Eli Lotar

Eli Lotar (1905 - 1969) du 14 février au 28 mai 2017 Concorde, Paris Photographe et cinéaste français d’origine roumaine, Eli Lotar (Eliazar Lotar Teodorescu) arrive en France en 1924. Proche de Germaine Krull, qui le forme, il publie dans la plupart des revues d’avant-garde et participe aux expositions internationales majeures de l’époque (« Fotographie der Gegenwart », « Fifo », « Salon de l’Araignée »). Sa célèbre série sur les abattoirs de la Villette a fasciné les surréalistes, au premier rang desquels Georges Bataille qui la publia dans sa revue Documents. Associé de Jacques- André Boiffard, collaborateur de Roger Vitrac, d’Antonin Artaud et des Prévert, ami d’Alberto Giacometti et responsable de la section photographique de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), Eli Lotar laisse une œuvre qui concentre toute l’audace, l’inventivité et l’engagement de la période de l’entre-deux-guerres. La rétrospective « Eli Lotar (1905 - 1969) » au Jeu de Paume permettra au visiteur de découvrir l’étendue de son œuvre, de son apport au modernisme à son engagement social et politique, en passant par ses liens avec le surréalisme. En savoir plus
  • Photographe et cinéaste français d'origine roumaine, Éli Lotar arrive en France en 1924. Proche de Germaine Krull, qui le forme, il publie dans la plupart des revues d'avant-garde et participe aux expositions internationales majeures de l'époque (« Fotographie der Gegenwart », « Fifo », « Salon de l'Araignée »). Sa fameuse série sur les abattoirs de la Villette fascine les surréalistes, au premier rang desquels Georges Bataille qui la publie dans sa revue Documents. Son regard onirique sur la ville, ses collages reconstituant des images de villes fantasmées montrent cette affinité élective avec le surréalisme. Il est associé de Jacques-André Boiffard, collaborateur de Roger Vitrac, d'Antonin Artaud et des Prévert, ami d'Alberto Giacometti et responsable de la section photographique de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires. Également très sensible au contexte social et politique européen des années 1930, il photographie les travailleurs de Zuydersee, en marge du film éponyme de Joris Ivens, montre une vision désespérée du village des Hurdes aux côtés de Luis Buñuel, et consacre son ultime réalisation cinématographique aux taudis d'Aubervilliers. Éli Lotar nous laisse une oeuvre qui concentre toute l'audace, l'inventivité et l'engagement de la période de l'entre-deux-guerres.

  • E. Lotar est un photographe cinéphile, membre du surréalisme et adepte du cinéma d'avant-garde. Ce catalogue invite à redécouvrir son oeuvre.

  • Le paysan de Paris

    Louis Aragon

    Ce livre est né d'un sentiment inédit du paysage parisien. Comme un paysan ouvrant à tout de grands yeux, le poète nous apprend à voir d'un regard neuf les passages, les boutiques des coiffeurs à bustes de cire, les bains, les immeubles les plus ordinaires, les affiches, les extraits de journaux, semblables aux collages des peintres. Deux morceaux célèbres du livre, Le Passage de l'Opéra et Le Sentiment de la nature aux Buttes-Chaumont donnent l'éveil à «la lumière moderne de l'insolite». Deux autres textes essentiels du Paysan de Paris : Préface à une mythologie moderne et Le Songe du paysan, en sont à la fois l'introduction et la conclusion, le point de départ et le point d'arrivée d'une pensée prise dans sa variation.

  • Aurélien

    Louis Aragon

    «La seule chose qu'il aima d'elle tout de suite, ce fut la voix. Une voix de contralto chaude, profonde, nocturne. Aussi mystérieuse que les yeux de biche sous cette chevelure d'institutrice. Bérénice parlait avec une certaine lenteur. Avec de brusques emballements, vite réprimés qu'accompagnaient des lueurs dans les yeux comme des feux d'onyx. Puis soudain, il semblait, très vite, que la jeune femme eût le sentiment de s'être trahie, les coins de sa bouche s'abaissaient, les lèvres devenaient tremblantes, enfin tout cela s'achevait par un sourire, et la phrase commencée s'interrompait, laissant à un geste gauche de la main le soin de terminer une pensée audacieuse, dont tout dans ce maintien s'excusait maintenant.»

  • Ce poème s'appelle « Roman » : c'est qu'il est un roman, au sens ancien du mot, au sens des romans médiévaux ; et surtout parce que, malgré le caractère autobiographique, ce poème est plus que le récit - journal ou mémoires - de la vie de l'auteur, un roman qui en est tiré.
    Il faut le lire dans le contexte de l'oeuvre d'Aragon. Il s'agissait ici d'éviter les redites : on n'y trouvera pas le côté politique des Yeux et la Mémoire ou les heures de la Résistance de La Diane française ou du Musée Grévin. Le domaine privé, cette fois, l'emporte sur le domaine public. Même si nous traversons deux guerres, et le surréalisme, et bien des pays étrangers.
    Poème au sens des Yeux et la Mémoire, ce Roman inachevé ne pouvait être achevé justement en raison de ces redites que cela eût comporté pour l'auteur. Peut-être la nouveauté de ce livre tient-elle d'abord à la diversité des formes poétiques employées. Diversité des mètres employés qui viendra contredire une idée courante qu'on se fait de la poésie d'Aragon.
    Il semble que, plus que le pas donné à telle ou telle méthode d'écriture, Aragon ait voulu marquer que la poésie est d'abord langage, et que le langage, sous toutes ses formes, a droit de cité dans ce royaume sans frontières qu'on appelle la poésie.
    Plus que jamais, ici, l'amour tient la première place.

  • Pour en finir avec le jugement de dieu est sans doute le livre d'Antonin Artaud qui libère le plus violemment cette voix forcenée, cette voix de fureur et de fièvre qui apparaît comme l'ultime état, l'ultime éclat de sa parole de poète.
    La poésie prend ici la forme d'une profération, d'une vaticination, mais loin de vouloir faire entendre le message inspiré ou imposé à un oracle par un dieu quelconque, Artaud entreprend de transcrire les mots, les balbutiements, les cris comme s'ils étaient directement engendrés par le corps souffrant, brisé, torturé d'un médium qui refuse toute intervention transcendante.
    Ce dont témoigne ce livre, c'est d'une révolte ontologique, révolte radicale qui s'affranchit de tous les recours, de tous les secours, de toutes les croyances, pour s'en tenir aux seules sonorités, aux seuls timbres, aux seules vibrations des choses. « Le timbre a des volumes, des masses de souffles et de tons, qui forcent la vie à sortir de ses repères et à libérer surtout ce soi-disant au-delà qu'elle nous cache/et qui n'est pas dans l'astral mais ici. »

  • Celui qui ne verrait dans Le théâtre et son double qu'un traité inspiré montrant comment rénover le théâtre - bien qu'il y ait sans nul doute contribué -, celui-là se méprendrait étrangement. C'est qu'Antonin Artaud, quand il nous parle du théâtre, nous parle surtout de la vie, nous amène à réviser nos conceptions figées de l'existence, à retrouver une culture sans limitation. Le théâtre et son double est une oeuvre magique comme le théâtre dont elle rêve, vibrante comme le corps du véritable acteur, haletante comme la vie même dans un jaillissement toujours recommencé de poésie.

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  • " La littérature est l'essentiel, ou n'est rien. Le Mal - une forme aiguë du Mal - dont elle est l'expression, a pour nous, je le crois, la valeur souveraine. Mais cette conception ne commande pas l'absence de morale, elle exige une " hypermorale ". La littérature est communication. La communication commande la loyauté : la morale rigoureuse est donnée dans cette vue à partir de complicités dans la connaissance du Mal, qui fondent la communication intense. La littérature n'est pas innocente, et, coupable, elle devait à la fin s'avouer telle. L'action seule a les droits. La littérature, je l'ai, lentement, voulu montrer, c'est l'enfance enfin retrouvée. Mais l'enfance qui gouvernerait aurait-elle une vérité ? "

  • Au point de départ de ce bref essai rédigé en 1930 et paru dans la revue Documents, un fait divers : au Père-Lachaise, un certain Gaston F., après avoir fixé le soleil, "reçut de ses rayons l'ordre impératif de se trancher un doigt". Ce qu'il fait aussitôt, avec les dents. À partir de ce cas, Bataille étudie le geste de Van Gogh se tranchant l'oreille, qu'il éclaire et par l'analyse de son oeuvre et par la comparaison avec les rituels sacrificiels d'automutilation des sociétés primitives. Ce qui le conduit à élaborer une réflexion sur le sens du sacrifice dans nos sociétés modernes, vu comme l'action qui peut rompre l'homogénéité habituelle de la personne, imposée par la société. Au-delà de la réflexion sur l'oeuvre et la vie de Van Gogh, qui préfigure le texte d'Antonin Artaud, Van Gogh, le suicidé de la société, on retrouve dans cet essai très dense beaucoup des thèmes fondamentaux qui ont nourri l'oeuvre de Bataille. En annexe, nous reproduisons le compte rendu des Annales médico-psychologiques qui étudie le cas de Gaston F.

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  • Les doigts de pied ont rarement retenu l'attention des écrivains.
    Avec le gros orteil, bataille fait en quelque sorte exception et son anti-idéalisme trouve dans cette contemplation sa justification et sa mesure. aussi élevé que soit son idéal, l'homme reste en quelque sorte, par ce gros orteil, solidement attaché à la boue. déjouant l'analyse linéaire, barthes s'empare de ce texte pour en explorer les marges et les silences, nous suggérer des sorties oú triomphent la subjectivité, le rire, le burlesque.
    Le gros orteil a paru pour la première fois en 1929 dans la revue documents. le texte de barthes aura été lu en public en 1972, lors du colloque bataille de cerisy ces deux essais n'ont jusqu'à ce jour jamais été rapprochés. c'est chose faite désormais.

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  • A comme abattoir, B comme bouche, C comme crachat... Le « dictionnaire » qui voit ici sa première publication est un déchaînement d'agressivité. Constitué d'une quarantaine d'articles écrits par Georges Bataille, Michel Leiris, Robert Desnos ou encore Marcel Griaule, il est tiré de la revue Documents (1929-1930), dont il constituait une rubrique. Mêlant érudition en folie, ethnologie et humour noir, parsemé de photos comme autant de chocs visuels, il constituait dans l'esprit de Georges Bataille et ses amis dissidents du surréalisme une « machine de guerre » contre l'idéalisme.

  • Dans cette Petite Anatomie de l'inconscient physique ou anatomie de l'image, qui date de 1957, Bellmer s'est analysé lui-même avec une remarquable précision. On connaît peu d'artistes qui ont poussé l'introspection et l'exploration de leur inconscient à ce point de lucidité. Il commente, entre autres, les obsessions qui ont présidé à l'élaboration de la Poupée, en les confrontant notamment à l'exégèse freudienne de certains jeux de mots et à des expériences d'origine hallucinogène vécues par son ami poète Joë Bousquet. L'ouvrage est illustré de 9 dessins érotiques de l'auteur.

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  • Tout ce que le XIXe siècle a produit est aux yeux de Walter Benjamin fantasmagorie. Que ce soient les passages qui émaillent le tissu urbain parisien, émanations de la construction en fer, ou les expositions universelles et leurs étalages de marchandises. L'illusionnisme de ce siècle a son champion en la personne du baron Haussmann, et son satiriste le plus zélé en celle de Grandville, transformant tout être humain en objet fantoche. Benjamin décrit comment ce siècle fut pétri de forces contraires, révolution contre conservatisme, bourgeoisie contre milieu ouvrier. La course à la nouveauté, propre de la modernité, se retrouve ritualisée dans la mode. Paris, ville-lumière dont Benjamin dénonce le ballet des illusions, entre oppression et promesse.

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  • De ses illustrations pour Nadja d'André Breton, en passant par Le Gros Orteil ou Les Mouches publiées dans la revue Documents de Georges Bataille, le photographe Jacques-André Boiffard (1902-1961) a offert les images parmi les plus emblématiques de l'iconographie surréaliste. Bien que restreinte en temps et en nombre, son oeuvre révèle en creux, tout autant que sa trajectoire intellectuelle et idéologique, les tensions traversant le mouvement d'avant-garde. Boiffard a été un témoin discret mais actif de l'aventure surréaliste signant par exemple, aux côtés de Paul Eluard et de Roger Vitrac, la préface du premier numéro de La Révolution surréaliste. S'il ne s'illustre que tardivement comme photographe après plus de quatre années passées dans l'ombre de Man Ray, Boiffard a cherché à amalgamer dans sa propre pratique du médium la subversion, l'étrangeté et l'onirisme, toujours avec intransigeance et obsession analytique.
    Membre de la première heure du mouvement, complice de Pierre Naville et de Simone Breton-Collinet, élève de Man Ray et enfin, compagnon de route du photographe d'avant-garde Eli Lotar, Boiffard demeure encore aujourd'hui une figure mystérieuse que l'ample fortune critique générée par son corpus n'a pas suffi à désépaissir. « [.] Que ceux d'entre nous dont le nom commencent à marquer l'effacent. Ils y gagneraient une liberté dont on peut encore espérer beaucoup [.] », écrivait Paul Nougé à André Breton en 1929. Boiffard semble avoir pris à son compte l'injonction du leader surréaliste belge en parant d'un voile opaque sa destinée fulgurante, sensible et intrigante qui reste aujourd'hui à exhumer.

  • Ces articles inédits ont paru majoritairement dans Les Nouvelles littéraires, Marianne et Vendredi.
    Journaliste, Bost s'intéresse à tous les aspects de la littérature, aux écrits comme à tout ce qui constitue le monde littéraire. Il discute aussi bien des relations entre l'auteur et son éditeur que des prix littéraires, souligne le devoir des descendants envers l'oeuvre des grands écrivains ou commente les intrigues. Il salue l'intérêt du roman policier tout en le replaçant dans la hiérarchie des genres, se désole qu'il n'y ait pas en France de véritable tradition de littérature enfantine, repère les failles du discours des tenants du «roman populiste», qui occupe le devant de la scène littéraire au tournant des années 1930...
    Les articles réunis dans Flots d'encre et flots de miel font voir la diversité d'approche (analyse, panorama, anecdote, etc.) et des sujets traités, lesquels entrent bien souvent en résonance avec notre temps.
    C'est tout particulièrement le cas du texte qui donne son titre au recueil dans lequel Bost s'interroge sur la crise du livre découlant du fossé qui ne cesse de se creuser entre l'écrivain et son public. Les gens ne lisent plus, ou plutôt lire, remarque Bost, «n'est plus qu'un exercice de l'oeil», comme en témoigne l'apport toujours plus envahissant du visuel dans l'imprimé, sans compter que le lecteur fait désormais autre chose tout en lisant. Bost se trouve à esquisser en quelques traits un aspect de la crise de civilisation des sociétés industrielles, qui depuis n'a fait que s'aggraver.
    Ses chroniques littéraires offrent non seulement le point de vue pénétrant d'un lecteur curieux des lettres de son époque, mais contribuent à mieux situer le romancier et son travail d'écriture.

  • Faillite

    Pierre Bost

    Roman particulièrement émouvant, Faillite est ce que Bost appelle un «vrai livre», qui appartient au registre du «grave».
    Le personnage central de Brugnon est un homme d'âge mûr qui est une sorte d'homme pressé, l'homme de son siècle. «Siècle des moteurs, siècle des machines, de l'effort brutal mais trompeur, brillant mais vain...» En plein contrôle de sa vie, il ne saurait concevoir qu'un jour il puisse perdre pied.
    C'est pourtant ce qui lui arrive.
    «Un mauvais dieu nous guette tous...»: tel est le slogan publicitaire qui accompagne Faillite lors de sa sortie. Bost cherche la fêlure, le moment de la cassure, qui précède la chute.
    Le choix de ce qu'on pourrait appeler une écriture de la maturité fait corps avec Brugnon. Elle confère au texte une valeur objective, à laquelle contribuent la vérité des dialogues et la finesse de l'analyse psychologique, jamais trop appuyée.
    D'une remarquable densité dans la concision, le réalisme de Bost est implacable, comme Brugnon, entier dans sa passion, est désemparé.
    Entre les deux, sans dosage excessif, bien calibrée, loge une émotion qui est toute la vérité.
    C'est ce qu'on appelle du grand art.

  • Les pas perdus

    André Breton

    " dieu merci, notre époque est moins avilie qu'on veut le dire : picabia, duchamp, picasso nous restent.
    Je vous serre les mains, louis aragon, paul eluard, philippe soupault, mes chers amis de toujours. vous souvenez-vous de guillaume apollinaire et de pierre reverdy ? [...] il ne sera pas dit que le dadaïsme aura servi à autre chose qu'à nous maintenir dans cet état de disponibilité parfaite où nous sommes et dont maintenant nous allons nous éloigner avec lucidité vers ce qui nous réclame. "

  • À trois reprises, en 1924, 1934, 1953, André Breton a réuni en volume des textes divers publiés antérieurement. Mais depuis cette dernière date, celle de La Clé des champs, articles, préfaces, réponses à des enquêtes, entretiens, sont demeurés épars, dans des revues ou des journaux d'accès difficile bien souvent.
    Le présent recueil retient tous les grands articles, toutes les interventions importantes qui se situent entre le printemps 1952 et 1966. Le choix effectué parmi les textes a été guidé par le souci de respecter le constant va-et-vient du temporel à l'intemporel, du particulier au général, qui caractérise la pensée de Breton.

  • André Breton Anthologie de l'humour noir « L'humour noir est borné par trop de choses, telles que la bêtise, l'ironie sceptique, la plaisanterie sans gravité... (l'énumération serait longue), mais il est par excellence l'ennemi mortel de la sentimentalité à l'air perpétuellement aux abois - la sentimentalité toujours sur fond bleu - et d'une certaine fantaisie à court terme, qui se donne trop souvent pour la poésie, persiste bien vainement à vouloir soumettre l'esprit à ses artifices caducs, et n'en a sans doute plus pour longtemps à dresser sur le soleil, parmi les autres graines de pavot, sa tête de grue couronnée. » André Breton, 1939.

  • Nadja

    André Breton

    «J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher, mais qu'il ne saurait être question de se soumettre. J'ai vu ses yeux de fougère s'ouvrir le matin sur un monde où les battements d'ailes de l'espoir immense se distinguent à peine des autres bruits qui sont ceux de la terreur et, sur ce monde, je n'avais vu encore que des yeux se fermer.»

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