Nouveautés  

  • LA CHAMBRE

    RAYMOND DEPARDON

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  • Au cours des années 1990 et 2000, Raymond Depardon sillonne la France paysanne avec sa chambre photographique 6 x 9. De cette exploration du monde rural, il réalise des photographies en noir et blanc qui racontent la terre, les hommes, le travail manuel, l'isolement et la fragilité des petites exploitations agricoles mais aussi la beauté des paysages français.  

  • Voir Paris

    Eugène Atget

    Les peintres ont besoin d'arbres, d'objets, de scènes de rues pour leurs compositions. Vers 1897-1898, il commence à photographier Paris de manière systématique. L'époque s'intéresse au patrimoine de la capitale et la commission du Vieux Paris commande à Atget plusieurs séries qu'il nomme Paris pittoresque, L'art dans le vieux Paris, Environs... Doté d'un imposant dispositif comprenant une chambre à soufflet avec un châssis chargé de plaques de verre, le photographe saisit la topographie d'une ville qui change. Petits métiers, étalages, cours d'immeubles, heurtoirs, charrettes, ruelles, cafés, chiffonniers de la zone, jardins urbains, parcs à demi abandonnés, quais de la Seine, cette obsessionnelle recherche fixe le détail de l'imprévu ; il en émane un sentiment de nostalgie, d'immédiate proximité, mais aussi une grande poésie. Atget procède de manière méthodique, progressant par arrondissements et quartiers, comme en témoignent ses carnets.
    Préférant les lumières du petit matin, le photographe réalise des milliers d'images destinées aux bibliothèques et aux musées. En 1906, la bibliothèque historique de la ville de Paris lui commande un travail sur la topographie du vieux Paris. Son cheminement montre des rues souvent désertes, des façades impénétrables, des fenêtres ouvertes sur de sombres intérieurs : le monde est comme endormi, il y a peu d'habitants, qui apparaissent tels des spectres derrière leur fenêtre. L'absence humaine dramatise le réel. Les objets sont eux aussi dotés d'une présence insolite : chaussures accrochées dans une vitrine, paniers, fouet et rênes suspendus mais sans cocher... Documents ou oeuvres d'art ?
    Atget se qualifie d'auteur-éditeur : sa maîtrise absolue du cadrage, son attention aux lignes des bâtiments, aux détails inattendus, aux choses abandonnées élaborent un univers singulier. Chez Atget, la photographie est réduite à elle-même, elle n'a aucun apprêt. Dans les années 1920, son intérêt pour les objets du quotidien sortis de leur fonction fascine les surréalistes. Élève de Man Ray, l'Américaine Berenice Abbott est la première à comprendre son oeuvre. Elle acquiert à sa mort plus de mille plaques qu'elle vendra en 1968 au MoMA de New York, favorisant la diffusion de ses images aux États-Unis. Par son regard frontal, sa vision qui mêle imaginaire et réel, Atget a inventé la photographie moderne.
    Cet ouvrage présente environ 170 images de la collection du musée Carnavalet et offre une promenade onirique et esthétique, une jouissance de l'oeil que souligne le titre de l'exposition à la fondation Henri Cartier-Bresson qui accompagne cette publication.

  • En 1952, le magazine américain Life demande à Ernst Haas de travailler en couleur sur New York, alors que le photographe expérimente depuis quelques temps déjà avec cette nouveauté encore très difficile à manier techniquement. Il photographie alors la ville dont il a rêvé quand il était jeune garçon, subissant le trauma de la Seconde Guerre Mondiale dans une famille juive autrichienne. Ces images, rassemblées dans ce livre, marqueront tout une génération de photographes amateurs et contribueront à faire changer la perception de la couleur en photographie.

  • Le photographe italien Luigi Ghirri (1943-92) a réalisé des paysages en carton (Paesaggi di cartone) lors de ses voyages en Europe, inventant le terme de «géographie sentimentale» pour décrire son approche artistique unique consistant à examiner l'ordinaire pour la transformer en remarquable. L'album original fait à la main présente plus de 100 impressions couleur chromogéniques collées sur les pages d'un livre vierge, et a été offert par Ghirri à John Szarkowski, alors directeur du département de la photographie au Musée d'art moderne, dans les années 1970. Il est ici édité pour la première fois par le MOMA, révélant une oeuvre complexe qui se distingue du travail connu du photographe.

  • Bill Brandt

    Collectif

    L'oeuvre rigoureuse de Bill Brandt, au service d'une incontestable poésie, s'écoule sur près d'un demi-siècle et résume à elle seule les quatre grands genres de la photographie que sont le reportage social, le portrait, le nu et le paysage. Réalisé avec les archives Bill Brandt à Londres, cet ouvrage assoit l'importance de l'oeuvre du photographe, indispensable à la compréhension de l'histoire de la photographie, entre les surréalistes et des artistes aussi différents qu'Ansel Adams, Robert Frank, R. B. Kitaj et David Hockney. En plus d'un regard sur une époque et un lieu, l'Angleterre du XXe siècle, il lève un coin du voile de mystère qui entoure le photographe, grâce aux textes de spécialistes mettant en exergue une forte quête identitaire, psychologique et intime.

  • La mort en marche

    Robert Capa

    • Delpire
    • 15 October 2020

    Publié par Capa en 1938, Death in the Making est dédié à Gerda Taro qui a perdu la vie alors qu'elle suivait un groupe de républicains espagnols à Brunete avec l'écrivain canadien Ted Allan. Outre le journal de Capa, il rassemble ses photos mais aussi celles de Gerda Taro et de David « Chim » Seymour. Tous trois ont suivi pendant un an le combat de ceux qui se battent contre Franco. Les images qui en résultent - photos du front et du quotidien, portraits de soldats et de civils - témoignent des divers aspects du conflit, de l'excitation des débuts aux réalités les plus poignantes de la guerre moderne.
    Après la Seconde Guerre mondiale, le livre est complètement oublié. Aujourd'hui, il est presque devenu culte : il reste difficile à trouver et certaines de ses images sont devenues extrêmement rares et recherchées.
    Cet ouvrage est une réédition du livre de 1938. Elle reproduit sa mise en page, réalisée par le photographe André Kertész ainsi que la préface de l'écrivain américain Jay Allen. Elle est enrichie d'un nouveau texte de Kristen Lubben qui retrace l'histoire de cette publication.

  • Équation du Temps restitue une expérience à la fois artistique et scientifique initiée en 2018 à l'Observatoire de Paris par le photographe Raphaël Dallaporta. Menée conjointement avec les chercheurs du Syrte (Système de Références Temps-Espaces) de l'Observatoire de Paris, l'expérience « Équation du Temps » vise à vérifier les différences entre le temps solaire vrai, indiqué par les cadrans solaires, et le temps solaire moyen, indiqué par les horloges. Alors que le méridien du temps solaire vrai est une ligne droite, le méridien du temps moyen a la forme d'un huit allongé.

    Pendant un an, Raphaël Dallaporta a réalisé tous les jours au midi moyen une prise de vue de l'image du soleil entrant dans la salle Cassini de l'Observatoire de Paris. L'accumulation sur l'année révèle la courbe en 8 de l'équation du temps 8 figuré par l'image du Soleil sur la Terre.

    L'équation du temps est une notion qui traduit les inégalités du temps solaire. La notion de « temps solaire moyen » correspond à un temps idéal, fictif, où le soleil revient dans la même direction au bout de 24h. Tous les jours où le Soleil est visible, le soleil passe au méridien de l'observatoire, dans cette salle Cassini. On y on voit cette tache de lumière qui coupe le méridien de Paris au midi solaire.

  • OUT OF THE DARKNESS

    DAVID NISSEN

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  • Cet ouvrage propose une importante sélection d'images tirées de la célèbre Walther Collection, en se concentrant cette fois-ci sur la photographie vernaculaire, ce vaste champ qui comprend les images utilitaires créées pour l'administration, les usages commerciaux, ou encore le photos de famille, les souvenirs, et souvent des photos trouvées. Photos d'identités, portraits de travailleurs migrants en Californie, portraits de culturistes circulant sous le manteau dans la communauté queer, cet ensemble unique mêlant tous les genres est accompagné d'un appareil critique significatif.

  • Nouvelle série de la photographe Noémie Goudal, réalisée en montagne dans une référence constante à l'histoire de la géologie et aux anciennes conceptions de la formation des roches. Un livres accompagne la série, expliquant notamment le procédé technique utilisé par l'artiste pour réalisées ses photographies destructurées in situ.

  • La première monographie d'envergure, une rétrospective monumentale et définitive, dédiée à Michael Schmidt, figure centrale de la photographie allemande contemporaine, le plus grand chroniqueur de Berlin de l'après-guerre.
    Figure admirée et respectée de ses pairs en Allemagne comme sur la scène internationale, Michael Schmidt a pourtant été très peu montré en France. Publié en relation avec l'importante rétrospective itinérante - la première depuis le décès de l'artiste - présentée à la Nationalgalerie im Hamburger Bahnhof à Berlin, au Jeu de Paume à Paris, au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía à Madrid et à l'Albertina à Vienne, ce catalogue constitue l'unique monographie de cette envergure jamais dédiée au photographe. L'analyse chronologique de son parcours, les essais des spécialistes Ute Eskildsen, Janos Frecot, Peter Galassi, Heinz Liesbrock et Thomas Weski - ayant tous étroitement collaboré avec lui de son vivant -, révèlent l'ampleur et l'originalité de la pratique de Michael Schmidt, qui adopta une méthode photographique spécifique pour chacune de ses séries.
    Fruit des recherches approfondies conduites par les Archives de Michael Schmidt, cet ouvrage et l'exposition qu'il accompagne réunissent, outre les séries iconiques Waffenruhe (« Cessez-le-feu », 1987) et Ein-heit (« Un-ité », 1996), des photographies originales, des tirages de travail inédits, des maquettes de livres et une riche documentation (cartons d'invitation, affiches, vues d'exposition, etc.). Ils restituent ainsi toute la portée d'un artiste qui a influencé une génération entière de photographes par ses explorations et innovations continuelles.
    Publié à l'occasion des expositions à la Nationalgalerie im Hamburger Bahnhof - Museum für Gegenwart, Berlin, du 29 août 2020 au 17 janvier 2021 (« Michael Schmidt - Retrospektive. Fotografien 1965-2014 »), au Jeu de Paume, Paris, du 11 mai au 29 août 2021 (« Michael Schmidt. Une autre photographie allemande »), au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid, du 28 septembre 2021 au 28 février 2022 et à Albertina, Vienne, du 24 mars au 12 juin 2022.

  • Archives photographiques de l´immigration polonaise dans le bassin houiller du nord de la France, dans les années 1920/1930. Né en 1904 dans la région industrielle de la Ruhr (Allemagne), de parents originaires de Pologne, Kasimir Zgorecki émigre dans le Nord de la France avec sa famille à l´âge de 18 ans. Mineur de fond pendant quelque six mois, il se tourne ensuite vers la photographie professionnelle et reprend en 1924 le studio de son beau-frère à Rouvroy, dans le Pas-de-Calais. Sa carrière principalement axée autour des portraits de la population polonaise de la région - dont l´immigration est liée à l´industrie lourde du charbon et de l´acier - devient vite florissante. Zgorecki s´investit notamment dans la photographie d´identité, devenue obligatoire sur les cartes des étrangers travaillant en France en 1917. Exposition de Kasimir Zgorecki, présentée au Jeu de Paume - Château de Tours du 6 juin au 25 octobre 2020 (vernissage le 5 juin).

  • Un panorama exceptionnel de la photographie contemporaine africaine : 51 artistes, 300 photos. Loin d'une vision occidentale de l'Afrique lourde de stéréotypes, ce livre permet la découverte d'une scène extrêmement dynamique à travers 51 regards acérés sur les enjeux contemporains sociétaux, culturels, politiques et écologiques. Exposition aux Rencontres d'Arles du 29/06 au 22/09.

  • Dans un monde saturé d'images, où l'art et l'économie entretiennent des relations complexes, la marchandisation du visible devient un enjeu majeur.
    À l'heure de la prolifération des écrans, de nouvelles problématiques liées au stockage des images, à leur gestion, à leur circulation et à leur valeur émergent ;
    Les matières premières qui les composent et le travail, humain ou non, qui participe à leur création sont autant de thématiques explorées dans cet ouvrage.
    Les photographies, dessins, peintures, vidéos, ?lms, oeuvres numériques et installations multimédia présentés ici sont autant de façons d'aborder ce questionnement : notre perception des images et notre rapport à l'esthétique sont-ils modelés par le système économique contemporain ?

  • Cet ouvrage en deux volumes est imaginé comme une longue promenade à la recherche de champignons aux côtés de John Cage, grand spécialiste de mycologie, un aspect de sa carrière que l'on connaît peu. Cet ouvrage rassemble les compositions, photographies, illustrations et éphémeras sur le thème des champignons.Le premier volume rassemble des textes de Cage relatifs à la mycologie autour d'un essai critique central sur le sujet, et retranscrit sa performance de 83, Mushrooms et Variationes. Le deuxième volume est la reproduction du portfolio de Cage de 1972, Mushroom Book, écrit en collaboration avec l'illustratrice Lois Long et le botaniste Alexander H. Smith.

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