Garry Winogrand

du 14 octobre 2014 au 08 février 2015, Paris Les photographies de l’exposition et celles du catalogue composent un portrait vivant de l’artiste, chroniqueur de l’Amérique de l’après-guerre à l’égal d’un Norman Mailer ou d’un Robert Rauschenberg qui, durant les décennies postérieures à la Seconde Guerre mondiale, témoignèrent inlassablement d’une Amérique ballottée entre optimisme et bouleversements. en savoir plus
  • Garry Winogrand

    Collectif

    Garry Winogrand est un photographe américain de l'après-guerre, célèbre pour ses photographies de New York et de la vie aux États-Unis depuis les années 1950 jusqu'aux années 1980, témoignages d'un pays balloté entre optimisme et bouleversements. Si Winogrand est considéré comme l'un des plus grands photographes du xxe siècle, l'examen de son corpus pictural et de son influence sur la discipline demeurent incomplets, tant il a laissé de travail à accomplir dans l'archivage, le développement et le tirage de ses photographies. À sa mort, survenue brutalement à l'âge de 56 ans, il a laissé derrière lui environ 6 500 bobines qu'il n'a jamais vues. C'est ainsi, à l'occasion de la première rétrospective depuis 25 ans et la publication du catalogue l'accompagnant, que sont dévoilées des centaines de photographies inédites et dont certaines n'avaient même jamais été tirées.
    L'ouvrage décompose son oeuvre en trois parties : les photographies de New York où il a vécu entre les années 1950 et 1970, ses voyages dans le reste de l'Amérique à la même période, et enfin son oeuvre de maturité avec des images du Texas et de Californie du Sud, ainsi que de Chicago, de Washington, de Miami et d'ailleurs, complétées de notices introductives. Des essais de spécialistes invitent à l'approfondissement de son oeuvre et évoquent ses résonnances avec les États-Unis d'aujourd'hui, tout en menant une réflexion savante sur le médium photographique et ses enjeux techniques.

  • Ce livre propose une suite d'exercices que l'on qualifiera de " topiques " dès lors qu'ils portent sur quelques-uns des lieux, pour une part imaginaires ou symboliques, dont la pensée occidentale aura été appelée à user ou qu'elle a investis pour se constituer comme telle et pour y trouver ses marques (les marques qui sont celles du " sujet ", lui-même occidental) : la ville ; le labyrinthe ; le musée (en tant qu'il s'ouvre à l'architecture) ; mais aussi bien l'Amérique (dont la découverte a correspondu à un moment décisif dans l'histoire dudit sujet) ; l'île de Manhattan ; les grands espaces de l'Ouest, les " parcs naturels " et autres déserts...
    Autant de lieux qui se prêtent à fonctionner au titre de scènes, de celle de l'histoire à celle du rêve, et de la scène de l'écriture telle qu'elle trouve à se déployer sur les murs de la ville et jusqu'aux carrefours des routes, à celle du cinéma, lequel aura relancé à nouveaux frais la question de la représentation, liée à ce qui est censé en faire le lieu, ou la scène. De Descartes à Freud, le rapport de la pensée à son habitat s'est radicalement transformé, parallèlement à la découverte, après celle de l'Amérique, de l'inconscient.
    Si ces exercices s'en tiennent à une approche essentiellement descriptive, le problème ne s'en posera pas moins, en fin de parcours, de préparer le passage d'un inventaire, par principe sélectif, à ce qui serait une topique au sens strict, une théorie, et non plus seulement une description ou un simple état des lieux.

  • Mots des etats unis

    Jean Kempf

    S'il est un pays qui s'est forgé dans les mots, ce sont bien les Etats-Unis.
    Les mots de la Déclaration d'indépendance puis de la Constitution, ceux de la conquête de l'Ouest bien sûr, mais aussi des luttes sociales, du cinéma, des médias, et d'une démocratie politique originale et précoce. Les Etats-Unis pourtant ne s'appartiennent plus depuis longtemps, car ils sont devenus, par leur puissance et l'attrait de l'"idée américaine", une sorte de bien commun de l'humanité: Les Mots des Etats-Unis auraient donc pu aussi s'appeler Les Mots de l'Amérique.
    Derrière des mots, parfois restés en VO tant est intraduisible la différence, le présent ouvrage essaie de naviguer entre familiarité et exotisme, et de faire percevoir au lecteur, étudiant ou simple curieux, l'altérité surprenante de ce pays que l'on croit trop souvent connaître.

  • Du visage de Marilyn Monroe aux photographies en boucle de l'attentat du 11 septembre, du masque de Batman à la silhouette de Michaël Jackson, le monde entier baigne dans les images en provenance des Etats-Unis. Il n'en a pas toujours été ainsi. Le présent ouvrage, sorte d'encyclopédie ouverte et de synthèse sur l'état des connaissances sur la culture visuelle des Etats-Unis, rappelle la relative pénurie d'images propre à l'Amérique d'avant 1830. Et l'essor des images dans l'Amérique du XIXe siècle peut se lire comme une grande entreprise d'émancipation, vis-à-vis des modèles européens, liée au décollage économique et politique.
    Dans l'émergence d'une « civilisation de l'image » il n'en demeure pas moins que les États-Unis ont acquis une puissance inégalée. C'est ce phénomène qu'analyse cet ouvrage dans lequel apparaît bien l'impossibilité de dissocier l'expansion des images (notamment vers 1900, avec le cinéma, la photographie populaire et l'impression photomécanique) de l'expansion économique et politique globale de la nation, prélude à sa position de dominance iconique au XXe siècle. Les apports de cette étude se situent également au niveau de la micro-histoire. Il s'agit alors d'une histoire des représentations, ou des figurations, de ces enjeux - particulièrement la construction sans cesse recommencée de l'identité nationale. Depuis l'Indépendance, au moins, les images et les formes visuelles ont puissamment contribué à l'édification du consensus national américain. L'une des convictions qui animent ce livre est que le développement singulier des images aux États-Unis, quoique lié à une mutation globale des sociétés industrielles, est marqué par une immersion plus forte des représentations dans l'économie et la société.
    Le récit est divisé en six parties obéissant à un découpage chronologique de la fin de la période coloniale à nos jours. Il associe les problématiques historiques générales à l'évolution des images et du paysage visuel américain, mêlant exposé synthétique et micro-analyse d'un ou plusieurs documents dans chaque chapitre. Chemin faisant, on saisit que l'affinité entre Amérique et image n'est ni naturelle ni banale ; encore moins l'effet d'un mythe ou d'une essence, mais qu'elle est le produit d'une histoire et d'une culture, et surtout d'une grande pluralité.

  • « Que les Américains s'en rendent compte ou non, sa façon de voir la photographie est devenue la nôtre » (parlant de Szarkowski) U.S. News & World Report AVP D 67/107 Août et septembre 2012 Quarante ans après sa première parution aux États-Unis, L'oeil du photographe de John Szarkowski, oeuvre de référence dans l'histoire de la photographie, est pour la première fois à la disposition du public français.
    Cet ouvrage se propose d'enquêter sur la façon dont se présentent les photographies et sur les raisons qui en font ce qu'elles sont. Il s'intéresse au style et à la tradition photographiques, aux possibilités qui s'offrent au photographe dans l'exercice de son travail. L'invention de la photographie a permis un processus radicalement nouveau de production des images - un processus fondé non plus sur la synthèse, mais sur la sélection. La différence est fondamentale.
    Les tableaux sont faits - construits à partir d'un arsenal de schémas, de compétences et de comportements traditionnels - alors que les photographies, comme on le dit couramment, sont prises. Cette différence a soulevé un problème créatif d'un genre nouveau : comment faire pour que ce procédé mécanique et sans âme produise des images porteuses de sens en termes humains - des images dotées de clarté et de cohérence et qui dénotent un point de vue ? L'OEil du photographe, fondé sur une exposition de 1964 et publié en 1966, est une excellente introduction à l'art de la photographie. Il rassemble des oeuvres de maîtres incontestés aux côtés de celles de photographes inconnus, permettant de cerner avec exactitude le langage visuel de l'artiste photographe et révélant l'exceptionnel potentiel de ce médium. Ces photographies sont classées en cinq sections, dont chacune concerne plus particulièrement l'un des cinq choix décisifs qui s'imposent à l'artiste dont l'outil est un appareil photo : la chose en elle-même, le détail, le cadrage, le temps, le point de vue.

  • Réédition d'un ouvrage de 1973 dans lequel le directeur du département de la photographie du MoMA à l'époque, John Swarkowski, analyse avec brio 100 chefs-d'oeuvre de la collection du musée new-yorkais.

  • Baudelaire Ecrits sur l'art « Je crois sincèrement que la meilleure critique est celle qui est amusante et poétique ; non pas celle-ci, froide et algébrique, qui, sous prétexte de tout expliquer, n'a ni haine ni amour, et se dépouille volontairement de toute espèce de tempérament ; mais, - un beau tableau étant la nature réfléchie par un artiste, - celle qui sera ce tableau réfléchi par un esprit intelligent et sensible. [...] Pour être juste, c'est-à-dire pour avoir sa raison d'être, la critique doit être partiale, passionnée, politique, c'est-à-dire faite à un point de vue exclusif, mais au point de vue qui ouvre le plus d'horizons. » Baudelaire, ainsi, est tout entier présent dans ces Ecrits sur l'art qui sont l'autre versant de son oeuvre et, en effet, selon son voeu, ouvrent bien plus d'horizons. Car dans ces pages écrites de 1845 à ses dernières années, ce n'est pas simplement le critique d'art des Salons que l'on découvre, mais le théoricien du romantisme et de l'imagination, du beau et du comique dans l'art, et finalement l'écrivain de cette modernité qu'il définit - et qui pour nous s'ouvre avec lui.


    Edition de Francis Moulinat.

  • Rosalind krauss est non seulement l'une des figures les plus considérables de l'histoire et de la critique de l'art moderne en amérique, mais celle dont les préoccupations devraient rencontrer les plus d'écho en france.
    Rompue à la tradition du formalisme américain, elle s'en dégagea, sans jamais en renier les acquis critiques, pour fonder en 1976 la revue october, rapidement devenue l'organe essentiel d'un dialogue transatlantique. de fait son oeuvre critique fournit l'exemple même d'un dialogisme en acte, soit qu'elle réarticule un champ donné en y faisant travailler des concepts hétérogènes, soit qu'elle change tout simplement de champ pour y tester l'efficacité ou la précarité de méthodes éprouvées en histoire de l'art.
    Venue de la critique des arts plastiques, rosalind krauss s'attaque ici à la photographie. ce déplacement produit d'abord une vérification négative : s'opposant à la pratique courante, elle-même déterminée par le marché, rosalind krauss démontre qu'il est erroné de vouloir penser la photographie selon les critères historiques et taxinomiques qui ont cours pour la peinture : l'univers de la photographie est celui de l'archive et non celui du musée, et on ne peut rien comprendre à atget si l'on n'en tient pas compte au préalable.
    Deuxième moment logique : constitution de la photographie en tant que champ spécifique. la réfutation de la catégorie fluctuante de style par l'intervention de la notion d'écriture permet un redécoupage stratégique et fonctionnel de la production photographique de ce siècle, la nouvelle objectivité du bauhaus et la "beauté convulsive" du surréalisme prenant désormais sens l'une par rapport à l'autre.
    Troisième moment logique, sans doute le plus important puisqu'il permet un retour critique sur certains mouvements de ce siècle dont l'analyse picturale s'était révélée stérile, par exemple le surréalisme : la photographie devenue modèle théorique et grille de lecture s'abolit en tant que domaine empirique. a l'heure oú l'antithéorie domine, ce livre apporte la preuve qu'il n'est pas de meilleur instrument que conceptuel pour aborder la radicale diversité du photographique.

  • Vraie blonde, et autres

    Jack Kerouac

    Fiction ou essai, récit de voyage ou improvisation sur le be-bop, technique d'écriture ou souvenir d'enfance, blonde rencontrée sur le bord de la route ou lecture fiévreuse de céline, la " prose spontanée " de jack kerouac abolit les genres, emballe la musique des émotions, perce " le secret de la langue parlée " et entend bien être " la seule façon d'exprimer la vitesse et la tension, et les niaiseries extatiques de l'époque ".
    L'emblématique mot beat, qui avait commencé par claquer comme un cri de guerre lancé contre une amérique conquérante mais aphasique, puis s'était transformé en cri de ralliement de la grande famille hippie nostalgique, n'aura été en somme qu'un murmure seulement adressé à kerouac : " a lowell, je suis allé dans la vieille église oú je fus confirmé et je me suis agenouillé, et brusquement j'ai compris "beat veut dire béatitude, béatitude".
    " cette béatitude qui triomphe de l'horreur de kerouac face à la bêtise fournit huit bonnes raisons de publier ces textes inédits : opulence formelle, violence délétère, allégresse inconsolable, plénitude inique, cruauté, impureté, belligérance calculée, injustice garantie.

  • Double elephant 1973-74

    Zander

    • Steidl
    • 1 October 2015
  • Cosmos

    Witold Gombrowicz

    «Perdu, couvert de sueur, je sentais à mes pieds la terre noire et nue. Là, entre les branches, il y avait quelque chose qui dépassait, quelque chose d'autre, d'étrange, d'imprécis. Et mon compagnon aussi regardait cela.
    - Un moineau.
    - Ouais.
    C'était un moineau. Un moineau à l'extrémité d'un fil de fer. Pendu. Avec sa petite tête inclinée et son petit bec ouvert. Il pendait à un mince fil de fer accroché à une branche. Bizarre.»

  • Ces "essais, reportages et ruminations", tous inédits en français, composent un extraordinaire portrait historique, social et culturel de l'Amérique contemporaine.
    Ils révèlent un Norman Mailer inattendu, romancier n'hésitant pas à aller "au charbon", à se frotter à la réalité multiple et changeante de son pays. Ce livre apporte un précieux complément à des classiques maileriens d'investigation tels que Les Armées de la nuit, Le Chant du bourreau, ou Oswald, un mystère américain.

  • Edgar Allan Poe (Boston, 19 janvier 1809 - Baltimore, 7 octobre 1849) est surtout connu pour ses Histoires extraordinaires et ses Nouvelles Histoires extraordinaires, traduites par Baudelaire en 1857, qui rassemblent une quantité impressionnante de célébrissimes nouvelles : de La Lettre volée (1844) qui inspira le psychanalyste Jacques Lacan, au Scarabée d'or ( 1843) jusqu'au Double assassinat dans la rue Morgue (1841) qui inventa le roman policier, sans oublier Le Puits et le pendule (1843) ni la très fameuse Vérité sur la cas de M. Waldemar (1845), pour n'en citer que quelques unes.
    L'Homme des foules (The Man of the Crowd) parut à Philadelphie, en décembre 1840, dans le premier numéro du " Graham's Magazine ". La nouvelle attira l'attention particulière de Charles Baudelaire, lui-même auteur d'un court poème en prose Les foules (in Le Spleen de Paris, 1862), de Walter Benjamin qui lui consacre un long commentaire dans son Charles Baudelaire- Un poète lyrique à l'apogée du capitalisme (1955). Plus proche de nous Jean-François Mattéi en tire l'épigraphe et le titre de son essai Le regard vide -Essai sur l'épuisement de la culture européenne (Flammarion, 2007). Il en dégage une saisissante proximité avec les analyses de Tocqueville (De la démocratie en Amérique 1835 et 1840), concernant la nature de " l'homo democraticus ", l'homme moderne perdu dans la multitude, dans l'innombrable foule, ne pouvant vivre que dans son coeur, prêt à disparaître dans " une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et de vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. " Poe, quant à lui, écrivait, au même moment, dans L'Homme des foules, parlant du même homme, " il entrait successivement dans toutes les boutiques, ne marchandait rien, ne disait pas un mot, et jetait sur tous les objets un regard fixe, effaré, vide. " Le texte de Poe est présenté par Jean-François Mattéi qui poursuit à cette occasion, dans un important essai - Edgar Poe et le regard vide -sa méditation sur la situation de l'homme contemporain dans nos sociétés massifiées et planétarisées.
    La traduction proposée de The Man of the Crowd est celle de Charles Baudelaire.

  • « Tout a débuté par un essai, consacré à quelques uns des problèmes esthétiques, et moraux, que pose l'omniprésence des images photographiques : mais plus je réfléchissais à la nature des photographies, plus elles devenaient complexes et suggestives. Si bien qu'un essai en engendra un autre, qui à son tour (à mon grand étonnement), en engendra un troisième, et ainsi de suite, chacun ajoutant un maillon à une chaîne d'essais sur le sens et la vie des photographies, jusqu'à ce que je fusse allée assez loin pour que le développement esquissé dans le premier essai, étayé puis prolongé dans les suivants, pût être récapitulé et généralisé de façon plus théorique. Et trouver son terme. [.] Ecrire sur la photographie, c'est écrire sur le monde. Et ces essais sont en fait une méditation prolongée sur la nature de notre modernité. » (Susan Sontag) Paru pour la première fois en 1977, Sur la photographie est devenu un livre culte sur le sujet.

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  • La street photography connaît aujourd'hui un renouveau sans précédent.
    À travers le portrait de 46 photographes actuels, les auteurs de ce livre nous donnent à voir le meilleur de la création contemporaine dans un domaine qui n'a cessé depuis Gary Winogrand, Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson et Robert Frank - quatre des plus grands noms de la photographie de rue - de fasciner photographes, écrivains et un public amateur d'« instants décisifs ». Toute la magie, la poésie, la beauté mais aussi le comique et le tragique de nos vies urbaines sont révélés par ces photographes capables en une fraction de seconde de rendre compte avec une rare éloquence de la complexité de la condition humaine.
    Grâce à quatre essais abordant les grandes thématiques de la street photography et une conversation menée entre plusieurs des principaux protagonistes du genre, les auteurs montrent à quel point la photographie de rue soulève de nombreuses questions passionnantes.
    Graves, dérisoires, drôles, émouvantes, captivantes, les photographies rassemblées ici affirment de manière éclatante que la street photography est aussi riche et protéiforme que l'homme de la rue - pour qui sait voir et regarder.

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