François Kollar

Un ouvrier du regard du 09 février au 22 mai 2016 Concorde, Paris Cette exposition rétrospective est constituée d‘un ensemble de 130 tirages d‘époque dont certains inédits, et d‘autres issus de la donation de la famille du photographe à l‘État. Elle met en lumière le travail d‘un photographe qui a su révéler le monde du travail au XXe siècle. Découvrir les qualités documentaires, artistiques et historiques des ensembles réunis ici permet d‘observer comment l‘individu s‘inscrivait dans la société par le biais du travail et de prendre conscience des changements profonds qui ont affecté l‘industrie entre les années 1930 et les années 1960. En savoir plus
  • Espace public et représentations établit les liens unissant la représentation de l'espace public à celle du corps, à travers un imaginaire médical ancré chez Platon. L'analyse de passages de l'Encyclopédie de d'Alembert et Diderot montre comment cet imaginaire joue un rôle essentiel dans la définition moderne du «public», du citoyen et de l'espace public. Parallèlement, les questions radicales posées par Jean-Jacques Rousseau sont examinées dans le Discours sur les Sciences et les Arts, sorte de thérapie d'une folie collective dont les arts sont le symptôme. Le rôle imparti à l'artiste face au public ressortit, chez Zola, à celui d'une victime sacrifiée sur le mode du rituel dionysiaque opérant une étrange association entre le texte et la leçon d'anatomie. L'émergence du nouvel espace public, mis en place par les autoroutes de la communication et le multimédia est également examinée ici, en ce qu'elle relance sous l'angle inconnu d'un regard sans corps, la problématique de la création et de la perception de l'art. Le livre s'achève sur une analyse du transport public, à travers deux cas (Lisbonne, Bruxelles) mettant en relief le fantasme du corps pathétique, la jonction entre communication et contagion et le rôle de l'art comme déclencheur de citoyenneté.

  • François Kollar (1904-1979), fils d'une famille modeste de Slovaquie, devient photographe professionnel à la fin des années 1920. Sa grande sensibilité à la lumière et à la matière lui permet de trouver sa place en tant que photographe publicitaire pour les plus grandes marques de luxe et ainsi d'expérimenter diverses techniques photographiques et des compositions originales. Mais il s'est surtout distingué pour ses photoreportages industriels en France et à l'étranger, légitimés par son expérience comme employé de chemin de fer et comme tourneur sur métaux chez Renault. L'importante commande des éditions Horizons de France regroupe, en 15 fascicules « La France Travaille », un millier d'épreuves, fruit d'un travail mené jusqu'à la fin de sa vie.

    Ce catalogue porte une regard contemporain sur son ouvre, à la lumière du contexte historique, et analyse la nature des commandes qu'il reçoit tout au long de sa vie.


    Le catalogue est préfacé par Marta Gili, directrice du musée du Jeu de Paume.
    Le livre sera organisé en 4 parties, chacune introduite par un texte d'un spécialiste.
    * Une contextualisation de l'oeuvre de Kollar par Pia Viewing, chercheuse et co-commissaire de l'exposition ;
    * Une approche contemporaine du grand projet photographique « La France Travaille » par Jean-François Chevrier, historien et critique d'art ;
    * Une analyse des reportages effectués dans l'Afrique occidentale française (AOF) par Pascal Blanchard, historien spécialiste du « fait colonial » et de l'histoire des immigrations en France ;
    * Une présentation de la donation faite à la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine par Matthieu Rivallin, chargé de collection à la Médiathèque et co-commissaire de l'exposition.

  • - En 1931, pour la première fois dans l'histoire de France, la population urbaine dépasse la population rurale. Coïncidence ou génie éditorial, c'est aussi la même année que l'éditeur Jacques Lagrange lance un grand projet d'enquête sur la France au travail, qu'il confie au jeune photographe François Kollar. Si celui-ci privilégie largement le monde de l'industrie et de l'usine, au coeur d'une révolution sociale et esthétique, il n'en délaisse pas pour autant d'autres grands secteurs d'activité, et notamment l'agriculture et le travail de la terre.Sillonnant le pays pendant plusieurs années, il réalise de nombreux reportages qui décrivent, dans sa grande diversité, la France paysanne des années trente. Ces photos, dont seule une petite partie a été sélectionnée et publiée dans La France travaille, témoignent aujourd'hui encore d'un moment clé de l'histoire de l'agriculture, au seuil d'une profonde transformation, d'une révolution agricole qui va définitivement emporter l'ancienne société agraire, après la Seconde Guerre mondiale.Le plus grand mérite de ce corpus est de n'être ni nostalgique ni moralisateur, à une période où s'épanouit l'idéologie agrarienne. Parce qu'au-delà des conditions de vie et d'existence des paysans qu'il met en scène, François Kollar, photographe humaniste, a su rendre, sans folklorisme ni nostalgie, un instantané respectueux des hommes de son temps.Ce magnifique témoignage est illustré par les textes vivants et documentés d'Edouard Lynch, historien de la paysannerie française du XXe siècle, ainsi que par des citations de grands auteurs et de témoins de la vie rurale des années trente.

    - Historien spécialisé dans la paysannerie française au XXe siècle, Edouard Lynch est maître de conférence à l'université Lumière-Lyon II. Membre du Laboratoire d'études rurales de Lyon, il collabore régulièrement à la revue de l'Association des ruralistes français, Ruralia. Auteur de plusieurs ouvrages spécialisés, il a également écrit un livre grand public paru chez France Loisirs en 2007, Les fermes d'autrefois.

  • Ce cours n'est et ne veut être qu'une introduction, objective je pense, à l'étude, d'un problème chargé de passions politiques.
    Il s'adresse non au spécialiste mais à l'étudiant et à l'honnête homme. il n'impose pas de réponses dogmatiques, il dissipe les mythes : celui d'une évolution nécessaire du capitalisme au soviétisme, celui d'une convergence fatale des deux types de société industrielle, celui du caractère homologue des diverses phases de la croissance, quelle que soit l'époque et quel que soit le régime politique.

  • L'art et la machine

    Collectif

    • Lienart
    • 22 October 2015

    Un livre d'art sur un artiste d'origine coréenne, venu en France en 1969 pour découvrir les grandes traditions picturales issues de l'Impressionnisme, du Fauvisme de Matisse ou de Derain, et plus encore de l'Abstraction mode Kandinsky, Malevitch, Mondrian, Delaunay, Bissière, Hartung, Debré, Messagier... sans oublier les références peintres américains comme Pollock, Sam Francis, Rothko... voilà déjà qui attire l'attention .
    Et ce d'autant plus que l'artiste en question, Kim en Joong, né en 1940 près de Séoul a d'abord reçu des leçons de calligraphies, transmises par son père, dans la tradition bouddhiste. Que ce peintre, devenu catholique en 1967, devenu dominicain à Fribourg en Suisse en 1970, puis prêtre en 1974, ait gardé sa volonté de rester inscrit dans la tradition de la peinture abstraite sans renoncer à son sens de la calligraphie extrême orientale, voilà qui intrigue.
    Ce livre veut aider à comprendre ces traditions artistiques et spirituelles, pour entrevoir le processus créateur d'un artiste, Kim en Joong, libre de toute école. Les rencontres de Kim En joong, par delà les générations, avec des peintres comme Picasso et plus encore Matisse ou Cezanne, méritaient des mises en parallèle, voire en concurrence. Des chapitres sont consacrés à ces mises en référence...
    La rencontre improbable, mais combien émouvante qui eut lieu entre Kim en Joong (si soucieux d'abstraction picturale et de clarté extrême orientale) et Julien Green (si soucieux de figuration et de romantisme allemand, voire de souvenirs de Savannah en Amérique) intriguait tant qu'elle a mérité une présentation dans un chapitre spécifique.

  • Tout ce que le XIXe siècle a produit est aux yeux de Walter Benjamin fantasmagorie. Que ce soient les passages qui émaillent le tissu urbain parisien, émanations de la construction en fer, ou les expositions universelles et leurs étalages de marchandises. L'illusionnisme de ce siècle a son champion en la personne du baron Haussmann, et son satiriste le plus zélé en celle de Grandville, transformant tout être humain en objet fantoche. Benjamin décrit comment ce siècle fut pétri de forces contraires, révolution contre conservatisme, bourgeoisie contre milieu ouvrier. La course à la nouveauté, propre de la modernité, se retrouve ritualisée dans la mode. Paris, ville-lumière dont Benjamin dénonce le ballet des illusions, entre oppression et promesse.

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  • Avec L'Angoisse de l'ingénieur, à valeur de manifeste, Ernst Bloch démontre le piège que l'homme se tend à lui-même. Sentiment archaïque, l'angoisse naît de la quête de l'homme d'un accès à l'inconnu, autrefois reliée à l'obscure magie. Ernst Bloch évoque également l'ancienne croyance dans l'existence des fantômes et autres démons. Monde chassé par les Lumières et plus encore par la lumière artifi cielle, dont nulle magie n'émane plus. Bloch défend les archétypes énoncés dans les contes, où toute hiérarchie sociale est niée et où le moment utopique est encore tapi.

  • Alors que tout semble promettre la photographie, activité sans traditions et sans exigences, à l'anarchie de l'improvisation individuelle, rien n'est plus réglé et plus conventionnel que la pratique photographique et les photographies d'amateurs.
    Les normes qui définissent les occasions et les objets de photographie révèlent la fonction sociale de l'acte et de l'image photographique éterniser et solenniser les temps forts de la vie collective. aussi la photographie, rite du culte domestique, par lequel on fabrique des images privées de la vie privée, est-elle une des rares activités qui puisse encore de nos jours enrichir la culture populaire : une esthétique peut s'y exprimer avec ses principes, ses canons et ses lois qui ne sont pas autre chose que l'expression dans le domaine esthétique d'attitudes éthiques.

  • La raison technicienne croit savoir comment organiser au mieux les choses et les gens, assignant à chacun une place, un rôle, des produits à consommer.
    Mais l'homme ordinaire se soustrait en silence à cette conformation. il invente le quotidien grâce aux arts de faire, ruses subtiles, tactiques de résistance par lesquelles il détourne les objets et les codes, se réapproprie l'espace et l'usage à sa façon. tours et traverses, manières de faire des coups, astuces de chasseurs, mobilités, mises en récit et trouvailles de mots, mille pratiques inventives prouvent, à qui sait les voir, que la foule sans qualité n'est pas obéissante et passive, mais pratique l'écart dans l'usage des produits imposés, dans une liberté buissonnière par laquelle chacun tâche de vivre au mieux l'ordre social et la violence des choses.
    Michel de certeau, le premier, restitua, voilà dix ans, les ruses anonymes des arts de faire, cet art de vivre la société de consommation.
    Vite devenues classiques, ses analyses pionnières ont inspiré historiens, philosophes et sociologues.

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  • L'industrie, le commerce, le marché et les conditions de production des photographies durant la période de l'entre-deux-guerres n'avaient jusqu'à ce jour fait l'objet d'aucune étude. L'auteur de cet ouvrage propose une analyse globale reliant étroitement les aspects économiques, sociaux et culturels. La photographie est le terrain de plusieurs innovations qui favorisent d'importants progrès techniques, elle est aussi une activité professionnelle et un loisir qui se confrontent dans le cadre d'un marché.

  • Kertész, Man Ray, Krull..., les noms des photographes de l'Ecole de Paris nous sont familiers mais que savons- nous des conditions dans lesquelles leur oeuvre s'est développée ? Françoise Denoyelles propose une analyse globale des conditions techniques, économiques, sociales, culturelles et artistiques dans lesquelles la photographie, et sa reproduction sur le papier, se sont développées.

  • Durkheim analyse " le rôle que les groupements professionnels sont destinés à remplir dans l'organisation sociale des peuples contemporains ". Constatant le développement des fonctions économiques dans la société, il plaide pour une moralisation et une normalisation des relations entre les différents acteurs de la vie économique. Son analyse est encore de nos jours d'une pertinence confondante, ainsi que le relève Serge Paugam dans sa préface, il insiste sur l'importance de l'analyse et sur la méthode de Durkheim.

  • Photographie et societe

    Gisèle Freund

    • Points
    • 1 February 1974

    La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne.
    Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. elle préside à tous les événements, privés ou publics. on lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. en fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et oeuvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations.
    C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique : elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.

  • Florence Henri (New York, 1893-Compiègne, 1982) est une artiste complète : elle s'oriente d'abord vers la musique puis vers la peinture - elle est l'élève de Vassily Kandinsky, Paul Klee, Fernand Léger -, avant de choisir la photographie. Elle devient rapidement l'une des figures importantes des avant-gardes entre la fin des années 1920 et le début des années 1940. Elle se lie d'amitié notamment avec Carl Einstein, Lázló Moholy-Nagy, Hans Arp, Hans Richter, John Heartfield. Elle ouvre son studio à Paris et se spécialise dans le portrait. Gisèle Freund sera l'une de ses élèves.
    Sa recherche perpétuelle de nouvelles formes et sa maîtrise des perspectives, avec l'introduction de miroirs et d'objets divers, l'amènent à créer des compositions originales, dont ses fameux autoportraits et ses compositions de natures mortes.

  • Kertész

    ,

    • Hazan
    • 29 September 2010

    André Kertész (1894-1985) est de ces photographes qui ont forgé la modernité photographique au sein des avant-gardes européennes des années 1920. Il eut une influence sur le développement de la photographie au milieu du siècle, tout en gardant toute sa vie une indépendance et une singularité d'élaboration d'une « poésie photographique » qui fait de lui presque un marginal. Ses photographies ne sont pas des constats événementiels, mais des notations personnelles, comme des états d'âme projetés autour de lui. L'exposition du Jeu de Paume, qui sera accueillie dans plusieurs musées européens (Winterthur, Berlin, Budapest) est la première rétrospective de son oeuvre. Elle sera constituée de nombre de tirages « vintages », en tout cas tous établis sous le contrôle du photographe. Le catalogue rendra compte de cet exceptionnel rassemblement d'oeuvres et de leur qualité visuelle par les choix de la maquette et de l'impression. Le parcours du livre, organisé en premier lieu par la succession des trois périodes de la carrière de Kertész (Budapest 1914-1925 ; Paris 1925-1936 ; New-York 1936-1985), met également à l'honneur le métier de photographe (la participation à l'invention du reportage photographique en 1928) et la place des médias reproduisant des photographies (le magazine VU notamment). Deux particularités de la production de Kertész font l'objet d'un traitement particulier, les distorsions (1932) et les polaroïds (1979-1984). Chacune des parties fait l'objet d'une présentation récurrente associant un texte d'analyse historique illustré, un port folio des oeuvres, et des cahiers abordant successivement des points particuliers de l'esthétique et de la pratique de Kertész.

  • Catalogue officiel de l'exposition « Germaine Krull » au musée du Jeu de Paume du 2 juin au 27 septembre 2015, puis au Martin Gropius Bau à Berlin du 8 octobre 2015 au 10 janvier 2016.

    Le livre en quelques mots.

    Catalogue officiel de l'exposition « Germaine Krull » au musée du Jeu de Paume du 2 juin au 27 septembre 2015, puis au Martin Gropius Bau à Berlin du 8 octobre 2015 au 10 janvier 2016.

  • " pour moi, la figure humaine, le corps humain n'ont pas plus d'importance que des clés ou des vélos.
    C'est vrai. ce sont pour moi des objets valables plastiquement et à disposer suivant mon choix. on doit reconnaître que les traditions picturales qui nous précèdent - la figure et le paysage - sont lourdes d'influences. [. ] il a fallu, pour y voir clair, que l'artiste moderne se détache de cette emprise sentimentale. nous avons franchi cet obstacle : l'objet a remplacé le sujet, l'art abstrait est venu comme une libération totale, et on a pu alors considérer la figure humaine non comme une valeur sentimentale mais uniquement comme une valeur plastique.
    Voilà pourquoi dans l'évolution de mon oeuvre, de 1905 à maintenant, la figure humaine reste volontairement inexpressive. ".

  • Après les deux volumes d'evolution et techniques (l'homme et la matière et milieu et techniques) qui donnaient le cadre systématique d'une étude générale des techniques, de la préhistoire au début de la période industrielle, andré leroi-gourhan, dans le geste et la parole, dont technique et langage est le premier volume, offre une synthèse sur le comportement matériel de l'homme.
    Partant des observations de la neuro-physiologie, il montre que l'emploi simultané de la main et de la face mûrit dans le comportement d'un nombre important d'espèces depuis les origines. l'évolution du corps et du cerveau et celle des manifestations techniques et esthétiques permettent de dégager une véritable " paléontologie du langage ". la notion zoologique du territoire est ensuite exploitée pour définir l'économie des sociétés de chasseurs-ramasseurs, les modalités de l'apparition de l'élevage et de l'agriculture, puis l'enchaînement des conséquences techno-économiques qui conduit aux techniques du feu (céramique, métallurgie), à la formation des classes sociales et au développement du dispositif urbain.
    Technique, économie, langage se coordonnent ici depuis le plus lointain passé jusqu'à l'examen des chances biologiques de l'homme futur, dans la recherche d'une image totale du développement humain.

  • Comme l'énergie qui fait les bombes peut aussi faire rouler les trains, la vigueur de Marinetti, locomotive du futurisme, illumine ses textes d'étincelles électriques. Hostile aux souvenirs de pacotilles semblables à des antiquités de plâtre, l'initiateur du futurisme appelle à une résistance esthétique. « Assassinons le clair de lune ! » Son mot d'ordre le plus célèbre n'est encore que le premier d'un cycle de textes courts qui définissent une esthétique qui touche à tous les domaines - la nature, les moeurs, et naturellement les arts. Contre Venise, Contre Rome, Contre le mariage - le poète s'attaque avec un courage endiablé à tout ce qui sent la passivité, la normalisation, la poussière. Aujourd'hui, ces mots résonnent comme un appel au réveil.

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  • La valeur ne porte donc pas écrit sur le front ce qu'elle est.
    Elle fait bien plutôt de chaque produit du travail un hiéroglyphe. ce n'est qu'avec le temps que l'homme cherche à déchiffrer le sens du hiéroglyphe, à pénétrer les secrets de l'oeuvre sociale à laquelle il contribue, et la transformation des objets utiles en valeurs est un produit de la société, tout aussi bien que le langage.

  • La Contribution à la critique de l'écononomie politique, publié le 1er juin 1859 à 1000 ex. chez Franz Duncker à Berlin, a été écrite entre octobre 1857 et janvier 1859. La préface est écrite en février 1859.
    L'introduction à la critique de l'économie politique ("Introduction de 1857"), publiée plus tard par le Neue Zeit, est écrite par Marx en août 1857.
    La Contribution à la critique de l'économie politique fait partie des rares ouvrages de Marx publiés de son vivant, et représente, avec les Théories sur la plus-value demeurées à l'état de brouillons, la confrontation la plus directe de Marx avec l'économie politique de son temps. Pourtant, trop souvent réduit à une première ébauche de la section 1 du Capital et donc souvent ignoré, le texte est aujourd'hui quasiment introuvable en français, si ce n'est dans l'édition qu'en a proposée M.
    Rubel à la Pléiade. Avant lui, la traduction de J. Molitor des années 1930 ainsi que les Éditions sociales (traduction M. Husson en 1965) sont introuvables.
    La présence de ce texte au programme de l'agrégation de philosophie est l'occasion de le retraduire dans le cadre de la GEME. Il s'agit en effet de rendre ce texte lisible en restituant le vocabulaire hégélien dont il est truffé, jusqu'ici systématiquement gommé, en proposant au lecteur un accès plus direct (grâce à un appareil de notes et des annexes substantielles) aux textes d'économie que Marx discute.
    L'Introduction à la critique de l'économie poltique est un texte court qui a provoqué de nombreux débats, ayant été souvent interprété comme un bréviaire du marxisme-léninisme. Cette nouvelle trdauction lui rend sa visée scientifique et critique.

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