Omer Fast

Le présent continue du 20 octobre 2015 au 24 janvier 2016 Concorde, Paris Le travail d’Omer Fast explore la complexité de la narration à travers une pratique qui trouble les frontières entre le «réel» et la «représentation». Si l’origine de ses histoires est souvent documentaire, leur construction s’affranchit cependant d’une démarche naturaliste et résiste à toute conclusion ou révélation d’une «vérité» ultime du récit. En savoir plus
  • La guerre n'est que la poursuite de la politique par d'autres moyens. Le premier acte de guerre est de désigner l'ennemi. La guerre est un acte de violence destiné à contraindre l'adversaire à se soumettre à notre volonté. La guerre est un jeu d'interaction entre incertitudes, frictions et hasards. C'est à la fois un acte d'intelligence politique, un calcul de probabilités et une disponibilité au risque.
    Le livre de Clausewitz (1780-1831) est le classique de la guerre moderne. Cette édition propose, dans une nouvelle traduction, les parties fondamentales du Vom Kriege, pour permettre au lecteur d'accéder à cette oeuvre majeure, dans une forme abrégée mais fidèle à la structure originelle.

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  • IN MEMORY

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  • Rarement un numéro de revue aura fait date comme celui-ci.
    Dans les années 1960, sur la trace des formalistes russes et en particulier de propp et de jakobson, se développait le projet d'une analyse structurale du récit. ce numéro de communications de 1966 a marqué l'avènement d'une ecole française à laquelle les théoriciens du monde entier n'allaient plus cesser de se référer. il y a là à la fois des textes fondamentaux, des exemples concrets et l'exploration déjà de cas limites.
    Il n'est pas exagéré de dire que tout ce qui s'est fait depuis vingt ans dans ce champ se définit par rapport à ce qui est énoncé ici.
    Ont participé à ce numéro : r. bates, a. j. greimas, c. bremond, u. eco, j. gritti, v. morin, ch. metz, t. todorov, g. genette.

  • DEATH'S SHOWCASE

    AZOULAY ARIELLA

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  • Aujourd'hui l'abstraction n'est plus celle de la carte, du double, du miroir ou du concept.
    La simulation n'est plus celle d'un territoire, d'un être référentiel, d'une substance. elle est la génération par les modèles d'un réel sans origine ni réalité : hyperréel. le territoire ne précède plus la carte, ni ne lui survit.
    C'est désormais la carte qui précède le territoire - précession des simulacres - c'est elle qui engendre le territoire et s'il fallait reprendre la fable, c'est aujourd'hui le territoire dont les lambeaux pourrissent lentement sur l'étendue de la carte.
    C'est le réel, et non la carte, dont les vestiges subsistent çà et là, dans les déserts qui ne sont plus ceux de l'empire, mais le nôtre. le désert du réel lui-même.

  • "- Dites-moi au moins l'argument de la querelle. - Oh! il est si simple qu'il parat pauvre face tant de points de vue qui amnagent plus ou moins une dilution du cinma dans l'art contemporain, et son histoire l'intrieur de l'histoire de l'art. La projection vcue d'un film en salle, dans le noir, le temps prescrit d'une sance plus ou moins collective, est devenue et reste la condition d'une exprience unique de perception et de mmoire, dfinissant son spectateur et que toute situation autre de vision altre plus ou moins. Et cela seul vaut d'tre appel "cinma". - Vous ne suggrez tout de mme pas une primaut de l'exprience du spectateur de cinma sur les expriences multiples du visiteur-spectateur des images en mouvement de l'art dont on tend le rapprocher ? - videmment non. Il s'agit simplement de marquer qu'en dpit des passages oprant de l'une aux autres et inversement, ce sont l deux expriences trop diffrentes pour qu'on accepte de les voir confondues. On n'oblige personne se satisfaire de la "vision bloque" de la salle de cinma. Ce "dsert de Cameraland", disait Smithson, ce "coma permanent". On peut prfrer la flnerie, la libert du corps et de l'esprit, la mditation libre, l'clair de l'ide. On peut aussi, comme Beckett, se sentir "mieux assis que debout et couch qu'assis". Simplement, chaque fois cela n'est pas pareil, on ne sent ni on ne pense vraiment les mmes choses. Bref, ce n'est pas le mme corps. D'o la ncessit de marquer des ples opposs pour mieux saisir tant de positions intermdaires." Les essais rassembls dans ce livre, crits entre 1999 et 2012, voquent parmi d'autres les artistes et cinastes Eija-Liisa Ahtila, Chantal Akerman, Zoe Beloff, James Benning, Dara Birnbaum, Jean-LLouis Boissier, Janet Cardiff et George Bures Miler, Hans Castorf, David Claerbout, James Coleman, Pedro Costa, Harun Farocki, Masaki Fujihata, Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi, Douglas Gordon, Pierre-Marie Goulet, Philippe Grandrieux, Gary Hill, Alfredo Jaar, Ken Jacobs, Rinko Kawauchi, Thierry Kuntzel, Fritz Lang, Chris Marker, Cildo Meireles, Jonas Mekas, Avi Mograbi, Antoni Muntadas, Max Ophuls, Tony Oursler, Pipilotti Rist, Doug Aitken, Tania Ruiz Gutirrez, Sarkis, Shelly Silver, Robert Smithson, Michael Snow, Beat Streuli, Sam Taylor-Wood, Eulalia Valldosera, Danielle Vallet Kleiner, Agns Varda, Bill Viola, Jeff Wall et Apichatpong Weerasethakul.

  • Rédigé et publié en 1936, « Le raconteur » est l'un des textes les plus caractéristiques de l'écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s'annonce. A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans celle du raconteur, colporteur de récits, mais aussi d'expériences et de sagesses, le juste reconnaît sa propre passion pour « l'aspect épique de la vérité ».

  • Le rapport de brodie

    Jorge Luis Borges

    " en 1885 kipling avait commencé, à lahore, une série de brefs récits, écrits de façon simple, dont il allait faire un recueil en 1980.
    Beaucoup d'entre eux -in the house of sudhoo, beyond the pale, the gate of the hundred sorrows- sont de laconiques chefs-d'oeuvre ; je me suis dit un jour ce que j'avais imaginé et réussi un jeune homme de génie pouvait, sans outrecuidance, être imité par un homme au seuil de la vieillesse et qui a du métier. cette pensée a eu pour résultat le présent volume que mes lecteurs jugeront. "

  • Ouvrage passionnant et novateur, Le Conflit des perceptions est le premier essai d'Elsa Boyer. Elle y entreprend, en partant des jeux vidéos et de la réalité virtuelle, de penser la question de la perception artificielle. Elle montre en relisant la phénoménologie husserlienne, Jacques Derrida et Bernard Stiegler que c'est la perception elle-même que ces pratiques nous obligent à repenser. Fourmillant d'exemples empruntés aux pratiques artistiques et vidéoludiques contemporaines, Le Conflit des perceptions soulève avec une rare puissance philosophique des questions auxquelles nous sommes quotidiennement confrontées.
    Le texte est accompagné d'une préface de Catherine Malabou, philosophe, auteur de nombreux livres dont Que faire de notre cerveau ? (Bayard, 2005) et La Grande Exclusion avec Xavier Emmanuelli (Bayard, 2009).

  • Abc de la guerre

    Bertolt Brecht

    • L'arche
    • 29 April 2015

    La première édition de cet ouvrage remonte au temps de l'ancienne RDA. Brecht y présente ce qu'il nomme des « photogrammes » : des images de guerre mises en relation de façon saisissante avec de courts textes, souvent sous forme de petits poèmes. Un ouvrage qui ne vise pas à documenter le second conflit mondial mais qui éclaire de façon sensible toutes les guerres.

  • Alors que la page Bush a été tournée aux États-Unis, la décennie qui s'achève restera comme celle des nouvelles guerres américaines. Judith Butler choisit de revenir sur cette période décisive en l'analysant d'un point de vue philosophique. Sa thèse est que les guerres en Afghanistan et en Irak ont profondément changé non seulement l'état géopolitique du monde mais aussi et peut-être surtout les cadres perceptifs dont nous disposons pour l'appréhender, le saisir ou le comprendre. Croisant perspectives psychanalytique et philosophique, elle interroge la rhétorique déshumanisante de la guerre contemporaine et se demande dans quelles conditions certains sentiments et dispositions morales peuvent à présent être éprouvés. À l'ère de la guerre télévisée, les vies des nouveaux damnés de la terre nous sont présentées comme en quelque sorte déjà perdues, dispensables, des vies dont le deuil n'a pas droit de cité.

  • Cet essai porte sur la question de la création contemporaine dans l'architecture des médias.
    Il offre une relecture de textes théoriques et esthétiques majeurs de ces dernières décennies sur les médias et la reproductibilité électronique de l'information, accompagnée d'une retraversée d'oeuvres qui placent la question d'une politique des médias au sein du processus de création. Un pays supplémentaire, proposé comme un cheminement, une libre déambulation, met en exergue un réseau de correspondances entre des oeuvres, des histoires parallèles, des images aux régimes divers.
    Il est précédé de quatre conversations inédites sur la télévision et l'architecture des médias avec Johan Gripomprez, Olivier Bardin, Harun Farocki et Jean-Baptiste Thoret.

  • L'expérience quotidienne de la violence qui marqua l'Europe au XVIe et au XVIIe siècle semble se refléter dans les corps suppliciés qui peuplent la production artistique, scientifique et religieuse de cette période. Du dédain qui crucifie l'amant malheureux, jusqu'aux massacres et aux exécutions, sans oublier les cas de cannibalisme et de dissections, mais aussi d'auto-flagellation et de désir de martyre, la souffrance s'imprime sur le corps humain pour en faire un corps sanglant, puis un cadavre exposé à la pourriture.

  • Ce livre a pour origine le désir d'unifier une double expérience, littéraire et philosophique, en une synthèse révélatrice de leurs enjeux actuels. Eric Clemens, qui enseigne la philosophie à Bruxelles et collabore depuis sa fondation à la revue littéraire TXT, montre à la fois comment, dans l'épreuve du langage, s'engendrent les fictions et comment la fiction, dans son mouvement d'apparaître, constitue notre rapport au monde.

    Après avoir dégagé les traits constitutifs d'une langue qui ouvre aux phénomènes, l'auteur tente de dépasser la conception subjective de la fiction et les différentes théories de l'imagination. Il esquisse alors une phénoménologie de la fiction où le sujet, entre la représentation et l'irreprésentable du réel, cherche à donner figure, rythme et narration au monde de la vie.

    Alors que les liens entre littérature et philosophie font l'objet d'une attention de plus en plus soutenue de la part des philosophes (Deleuze, Derrida, Ricoeur...), Eric Clemens apporte une contribution importante à la compréhension de l'expérience littéraire.

  • Où a vraiment lieu un événement terroriste ? Chacun sait que les victimes tuées ou mutilées sont situées quelque part...
    Mais l'adresse d'un événement terroriste est avant tout celle de la sphère publique où il réalisera sa vocation de message. Le terrorisme et les médias de l'image sont en effet les coproducteurs de l'un des grands genres discursifs contemporains, au même titre que les émissions de plateau ou la téléréalité. Avant de condamner le terrorisme, la télévision lui accorde une publicité sans laquelle il n'existerait pas.
    Ce partenariat forcé se traduit par l'émergence d'une nouvelle rhétorique. Il existe un lien direct entre la légèreté des vidéocaméras et la diffusion de ces innovations que sont les attentats-suicides et les décapitations ritualisées. Les performances de la télévision face aux versions contemporaines du terrorisme sont au coeur de ce livre, auquel ont contribué, dans une dizaine de pays, historiens, sociologues, anthropologues, sémioticiens, philosophes, psychanalystes, spécialistes des médias et des publics.
    Le terrorisme est ici un révélateur qui transforme notre compréhension du journalisme et de l'image.

  • L'image-temps

    Gilles Deleuze

    Comment l'image-temps surgit-elle ? sans doute avec la mutation du cinéma, après la guerre, quand les situations sensori-motrices font place à des situations optiques et sonores pures (néo-réalisme).
    Mais la mutation était préparée depuis longtemps, sous des modes très divers (ozu, mais aussi mankiewic, ou même la comédie musicale). l'image-temps ne supprime pas l'image-mouvement, elle renverse le rapport de subordination au lieu que le temps soit le nombre ou la mesure du mouvement, c'est-à-dire une représentation indirecte, le mouvement n'est plus que la conséquence d'une présentation directe du temps : par là même, un faux mouvement, un faux raccord.
    Le faux raccord est un exemple de " coupure irrationnelle ". et, tandis que le cinéma du mouvement opère des enchaînements d'images par coupures rationnelles, le cinéma du temps procède à des ré-enchaînements sur coupure irrationnelle (notamment entre l'image sonore et l'image visuelle).
    C'est une erreur de dire que l'image cinématographique est forcément au présent. l'image-temps directe n'est pas au présent, pas plus qu'elle n'est souvenir.
    Elle rompt avec la succession empirique et avec la mémoire psychologique, pour s'élever à un ordre ou une série du temps (welles, resnais, godard...). ces signes de temps sont inséparables de signes de pensée et de signes de parole. mais comment la pensée se présente-t-elle au cinéma et quels sont les actes de parole spécifiquement cinématographiques ?

  • Un concept de différence implique une différence qui n'est pas seulement entre deux choses, et qui n'est pas non plus une simple différence conceptuelle. Faut-il aller jusqu'à une différence infinie (théologie) ou se tourner vers une raison du sensible (physique) ? À quelles conditions constituer un pur concept de la différence ?
    Un concept de la répétition implique une répétition qui n'est pas seulement celle d'une même chose ou d'un même élément. Les choses ou les éléments supposent une répétition plus profonde, rythmique. L'art n'est-il pas à la recherche de cette répétition paradoxale, mais aussi la pensée (Kierkegaard, Nietzsche, Péguy) ?
    Quelle chance y a-t-il pour que les deux concepts, de différence pure et de répétition profonde, se rejoignent et s'identifient ?
    Gilles Deleuze était professeur de philosophie à l'Université de Paris VIII-Vincennes.

  • Le mot "signe" est un des mots les plus fréquents de la Recherche, notamment dans la systématisation finale qui constitue Le Temps retrouvé. La Recherche se présente comme l'exploration des différents mondes de signes, qui s'organisent en cercles et se recoupent en certains points. Car les signes sont spécifiques et constituent la matière de tel ou tel monde. On le voit déjà dans les personnages secondaires : Norpois et le chiffre diplomatique, Saint-Loup et les signes stratégiques, Cottard et les symptômes médicaux.
    Un homme peut être habile à déchiffrer les signes d'un domaine, mais rester idiot dans tout autre cas : ainsi Cottard, grand clinicien. Bien plus, dans un domaine commun, les mondes se cloisonnent : les signes des Verdurin n'ont pas cours chez les Guermantes, inversement le style de Swann ou les hiéroglyphes de Charlus ne passent pas chez les Verdurin. L'unité de tous les mondes est qu'ils forment des systèmes de signes émis par des personnes, des objets, des matières ; on ne découvre aucune vérité, on n'apprend rien, sinon par déchiffrage et interprétation.
    L'oeuvre de Proust n'est pas un exercice de mémoire, volontaire ou involontaire, mais, au sens le plus fort du terme, une recherche de la vérité qui se construit par l'apprentissage des signes. Il ne s'agit pas de reconstituer le passé mais de comprendre le réel en distinguant le vrai du faux.

  • Ce volume réunit deux " essais de méthode " : Discours du récit, contenu en 1972 dans Figures III, et Nouveau discours du récit, publié en 1983. Le second présente une mise à jour théorique du premier, à la lumière des commentaires qu'il a suscités, et des avancées de la recherche qui en sont résultées. Elaborés à partir d'une étude rigoureuse du régime narratif de la Recherche du temps perdu, ces deux ouvrages complémentaires sont aujourd'hui largement considérés comme fondateurs d'une des disciplines majeures de la poétique : la narratologie, ou analyse structurale des formes et des procédés du récit, particulièrement dans le champ de la fiction littéraire.

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