Les artistes du supermarché des images

  • Dans un monde saturé d'images, où l'art et l'économie entretiennent des relations complexes, la marchandisation du visible devient un enjeu majeur.
    À l'heure de la prolifération des écrans, de nouvelles problématiques liées au stockage des images, à leur gestion, à leur circulation et à leur valeur émergent ;
    Les matières premières qui les composent et le travail, humain ou non, qui participe à leur création sont autant de thématiques explorées dans cet ouvrage.
    Les photographies, dessins, peintures, vidéos, ?lms, oeuvres numériques et installations multimédia présentés ici sont autant de façons d'aborder ce questionnement : notre perception des images et notre rapport à l'esthétique sont-ils modelés par le système économique contemporain ?

  • THE SUPERMARKET OF IMAGES

    COLLECTIF

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  • Basé sur le projet sculptural éponyme réalisé par l'artiste palestinien dans une savonnerie provençale artisanale, ce catalogue présente une sélection d'oeuvres récentes et plus anciennes de Taysir Batniji, avec un texte de Michel Poivert et un entretien.

  • Home away from home

    Taysir Batnji

    Le projet Home Away From Home du photographe palestinien Taysir Batniji a été réalisé dans le cadre de Immersion, une commande photographique franco-américaine lancée par la Fondation d'entreprise Hermès et Aperture Foundation. Batniji mélange des photographies, des archives de sa famille, des dessins et des textes qui illustrent la dislocation et les différentes notions de « foyer » comme se les représentent les membres de sa famille qui ont immigré aux États-Unis depuis le Moyen-Orient. Ce projet sera exposé aux Rencontres d'Arles 2018.

  • Publication documentant l'élaboration d'À Distances, une installation interactive de Samuel Bianchini commandée par la Maison du geste et de l'image dans le quartier des Halles à Paris (réalisée dans le cadre de l'action « Nouveaux commanditaires »).

    Réaliser des oeuvres d'art dans les espaces publics reste un défi : comment, dans ces lieux caractérisés par de nombreuses sollicitations et activités, provoquer des expériences esthétiques et constituer un public? Sans tomber dans les travers du monumental ou du décoratif, comment concevoir des oeuvres qui interpellent subtilement nos sens ou provoquent des concernements, voire induisent des pratiques alternatives aux usages convenus?
    Dans cet ouvrage, Samuel Bianchini et Mari Linnman reviennent sur ces différents registres d'expériences. Ils interrogent diverses façons de faire oeuvre dans les espaces publics à partir de leurs positions mutuelles et d'un cas d'étude : À Distances (2011-2014), une oeuvre qu'ils ont produite ensemble dans le cadre de l'action Nouveaux commanditaires de la Fondation de France pour la Maison du geste et de l'image, aux Halles, au coeur de Paris.

  • Une vidéo créée à partir de 30 x 30 - Poursuite, solo machinique de Samuel Bianchini prolongeant le solo chorégraphique 30 x 30 de Paul-André Fortier.
    Place de la gare et tour Thiers, Nancy, nuit du 6 au 7 mai 2006 : un gros projecteur de lumière blanche s'active suivant les mouvements d'un possible opérateur cherchant à révéler et à suivre une présence, peut-être celle d'un performeur, mais ce dernier, comme l'opérateur, est absent.
    Rendant compte de cette opération, cette vidéo réactive également la performance initiale de Paul-André Fortier grâce à une création musicale de Johnathan F. Lee élaborée à partir de la captation sonore du solo 30 x 30, dans ce même espace urbain.

  • L'Argent

    Un jeune homme, Yvon, se retrouve entraîné dans l'engrenage perfide de la délinquance puis du crime pour une futile histoire de cadre photographique acheté avec un faux billet de 500 francs. Un engrenage désespérant (la prison, la rupture d'avec son épouse, la mort de son enfant, une tentative de suicide) va le mener à commettre un dernier acte meurtrier particulièrement absurde...

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  • Pickpocket

    Fasciné par l'idée que, dans certains cas, "des hommes capables, indispensables à la société" seraient "libres d'échapper aux lois", Michel devient pickpocket. Malgré un commissaire qui le surveille et Jeanne qui l'aime, il ne peut s'empêcher de voler. Il se fait prendre et c'est en prison qu'il découvre "le drôle de chemin" qu'il lui a fallut prendre pour aller jusqu'à Jeanne...

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  • Tout

    Sophie Calle

    Inviter des inconnus à dormir dans son lit, suivre un homme dans les rues de Paris jusqu'à Venise, engager un détective pour l'espionner elle-même et lui rendre un compte rendu de sa journée, se faire engager en tant que femme de chambre dans un hôtel pour photographier les objets personnels des clients, demander à des aveugles de lui raconter la dernière image dont ils se souviennent, chasser les fantômes d'oeuvres volées dans les musées.
    Sophie Calle orchestre de petits moments de vie depuis près de trente ans. Ces sortes de règles du jeu qu'elle se fixe, autant à elle-même qu'aux autres, estompent la frontière entre l'art et la vie. Si elle choisit méthodiquement les expériences à vivre qu'elle met en scène, la «faiseuse d'histoires», selon l'expression d'Hervé Guibert, n'a pas peur de dévoiler l'intime de ses amours déçues ou les douleurs exquises des absences qui peuvent rendre mélancolique.
    La conservatrice et critique d'art, Christine Macel, résume les contours de son travail ainsi : «L'association d'une image et d'une narration, autour d'un jeu ou d'un rituel autobiographique, qui tente de conjurer l'angoisse de l'absence, tout en créant une relation à l'autre contrôlée par l'artiste.» Sophie Calle ne cesse d'explorer cette relation avec les autres et conçoit une façon de voir singulière, autant qu'une quête personnelle poétique et artistique.
    Ses récits à la première personne sont souvent associés à toutes sortes de supports possibles (livres, photos, vidéos, films, performances). Ce jeu de cartes postales en est une trace de plus, une nouvelle facette. Il devient un portfolio embrassant l'ensemble de ses oeuvres.

  • Rétrospective de l'exposition historique de Maurizio Cattelan au Guggenheim New York dans un coffret extraordinaire rassemblant divers éléments. Photos de Pierpaolo Ferrari.

    A l'occasion de son exposition rétrospective au Guggenheim New York fin 2011, Maurizio Cattelan a stupéfait le monde de l'art en annonçant sa retraite artistique, déclarant qu'il se consacrait dorénavant à son projet éditorial Toilet Paper. Pour cette exposition définitive, Cattelan a choisi, dans un geste spectaculaire, joyeux et irrévérencieux, de suspendre la quasi-totalité de ses oeuvres, y compris les plus monumentales, dans l'espace central du Guggenheim. Une manière pour l'artiste d'achever l'entreprise de décontextualisation qu'il mène depuis plus de vingt ans en l'appliquant à ses propres oeuvres : accrochées au plafond de la célèbre rotonde moderniste de Frank Lloyd Wright, visibles depuis la rampe laissée vide, toutes les pièces apparaîssent au même niveau, sans hiérarchie (le pape à égalité avec le cheval suspendu, ou avec le squelette de chat géant...), formant ainsi une nouvelle oeuvre unique.
    Le coffret Maurizio Has Left the Building documente l'installation dans un format à sa (dé)mesure. Rassemblant des photographies couleur (gros plans des oeuvres et vues d'ensemble) réalisées par Pierpaolo Ferrari - l'associé de Cattelan pour Toilet Paper -, reproduites sur de grandes pages libres, d'une série de dessins de Matteo Nuti et d'un texte de Caroline Corbetta, cette publication hors normes rend compte des multiples dimensions de cette exposition historique.

  • Maurizio Cattelan : all

    Nancy Spector

    Une nouvelle édition augmentée du catalogue de l'exposition Maurizio Cattelan au musée Guggenheim de New York en 2012. Relié de cuir, orné de dorures, cet ouvrage au format bible présente l?oeuvre d'un artiste provocateur, fondateur de la revue Toilet Paper.

  • ÿþ " Ce livre constitue un document exceptionnel. Réalisé à partir d'entretiens directs menés sur une période de deux ans avec Catherine Grenier, il dévoile les éléments les plus importants de la vie et de la carrière de Maurizio Cattelan. Les traumatismes de l'enfance, l'émancipation précoce, l'aspiration radicale à la liberté, la rencontre avec l'art, la peur de la perte et de l'échec, l'obsession de l'image, la multiplication des rôles, la présence singulière au monde, l'art de provoquer ou de dérouter : l'artiste se livre au travers d'un récit extrêmement personnel et original. Ces entretiens sont pour Cattelan un nouveau " saut dans le vide " : après des années de silence, l'artiste prend la parole et parle sans détour ni ironie au moment où il envisage de mettre un terme à ses activités de plasticien.

    " Maurizio Cattelan est un artiste contemporain. Il est né à Padoue en 1960 et vit à New York.Catherine Grenier est directrice-adjointe du Musée national d'art moderne, centre Pompidou. Elle connaît Maurizio Cattelan depuis 1997 et a réalisé deux projets avec lui : Abracadabra (exposition collective) à la Tate Gallery (1999), installation de L'arbre, forum du Centre Pompidou, 2000. Elle est l'auteur d'un livre d'entretiens avec Christian Boltanski, La vie possible de Christian Boltanski (Seuil 2010) et d'un essai sur l'art contemporain, La Revanche des émotions (Seuil, 2008).

  • La Grève

    Dans la Russie tsariste, les ouvriers d'une usine se mettent en grève après qu'un de leurs se soit suicidé pour une fausse accusation de vol. Les pouvoirs en place feront tout pour provoquer les grévistes et mener une sanglante répression...

  • En 1929, Eisenstein prononce une conférence lors de la grande exposition de cinéma et photo des avant-gardes internationales, à Stuttgart. Il y développe sa conception de l'art et du cinéma. Cet ouvrage propose une édition critique de ce texte fondamental : dans sa version initiale allemande et dans une traduction française inédite. Les variantes des différentes éditions et les notes additionnelles en russe sont également présentées. Dans sa deuxième partie l'ouvrage donne une définition du constructivisme au-delà du point de vue esthétique, en dessinant précisément le contexte culturel et politique de cette période. Sont enfin analysés les liens qu'Eisenstein a entretenu avec ce mouvement constructiviste - né dans les arts plastiques, étendu au théâtre et à la photographie, et enfin au cinéma.

  • C'est à Berlin, en 1926, que le réalisateur russe S. M. Eisenstein découvre l'utilisation architecturale du verre et la place qu'il occupe dans un certain nombre d'utopies de réconciliation sociale (Gropius, Mies van der Rohe, Le Corbusier.). C'est alors qu'il envisage de réaliser Glass House, un projet inabouti dont il ne reste aujourd'hui que ses notes de travail, publiées dans cet ouvrage. Un projet pourtant tenté à Hollywood lorsqu'Eisenstein imagina la conception d'un gratte-ciel en verre où tous seraient soumis au regard de tous, où chacun serait renvoyé à sa solitude par soumission aux valeurs capitalistes, et où la question de l'aliénation sociale se mêlerait à celle du « trouble dans le genre » au travers de personnages venus tout droit de la tradition berlinoise du cabaret (travestis, danseuses aux seins masculinisés, nains.). Charlie Chaplin, fasciné par cette anti-utopie où lumière et transparence aboutissent à la coercition et à la mort, avait alors soutenu le réalisateur russe. Ce n'est donc pas un hasard si, dans Le Dictateur, Hinckel avoue à Napaloni être amateur de « moderne » et vouloir mettre partout des parois et plafonds en verre.
    Mais Glass House fut également un projet de cinéma : un cinéma échappant aux lois de la pesanteur, à l'héritage de la peinture naturaliste et à l'architecture traditionnelle, qui conduisit Eisenstein à une réflexion esthétique sur les thèmes du polycentrisme et de l'hétérotopie - thèmes que l'art moderne et contemporain ne cesseront jamais de travailler.

  • Cet ouvrage collectif explore la notion d'anthropologie du rythme au sein de Que viva Mexico! de Sergei Eisenstein, tout en étendant son analyse à d'autres projets inachevés du cinéaste russe, tels Le Pré de Béjine et Le Grand canal de Fergana. La publication s'appuie sur un ensemble d'archives, dont des dessins et des journaux de travail inédits, ainsi que des séquences de films.

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