Ed Van Der Elsken

du 13 juin au 24 septembre 2017 Concorde, Paris Ed van der Elsken (1925-1990) est une figure unique de la photographie et du cinéma documentaire néerlandais du XXe siècle. En photographie, son domaine de prédilection était la rue. À Paris, Amsterdam, Hong Kong ou Tokyo, il aimait aller « à la chasse ». Souvent qualifié de « photographe des marginaux », il recherchait en réalité une forme d’esthétique, de vérité plastique, sans artifice, une beauté parfois ouvertement sensuelle et même érotique. Ed van der Elsken était fasciné par ces personnages fiers, exubérants et plein de vitalité. En savoir plus
  • Aman Iman Publishing présente, pour la première fois en édition française, le livre culte du photographe hollandais Ed van der Elsken, Love on the Left Bank. Ses images sont des Instantanés d'une noirceur romantique sur l'hédonisme estudantin dans un décor de bars, cafés, clubs et autres hauts lieux de Saint-Germain-des-Prés.
    Originellement publié en 1956, le livre est aujourd'hui internationalement reconnu comme l'un des livres de photo les plus importants du XXe siècle. Son traitement non conventionnel, entre le roman photo et le journal intime, a véritablement repoussé les limites de la photographie documentaire.

  • De ses début dans le Paris des années 1950, à ses voyages autour du monde, en passant par ses images de jazzmen, La Vie folle revient sur près de 50 années d'une production photographique et filmique foisonnante.
    Ce premier ouvrage retrospectif, en français, est composé en suivant le fil de ses différentes séries photographiques. Chaque chapitre s'ouvre sur une publication à laquelle elles ont chacunes donné lieu et des documents d'archives qui permettent de recontextualiser la série. Le livre explore l'oeuvre à travers des textes d'artistes contemporains, de commissaires d'expositions et de journalistes, analysant son influence majeure sur la photographie contemporaine.

    Textes :
    Susan Aasman, historienne des médias.
    David Campany, commissaire d'exposition.
    Nan Goldin, artiste.
    Colin van Heezik, journaliste.
    Valérie Jouve, artiste.
    Paulien Oltheten, artiste.
    Hripsimé Visser, commissaire d'exposition.

  • Catalogue de l'exposition au au Stedelijk Museum Amsterdam du 4 février au 28 mai 2017, au Jeu de Paume du 13 juin au 24 septembre 2017, puis à la Fondation Mapfre, du 23 janvier au 20 mai 2018.

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  • SWEET LIFE

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    • Errata
    • 2 December 2012
  • Ed van der Elsken arrive à Paris en 1950, il y rencontre ses « âmes soeurs » dans un groupe de bohémiens de Saint-Germain-des-Prés. À la manière d'un journal intime, il photographia chacun de leur mouvement, en particulier ceux de la belle rousse Vali Myers.
    Son histoire photographique mêle fiction et réalité, instituant un nouveau genre de livre photo, le roman photo. La reconstruction du processus de fabrication de ce livre à partir de documents inédits - planches contacts, dummies, croquis, tirages couleur, plans de Paris annotés - révèle non seulement l'état d'esprit nihiliste de la jeunesse baignée dans un climat existentialiste d'aprèsguerre, mais aussi le caractère cinématographique de la mise en page.
    De tous ces documents ont été tirés une fiction se superposant au récit initial de Van der Elsken développé dans Love on the Left Bank. Ce récit visuel est accompagné d'un texte de Tamara Berghmans, conservatrice au FoMu d'Anvers et auteur d'un mémoire sur l'ouvrage.

  • Voici enfin publié pour la première fois, plus de soixante-quinze ans après sa rédaction, un reportage signé James Agee que l'on croyait à tout jamais perdu, une enquête sur le métayage du coton dans l'Alabama qui devait donner lieu, plusieurs années plus tard, au célèbre ouvrage Louons maintenant les grands hommes (1941).
    En 1936, le magazine Fortune, pour lequel Agee travaille, décide de l'envoyer dans l'Alabama afin de décrire les conditions de vie de trois familles de métayers du coton. Agee insiste pour que le photographe Walker Evans l'accompagne et c'est ainsi que les deux hommes vivront plusieurs semaines durant avec les Burroughs, les Tingle et les Fields. Tandis qu'Evans réalise certains de ses clichés les plus célèbres, Agee décrit minutieusement les existences de ces hommes, femmes et enfants, afin que nous en comprenions parfaitement chacun des aspects, qu'il s'agisse du travail, de la nourriture, des maisons, des vêtements, de la santé, de l'éducation ou des loisirs.
    Profondément bouleversé et indigné par les conditions de vie ces trois familles de métayers, Agee a produit un compte rendu journalistique qui émeut par sa beauté et sa virulence, une charge contre le capitalisme qui explique, à n'en pas douter, pourquoi Fortune rejeta l'article et qui demeure, de nombreuses décennies plus tard, d'une féroce actualité.

  • «-C'est qu'un pauv'vieux qu'sa bonne femme l'est clamsée, dit de Fitz Linkhorn le plus finaud des deux; l'a plus de gonzesse, c'est ça qui l'a rendu dingue.
    -L'est tellement contrariant c'gars-là, dit le moins futé, qu'si on foutait sa carcasse à la flotte, a'remonterait l'courant toute seule.
    Fitz n'avait pas de mots pour ce qui lui avait aigri le coeur. Mais chaque matin en s'éveillant il se sentait refait, et chaque soir il s'endormait en se disant qu'on l'avait encore eu.».

  • Emmy andriesse hidden lens

    Louise Baring

    • Schilt
    • 1 November 2013

    Née en 1914, Emmy Andriesse est l'une des plus importantes photographes de la première moitié du 20e siècle, notamment connue pour ses photos d'Amsterdam durant la seconde guerre mondiale. Son approche rigoureuse et humaniste de la photographie révèle sa vision poétique du monde qui l'entoure.

  • - qu'est-ce qui ne va pas ?
    - rien, tout va très bien, dis-je d'un ton dégagé.
    - allons ! allons ! je sais ce que ça veut dire quand tu prends ta voix de dame du monde, dit robert.
    Je suis sûr qu'en ce moment ça tourne dur dans cette tête. combien de verres de punch as-tu bu ?
    - sûrement moins que vous, et le punch n'y est pour rien.
    - ah ! tu avoues ! dit robert d'un ton triomphant ; il y a quelque chose et le punch n'y est pour rien ; quoi donc ?
    - c'est scriassine, dis-je en riant ; il m'a expliqué que les intellectuels français étaient foutus.

  • - Qu'est-ce qui ne va pas ?
    - Rien, tout va très bien, dis-je d'un ton dégagé.
    - Allons ! Allons ! je sais ce que ça veut dire quand tu prends ta voix de dame du monde, dit Robert. Je suis sûr qu'en ce moment ça tourne dur dans cette tête. Combien de verres de punch as-tu bus ?
    - Sûrement moins que vous, et le punch n'y est pour rien.
    - Ah ! tu avoues ! dit Robert d'un ton triomphant ; il y a quelque chose et le punch n'y est pour rien ; quoi donc ?
    - C'est Scriassine, dis-je en riant ; il m'a expliqué que les intellectuels français étaient foutus.

    Prix Goncourt

  • Après avoir achevé Le Festin nu, William Burroughs s'est lancé dans une longue période expérimentale.
    Dans la petite chambre du Beat Hotel de la rue Gît-le-Coeur, où il s'est installé, naît le projet d'une oeuvre ambitieuse et risquée qui prend la forme d'un triptyque : La Machine molle, qui paraît en 1961, Le Ticket qui explosa, écrit cette même année, et Nova Express, écrit en 1964. "Je tente de créer une mythologie nouvelle pour l'ère spatiale. Je sens que les vieilles mythologies sont définitivement brisées et ne sont pas adaptées au temps présent", disait Burroughs au sujet de cette trilogie.
    Norman Mailer y voyait "un Enfer qui peut-être nous attend, produit final et apogée de la révolution scientifique". Comme Dante et Milton, Burroughs s'est employé à représenter la position de l'homme dans l'univers - une position intenable, déchirante et absurde.

  • " spécialistes homologués par des autorités inconnues, ou simples supplétifs, les experts révèlent et commentent de très haut toutes mes sottes erreurs, détestables talents, grandes infamies, mauvaises intentions...
    "

  • «J'avais dormi à l'hôtel du Chemin de Fer. J'avais fait ce que j'avais pu, j'avais couru et marché, j'avais dormi, j'avais écrit et lu, j'avais eu des contacts avec les femmes, l'histoire, j'avais même été communiste, l'art, la culture. Tout ça pour en arriver à se coucher. [...] Je comprenais ainsi pourquoi elle s'était finalement attachée à moi : parce que je lui offrais et l'aventure et l'organisation, et l'instabilité et la stabilité, la stabilité du mari et l'instabilité de l'amour, l'oreiller et la pierre.»

  • Poète amoureux de l'âme parisienne, éternel flâneur qui sait trouver des trésors au coin de la rue la plus anonyme, Fargue raconte sa ville dans ce livre célèbre, qui aujourd'hui nous restitue le parfum du Paris de l'entre-deux-guerres.
    Le quartier de prédilection de Fargue, peu exploré par d'autres écrivains, c'est le boulevard Magenta, Belleville, le boulevard de la Chapelle, la gare de l'Est et la gare du Nord, «vastes music-halls où l'on est à la fois acteur et spectateur».
    Le titre de ce livre est devenu le nom que l'on donne à Fargue. C'est lui qui est à jamais «le piéton de Paris».

  • Les américains

    Robert Frank

    • Delpire
    • 3 September 2007

    Publié dans l'indifférence en 1958, ce livre est devenu un classique. Jugé triste ou pervers, voire subversif, par la presse américaine d' alors, son importance n'a pourtant cessé de croître au fil des années. Car les photographes, les critiques et le grand public ont salué en Robert Frank un véritable novateur. Ce livre n'a rien d'un reportage. Il ne raconte pas le périple d'un homme à travers les Etats-Unis. Il rassemble une suite de notes prises sur le vif par un écorché vif.

  • Ce livre est d'abord le premier en France sur un artiste majeur de la deuxième partie du XXe siècle : Asger Jorn.
    Danois, il fréquente le Paris de Saint-Germain-des-Prés, participe au surréalisme-révolutionnaire, fonde Cobra avec Christian Dotremont, et l'Internationale situationniste avec Guy Debord, invente des compositions musicales en compagnie de Jean Dubuffet, devient membre du Collège de Pataphysique, crée un musée, publie abondamment (sur l'évolution des formes, la circulation des lignes, la mythologie, l'économie, la politique...), influence de très nombreux artistes.
    Asger Jorn est bien un peintre, sculpteur, théoricien central. Alors, à travers lui, se réévalue la période d'après 1945 où, en pleine guerre roide, avec ironie et gravité, se sont développées des tentatives décisives pour mêler l'art et la vie. A cet égard, dans l'exigence, dans le jeu, c'est bien le rôle du créateur qui est interrogé : comportement, morale, pratiques, production. Une telle réflexion apporte ainsi des éclairages essentiels en ce qui concerne les transformations en cours dans nos sociétés.
    L'art a-t-il encore une place à l'heure de l'accumulation exponentielle des images ? Quel est son sens ? Sous quelle apparence ? La vie peut-elle se transformer ?

  • Notre-Dame-des-Fleurs

    Jean Genet

    «Weidmann vous apparut dans une édition de cinq heures, la tête emmaillotée de bandelettes blanches, religieuse et encore aviateur blessé, tombé dans les seigles, un jour de septembre pareil à celui où fut connu le nom de Notre-Dame-des-Fleurs. Son beau visage multiplié par les linotypes s'abattit sur Paris et sur la France, au plus profond des villages perdus, dans les châteaux et les chaumières, révélant aux bourgeois attristés que leur vie quotidienne est frôlée d'assassins enchanteurs, élevés sournoisement jusqu'à leur sommeil qu'ils vont traverser, par quelque escalier d'office qui, complice pour eux, n'a pas grincé. Sous son image, éclataient d'aurore ses crimes : meurtre 1, meurtre 2, meurtre 3 et jusqu'à six, disaient sa gloire secrète et préparaient sa gloire future».
    Jean Genet.

  • Journal du voleur

    Jean Genet

    « Je nomme violence une audace au repos amoureuse des périls. On la distingue dans un regard, une démarche, un sourire, et c'est en vous qu'elle produit des remous. Elle vous démonte. Cette violence est un calme qui vous agite. On dit quelquefois : "Un gars qui a de la gueule." Les traits délicats de Pilorge étaient d'une violence extrême. Leur délicatesse était violence. »

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