CINEMA, DANSE, LES AVANT-GARDES 1920-1930

  • En contrepoint à l'exposition consacrée aux Ballets Russes en 2009, la Bibliothèque-musée de l'Opéra et l'Opéra de Paris organisent une exposition sur la compagnie de ballet qui, par son engagement dans les avant-gardes Internationales, a été la grande concurrente de celle de Diaghilev: les Ballets Suédois.
    Créés par Rolf de Maré, les Ballets Suédois donnent plus de 700 représentations lors de cinq « saisons» de spectacles à Paris et dans le monde entre 1920 et 1925. Un peu éclipsée par les Ballets Russes, la compagnie remporte malgré tout un grand succès tant sur le plan chorégraphique que sur celui de la fusion des arts (danse, poésie, musique, décors, costumes, cinéma, scénographie, etc ... ) En effet, les Ballets Suédois réunissent les plus grands créateurs de l'époque: les compositeurs Claude Debussy, Darius Milhaud, Isaac Albeniz, Alfredo Casella, Germaine Tailleferre, Erik Satie, Arthur Honegger, Cole Porter, le chef d'orchestre Désiré-Emile Ingelbrecht, les poètes Blaise Cendrars, Paul Claudel, Luigi Pirandello, Jean Cocteau, Riciotto Canudo, les peintres Fernand Léger, Giorgio De Chirico, Pierre Bonnard, Jean Hugo, Foujita et Francis Picabia.
    Cet ouvrage est l'occasion de redécouvrir Jean Barlin (1893-1930), le chorégraphe de la compagnie. tlève préféré de Michel Fokine, Il a su transgresser sa formation classique pour Inventer un vocabulaire chorégraphique plus libre, expérimentant de nouveaux modes d'expression artistique. Il présente également les chefs-d'oeuvre inédits des collections de la Bibliothèque-musée de l'Opéra provenant des archives données par Rolf de Maré en 1952: maquettes de décors et de costumes de Fernand Léger, Nils de Dardel, d'Alexandre Alexeleff; costumes de scènes, photographies de ballets et de danseurs, affiches de spectacles, peintures et sculptures de Karl Hofer ou des frères Martel, autant de témoignages déterminants pour l'histoire des arts plastiques et des arts de la scène sous toutes leurs formes (mime, pantomime, danse folklorique, danse moderne, performance ... ). Il Insiste enfin, sur la postérité des Ballets Suédois à l'Opéra de Paris qui engage l'ttoile de la compagnie suédoise, Carina Ari, qui fait travailler les peintres (Léger, De Chirico) et les musiciens (Milhaud, Honegger, ... ) et accueille une reconstitution de Relâche par Moses Pendelton en 1979.
    Abondamment illustré l'ouvrage présente le répertoire des Ballets Suédois: La boile à joujoux (Leksaks/adan), La création du monde (Varldens skapelse), Dansgille, Derviches , El Greco, L'homme et son désir (Manniskan och hennes langtan), Iberia, La jarre (Krukan), Jeux, Maison de fous (Darhuset), Marchand d'oiseaux(Fagelhandlaren), Les mariés de la Tour Eiffel (Brollopet pa Eiffeltomet), Nuit de Saint-Jean (Midsommarvaka), Offerlunden, Pas de deux [puis Divertissement, puis Chopin], Le porcher (Svinaherden), Relâche, Entracte, Cinésketch, etc.
    Il s'aCJlt d'un véritable livre de référence qui donne des Informations concrètes et précises sur la liste des représentations, le répertoire, la composition de la troupe, les collaborations...
    Avec en fin d'ouvra,e un Inventaire des sources conservées à la Bibliothèque du Musée de l'Opéra.

  • Combinant documents et essai historique, Carole Boulbès propose aux lecteurs un album critique retraçant la genèse de Relâche, le seul ballet dadaïste de l'histoire de la danse. L'ouvrage évalue l'impact du spectacle sur le milieu artistique français en restituant le contexte historique qui a transformé la collaboration de Picabia-Satie-Börlin en événement unique.

    Ce livre vient combler une lacune : aucune étude approfondie n'avait encore été consacrée à Relâche de Francis Picabia et Erik Satie, dernier Ballet suédois présenté sur la scène du théâtre des Champs-Élysées, en décembre 1924.
    Cet oubli est d'autant plus surprenant que ce strip-tease en deux actes annonçait brillamment les happenings des années 1960 et les performances actuelles. Avec ses décors aveuglants et ses injures, Relâche est le seul ballet dadaïste de l'histoire de la danse.
    Tout en prenant appui sur les correspondances de Francis Picabia avec Erik Satie, Rolf de Maré et René Clair, l'auteur accorde une place importante aux articles de presse ainsi qu'aux affiches, réclames et cartes postales d'époque.
    Grâce à cet album critique, le lecteur est immergé dans le Paris artistique et mondain des années folles, au coeur de la musique et de la danse, du music-hall et du cinéma, peu avant l'ouverture de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes.

  • de 1995 à 2005, lars von trier et ses amis ont fait scandale par l'intransigeance de leurs manifestes, des déclarations provocantes à l'endroit de l'industrie du cinéma et des films censés appliquer leur programme. ils proclamaient par là leur appartenance à une nouvelle « avant-garde », le dogme. ce mouvement, écartelé entre parodie et radicalité, a aujourd'hui vécu, mais il n'en a pas moins affiché les traits distinctifs d'une position au sein du champ cinématographique et de la société, dont les premières manifestations remontent au début des années 1920 : violence rhétorique, renversement des valeurs, politique de groupe, d'emblée pensée comme internationale, dépassement de l'art dans la vie.
    ce livre entend reprendre la question de « l'avant-garde au cinéma » en s'interrogeant sur ses conditions de possibilité à la fin du xixe siècle où la catégorie émerge dans les arts, en même temps que le cinématographe - qui ne peut y participer étant donné la nature du spectacle qu'il propose et ses modalités de production.
    comment dès lors les avant-gardes artistiques ont-elles appréhendé le cinéma qui leur était extérieur, et comment celui-ci a-t-il vu se développer des positions d'avant-garde en son sein ? dès les années 1920, on a voulu réduire l'avant-garde à un style, une école, un genre, avant de la cantonner dans le territoire à part d'une bohème ou, au contraire, on a souhaité voir « l'avant-garde nouvelle » s'inscrire dans le renouvellement du cinéma institutionnel (astruc, 1946, bazin, 1952). ainsi, l'avant-garde n'a-t-elle de cesse de « finir » et de « revenir » dans les antagonismes qui sont loin de n'être qu'esthétiques.
    françois albera, professeur d'histoire et d'esthétique du cinéma à l'université de lausanne, a travaillé sur le cinéma soviétique des années 1920-1930, le cinéma français des années 1920 et le cinéma indépendant contemporain.

  • Cet ouvrage rassemble des études s'efforçant de repenser à nouveaux frais la question des relations entre le cinéma et les arts plastiques. Cette question, vieille comme le cinéma, comporte une multitude d'« entrées », de facettes qui sont dans un premier temps synthétisées, puis explorées à partir de cas particuliers qui permettent de dépasser des généralités.
    Entre l'appel d'Aragon (son article « Du décor » en 1918) à voir les avant-gardes s'emparer du cinéma et l'appropriation de plus en plus courante dans les arts actuels des techniques *lmiques et du cinéma comme machine, spectacle, modalité temporalisée de la représentation, que s'est-il passé ?
    Pour qui se trouve, comme Charlot, à claudiquer de part et d'autre d'une frontière d'ailleurs incertaine entre ces deux « champs », la recherche des proximités et des différences s'impose sans cesse à l'esprit, mettant à jour l'inégalité de statut entre les oeuvres et leurs signataires de part et d'autre, mais aussi les continuels transferts, échanges, greffes et rapports de domination réciproque. Il n'est sans doute pas exagéré, en effet, de dire que presque tous les grands artistes du XXe siècle ont été tentés (Picabia, Klein), ont pratiqué (Léger, Hains, Warhol, Serra, Nauman) ou ont côtoyé le cinéma (Picasso), y compris pour le refuser (Malévitch, Delaunay). Et que bon nombre de cinéastes ont cultivé une af*nité pictorialiste (Feuillade, Kubrick, Godard).
    En même temps, l'exploration historique du contexte d'apparition du cinéma met en évidence ce qu'Eisenstein a appelé le « cinématisme » à l'oeuvre dans les arts plastiques - pour ne parler que d'eux - avant, pendant et au-delà du cinéma : une recherche de la mise en mouvement ou de la restitution du mouvement et de la durée. Un curieux chassé-croisé règle bien souvent les rapports des cinéastes et des artistes : les premiers ont voulu, dès les débuts du cinéma, légitimer leur « art » en reprenant à leur compte des valeurs esthétiques (composition de l'image, clair-obscur), au moment même où les artistes entendaient sortir de ces dispositifs esthétiques en recourant au contre-exemple du cinéma le plus brut (comique des premiers temps, vues Lumière). De nos jours, les cinéastes indépendants et expérimentaux participent pleinement aux problématiques de l'art contemporain au point d'envisager leur « entrée au musée » - être montrés dans des expositions -, et certains artistes opèrent un mouvement inverse en valorisant les attributs du cinéma industriel de masse, son imagerie et ses procédés narratifs. Les échanges et les contaminations n'ont donc pas cessé entre deux champs que l'économie continue cependant de séparer ; les textes qu'on trouvera ici réunis abordent l'un « au risque » de l'autre.

  • On doit à l'emblématique couple d'artistes formé par le russe Alexandre Alexeïeff (1901-1982) et l'américaine Claire Parker (1906-1981) l'invention d'un extraordinaire procédé de réalisation de cinéma d'animation : l'écran d'épingles, qu'ils utilisent pour la première fois en 1933 pour leur film "Une nuit sur le mont Chauve". Génial instrument permettant par le jeu de la lumière sur des épingles, de transposer le rendu, la gamme de dégradés propres à la gravure, pour laquelle Alexeïeff était renommé dès les années 1920 grâce à ses superbes illustrations d'oeuvres de Guillaume Apollinaire, Léon-Paul Fargue, André Malraux, Cervantès et bien d'autres. Si l'écran d'épingles leur permit d'être mondialement (re)connus, Alexeïeff et Parker sont avant tout de grands artistes, cinéastes et plasticiens hors normes, ce dont attestent les nombreuses illustrations de cet ouvrage, ainsi que les très inventifs films publicitaires du couple, présentés dans le DVD.
    Alexeïeff/Parker, montreurs d'ombres, apporte de nouveaux reg

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  • Cette première édition critique des textes et entretiens d'Alexandre Alexeïeff sur l'art et l'animation, publiés de 1929 à 1981, en partie inédits et devenus inaccessibles pour la plupart, rassemble enfin ses importantes contributions théoriques relatives au cinéma d'animation, à son esthétique et ses pratiques expérimentales au cours du XX° siècle, ainsi qu'à ses relations complexes et avec les autres arts et techniques.
    Elle révèle à quel point l'aventure artistique singulière de cet artiste, illustrateur, graveur, cinéaste et inventeur, s'est fondée sur une pensée originale et approfondie de l'image, des arts, du cinéma et de l'Animation, ainsi qu'il tenait à l'écrire en majuscule. Ce recueil éclaire et documente un certain nombre de questions fondamentales relatives à l'image à l'âge du cinéma. Et en réactive la persistante actualité, des avant-gardes cinématographiques aux débuts du numérique.

  • Maya Deren - experimental films

    • Re:voir
    • 30 September 2010

    3 courts métrages de Maya Deren.

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  • De toutes les avant-gardes artistiques, le cinéma expérimental reste l'aventure la plus mal connue. Il existe bel et bien une vie en dehors de Hollywood : en dehors du scénario, foisonnent d'autres expériences, notamment sur la perception, qui explorent tous les moyens du langage cinématographique. Cette histoire trouve sa source dans les années 1920 grâce à des artistes et poètes (comme Duchamp, Man Ray, Picabia, Léger, Artaud...), qui s'emparent de la caméra pour en faire un chantier d'expériences extraordinaires. Le cinéma se fait ainsi cubiste, dadaïste, abstrait, surréaliste...

  • Révulsé par le côté "théâtre filmé" des premières années du cinéma, Louis Delluc prône ici la rupture : les prises extérieures, les gros plans, les séquences brèves, l'immersion dans la vraie vie. L'absence de la parole oblige la mise en scène, le regard caméra, le cadrage, le jeu d'acteur à suggérer ce qu'on se contentera paresseusement de dire avec l'arrivée du parlant. Cependant, les meilleurs réalisateurs sauront retrouver ces suggestions dans des scènes quasi muettes. C'est pourquoi on ne se lasse pas de voir et de revoir les films de Delluc.

  • Pionnière du cinéma, Germaine Dulac (1882-1942) est une des grandes figures de l'Avant-Garde française des Années 20. Personnalité importante, elle initiera et sera à la tête de nombreuses organisations et, parallèlement, mènera une activité inlassable pour la défense des droits des femmes.
    Dans ses réalisations, Dulac expérimente les nouvelles possibilités d'expression du cinéma. Elle réalisera une vingtaine de films à partir de 1916. La Souriante Mme Beudet (1923) et La Coquille et le clergyman (1927), d'après Antonin Artaud, sont parmi ses films marquants.
    Les Ecrits sur le cinéma présentent une autre facette de la cinéaste et de la féministe, la Dulac écrivaine, théoricienne, conférencière. La publication reprend les principaux textes, entretiens, interventions, où Dulac développe, dans un style passionné, ses conceptions du cinéma.
    Elle y défend un cinéma sans entraves, de création, essayant de tracer les spécificités de ce nouvel art autour du maître mot de l'avant-garde française : le cinéma comme Mouvement. Y sont abordées toutes les grandes questions de cette époque comme l'apparition du parlant ou de la couleur, l'éducation par le film et plus généralement une réflexion sur l'image et la modernité qu'était alors le cinéma.
    Cette réflexion sur la représentation, véritable plongée dans les théories cinématographiques des Années 20, n'a rien perdu de sa vigueur ni de sa cohérence à l'heure où émergent de nouvelles technologies et pratiques de l'image.

  • On lui attribue, dans les années 1920, les premiers films impressionnistes, féministes, puis surréalistes. Qu'est-ce que le cinéma ? constitue la première édition des écrits théoriques de Germaine Dulac (1882-1942), pionnière du septième art, près de 75 années après la conception du manuscrit, où elle développe une réflexion sur le cinéma aux échos fortement contemporains.
    Composé des nombreuses conférences de la cinéaste (1925-1939) assemblées par sa partenaire Marie-Anne Colson-Malleville et préservées dans les archives de Light Cone, cet ouvrage éclaire le rôle majeur de cette pionnière de l'avant-garde française, innovatrice de la pensée cinématographique moderne, qui théorisait déjà, dès les années 1920, ce qu'est le cinéma.

    « L'oeuvre et la pensée de Germaine Dulac ont beaucoup compté dans l'histoire du cinéma. Ce livre permet de mieux la connaître et de l'apprécier. C'est très important pour faire vivre la cinéphilie, qui est d'ailleurs l'une des missions du CNC. » Dominique Boutonnat, Président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) Ouvrage récompensé du Prix du livre de cinéma 2020 du CNC.

  • En 1929, Eisenstein prononce une conférence lors de la grande exposition de cinéma et photo des avant-gardes internationales, à Stuttgart. Il y développe sa conception de l'art et du cinéma. Cet ouvrage propose une édition critique de ce texte fondamental : dans sa version initiale allemande et dans une traduction française inédite. Les variantes des différentes éditions et les notes additionnelles en russe sont également présentées. Dans sa deuxième partie l'ouvrage donne une définition du constructivisme au-delà du point de vue esthétique, en dessinant précisément le contexte culturel et politique de cette période. Sont enfin analysés les liens qu'Eisenstein a entretenu avec ce mouvement constructiviste - né dans les arts plastiques, étendu au théâtre et à la photographie, et enfin au cinéma.

  • Le film Glass House, héritier des contreplongées spiralées du Monument à la IIIe Internationale de Tatline et contemporain de la créativité filmique d'Octobre aurait dû mettre en abyme l'Architecture et le Cinéma. Fils de l'architecte Mikhaïl Eisenstein, Sergueï Eisenstein (1898-1948) réinvente la transparence de l' espace cinématographique . Mais comme constructiviste et homme de théâtre, il entendait également scénariser la dystopie capitaliste par le biais d'une transformation sociale inspirée par les tours de verre de Mies van der Rohe et Frank Lloyd Wright.

  • La Grève

    Dans la Russie tsariste, les ouvriers d'une usine se mettent en grève après qu'un de leurs se soit suicidé pour une fausse accusation de vol. Les pouvoirs en place feront tout pour provoquer les grévistes et mener une sanglante répression...

  • "Ce volume contient les textes suivants :
    Le Mage d'Ecbatane. Caritas Vitae (la charité de vivre).
    Esculape. [Sans titre]. Critique de l'amour.
    Le Bel Agonisant. La Poésie d'aujourd'hui, un nouvel état d'intelligence. Le Phénomène littéraire.
    La Lyrosophie. [Sans titre]. Leçons de choses.
    Jean Giraudoux et ses personnages de roman.
    Nous, Kabbalistes. Jacob Cow de Jean Paulhan.
    Freud ou le Nick-Cartérianisme en psychologie.
    Carl Sternheim, Paul Neuhuys, Elie Ehrenbourg.
    [Note sur des détracteurs]. Quelques mots sur la poésie d'Ivan Goll. Rimbaud. Variable : Âme.
    Amour indigent (à propos des Don Juanes). Coeur de René. Fernand Léger."

  • Ce volume contient les titres suivants : Bonjour Cinéma. Cinéma je t'emmène. Conférence Lacroix. Conférence prononcée devant l'association des étudiants de Montpellier. Le Cinéma mystique. Réalisation de détail. Le Temps T. El Dorado. Éloquence d'yeux. La Roue. Comment j'ai conçu et exécuté le film de "Centenaire Pasteur". A l'affût de Pasteur. Pourquoi j'ai tourné Pasteur. Abel. Le Décor au cinéma. Le Regard du verre. L'Opéra de l'oeil. L'Objectif lui-même. La Recherche du style cinématographique. Film et cinéma. Les Grands Docteurs. Hommage à Canudo. Abel Gance. Le film que l'on écrit n'est déjà plus celui que l'on a pensé (Préambule au découpage de Six et demi Onze). Temps et personnage du drame. Art d'évènement. Les Images relativement à nous. Le Cinématographe vu de l'Etna.

  • Jean Epstein est mort il y a 60 ans, en avril 1953. Poète, cinéaste, philosophe, il laisse une oeuvre considérable qui n'a, peut être, jamais suscité autant d'engouement et d'initiatives qu'aujourd'hui.
    Il reste pourtant encore largement méconnu, peut-être en raison de la diversité de son oeuvre déroutante, inclassable, d'une grande modernité, source d'inspiration inépuisable pour de nombreux cinéastes qui lui succédèrent...
    Il fut tour à tour auteur d'avant-garde, de films d'art et d'essai, de "blockbusters" ou de fictions maritimes documentées.
    Ce coffret DVD regroupe 14 films dont la plupart ont été conservés et restaurés par la Cinémathèque Française.

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  • Après plusieurs années aux studios Pathé puis aux Films Albatros, Jean Epstein réalise au sein de sa propre société de production quelques-uns de ses chefs d'oeuvres réunis ici dans ce double digipack : Mauprat d'après Georges Sand, Six et demi onze, La glace à trois faces et La chute de la maison Usher, adaptation hallucinée de la nouvelle d'Edgar Poe. Ces quatre films muets, entièrement restaurés, sont accompagnés au choix de nouvelles bandes sonores classiques ou électroniques.

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  • Robert Flaherty était un cinéaste instinctif doublé d'un merveilleux aventurier., cherchant d'abord à réproduire sur l'écran sa propre perception du monde. Dans le Grand Nord canadien, sur une île austère au bout du monde, ou dans les bayous de Louisiane, entre décor féerique et perturbations industrielles, ses films sont des poèmes épiques contant l'éternelle histoire des rapports entre l'Homme et la nature.

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  • Fernand Léger est aussi cinéaste et théoricien du cinéma. Lui qui confessait avoir été tenté d'abandonner la peinture pour le cinéma n'est pas seulement un spectateur passionné et l'interlocuteur d'Epstein puis d'Eisenstein.
    Il est l'auteur d'un film d'avant-garde, Le Ballet mécanique (1924). Il a collaboré à des films comme décorateur, costumier et affichiste. Il a été le sujet de documentaires. Il a réalisé un sketch dans le film collectif de Hans Richter, Dreams that Money Can Buy (1947) aux côtés de Man Ray, Max Ernst, Alexandre Calder. Il a rédigé des scénarios qui ne virent pas le jour. Il a écrit des articles sur le cinéma. Et dans toute sa démarche artistique la place du cinéma est prégnante, introduisant la question du mouvement. C'est pourquoi il s'est autant intéressé au cinéma d'animation qu'à la prise de vue « réelle ». Jusque dans son écriture se repère en effet cette conception qu'on peut appeler, selon la formule d'Eisenstein : cinématique.

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  • Le film évoque la situation géopolitique du Moyen-Orient de l'époque : mobilisation des troupes britanniques autour du Canal de Suez alors que Mussolini s'apprête à envahir l'Ethiopie. Film d'épopée, plein d'héroisme et de passion amoureuse, avec la présence de la star européenne de l'époque Kate de Nagy. Une configuration qui paraît surréaliste aujourd'hui mais qui fait pourtant partie de l'histoire de la région, et de l'époque coloniale.

  • A la veille de la seconde guerre mondiale, Marcel L'Herbier rend hommage à "La Royale". Les officiers supérieurs ne sont pourtant pas exempts de rivalités haineuses, jusque sur la passerelle de commandement. L'héroïsme, la droiture et l'esprit de sacrifice triompheront pourtant selon un scénario à suspens plein de rebondissements. La beauté et l'interprétation d'Annabella au milieu des grands acteurs du cinéma français des années 30, la figure sombre de Pierre Renoir, comme la gouaille de Roland Toutain, en sont de grands moments.

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