Albert Renger-Patzsch

Albert Renger-Patzsch Les choses du 17 octobre 2017 au 21 janvier 2018 Concorde, Paris Indépendamment du rôle qu’il joua dans la Nouvelle Objectivité – mouvement artistique apparu en Allemagne au début des années 1920 –, Albert Renger-Patzsch (1897-1966) est aujourd’hui considéré comme l’une des figures les plus importantes et les plus influentes de l’histoire de la photographie du XXe siècle. En savoir plus
  • L'auteur nous offre un recueil d'entretiens avec vingt artistes et critiques qui ont été des acteurs et témoins directs de cette période d'après-guerre durant laquelle, au terme de longues années de politique systématique de diffamation et de destruction de l'art moderne orchestrée par les nazis, l'Allemagne allait renouer avec son histoire de la fin du XIXe et du début du XXe siècle où elle avait occupé une place primordiale au sein de l'avant-garde européenne mondiale.

  • Petite édition brochée présentant une sélection des célèbres photographies de plantes prises dans les années 1920 par Karl Blossfeldt.

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  • Ces essais écrits entre 1928 et 1975 s'ouvrent sur La Lettre de Sicile au bonhomme de la lune, probablement le seul texte où Jünger définisse aussi précisément sa méthode de vision double des objets et du monde, les apparences et les connexions occultes à déchiffrer. Méthode à l'oeuvre dans tout ce recueil, qui regroupe aussi bien des réflexions sur les rapports du langage et de l'anatomie, des notes sur la peinture, que des récits de séjours au Portugal, en Sardaigne, à Antibes, où l'auteur découvre les tendances fondamentales de l'art occidental, marche sur les traces des survivances antiques, entre l'émerveillement du passé et le présent qui l'amuse. Une introduction idéale à l'oeuvre d'un des plus grands écrivains du XXe siècle.
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  • Depuis leur publication en 1831, les Neuf lettres sur la peinture de paysage du naturphilosoph Carl Gustav Carus ont été universellement considérées comme le fondement théorique de l'esthétique du paysage romantique allemand.
    Médecin, naturaliste, géologue, auteur de traités sur l'inconscient et les rêves où il devance les ouvrages les plus modernes sur ces questions, ami de Lorenz Oken et de Humboldt, de Kleist et de Tieck, sa pensée est également proche de la philosophie de l'identité de Heinrich Gottlieb von Schubert et de l'idéalisme de Schelling. Le présent volume exprime sa position de savant et d'artiste - il a peint 400 tableaux - en face de la nature, son souci de la connaître dans ses structures intimes, son aspiration à s'unir à elle dans une sorte de communion à la fois physique et mystique.
    Ce que dit bien le mot qu'il a employé pour définir la " peinture de paysage " mot intraduisible en français, Erdlebenerlebnis (expérience de la communion avec la vie de la terre) et Erdlebenbildkunst (art de la représentation de la vie de la terre). Ont été joints ici la traduction de son texte capital sur la Physiognomonie de la montagne et plusieurs extraits des Écrits et lettres de Caspar David Friedrich dont la pensée et l'esthétique ont fortement influencé et souvent inspiré celle de Carus.

  • On tente ici d'organiser, autour du concept de critique, doublé de celui d'utopie, une lecture suivie - c'est-à-dire conséquente - des écrits de Walter Benjamin (1892-1940). Un troisième terme, celui de crise, dessine entre les deux premiers l'espace problématique d'une histoire en train de se faire ou de se défaire.
    Sous le titre de Crise et Critique, Benjamin a envisagé avec Brecht et quelques autres, à l'heure de la montée des périls dans la jeune République allemande de Weimar, (et plus précisément au tournant de l'année 1930) la publication d'une revue engagée sur le front de l'art, de la littérature et de la culture. Ce projet avorta, mais les échanges auxquels il donna lieu alimentent la définition benjaminienne de la - tâche de la critique - (un ensemble de fragments éclatés). A vrai dire, Benjamin n'avait pas attendu ce moment pour mettre au premier plan de sa pensée la notion de critique. Chacun des objets qu'il a étudiés jusqu'alors - le concept de critique d'art dans le romantisme allemand, Les Affinités électives de Goethe, origine du drame baroque allemand - lui permet de creuser sous divers angles une théorie de la critique indissociable de la pratique de celle-ci. La critique proprement littéraire, ce faisant, ne manque pas de border la philosophie de l'art, ni de déborder vers l'histoire et la politique, ce dernier trait s'accentuant, sous la pression des circonstances, avec Sens unique (1928) et le Passagenwerk, l'Oeuvre des Passages (1928-1940).
    Le recueil de textes présenté ici - coupe transversale dans les écrits de Benjamin - repose sur des extraits et des fragments significatifs, attestant d'une méthode qui se veut mobile pour affronter et exploiter tout à la fois le grand vent de l'époque. S'il y a quelque risque à bâtir ainsi sur des éléments dispersés - mais d'un autre côté tout autant rassemblés -, on est en droit de s'y sentir autorisé par la démarche de l'auteur lui-même, procédant volontiers par citation et montage.

  • D'une simplicité et d'une originalité inédite pour son époque, la photographie de Renger-Patzsch a ceci de particulier qu'elle repose sur un style documentaire privilégiant la sobriété et l'immédiateté du réalisme, qui sont pour lui des caractéristiques fondamentales de la représentation photographique. Son oeuvre témoigne d'une approche technique et formelle rigoureuse dans laquelle l'appareil photo n'intervient que pour intensifier notre vision et notre conscience de la réalité.
    Le livre explore ce travail fondamental pour la photographie, caractéristique de l'avant-garde du XXe siècle, à travers 190 photographies emblématiques choisies par le commissaire d'exposition. L'ensemble est accompagné d'un important corpus de textes illustrés de nombreux documents d'archives et de publications d'époques.

  • Entre les moralistes français, Marx et les romantiques allemands, Adorno entreprend, à travers de courts chapitres, vignettes, instantanés, une critique du mensonge de la société moderne, traquant au plus intime de l'existence individuelle ce qui nous détermine et nous opprime. Un livre à méditer comme un art de penser et à pratiquer comme un art de vivre. Mieux : un art de résister.

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  • " L'ensemble des écrits dans lesquels Walter Benjamin aborde le sujet de la photographie - de la célèbre " Petite Histoire de la photographie ", aux extraits de son grand oeuvre sur les passages parisiens, en passant par ses textes sur l'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique - est ici réuni pour la première fois en un seul volume. A cela s'ajoutent six textes sur la photographie, dont certains n'avaient jamais été traduits en français.
    La réflexion de Benjamin dans ces textes choisis annonce l'essentielle modernité de la photographie et anticipe le devenir de l'art contemporain. " Préface de Yannick Haenel.

  • Le concept de critique esthétique dans le romantisme allemand « J'ai mis un point final il y a quelques jours au brouillon de ma thèse. La voici devenue ce qu'elle devait être : une ouverture sur la véritable nature du romantisme méconnue plus que partout ailleurs dans la littérature... » Ainsi Walter Benjamin évoquait-il en avril 1919 Le Concept de critique esthétique dans le romantisme allemand. Premier livre important de Benjamin, il contient son art poétique de même que la conception du langage qu'il entendait pratiquer et auquel il devait rester fidèle. De facture universitaire, il ne s'agit pourtant pas d'un simple ouvrage de circonstance : il traite fondamentalement, à travers la notion de critique esthétique, de la structure objective de l'art en tant qu'idée et de ses oeuvres parmi lesquelles, pour les romantiques, la poésie tient une position centrale.

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  • « Il y aurait donc un côté léger dans ce livre, qui lui vient à la fois de sa modestie et de sa propension au jeu. Quelque chose entre des petites histoires de la photographie (pour le montage anachronique des exemples figuratifs au détriment de toute histoire déductive) et un livre des passages photographiques (pour le montage des citations glanées ici et là). Double hommage à Walter Benjamin, donc, et avec ce souci de noter consciencieusement modestement , à la fin de chaque bref chapitre, la littérature évoquée même du bout des lèvres. Stiegler ne manifestant aucun narcissisme d'auteur ou de théoricien , il nous invite simplement, aimablement, à sortir de son propre livre et à reparcourir les labyrinthes de textes et d'images où il aura lui-même aimé se perdre. Il ne veut rien dominer dans l'ordre de la doctrine. Il se contente de se déplacer dans l'immanence des photos et des mots, il court d'image en image, de métaphore en métaphore cette course ou translatio nommant, justement, la notion classique de métaphore et, tout en même temps, de texte en texte dans une littérature photographique traversée comme le serait une jungle par quelque explorateur ou aventurier libre de tout programme. » Georges Didi-Huberman

  • Karl Blossfeldt (1865-1932), grand pionnier de la photographie de plantes, n'était ni un photographe ni un botaniste. Professeur au musée des Arts décoratifs à Berlin, il portait au monde des plantes un intérêt d'ordre artistique et didactique : passionné par la structure des végétaux - « qui constitue leur plus haute forme artistique née de leur fonction » -, il a voulu la rendre visible, notamment à des %ns comparatives, par le moyen de la photographie.
    Blossfeldt s'est lui-même fabriqué un appareil à plaque avec lequel il a photographié les plantes - qu'il avait généralement collectées et disséquées en personne - avec un grossissement de deux à huit fois, à partir de 1898, essentiellement pour un usage pédagogique. Au total, cet ensemble comptera près de 6000 photographies.
    À la %n des années 1920 et au début des années 1930, il publie deux livres, Les Formes originelles de l'art (1928) et Le Jardin merveilleux de la nature (1932), qui auront une profonde in+uence sur les artistes de son époque, enthousiasmant les surréalistes comme les tenants de la Nouvelle Objectivité. Ces ouvrages ont assuré la célébrité de leur auteur et sont restés dans l'histoire de l'art et de la photographie comme des classiques du genre.
    Les Essentielles rassemblent les plus beaux « portraits de plantes » - à la fois rigoureusement objectifs et pleinement poétiques - de Karl Blossfeldt.

  • A l'encontre de ceux qui voient la modernité du roman dans une subjectivisation extrême, broch (de même que l'autre grand viennois musil) conçoit le roman comme la forme suprême de la connaissance du monde et le charge d'ambitions intellectuelles comme aucun romancier n'a osé le faire avant lui.
    Broch est un des plus grands démystificateurs des illusions lyriques qui ont obsédé notre siècle.
    Dans les somnambules, son oeuvre la plus importante, l'histoire des temps modernes lui apparaît comme un processus de dégradation des valeurs. les trois volumes de la trilogie représentent trois degrés de l'escalier du déclin: le premier, le romantisme; le deuxième, l'anarchie; le troisième, le réalisme (die sachlichkeit).
    Broch a révélé ce grand paradoxe: plus le monde moderne se targue de la raison, plus il est manipulé par l'irrationnel.
    Le théâtre macabre qui se joue de nos jours sur notre planète, il l'a préfiguré dans ses personnages. a travers leurs aventures (l'action se déroule entre 1888 et 1918), il a réussi à dévoiler les "coulisses de l'irrationnel" à partir desquelles sont régies les guerres, les révolutions, les apocalypses.

  • L'intérêt croissant qui se manifeste depuis quelques années en France et en Europe pour le paysage n'est pas seulement une mode ni même un «phénomène de société», mais un véritable fait de civilisation, qui correspond à une évolution profonde des mentalités. Il s'oppose à l'attitude qui a longtemps prévalu après la Seconde Guerre mondiale dans l'aménagement des villes et du territoire, et qui tendait à faire table rase du contexte historique, social, culturel et naturel dans lequel s'inséraient les constructions et infrastructures nouvelles. Or cette abstraction, caractéristique du «mouvement moderne», est l'aboutissement d'un type de rationalité qui repose sur l'opposition du sensible et de l'intelligible, de la chose pensante et de la chose étendue. Si l'homme a pu ainsi, grâce à l'essor des sciences et des techniques, conquérir la maîtrise de son environnement, ce n'est pas sans en altérer les équilibres fondamentaux ni se priver des apports de l'expérience sensible.
    Nous éprouvons aujourd'hui le besoin de renouer avec l'un et l'autre. Or cela suppose de réformer non seulement nos manières de faire et de vivre, mais notre façon de penser, et, dans cette perspective, le paysage est aussi un enjeu stratégique. Il n'est pas seulement un terrain d'action ni un objet d'étude : il donne à penser, et à penser autrement. Il nous propose, entre autres choses, un modèle pour l'invention d'une nouvelle forme de rationalité, que Michel Collot propose ici d'appeler la pensée-paysage, et qu'il tente de définir et d'illustrer à travers ses expressions philosophiques, artistiques et littéraires contemporaines, en faisant dialoguer notamment poésie et phénoménologie, Orient et Occident, plasticiens et écrivains, tradition et modernité.

  • Plus de trente-cinq ans après avoir publié les premières traductions des textes de Clement Greenberg en français dans la revue Macula, et près de trente ans après la première traduction d'Art et Culture aux Éditions Macula, cette nouvelle édition donne un souffle nouveau à la pensée d'un des critiques d'art les plus influents du XXe siècle.
    Art et Culture a contribué à imposer Clement Greenberg comme le représentant du Modernisme américain, entendu comme le repli souhaitable de chaque forme d'art sur ses propres moyens d'expression - pour la peinture, la surface de la toile, la couleur, la forme et donc un abandon de l'illusion pour la planéité de la surface. Cette sélection d'essais initialement publiés dans diverses revues culturelles et politiques américaines telles que Partisan Review, The Nation ou encore Commentary au cours des deux décennies précédentes, a permis de rendre facilement accessible la pensée du critique dans le monde de l'art.
    Toutefois, l'oeuvre de Clement Greenberg ne se réduit pas à ce seul ouvrage. Aussi, lui est ici adjointe une sélection d'écrits inédits des années 1940, période moins connue mais formatrice de sa pensée. Ils appartiennent à différents genres permettant de prendre la mesure de la diversité des écrits de Greenberg (notes de lecture, comptes rendus d'expositions, lettres, essais théoriques) autant que de ses intérêts pour la photographie, la littérature, la sculpture, la peinture des Grands Maîtres, ou encore l'oeuvre de Jackson Pollock et Piet Mondrian.
    L'ensemble de l'ouvrage est introduit par Katia Schneller qui y précise les ambitions de Greenberg, offre des échos possibles au sein du volume, mettant ainsi en lumière les leitmotive de sa pensée tels que le déclin de l'art français, le provincialisme de l'art américain, mais aussi le regard critique qu'il porte sur les institutions, ou encore son engagement marxiste. Katia Schneller a par ailleurs enrichi l'ouvrage d'un appareil de notes conséquent afin d'éclairer certaines des références faites par l'auteur qui nécessitent aujourd'hui d'être commentées, d'une bibliographie, d'une chronologie historique axée autour de la biographique de l'auteur et d'une iconographie souvent inédite.
    Cette nouvelle édition augmentée et commentée d'Art et Culture affirme ainsi sa dimension rétrospective autant que projective, destinée à susciter une relecture étendue de l'oeuvre fondatrice de Clement Greenberg.

  • les romantiques allemands

    Armel Guerne

    • Libretto
    • 22 October 2004

    Publiée en 1963 sous la direction inspirée d'Armel Guerne, jamais réimprimée, cette stèle mythique manquait à tous les amoureux du Romantisme allemand.
    Hölderlin, Jean-Paul, Tieck, Novalis, les frères Schlegel, Brentano, Chamiso, Hoffmann, La Motte -Fouqué, Kleist, Arnim, soit les plus grands sont bien sûr ici sur le devant de la scène, représentés chacun par un ou plusieurs de leurs textes majeurs. Mais l'on découvrira aussi quelques-uns de leurs compagnons injustement oubliés, Wackenroder, Contessa, Bettina Brentano von Arnim, et la touchante Caroline von Günderode (la suicidée des bords du Rhin), lesquels furent eux aussi caressées par l'aile de l'ange. Sans oublier le cortè ge des romantiques dits tardifs, où brillent encore plusieurs inoubliables : Eichendorff, Büchner, Grabbe, Mörike.
    Un florilège unique en notre langue, tant par son abondance que par la qualité des traductions retenues notamment celles d'Albert Béguin et de Guerne lui-même.

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