Erwin Blumenfeld

du 15 octobre 2013 au 26 janvier 2014 L’œuvre d’Erwin Blumenfeld (Berlin, 1897–Rome, 1969) illustre le parcours artistique de l’un des plus grands photographes de mode du XXe siècle, dans le contexte sociopolitique de l’entre-deux-guerres. Une grande partie de l’exposition du Jeu de Paume est notamment consacrée à l’époque où, d’abord à Paris, puis à New York, il réalise des photographies de mode et publicitaires. Ces photographies, souvent minimalistes, essentiellement en couleur, témoignent de son incessant désir d’expérimentation. L’exposition réunit l’ensemble des médiums utilisés par Blumenfeld tout au long de sa carrière marquée par l’immigration : dessin, photographie, montage et collage. Les motifs, aujourd’hui devenus classiques, de ses photographies expérimentales en noir et blanc, y côtoient ses multiples autoportraits, portraits ainsi que ses photographies de mode. En savoir plus
  • Publié en 1979, et depuis longtemps introuvable, ce Second manifeste camp est le premier ouvrage de Patrick Mauriès. Éclairé par les figures tutélaires d'Andy Warhol et de Roland Barthes, ce traité chic, savant et désinvolte, théorique et ironique, en tout cas unique en son genre, tente de redéfinir une notion mise en lumière par l'essayiste Susan Sontag en 1964. « Dandysme postmoderne », ni mondain, ni snob, ni kitsch, et tout cela à la fois, le camp selon Patrick Mauriès navigue entre culture élitiste et mauvais goût assumé. Procédant par fragments, et à coup de références, l'auteur fait cohabiter les films de Werner Schroeter, les publicités Dim, la peinture baroque italienne, la disco, Jean-Jacques Schuhl, la haute couture et la mode vintage, Winnie the Pooh, McDonald's, le salon de thé Angelina, le Palace, etc. Un mélange des genres dont la modernité reste intacte.

  • Catalogue officiel de l'exposition « Erwin Blumenfeld, Photographies, dessins et photomontages » au musée du Jeu de Paume à Paris du 14 octobre 2013 au 26 janvier 2014. L'oeuvre d'Erwin Blumenfeld (1897-1943) illustre de façon impressionnante un parcours artistique et son contexte sociopolitique entre la Première et la Seconde Guerre mondiale mais reflète aussi l'incidence de l'émigration sur une vie. Juif allemand, Erwin Blumenfeld naît en 1897 à Berlin mais ne vit que quelques années dans son pays natal. Déserteur, il reste, après la Première Guerre mondiale, dix-sept ans en exil aux Pays-Bas, à Amsterdam, où il est, entre autres, libraire, marchand d'art et marchand d'articles en cuir. Il s'intéresse parallèlement à l'écriture, à la peinture et à la photographie. C'est au cours de ces années qu'il commence à se livrer à des expérimentations photographiques en laboratoire. Les images qu'il crée témoignent d'une appropriation photographique spécifique de la réalité de ces années-là. Ainsi voient le jour, par exemple, des portraits dans lesquels le thème de l'aliénation s'invite constamment. En 1936, suite à la faillite de son commerce, Blumenfeld vient s'installer à Paris. Il ne tarde pas à recevoir des commandes de portraits, de photographies de mode et de photographies publicitaires. La publication de ses portraits surréalistes et de ses photographies expérimentales dans les magazines Verve et Minotaure lui vaut d'être entouré d'admirateurs influents. Grâce à son ami Cecil Beaton, il obtient dès 1938 un contrat avec l'édition française de Vogue et commence un an plus tard à travailler à Paris pour Harper's Bazaar, mais cette collaboration sera de courte durée. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Blumenfeld est interné en tant que « ressortissant étranger ennemi » successivement aux camps de Montbard, Loriol, Le Vernet et Catus, de 1940 à 1941. À sa libération, il émigre avec sa famille aux États-Unis, où il travaille en indépendant pour de nombreux magazines jusqu'en 1943. Plus d'une centaine de photographies de Blumenfeld sont publiées en couverture de magazines comme Vogue, Harper's Bazaar, Life, Look ou Cosmopolitan. Il partage un studio de photographie de mode avec Martin Munkacsi jusqu'en 1943, date à laquelle il ouvre son propre studio à New York. Au milieu des années 1950, le photographe se retire pour se consacrer à l'écriture. L'exposition et le catalogue qui l'accompagne réuniront les différents arts visuels pratiqués par Blumenfeld tout au long de sa vie : dessins, photographies, montages et collages. Seront présentés les motifs, aujourd'hui devenus classiques, de ses photographies expérimentales en noir et blanc ainsi que ses multiples autoportraits et portraits de personnalités connues ou inconnues. Une grande partie de l'exposition sera consacrée à l'époque où, d'abord à Paris puis à New York, la photographie de mode et la photographie publicitaire occupaient beaucoup Blumenfeld. Ces photographies, essentiellement en couleurs, témoignent de son incessant désir d'expérimentation après 1945 et mettent clairement en évidence le lien direct entre cette activité commerciale et les méthodes et techniques utilisées auparavant en noir et blanc. Des magazines permettront au visiteur de prendre toute la mesure de la mise en page et de l'environnement rédactionnel de ses photographies, c'est-à-dire de l'influence des rédacteurs. Des dispositifs sonores révéleront la radicalité de l'art du verbe chez Blumenfeld, tandis qu'un diaporama présentera ses clichés de petit format, réalisés en dehors du studio et à ce jour inédits.

  • Cette autobiographie illustrée d'Erwin Blumenfeld, retrace "l'odyssée, singulière, insolite et violente" de l'un des plus grands photographes de mode du XXe siècle. Né à Berlin à la fin du XIXe siècle, de parents juifs, il vécut le double effondrement d'un monde à travers la démence des deux guerres mondiales et n'en réchappa que grâce à une incroyable volonté de vivre. Exposition "Erwin Blumenfeld" au Jeu de Paume (Paris) du 15 octobre 2013 au 26 janvier 2014.

  • L'art est en danger

    Collectif

    • Allia
    • 5 January 2012

    L'ensemble d'essais "L'Art est en danger" de George Grosz et Wieland Herzfelde a paru aux éditions Malik Verlag à Berlin, en 1925. Il donne son titre à ce volume qui comprend également "La canaille de l'art" de George Grosz et John Heartfield et enfin "Sur le photomontage" du militant et philosophe Günther Anders.

  • Alfred H.
    Barr, directeur du Museum of Modern Art de New York, séjournant au printemps 1933 à Stuttgart pour raisons de santé, assiste aux conséquences immédiates de la prise du pouvoir par les nazis: peintres, cinéastes, directeurs de musées, architectes reçoivent des directives. De retour aux Etats-Unis, il mettra longtemps à obtenir la publication de ses textes où il rapporte, dans l'indifférence, ce dont il a été le témoin.

  • Imprévue et cependant régulière, toujours nouvelle et toujours intelligible, la Mode n'a cessé d'intéresser les psychologues, les esthéticiens, les sociologues. C'est pourtant d'un point de vue nouveau que Roland Barthes l'interroge : la saisissant à travers les descriptions de la presse, il dévoile en elle un système de significations et la soumet pour la première fois à une véritable analyse sémantique : comment les hommes font-ils du sens avec leur vêtement et leur parole ?

    Ce livre, devenu un classique, est un des exemples les plus brillants d'application de la sémiologie à un phénomène culturel.

  • Essais sur brecht

    Walter Benjamin

    • Fabrique
    • 4 September 2003

    " Donner une idée de ses convictions théoriques, de sa façon de converser, voire de son allure extérieure, importe bien plus que de dévider le fil de ses oeuvres dans l'ordre chronologique, en fonction de leur contenu, de leur forme et de leur efficace. " Extraites du premier essai de ce livre, ces lignes programmatiques indiquent déjà qu'il s'agit d'un ensemble vivant. La théorie du théâtre épique, la conception du Roman de Quat'sous, la question de " l'auteur comme producteur " se mêlent à des conversations, à des lettres, à des rencontres qui ont comme toile de fond les années 1930, l'exil, la montée du nazisme. Et dans ces années de crise aiguë, transparaît la synergie entre la pensée-Benjamin et la pensée-Brecht comme par exemple lorsque Benjamin fait du trauerspiel baroque l'ascendant du théâtre épique, ou lorsqu'il met en avant chez Brecht le geste, surtout le geste inapparent, infinitésimal, ne se situant pas dans la ligne d'attente. Un dialogue des plus actuels entre deux grands esprits du XXe siècle : deux exilés, deux allemands, deux amis.

  • André Breton Anthologie de l'humour noir « L'humour noir est borné par trop de choses, telles que la bêtise, l'ironie sceptique, la plaisanterie sans gravité... (l'énumération serait longue), mais il est par excellence l'ennemi mortel de la sentimentalité à l'air perpétuellement aux abois - la sentimentalité toujours sur fond bleu - et d'une certaine fantaisie à court terme, qui se donne trop souvent pour la poésie, persiste bien vainement à vouloir soumettre l'esprit à ses artifices caducs, et n'en a sans doute plus pour longtemps à dresser sur le soleil, parmi les autres graines de pavot, sa tête de grue couronnée. » André Breton, 1939.

  • Le pluriel n'est pas ici une afféterie de style.
    Car Tristan Tzara, le fondateur de Dada à Zurich en 1916, n'est pas tout, n'est pas seul. La subversion poétique généralisée qu'il initie s'attaque résolument à toutes les disciplines de l'art institutionnalisé, refusant les compartimentages de l'ordre culturel établi. Les dadaïsmes, c'est l'offensive lancée en Suisse, en France, en Allemagne, dans les pays anglo-saxons et jusqu'au Japon même, sur tous les fronts pour repenser à neuf la poésie, le dessin, la peinture, la sculpture, l'architecture, la typographie, le collage, l'assemblage, la photographie, la cinématographie, le théâtre, la musique.
    Les dadaïsmes excèdent les années 1915-1923 auxquelles trop souvent on réduit Dada : du créationnisme à Fluxus en passant par le Nouveau Réalisme, la Beat Generation et les situationnistes, ils ont essaimé jusqu' à nos jours dans les revendications de certains des plus grands artistes contemporains, comme le montre cet ouvrage de référence à nouveau disponible en une édition revue et augmentée.

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  • Dans un monde oú les images prolifèrent en tous sens et oú leurs valeurs d'usage nous laissent si souvent désorientés - entre la propagande la plus vulgaire et l'ésotérisme le plus inapprochable, entre une fonction d'écran et la possibilité même de déchirer cet écran -, il semble nécessaire de revisiter certaines pratiques oú l'acte d'image a véritablement pu rimer avec l'activité critique et le travail de la pensée.
    On voudrait s'interroger, en somme, sur les conditions d'une possible politique de l'imagination. cet essai, le premier d'une série intitulée l'oeil de l'histoire, tente d'analyser les procédures concrètes et les choix théoriques inhérents à la réflexion de bertolt brecht sur la guerre, réflexion menée entre 1933 et 1955 par un poète exilé, errant, constamment soucieux de comprendre une histoire dont il aura, jusqu'à un certain point, subi la terreur.
    Dans son journal de travail comme dans son étrange atlas d'images intitulé abc de la guerre, brecht a découpé, collé, remonté et commenté un grand nombre de documents visuels ou de reportages photographiques ayant trait à la seconde guerre mondiale. on découvrira comment cette connaissance par les montages fait office d'alternative au savoir historique standard, révélant dans sa composition poétique - qui est aussi décomposition, tout montage étant d'abord le démontage d'une forme antérieure - un grand nombre de motifs inaperçus, de symptômes, de relations transversales aux événements.
    On découvrira ainsi, dans ces montages brechtiens, un lieu de croisement exemplaire de l'exigence historique, de l'engagement politique et de la dimension esthétique. on verra enfin comment walter benjamin - qui a été, en son temps, le meilleur commentateur de brecht - déplace subtilement les prises de parti de son ami dramaturge pour nous enseigner comment les images peuvent se construire en prises de position.

  • Otto Dix ; lettres et dessins

    Otto Dix

    • Sulliver
    • 16 November 2010

    À travers la traduction et la présentation de plus de 300 lettres en quasi-totalité inédites, accompagnées de dessins et croquis, cet ouvrage propose un portrait intime et souvent surprenant du grand peintre allemand. L'esprit révolté de Dix, son sens de la dérision mais aussi sa foi en l'humanité y transparaissent.
    Cette correspondance couvre un demi-siècle, des années 1920 aux années 1960. Dix s'isolait fréquemment pour peindre, loin de sa famille : adressées à sa femme Marta, à ses enfants, à des proches, ses lettres au ton familier dévoilent le mari, le père, l'ami. mais aussi le peintre qui s'interroge sur son art, s'inquiète des difficultés pour le faire reconnaître, houspille les galeristes. ou encore le citoyen mis au ban par la société nazie ou peinant à trouver sa place dans l'Allemagne divisée d'après-guerre.
    Les dessins et croquis illustrent la vie familiale et sociale, ils sont faits à main levée, souvent dans le but d'amuser les enfants de l'artiste.

  • On ne connaissait pas jusqu'à présent en France les réflexions esthétiques de Günther Anders. Dans ce domaine comme dans les autres il se montre encore une fois hérétique. Son George Grosz, qui n'a rien d'un essai traditionnel d'historien de l'art est sans conteste l'étude la plus pénétrante consacrée
    au peintre berlinois, célèbre pour la cruauté de ses dessins. Les historiens de l'art ont généralement méprisé l'oeuvre de Grosz à partir des années 30 et de son exil aux États-Unis. Anders montre au contraire la profonde unité de cette oeuvre marquée par un pessimisme absolu et dont il montre de façon
    convaincante qu'elle est l'une des plus importantes du siècle.
    Mais ce texte bref va bien au-delà : dans un style qui va droit à l'essentiel, ce sont les questions les plus fondamentales de l'art moderne qui sont ici passées au crible de la réflexion iconoclaste d'Anders : celle de la figuration, de la force politique d'une oeuvre, du rôle véritablement démiurgique du créateur.

  • "Contradiction remarquable, les Allemands sont ignobles par idéalisme ! Dans cette mesure, ils ont encore un immense avenir." Publié en 1921 et jamais encore traduit en français, Hourra ! Hourra ! Hourra ! est emblématique du dadaïsme allemand, qui toujours mêla à sa révolte artistique des revendications politiques et sociales. Ces douze satires constituent l'une des charges les plus violentes - et les plus drôles - jamais lancées contre l'esprit allemand, le militarisme, l'étroitesse d'esprit, le contentement de soi qui y règnent.

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