un fascinant va-et-vient entre la vie et la fiction. Depuis plus de 15 ans, leurs films mais aussi leurs œuvres, produits à partir de documents personnels ou politiques, élaborent des récits sur des histoires tenues secrètes face à l’histoire dominante. Ils s’intéressent à l’émergence de l’individu dans des sociétés communautaires et à la difficulté de vivre un présent. En savoir plus
  • Monographie de référence sur le travail du couple de cinéastes, photographes et plasticiens franco-libanais.
    Cette monographie, abondamment illustrée, est le premier ouvrage de référence sur l'oeuvre de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, documentant leur cartographie psycho-géographique de Beyrouth dans les années 1990, les corpus Wonder Beirut ou Khiam des années 2000 comme leurs oeuvres récentes. Un long essai de Suzanne Cotter, directrice de la Fondation Serralves (Porto), rend compte de l'ensemble de leur pratique ; un essai du critique de cinéma Jean-Michel Frodon s'intéresse à leur manière singulière de faire du cinéma ; enfin, une conversation plurielle avec des compagnons de route et des penseurs du contemporain (Dominique Abensour, Etel Adnan, Rabih Mroué, Jacques Rancière, Jalal Toufic, Michèle Thériault, Anton Vidokle) offre un panorama des multiples enjeux soulevés par leurs oeuvres et leur réflexion. Une chronologie complète (1969-2013) et un descriptif des oeuvres complète l'ouvrage.
    Depuis le milieu des années 1990, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige (nés en 1969, vivent et travaillent à Beyrouth et Paris) élaborent une oeuvre riche et multiforme qui embrasse les champs de la photographie, des arts plastiques, du cinéma de fiction et du documentaire. En 2008, ils ont présenté au Festival de Cannes Je veux voir, un long-métrage de fiction avec Catherine Deneuve et Rabih Mroué ; en mai 2013, ils ont sorti le film documentaire The Lebanese Rocket Society : l'étrange histoire de l'aventure spatiale libanaise.
    Leur approche multiple de la création donne naissance à une esthétique singulière où les questions du visible et du caché, des relations entre la fiction et la réalité tiennent une place primordiale. Le processus d'enquête et de mise au jour, les représentation de données historiques, culturelles et politiques sont au coeur de leur démarche. Ils expliquent : « Tout notre travail se fonde à la frontière d'un réel où se pose continuellement la question du territoire, de sa délimitation (celui de l'art, celui de la vie personnelle), la question du corps social et du corps individuel dans une société communautaire, dans un temps où il est de plus en plus difficile de se poser en individu vecteur de la pensée et de la possible opposition, de dire «je», de dire «je suis cet être-là avec ses contradictions ; je suis là et, plus encore qu'un individu, je suis un sujet politique singulier». »

  • Les cinéastes et plasticiens libanais Joana Hadjithomas et Khalil Joreige poursuivent leurs recherches sur les modes de narration, l'écriture de l'histoire et les productions d'imaginaires en interrogeant ici emails indésirables, spams, scams et escroqueries sur internet en tous genres.
    Cette monographie présente l'ensemble des matériaux collectés par les artistes depuis 1999 dans le cadre de leurs recherches sur l'élaboration et l'articulation des récits personnels à l'ère numérique. Ce travail est au point de départ d'une réflexion plus large sur la nature de l'autorité et de la croyance à l'heure d'internet. Entre les lignes, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige questionnent notre foi envers l'autre : Comment internet l'a-t-il remodelé les relations de confiance ? Et comment juger les interactions entre individus sur le web à l'aune de nos schémas traditionnels de croyance ?
    Publié suite à l'exposition de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige « Je dois tout d'abord m'excuser... » à la Villa Arson, Nice, en 2014.

  • Les livres de la collection sont consacrés à la pratique des cinéastes contemporains. Entretiens, carnets de travail, documents commentés... plusieurs formes alterneront pour servir une même ambition : raconter et commenter une oeuvre en cours, en plongeant avec le cinéaste dans la fabrique de ses films. Revenir aux conditions de production, aux contraintes de fabrication, suivre la genèse d'un film de l'idée première à sa sortie en salles, suivre un parcours de créateur, de film en film.

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  • Dans ces neuf lettres qui se concentrent sur le monde des femmes autour de la Méditerranée, Etel Adnan suit au cours de quelques voyages des destinées singulières et s'intéresse à des environnements précis car ces lieux définissent à leur façon les femmes qui les habitent. Les femmes ne vivent pas dans le vide ni ne vivent les mêmes situations. Beyrouth, aussi, sortant de quinze années inouïes de guerre, occupe dans ce livre une place à part.
    « Et depuis, dans un imaginaire constamment actualisé, la femme a été ce qui attend : elle attend de grandir, elle attend sa puberté, attend le fiancé, le mari, l'enfant, la vieillesse, et la mort. Elle attend que les enfants aillent et viennent, qu'ils grandissent, qu'ils se marient, que le mari parte le matin, qu'il rentre le soir. Elle attend que l'eau bouille, que la guerre finisse, que le printemps revienne. Elle attend d'être embrassée, prise, rejetée, oubliée. Elle attend l'heure de l'amour, celle de la vengeance, de l'oubli, et de nouveau la mort. »

  • Saisons

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    Saisons est une célébration de la nature " qui reste immobile au coeur des tempêtes ", " qui ne sait pas ce qu'est l'inquiétude " et qui pourtant passe sans bruit, aussi fragile que la destinée humaine. Source de connaissance, la nature a son langage qu'Etel Adnan comprend et retranscrit. Ainsi elle la rend présente à notre conscience, nous remet au coeur des rythmes et de la polyphonie du monde. Car " la nature aide à devenir humain.
    " L'observation des éléments - le soleil, le vent, la pluie - est l'occasion d'un dialogue intérieur entre l'esprit et les sens, d'une méditation percutante sur le monde. L'auteur nous livre ses intuitions sur les mythes et l'Histoire, les guerres et l'amour, le silence et le langage, la mort et la renaissance. Tels des haïkus, les fragments qui composent ce recueil claquent sur la page comme autant de moments de révélation.
    Sa foi en l'homme, en la transcendance de l'esprit et en l'énergie de la création est servie par une écriture colorée et limpide. Elle témoigne d'une confiance inaltérable et la puissance des mots et la force de l'amour. Saisons donne des raisons d'espérer et invite à faire oeuvre de résistance dans la fureur du monde actuel. " Penser, ce n'est pas contempler, mais rendre compte. "

  • "Etel Adnan est au coeur de l'histoire humaine dans son immédiateté, ses contours surprenants, ses défaites, ses deuils, ses éclats d'imaginaire, sa solidarité. Elle est au coeur du combat poétique, elle affine l'arme de l'art pour mieux vivre et appréhender le monde. Sa poésie est fondatrice à la manière de la Beat Génération, mais avec une conscience plus aiguë, plus radicale. Et cela s'explique : la beauté sans nom et le martyr du monde arabe moderne sont au coeur de son cantique qui traverse les consciences et les civilisations." (extrait de la préface de Michel Cassir).

  • Pour walter benjamin, c'est à partir de la guerre de 1914-1918 que " la cote de l'expérience a sérieusement baissé ".
    Partant de ce constat et d'un parallèle avec l'enfance, giorgio agamben se demande si l'homme moderne est encore capable d'expérience, ou si la destruction de celle-ci est un fait accompli. de là, il élabore une théorie de l'enfance (conçue comme l'expérience de la faculté même de parler, ou de la puissance de la parole elle-même) qui jette une lumière nouvelle sur certains thèmes majeurs de la pensée contemporaine : l'opposition anthropologique entre nature et culture, l'opposition linguistique entre langue et parole, la naissance du sujet et l'apparition de l'inconscient.

  • Pendant deux ans, l'artiste Ziad Antar a photographié le littoral des sept Émirats arabes unis (Abou Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Qaïwain, Ras el-Khaima et Fujaïrah), avec un Rolleiflex et un appareil jetable. Ce projet est le fruit d'une commande de la Sharjah Art Foundation, qui l'a accueilli pendant deux ans en résidence.
    Cet ouvrage réunit plus de trois cents photographies qui seront exposées lors d'une exposition consacrée au photographe par Christine Macel, conservatrice au Centre Georges Pompidou, à Sharjah, lors du March Meeting, en mars 2012. Cet événement, qui reste l'une des plus grandes manifestations annuelles de l'art contemporain, réunit artistes, professionnels et institutionnels et se tient en même temps que la Foire Art Dubaï.
    Dans l'ouvrage, les photographies de Ziad Antar, en noir et blanc et en couleurs, sont présentées en suivant l'ordre topographique - une image par page - et constituent une véritable promenade permettant au lecteur de voyager le long des plages des Émirats : les architectures de buildings qui ne cessent d'émerger des sables, les musées conçus par de grands architectes internationaux, les villes en construction voisinent avec des paysages désertiques.

  • « Poésie/Gallimard » est une collection au format poche de recueils poétiques français ou traduits. Chaque volume rassemble des textes déjà parus en édition courante - tantôt du catalogue Gallimard, tantôt du fonds d'autres éditeurs -, souvent enrichis d'une préface et d'un dossier documentaire inédits. Élégant viatique pour les amateurs de poésie, la collection offre des éditions de référence, pratiques et bon marché, pour les étudiants en lettres. Aujourd'hui dirigée par André Velter, poète, voyageur et animateur de plusieurs émissions sur France Culture, la collection reste fidèle à sa triple vocation : édition commentée des « classiques », sensibilité à la création francophone contemporaine (Guy Goffette, Ghérasim Luca, Gérard Macé, Gaston Miron, Valère Novarina...) et ouverture à de nombreux domaines linguistiques (le Palestinien Mahmoud Darwich, le Libanais d'origine syrienne Adonis, le Tchèque Vladimír Holan, le Finnois Pentti Holappa, le Suédois Tomas Tranströmer et récemment l'Italien Mario Luzi, deux mois seulement après sa disparition...).

  • Tu lisais une lettredamour un peu rétro, la dernière de l'histoire.
    Mais tu ne l'as pas encore reçue. Oui, faute ou excès d'adresse, elle se prête à tomber entre toutes les mains : une carte postale, une lettre ouverte où le secret paraît mais indéchiffrable. Tu peux la tenir ou la faire passer, par exemple pour un message de Socrate à Freud.
    Que veut te dire une carte postale ? A quelles conditions est-elle possible ? Sa destination te traverse, tu ne sais plus qui tu es. A l'instant même où de son adresse elle interpelle, toi, uniquement toi, au lieu de te joindre elle te divise ou elle t'écarte, parfois elle t'ignore. Et tu aimes et tu n'aimes pas, elle fait de toi ce que tu veux, elle te prend, elle te laisse, elle te donne.
    De l'autre côté de la carte, regarde, une proposition t'est faite, S et p, Socrates et plato. Pour une fois le premier semble écrire, et encore de l'autre main il gratte. Mais que fait Platon le doigt tendu dans son dos ?
    Alors que tu t'occupes à la retourner dans tous les sens, c'est l'image qui te retourne comme une lettre, d'avance elle te déchiffre, elle préoccupe l'espace, elle te procure les mots et les gestes, tous les corps que tu crois inventer pour la cerner. Tu te trouves, toi, sur son trajet.
    Le support épais de la carte, un livre lourd et léger, c'est aussi le spectre de cette scène, l'analyse entre Socrate et Platon, au programme de quelques autres. Comme le diseur de bonne aventure, un "fortune-telling book" veille et spécule sur ce-qui-doit-arriver, sur ce que cela peut bien vouloir dire, arriver, devoir arriver, laisser ou faire arriver, destiner, adresser, envoyer, léguer, hériter, etc., si cela signifie encore, entre ici et là, le proche et le lointain, da und fort, l'un ou l'autre.
    Tu situes le sujet du livre : entre les postes et le mouvement analytique, le principe de plaisir et l'histoire des télécommunications, la carte postale et la lettre volée, bref le transfert de Socrate à Freud, et au-delà.
    Cette satire de la littérature épistolaire devait être farcie : d'adresses, de codes postaux, de missives cryptées, de lettres anonymes, le tout confié à tant de modes, de genres et de tons. J'y abuse aussi les dates, signatures, titres ou références, la langue même.
    J.D.

  • Cette recherche est consacrée à l'étude des aspects formels et esthétiques des ruines de guerre avec pour champ d'analyse principal la commande "Beyrouth, centre-ville", au cours de laquelle Gabriele Basilico, Raymond Depardon, Fouad Elkoury, René Burri, Josef Koudelka et Robert Frank furent invités par Dominique Eddé en 1991 à photographier le centre-ville dévasté de Beyrouth, après la guerre civile (1975-1990).

  • Nous continuons à considérer l'art en tant que spectateur - alors que nous en sommes désormais devenus les acteurs. Tel est l'étonnant constat dressé par Boris Groys, l'enfant terrible de la théorie de l'art contemporaine. Mais que cela signifie-t-il ? Quelles sont les conséquences, non seulement esthétiques, mais aussi politiques, de la réalisation de la prophétie de Joseph Beuys, voulant que chacun devra un jour devenir artiste ? Qu'est-ce qu'un monde dans lequel les créateurs d'images sont désormais en nombre plus important que les spectateurs ? Pourquoi l'art a-t-il quitté son domaine propre pour investir l'ensemble des dimensions de l'existence - de l'autopromotion des hommes politiques à notre propre construction narcissique ? Que reste-t-il de l'art et des artistes une fois ceux-ci devenus le default setting de nos sociétés ? Avec En public, Boris Groys ne laisse aucune de ces questions sans réponse, nous entraînant dans une spirale vertigineuse, renouvelant de fond en comble l'image que nous avions de notre contemporanéité.

  • 'Cet ouvrage s'apparente à un casting de personnages romanesques. Ils ont en commun d'avoir reconnu leur obsession au contact d'une ville assiégée. Choisis parmi cette triste galerie l'uniforme ou les traits qui te siéront au mieux. Tu es maintenant libre d'aller arpenter les ruines.' Albert Speer, Naram-Sîn d'Akkad, Scipion Émilien, Irma Schrader, Shang Yang, Stig Dagerman, Shapur Ier, Bernardo Bellotto... À travers des portraits de vainqueurs, de vaincus ou de simples témoins, ce livre raconte une histoire du monde sous la forme d'un seul et même panorama de villes effondrées, depuis la Mésopotamie d'avant l'écriture jusqu'au Ground Zero de l'après 11 septembre. Entre digression érudite et narration rêveuse, Jean-Yves Jouannais compose, sur les décombres de notre mémoire, un inventaire à la fois fantaisiste et raisonné des pires traumatismes de guerre.

  • « La croyance de Hans Reiter fut dès lors celle de tous les hommes de toute éternité et qu'ils ont désiré censurer, à savoir que la guerre - dans son cas la Seconde Guerre mondiale - était née non pas d'un quiproquo diplomatique, du caractère belliqueux d'une nation, d'un accident climatologique ou de tout autre phénomène naturel, mais d'une blague. Il en avait été le témoin. La guerre est une farce qui tourne mal. »

  • Témoins de l'Histoire, les ruines conjuguent savoir et imaginaire.
    Leur pouvoir d'évocation n'a cessé de fasciner artistes et écrivains, même si leur regard s'est modifié au cours des siècles. Depuis la Renaissance jusqu'à l'époque contemporaine, chaque époque a projeté sur les ruines sa vision du temps, de la grandeur et de la décadence, de la nature et de la destinée humaine. Puisant dans tous les domaines de la création occidentale (peinture, littérature, architecture, art des jardins, etc.), Le Livre des ruines décrypte les significations symboliques, philosophiques et culturelles de leurs représentations artistiques, sans oublier le débat théorique sur leur conservation et leur restauration.
    Figure du fragment et allégorie de la temporalité, la ruine est aussi un objet conceptuel ; Le Livre des ruines montre sa place singulière dans la sensibilité européenne. Une série d'oeuvres analysées en détail permet de suivre l'évolution d'un thème iconographique aux implications multiples. Par l'importance de son iconographie (gravures, peintures, photographies) et la richesse de ses références (littéraires, philosophiques, artistiques), Le Livre des ruines s'adresse à un lectorat cultivé mais non spécialisé.
    Il propose une synthèse inédite sur un sujet qui n'a jusqu'à présent jamais fait l'objet d'une étude globale.

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  • La démarche de Walid Raad se concentre sur les réécritures de l'histoire libanaise. L'artiste travaille sur les effets physiques et psychologiques, immédiats et à long terme, des différentes guerres au Moyen-Orient. Son oeuvre se fonde sur le questionnement autour de l'Histoire, de la tradition et de la mémoire, mais aussi du processus de documentation et de transmission. Ce livre est le catalogue de l'exposition qui lui est consacrée au MoMA.

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