Valérie Jouve

Du 02 juin au 27 septembre 2015 Paris L’exposition propose une vaste sélection d’œuvres de la fin des années 1980 jusqu’à aujourd’hui. Les films et les photographies, relèvent tout autant de l’art contemporain que des domaines de l’anthropologie, de la sociologie, de la représentation du monde d’aujourd’hui. La mise en espace des œuvres tente de montrer comment l’artiste explore les limites de la photographie comme médium de représentation. L’artiste crée une tension entre des images fixes, qui interrogent la présence du corps et différentes manières d’habiter l’espace, et des films où le mouvement, le rythme et la vitesse amènent le spectateur à expérimenter un territoire précis : Grand Littoral à Marseille, Time is working around Rotterdam, ou encore le Guatemala avec la dernière oeuvre réalisée pour cette exposition. En savoir plus
  •  Quoi de plus familier que le métro ? Comment le regard ethnologique, accoutumé à nous rapporter les pratiques lointaines pourrait-il éclairer ce qui s'y joue ? Tel a pourtant été le pari de Marc Augé dans cet ouvrage qui révèle tout ce que le métro recèle de conventions, de rites et d'institutions.  Mais c'est aussi l'occasion d'une présentation buissonnière des principaux thèmes classiques de l'anthropologie, depuis le « fait social total » de Marcel Mauss, jusqu'à la question du symbolique, en passant par le problème de l'« individu moyen ». Le livre inaugural d'une « ethnologie du proche », devenu un classique.  Remise en vente avec nouvelle couverture. Ce livre a été publié dans la collection « bibliothèque du XXe siècle » chez Hachette Littératures en 1986 et en Pluriel en 2002.

  • Photographe et cinéaste, Valérie Jouve appartient à la génération de ces artistes, qui, en France, se sont éloignés de la grande tradition humaniste des reportages photos, sans cependant en rejeter complètement les éléments utiles et essentiels. Elle travaille à partir de paysages, surtout des paysages urbains. Elle inclut dans ses photographies des portraits d'hommes et de femmes en mouvement ; elle en a fait sa spécialité. Les deux sujets classiques du paysage et du portrait sont associés de telle sorte que, dans la densité de situations urbaines, prend place une scène hautement chorégraphiée. Avec cette démarche sociologique, Jouve épaissit la représentation et la mise en scène. Ses photographies tentent de questionner la ville comme proposition d'un espace "à vivre ensemble" ; une ville en mouvement, en rythme, toujours en oeuvre.
    Anthropologue de formation, Valérie Jouve est devenue photographe. Mais ses photographies, qui sont des oeuvres d'art contemporain, appartiennent aussi aux domaines de l'anthropologie, de la sociologie, de la représentation du monde d'aujourd'hui. Par la mise en scène photographique de moments grâce à des "images jouées" ou "performées", elle décrypte notre société et ses aspects de théâtralité quotidienne.

  • Valerie jouve

    Valérie Jouve

  • Depuis le début de mon travail, je construis, avec des images, des mondes.
    Ces mondes existent mais on ne les voit pas, on ne les connaît pas, ils n'arrivent pas à agir. Ainsi, en traversant des territoires, je figure des corps, des architectures ou des hommes, et j'habite des lieux où je peux représenter ces mondes. Ces éléments photographiés sont là pour toucher un niveau universel, dans lequel chacun puisse se projeter. Les localisations ne sont jamais explicitement indiquées dans mon travail, depuis aujourd'hui vingt ans.
    Ici, si certaines des images sont réalisées dans un lieu " d'actualité ", elles ne le sont pas uniquement en " territoire palestinien " car elles ouvrent sur une problématique plus large. Je ne veux pas qu'elles perdent leur connexion avec " notre actualité ". J'aimerais que les gens soient baignés de ces images sans les avoir vraiment analysées ou localisées, après avoir vu ces photographies. C'est ce " bain " que je travaille : je cherche, au moyen des images, à baigner le corps de l'autre.
    Ce montage d'images, choisies pour leur vibration, peut imprégner le spectateur d'un univers particulier et agir sur lui. Mon intention est aussi de dessiner un pays qui déborde d'existence malgré les clichés médiatiques, et de faire entrevoir une utopie qui deviendra réalité.

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  • Armée d'un magnétophone, l'auteur s'est mise en quête de chasser les histoires d'amour des autres. " Pour laisser le champ libre à tous types de récits, j'évoquais la possibilité d'un amour physique mais encore d'une relation fantasmatique, d'une non relation, conforme ou pas, ou tout simplement sentimentale et romantique ".
    Sexe, passion, fascination, séduction, fantasmes... ils pourraient trouver de nombreux prétextes pour " tomber en amour " mais n'y arrivent pas.
    Ce livre raconte l'amour comme un objet de frustration. Un manque silencieux. Neuf nouvelles et autant d'images se complètent pour illustrer la déroute de cette quête d'un absolu insatisfait par essence.

  • "Je ne suis pas un cinéaste de la réalité mais plus proche de quelqu'un qui cherche une vérité c'est pour cela que l'acteur de composition ne me satisfait pas. J'ai besoin de vrais décors, de vrais gens, de vrais sons pour fabriquer de la fiction. Je pense aussi que le cinéma que je fais c'est le corps, c'est la chair, c'est le vent. d'être au plus proche de la nature, donc des instincts et montrer à l'homme civilisé qui est dans la salle de cinéma au XXI° siècle ce qu'est sa nature. "

  • Le grand retour de la question anthropologique a complètement redessiné les enjeux de la représentation. Un état des lieux.
    Ces dernières années ont été le théâtre d'une étonnante résurgence de la question anthropologique. Parmi les propositions les plus débattues, il y a eu celle qui consisterait à penser l'homme non pas comme un animal doué de langage, mais avant tout comme un homo pictor ou encore comme un homo spectator, capable de produire et de reconnaître ses propres images. Si entre-temps, cette idée d'une anthropologie par l'image a permis d'inaugurer des nouveaux domaines de recherche, comme l'anthropologie visuelle, celle-ci relève cependant d'une histoire déjà plus ancienne dont cet ouvrage livre quelques clés. Entre ceux qui considèrent que les images sont le reflet exact de l'homme et ceux qui, au contraire, sont d'avis que les artefacts visuels mènent une vie dont les raisons échappent à la logique anthropocentrique, se dessinent aujourd'hui les lignes de front de ce qui s'apparente à une nouvelle querelle de l'image.

  • Hannah Arendt entreprend dans les années 1950, à la demande de son éditeur allemand, la rédaction d'un ouvrage sur la politique. Les textes qui composent ce grand projet, qui n'a finalement jamais abouti, revêtent un intérêt capital pour la compréhension de l'oeuvre tout entière : ils ont été écrits à une période charnière au cours de laquelle ont été rédigés les ouvrages majeurs de la philosophe.
    À ces textes réunis dès 1995 sous le titre Qu'est-ce que la politique ? s'ajoute ici un ensemble de textes inédits en français, écrits par Arendt en anglais en 1953-1954, qui se situent dans la lignée de La Crise de la culture et reprennent les grands jalons de notre tradition philosophique politique, de Platon à Marx.
    Cette nouvelle édition critique, sous la direction de Carole Widmaier, confère, sans artifice et sans systématicité excessive, une unité à des aspects de la pensée d'Arendt qui, dans le reste de son oeuvre, sont à peine effleurés ou traités séparément les uns des autres. En mettant ces textes en perspective en les confrontant à des ouvrages fondamentaux d'Arendt ( Les Origines du totalitarisme, La Crise de la culture, Condition de l'homme moderne, La Vie de l'esprit, etc.), elle apporte un nouvel éclairage sur l'oeuvre de la philosophe allemande.

  • Si La Photographie plasticienne. Un art paradoxal se proposait d'examiner les conditions de possibilité de " l'entrée en art " de la photographie, autour des années soixante-dix, et constituait le medium photographique comme l'un des plus puissants opérateurs de déconstruction du modernisme, Photographie plasticienne, l'extrême contemporain se donne pour enjeu l'examen attentif des différents pôles photographiques, souvent contradictoires, de ce qui serait " l'après post-modernisme ", emblématisé par les années quatre-vingt-dix : les tropes du banal et de l'intime, la photographie érudite ; l'esthétique de l'idiotie, le sérieux de l'objectivisme issu de l'école de Düsseldorf ; les fictions prométhéennes du post-human, le renouveau de plus en plus affirmé d'une photographie documentaire qui ne doit plus rien à un photojournalisme frappé d'obsolescence, mais peut a contrario se comprendre en écho aux stratégies iconiques du retrait ". Dans un champ photographique éclaté, qu'il serait illusoire de vouloir unifier au détriment des différences et des fractures, l'auteure a conjointement mis en exergue les questionnements propres à l'extrême contemporain : soit l'impossibilité du paysage et la crise de l'urbanité, l'émergence de " non-lieux " et la tentative pour inventer des lieux où vivre, d'une part ; l'inquiétude du sujet vis-à-vis de lui-même, d'autre part, comme si le portrait, loin d'être une évidence, achoppait sur une identité toujours plus précaire, qui fut déjà soumise à l'implacable déconstruction structuraliste du sujet. Au terme du parcours, c'est à une lecture subjective - et revendiquée comme telle - des oeuvres que le lecteur sera convié : constituer l'admiration comme passion joyeuse, active, nietzschéenne enfin.

  • Depuis longtemps, Jean-Christophe Bailly s'intéresse à la ville. Il s'y promène, y rêve, l'observe et l'analyse. Il en a le souci, et le désir. L'avenir de la cité lui importe. L'ensemble des textes ici réunis en un parcours chronologique vont de l'approche théorique - définition, par exemple, de ce qu'est une " phrase urbaine ", ou un phrasé, ou encore tentative d'élucidation de ce que l'auteur appelle " le mystère de la tonalité locale " - à des considérations plus concrètes, notamment sur la politique de la ville et la question des banlieues. Mais sans que jamais ne soit abandonnée une approche plus sensible faisant la part belle à la promenade comme méthode, soit cela même à quoi les lecteurs du Dépaysement ont été familiarisés.
    Au long des chapitres, ce n'est pas une image donnée une fois pour toutes de la ville qui se dégage : défini comme un devenir illimité, aux bords de plus en plus imprécis, le phénomène urbain est abordé comme un énorme puzzle dont toutes les pièces ne coïncident pas toujours forcément entre elles, ne serait-ce qu'à cause de l'écart et de la séparation entre les " pièces montées " de l'architecture et le buissonnement bricolé de la ville s'inventant et se réécrivant sans fin.

  • La mise en relation du corps, de l'image et des mondes urbains, mène à l'idée d'un exil fondateur, d'un déracinement heureux.
    On est ici très loin de l'obligation de participation ou du souci d'intégration. Etre auteur suppose un détachement.
    Celui-ci ne suppose pas une pédagogie. Il est radical. Voici le postulat, simple et sans discussion : nous sommes toujours dans une in-situation que donnent le corps, l'image et la ville.
    Identité indécise, urbanisation étalée, rapport à l'image complexe... Voilà tout ce que l'on sait déjà.
    Mais il faut enfoncer un clou décalé. En passant comme par méandres, mouvements, indécisions (et décisions aussi) par Jacques Réda, Edward Hopper, François Bon. La ville, une impression sociale analyse l'incommunication et le décalage, comme manières d'être au monde. Une impression, c'est à la fois ce qui devrait donner un sentiment fort et ce qui se tient en retrait, sans assurance. Une certaine sérénité tragique vient parfois d'une simple "impression".

  • «Ces mots sont plus que des notes de journal d'un réalisateur expérimenté. Ces mots sont des cicatrices, des marques de souffrance, des joyaux. Dans notre nuit (la nuit de la création qui doit nécessairement venir pour que s'allume l'écran), ils brillent comme des étoiles, nous montrant le simple et difficultueux chemin vers la perfection.» J.M.G. Le Clézio.

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  • Masse et puissance

    Elias Canetti

    Elias Canetti parle de Masse, comme Michelet du Peuple, Tocqueville de la Démocratie ou Spengler des Cultures. Et comme ces grands devanciers auxquels il fait souvent penser, l'auteur s'empare d'une intuition brutale, profonde, et commence par s'abandonner à la révélation d'une évidence - la conjuration panique de tout ce qui, en l'homme, menace de la détruire, et d'abord l'inconnu - pour élaborer progressivement une théorie des rapports qui unissent les phénomènes de masse à toutes les manifestations de la puissance.
    Mais quel contemporain des guerres mondiales et des révolutions, des fascismes et du national-socialisme, ne sentira à quel point cette intuition nourrie de forte érudition anthropologique et psychanalytique s'enracine au plus intime, au plus charnel des bouleversements du siècle ?
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  • Une photographie, quelle qu'elle soit, est toujours contemporaine de l'objet, de l'événement, du geste ou du visage dont elle s'est saisie.
    En d'autres termes, on ne peut photographier que du présent qui s'en va, et se meurt. Dès lors, existe un lien avec l'histoire, étrange et provocant. Immergé dans l'image, par une sorte d'écart de la rêverie, il arrive qu'on se retrouve de l'autre côté de la photo, dans un paysage renouvelé où l'esprit s'aiguise autrement. Par exemple au XVIIIe siècle. Dans quelques photographies contemporaines (de Raymond Depardon à Dorothea Lange, en passant par Lewis Hine, Marc Riboud, Emmanuel Farge, Sophie Ristelhueber, Valérie Jouve et Izis) se reconnaissent de brefs éclats du XVIIIe siècle, encore posés sur nos corps, marquant nos gestes, et nos bonheurs espérés.
    Personne n'a photographié le siècle des Lumières ; mais personne aujourd'hui ne peut non plus dire qu'il s'en souvient. Entre méditation, travail d'écriture et de recherche, j'ai cherché à rejoindre dans certaines images du présent le territoire des voix, des larmes et des désirs de ceux qui existèrent hier et font encore partie de nous. Ils sont là comme des fantômes familiers. A notre insu, des photographies retiennent quelque chose de ces traces du passé.
    Arlette Farge.

  • «Si je devais écrire un livre pour communiquer ce que je pense déjà, avant d'avoir commencé à écrire, je n'aurais jamais le courage de l'entreprendre. Je ne l'écris que parce que je ne sais pas encore exactement quoi penser de cette chose que je voudrais tant penser. [...] Je suis un expérimentateur en ce sens que j'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant».
    Michel Foucault, 1978.

    Ces Dits et écrits, qui réunissent, parallèlement à ses grands livres, la totalité des textes publiés du vivant de Michel Foucault (1926-1984), constituent l'autobiographie intellectuelle de l'un des grands esprits du XXe siècle. On y découvre l'immensité de sa culture, la variété de ses préoccupations, une curiosité toujours en éveil, une liberté et une générosité de parole et d'engagement, qui permettent de mieux cerner le personnage et éclairent la lecture de ses ouvrages. Publiés dans l'ordre chronologique, ces conférences, préfaces, articles, essais et entretiens, croisés avec la biographie qui les précède, donnent la possibilité de suivre les cheminements de sa pensée, son perpétuel renouvellement.

    Édition publiée sous la direction de Daniel Defert et François Ewald avec la collaboration de Jacques Lagrange.

  • «Si je devais écrire un livre pour communiquer ce que je pense déjà, avant d'avoir commencé à écrire, je n'aurais jamais le courage de l'entreprendre. Je ne l'écris que parce que je ne sais pas encore exactement quoi penser de cette chose que je voudrais tant penser. [...] Je suis un expérimentateur en ce sens que j'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant».
    Michel Foucault, 1978.

    Ces Dits et écrits, qui réunissent, parallèlement à ses grands livres, la totalité des textes publiés du vivant de Michel Foucault (1926-1984), constituent l'autobiographie intellectuelle de l'un des grands esprits du XXe siècle. On y découvre l'immensité de sa culture, la variété de ses préoccupations, une curiosité toujours en éveil, une liberté et une générosité de parole et d'engagement, qui permettent de mieux cerner le personnage et éclairent la lecture de ses ouvrages. Publiés dans l'ordre chronologique, ces conférences, préfaces, articles, essais et entretiens, croisés avec la biographie qui les précède, donnent la possibilité de suivre les cheminements de sa pensée, son perpétuel renouvellement.

    Édition publiée sous la direction de Daniel Defert et François Ewald avec la collaboration de Jacques Lagrange.

  • Berlin, Paris, Marseille, Nice et l'Italie : non dans leurs monuments grandioses, leurs décors obligés, leurs vues pour touristes, mais dans leurs recoins oubliés, leurs périphéries, leurs espaces ouverts, mêlés : rues, cafés, baraques foraines, cirques, passages désuets où s'expose une marchandise bariolée, le bric-à-brac merveilleux d'un univers énigmatique et fragmentaire. C'est à cette flânerie dans une Europe secrète des années trente qu'invite Siegfried Kracauer dans cet ouvrage unique - à la lisière de l'essai, du récit, de la description poétique et de l'enquête sociologique ou policière. «La valeur d'une ville se mesure au nombre de lieux qu'elle réserve à l'improvisation», conclut ce styliste singulier, le premier à incarner cette figure de promeneur qui fut ensuite celle, emblématique, de Walter Benjamin.

  • Aperçus de l'Allemagne nouvelle (1929).
    Il s'agit ici de ce que Walter Benjamin appelait, dans un compte rendu qu'il fit à l'époque de l'ouvrage, une "contribution à la sociologie des employés", d'un style et d'une méthode bien différents cependant. L'auteur circonscrit d'abord son objet d'étude par les données statistiques et les premières études de spécialistes ; puis il mène en dix semaines une enquête de terrain à Berlin : il étudie minutieusement les conditions d'habitat, de transport et de travail (des usines aux bureaux de placement) des employés, dont il dit la prolétarisation progressive. Il mène des entretiens avec les employés et les employeurs ; il participe à leurs loisirs (le cinéma surtout, le sport aussi) et s'immisce dans leur intimité en dépouillant la correspondance privée de quelques-uns d'entre eux. L'étude volontairement totalisante des employés réunit et rejoint les thèmes qui ont toujours intéressé l'auteur, et auxquels il avait déjà réfléchi. Terminé à la fin de 1929, le manuscrit est publié en une série de dix articles dans le journal auquel Kracauer collabore, le Frankfurter Zeitung. Le livre paraît dans les mois suivants. En mai 1933, il vient rejoindre le bûcher de livres dénoncés comme subversifs par les nazis.

  • Vies minuscules

    Pierre Michon

    « Il a caressé des petits serpents très doux ; il parlait toujours. Le mégot brûlait son doigt ; il a pris sa dernière bouffée. Le premier soleil l'a frappé, il a chancelé, s'est retenu à des robes fauves, des poignées de menthe ; il s'est souvenu de chairs de femmes, de regards d'enfants, du délire des innocents : tout cela parlait dans le chant des oiseaux ; il est tombé à genoux dans la bouleversante signifiance du Verbe universel. Il a relevé la tête, a remercié Quelqu'un, tout a pris sens, il est retombé mort. »

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