Kati Horna

du 03 juin au 21 septembre 2014 Le Jeu de Paume présente, en collaboration avec le Museo Amparo de Puebla (Mexique) , la première exposition rétrospective de la photographe de Kati Horna (Szilasbalhási, Hongrie, 1912 / Mexico, 2000), retraçant plus de six décennies de production en Hongrie, en France, en Espagne et au Mexique. Photographe mexicaine d’adoption, Kati Horna fait partie de la génération de photographes hongrois (d’André Kertész à Robert Capa en passant par Eva Besnyö, László Moholy-Nagy, Nicolás Muller, Brassaï, Rogi André, Ergy Landau, Martin Munkácsi et bien d’autres) contraints de quitter leur pays en raison des conflits et de l’instabilité sociale des années 1930. En savoir plus
  • Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur, un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale.
    A Macondo, petit village isolé d'Amérique du Sud, l'illustre famille Buendia est condamnée à cent ans de solitude par la prophétie du gitan Melquiades... Dans un tourbillon de révolutions, de guerres civiles, de fléaux et de destructions, elle vit une épopée mythique, à la saveur inoubliable, qui traverse les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence.

  • Le Jeu de Paume présente, en collaboration avec le Museo Amparo de Puebla (Mexique), la première exposition rétrospective de la photographe Kati Horna (1912-2000), retraçant plus de six décennies de production en Hongrie, en France, en Espagne et au Mexique. Mexicaine d?adoption, elle fait partie de la génération de photographes hongrois contraints de quitter leur pays en raison des conflits et de l?instabilité sociale des années 1930.

  • Conduite sous la direction de colette alvarez urbàjtel, cette première monographie exhaustive du photographe manuel alvarez bravo, riche de trois cent soixante-quatorze photographies reproduites en trichromie - pour certaines inédites -, rend un lumineux et puissant hommage à celui auquel edward weston écrivait en 1928 : "la photographie a bien de la chance de compter un homme doté de votre regard.
    ".

  • Si, en 1936, un poète désespéré par l'Europe n'avait cherché, au prix de difficultés et de souffrances incroyables, à se porter à la rencontre des Tarahumaras, mangeurs de peyotl, leur nom ne nous serait pas aussi familier, il ne serait pas devenu ce vocable évocateur de fabuleux paysages : montagnes peuplées d' " effigies naturelles " et gravées de signes magiques, ciels qui auraient inspiré leurs bleus aux peintres d'avant la Renaissance, cortèges de Rois mages apparaissent à la tombée du jour dans un " pays construit comme des pays de peinture " ; et, pour beaucoup d'entre nous, les Tarahumaras ne seraient pas ce peuple fier et intact, obsédé de philosphie, qui a su maintenir, en des danses accompagnées de miroirs, de croix, de clochettes ou de râpes, les grands rites solaires : rite du peyotl au cours duquel un mystérieux alphabet sort du foie du participant et se répand dans l'espace, rite des rois de l'Atlantide déjà bien étrangement décrit par Platon, rite sombre du Tutuguri avec son tympanon lancinant.

  • Photographe d'origine hongroise, Eva Besnyö (1910-2003) est moins connue que ses compatriotes Robert Capa et André Kertész. Le Jeu de Paume lui consacre une rétrospective, à la découverte de sa vie et de son oeuvre, riche de son parcours, de ses voyages, notamment en Europe, l'un de ses terrains de jeu et de travail favoris. A tout juste vingt ans, en 1930, Eva Besnyö arrive à Berlin décidée à faire de la photographie son métier et à quitter définitivement la Hongrie fasciste. Berlin va lui offrir un exemple de démocratie, de liberté d'expression où les possibilités artistiques semblent infinies. Elle sillonne la ville avec son appareil photo. Politiquement active et déterminée, elle quitte Berlin en 1932 pour Amsterdam. C'est là qu'elle se fera connaître du grand public. Elle expose et consolide sa réputation, soutenue par le cercle qui gravite autour de la peintre Charley Toorop, du cinéaste Joris Ivens et du designer Gerrit Rietveld. Son oeuvre est riche et variée : de la photographie d'architecture, des portraits, des paysages, des images techniquement impressionnantes, mais également habitées par de nombreuses influences culturelles et politiques, sensibles et incarnées. Ce livre, catalogue de cette première rétrospective en France, permet de faire connaître au grand public la vie et l'oeuvre de cette émigrée, « Berlinoise par choix », cosmopolite convaincue et grande dame de la photographie.

  • Nadja

    André Breton

    «J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher, mais qu'il ne saurait être question de se soumettre. J'ai vu ses yeux de fougère s'ouvrir le matin sur un monde où les battements d'ailes de l'espoir immense se distinguent à peine des autres bruits qui sont ceux de la terreur et, sur ce monde, je n'avais vu encore que des yeux se fermer.»

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  • Bon vent, mal vent, je vous présente la Mariée du Vent.
    Qui est la Mariée du Vent ? Sait-elle lire ? Sait-elle écrire le français sans fautes ? De quel bois se chauffe-t-elle ?
    Elle se chauffe de sa vie intense, de son mystère, de sa poésie. Elle n'a rien lu, mais elle a tout bu. Elle ne sait pas lire. Pourtant, le rossignol l'a vue, assise sur la pierre du printemps, en train de lire. Et bien qu'elle lût en silence, les animaux et les chevaux l'écoutaient avec admiration. C'est qu'elle lisait La Maison de la peur , cette histoire écrite dans un langage beau, vrai et pur.

    Préface de Max Ernst à La Maison de la peur de Leonora Carrington, 1938.

  • La guerre d'Espagne a été autant un conflit armé qu'une guerre de l'image. Les deux camps se battent à coups de photos, de journaux, d'affiches. Les franquistes frappent fort en diffusant des photographies accablantes d'exactions antireligieuses. Dans le camp républicain, des photographes témoignent de la ferveur d'un peuple en armes. Les meilleurs graphistes dessinent des affiches à la chaîne ; des écrivains et dessinateurs produisent par centaines journaux, livres et brochures. Cette débauche graphique est sans équivalent et surtout mondiale, car l'effort de soutien est français, américain, anglais, russe.
    À travers 300 pages et plus de 600 documents légendés, ce livre vous immerge totalement dans cette extraordinaire créativité artistique, où les inspirations les plus passionnées ont toutes tendu vers un seul objectif : la propagande de guerre.

  • Kertész

    ,

    • Hazan
    • 29 September 2010

    André Kertész (1894-1985) est de ces photographes qui ont forgé la modernité photographique au sein des avant-gardes européennes des années 1920. Il eut une influence sur le développement de la photographie au milieu du siècle, tout en gardant toute sa vie une indépendance et une singularité d'élaboration d'une « poésie photographique » qui fait de lui presque un marginal. Ses photographies ne sont pas des constats événementiels, mais des notations personnelles, comme des états d'âme projetés autour de lui. L'exposition du Jeu de Paume, qui sera accueillie dans plusieurs musées européens (Winterthur, Berlin, Budapest) est la première rétrospective de son oeuvre. Elle sera constituée de nombre de tirages « vintages », en tout cas tous établis sous le contrôle du photographe. Le catalogue rendra compte de cet exceptionnel rassemblement d'oeuvres et de leur qualité visuelle par les choix de la maquette et de l'impression. Le parcours du livre, organisé en premier lieu par la succession des trois périodes de la carrière de Kertész (Budapest 1914-1925 ; Paris 1925-1936 ; New-York 1936-1985), met également à l'honneur le métier de photographe (la participation à l'invention du reportage photographique en 1928) et la place des médias reproduisant des photographies (le magazine VU notamment). Deux particularités de la production de Kertész font l'objet d'un traitement particulier, les distorsions (1932) et les polaroïds (1979-1984). Chacune des parties fait l'objet d'une présentation récurrente associant un texte d'analyse historique illustré, un port folio des oeuvres, et des cahiers abordant successivement des points particuliers de l'esthétique et de la pratique de Kertész.

  • Prises de vue est constitué de vingt reportages littéraires extraits du Reporter enragé (1924), un recueil qui valut à son auteur la reconnaissance du public et de la critique.
    Après nous avoir narré l'hilarante histoire de ses tatouages, Kisch soliloque au fond de la mer en scaphandre, dissèque des puces - celles de Clignancourt - et rencontre le bourreau de la ville de Vienne. On le trouvera encore parmi des migrants slovaques en France, avec les pêcheurs de harengs de la Baltique, dans les bas-fonds de Londres, à la Bourse de fret de la City, à Essen - royaume des Krupp -, ou avec les chauffeurs d'un géant des mers.
    Si dans ses bagages Kisch n'oublie jamais une bonne dose d'humour et d'insolite, voire d'autodérision, il reste à l'affût des injustices sociales. Pourtant, au-delà du témoignage du journaliste, ses écrits, où l'on croise Schiller, Goethe, Heine et Emma Bovary, demeurent éminemment littéraires et poétiques. Parmi l'héritage de la bouillonnante Mitteleuropa, les articles de Kisch trouvent leur place au côté de ceux de Karl Kraus et de Joseph Roth.

  • Alicia Dujovne Ortiz
    Dora Maar
    Prisonnière du regard

    Dora Maar, Henriette Théodora Markovitch de son vrai nom, est née à Paris en 1907 d'un père croate, architecte, et d'une mère française, catholique fervente. Après une enfance austère passée à Buenos Aires, elle revient à vingt ans dans sa ville natale et s'y impose comme photographe surréaliste. Muse de Man Ray, compagne du cinéaste Louis Chavance puis de Georges Bataille, elle ne tarde pas à faire sien un cercle esthétique qui révolutionne le monde de l'art de l'entre-deux-guerres. Intellectuelle torturée, artiste à la conscience politique extrême, elle deviendra « la femme qui pleure », amante de Picasso livrée aux exigences du génie, que leur rupture rendra folle, cloîtrée dans un mysticisme solitaire jusqu'à sa mort, en 1997. Ses portraits peints par Picasso seront alors vendus aux enchères, et son héritage âprement disputé puisque Dora choisit de tout léguer à l'Église.
    De Cocteau à Lacan, c'est toute une époque que dépeint Alicia Dujovne Ortiz. Au détour d'une enquête psychologique passionnante, elle fait défiler dans ces pages une pléiade d'artistes d'avant-garde et de grands esprits, et dresse le portrait d'une femme-image toujours mystérieuse, à laquelle la critique contemporaine attribue enfin le rôle qui lui revient.

  • Le Trésor des humbles, paru en 1896, marque la fin de la période héroïque du symbolisme, dix ans après le " Manifeste " de la nouvelle école ; c'est l'année de la mort de Verlaine. Cette année marque aussi une rupture dans l'oeuvre de Maeterlinck. Après le radicalisme de ses premiers drames qu'il qualifiait de " théâtre statique ", il abandonne l'avant-garde et se consacre à une oeuvre plus accessible. Ce n'est plus le poète décadent de Serres chaudes (1889) ni le dramaturge de l'inquiétude et de la mort qui provoquait la sortie en pleine représentation d'un public terrifié, mais un mystique sans religion, un dilettante de l'occulte qui s'essaie à un genre, l'essai, où il peut manier les idées que le théâtre et la poésie lui avaient jusqu'ici défendues.
    Ces grands sujets, Maeterlinck les aborde en écrivain. S'il parle des religions, c'est pour montrer qu'elles tendent toutes vers un même but. S'il parle de philosophie, c'est pour la ramener à quelques principes fondamentaux. Il est hanté par la suggestion, le non-dit, l'occulte.
    Maeterlinck est belge, et, toute sa vie, il a entretenu des rapports tendus avec la culture et la langue françaises. Né à Gand en 1862, il entame une carrière de juriste, plaidant en français (à l'époque, langue officielle du système légal) pour les Flamands qui ne le parlaient pas. Très tôt, il commence à écrire des contes et des poèmes où il essaie de fusionner la saveur flamande et la langue française. Dans son essai sur Novalis, il cherche à faire valoir quelque chose d'étranger à la pensée française : la tradition " germanique ". Ce n'est pas une tradition de clarté intellectuelle, de logique, et elle ne s'exprime pas en un langage limpide et transparent. Maeterlinck souhaite même aller à rebours du " génie de la langue française ", et dans son essai sur Ruysbroeck il glorifie les outrances verbales du flamand, ses pensées fiévreuses, sa " syntaxe tétanique ". Ce que Maeterlinck prise surtout chez ses auteurs préférés, comme encore Shakespeare, c'est ce qu'on pourrait nommer leur obscurité lumineuse.
    Pourtant, sa prose est régulière, classique, équilibrée. Paul Léautaud disait qu'il était le seul des symbolistes belges à savoir bien écrire en français. C'est même tout simplement, un grand écrivain.

  • Ce livre presque légendaire est à l'origine de l'ethnologie contemporaine. L'auteur s'est attaché non seulement à étudier une culture dans sa totalité - la société des îles Trobriand du Pacifique qui, depuis, a d'ailleurs disparu -, mais aussi à en étudier le système de l'intérieur en se coupant lui-même de la civilisation dont il était issu. Ce classique de l'anthropologie et de la culture ethnologique est à l'origine de la méthode fonctionnelle ; il constitue désormais le seul témoignage de ce que fut cette civilisation trobriandaise qui avait élaboré un système d'échanges symboliques, la Kula, capable de se substituer à la fonction guerrière.

  • Gerda Taro a longtemps été la grande oubliée du photo reportage. Dans les milieux de la photo et
    dans ceux liés aux recherches sur la Guerre d'Espagne, elle est surtout connue comme la
    compagne de Robert Capa, morte écrasée par un char sur le front de Brunete alors qu'elle n'avait
    que vingt-sept ans. C'est la première femme photo-reporter tuée au combat. Ses photos pour les
    journaux français de l'époque : Regards, Vu et Ce Soir, sont signées pour la plupart Capa et Taro.
    Après sa mort, elles portent le copyright Robert Capa. Pendant une cinquantaine d'années, elles
    restent oubliées dans les archives du fonds Capa et de l'International Center of Photography de
    New York, dirigé par le jeune frère de Capa, Cornell Capa. Ce n'est qu'au milieu des années quatrevingt
    dix que le travail de recherche d'une allemande, Irme Schaber, les tire de l'oubli en même
    temps que leur auteur, Gerda Taro.
    Figure emblématique du courage, de la liberté, de la beauté, il n'est pas étonnant que sa
    personnalité ait séduit François Maspero qui lui rend ici un magnifique hommage où se mêlent
    données biographiques et essai sur les milieux intellectuels, politiques et artistiques des années
    trente. Le livre aboutit en fait à une réflexion sur le rôle du photo-reportage dans le changement de
    l'information. En effet, ce que souligne Maspero à travers les figures ô combien séduisantes de
    Gerda Taro et de Robert Capa, c'est que l'utilisation du Leica et du Rolleiflex et de la
    télétransmission a permis de saisir l'actualité sur le vif.

  • Mexico df

    Collectif

    • Toluca
    • 1 January 2004

    ²La métropole de Mexico à travers le regard de 29 photographes contemporains : Leo Matiz, Antonio Caballero, Maya Goded, Mario Bellatin, Miguel Calderon, David Levinthal, Ivan Alechine, Lourdes Grobet, Hector Garcia, Enrique Metinides, Jean-Marc Bustamante, Graciela Iturbide, Miguel Rio Branco, Pablo Ortiz Monasterio, Arturo Ortega, José Manuel Prieto, Marco Antonio Cruz, Milagros de Le Torre, Santiago Sierra, Dominique Gonzalez-Foerster, Mauricio Alejo, Arturo Ortega, José Trinidad Romero et Toni Kuhn.

  • Enseignant au Bauhaus de 1923 à 1938, László Moholy-Nagy, artiste polyvalent et grand pédagogue, est l'une des figures emblématiques de cette effervescence créatrice qui a caractérisé l'entre-deux-guerres. À travers sa peinture, à travers sa pratique photographique dont le photogramme est l'élément générateur, à travers son expérience cinématographique, c'est une esthétique de la lumière qu'élabore Moholy-Nagy. Et de Berlin à Chicago, le projet n'a jamais varié : conjoindre l'art et la vie, intégrer l'ensemble des pratiques artistiques dans l'existence quotidienne, réaffirmer sans cesse le potentiel créateur de chaque individu, travailler à l'avènement d'un homme total, rationnel, affectif et sensoriel : cet Homme Nouveau auquel ont voulu croire toutes les avant-gardes des années vingt.

  • La guerre d'espagne à laquelle orwell participa en 1937 marque un point décisif de la trajectoire du grand écrivain anglais.
    Engagé dans les milices du parti ouvrier d'unification marxiste (poum), le futur auteur de " 1984 " connaît la catalogne au moment où le souffle révolutionnaire abolit toutes les barrières de classe. la mise hors la loi du poum par les communistes lui fait prendre en horreur le "jeu politique" des méthodes staliniennes qui exigeait le sacrifice de l'honneur au souci de l'efficacité. son témoignage au travers de pages parfois lyriques et toujours bouleversantes a l'accent même de la vérité.
    A la fois reportage et réflexion, ce livre reste, aujourd'hui comme hier, un véritable bréviaire de liberté.

  • Jusqu'à sa mort en 1959, Benjamin Péret a été, aux côtés d'André Breton, l'un des principaux animateurs du mouvement surréaliste. Publié en 1945, Le Déshonneur des poètes éclate dans la France où l'idéal révolutionnaire s'est dissous dans le nationalisme et le chauvinisme.
    Plus de cinquante ans après sa publication, Le Déshonneur des poètes, véritable manifeste de l'indépendance affirmée de l'acte poétique, apparaît comme l'expression souveraine de la liberté de l'esprit.

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