Diane Arbus

du 18 octobre 2011 au 05 février 2012 Diane Arbus (New York, 1923-1971) a révolutionné l’art de la photographie. L’audace de sa thématique, aussi bien que son approche photographique ont donné naissance à une œuvre souvent choquante par sa pureté, par cette inébranlable célébration des choses telles qu’elles sont. Avec plus de deux cents clichés, cette première rétrospective en France permet de découvrir la source, l’étendue, mais aussi les aspirations d’une force parfaitement originale dans l’univers de la photographie. Y sont présentées toutes les images emblématiques de l’artiste, ainsi qu’un grand nombre de photographies qui n’ont à ce jour jamais été exposées en France. En savoir plus
  • Diane Arbus est aujourd'hui un mythe et, trente-cinq ans après sa mort, son oeuvre demeure l'une des plus fascinantes de l'histoire de la photographie du XXe siècle, tant par sa beauté que par la singularité des sujets abordés : les " monstres ", bien sûr, mais aussi la solitude et la vieillesse, le corps et son image, la panoplie des déviations sexuelles, l'enfer du couple et de la famille, le spectacle de la laideur et le fantasme désormais commun de la reconnaissance ou de la célébrité.
    Sans oublier le portrait de l'Amérique si turbulente des années soixante, qui semble à mille lieues de celle que nous connaissons aujourd'hui. A la fois puissante, fragile et solitaire, Diane Arbus apparaît ici comme la figure centrale d'un conte de fées à rebours, sorte de descente tragique aux Enfers, qu'elle-même envisageait comme une tentative de recréation du Monde. Seul livre consacré jusqu'ici à l'analyse de son oeuvre, Diane Arbus ou le rêve du naufrage reparaît vingt ans après sa publication à l'occasion de la sortie du film Furoù Nicole Kidman interprète le rôle de Diane Arbus.

  • Diane Arbus

    Diane Arbus

    Lorsque Diane Arbus meurt en 1971, à l'âge de quarante-huit ans, elle exerce déjà une influence significative - qui tient même de la légende - sur les passionnés de photographie, alors même qu'un nombre encore relativement limité de ses photos les plus importantes ont été publiées. La parution de Diane Arbus (publié en français par les Editions du Chêne en 1973), tout comme la rétrospective posthume du Museum of Modern Art de New York, permet au grand public de découvrir la portée et la puissance de son oeuvre. La réaction est sans précédent. La publication de cette monographie de quatre-vingts photos a été dirigée et conçue par un ami et collègue de Diane Arbus, le peintre Marvin Israel, et par sa fille, Doon Arbus. En créant ce livre, leur objectif était d'être aussi fidèle que possible aux critères utilisés par Diane Arbus pour juger sa propre oeuvre et à la manière dont elle espérait qu'on la verrait. Le livre est devenu un classique universel. Diane Arbus: une Monographie, un chef-d'oeuvre intemporel traduit en cinq langues, demeure à la base de sa réputation internationale. Près d'un demi-siècle plus tard, les photographies d'Arbus suscitent toujours la même fascination, et les mêmes controverses. Elles pénètrent au plus profond de nous-mêmes avec la force d'une rencontre personnelle et, ce faisant, elles transforment la manière dont nous voyons le monde et les gens qui nous entourent.

  • A partir de l'importante correspondance qu'entretenait Diane Arbus avec ses amis, sa famille et ses confrères, mais aussi de ses carnets personnels et d'autres écrits inédits, cet ouvrage révèle, à la manière d'un journal intime, les pensées, les motivations et les stratégies de la célèbre photographe. Dans ce récit organisé autour des grands moments de sa vie, sa perception d'elle-même, de son travail et des personnes qu'elle rencontre offre pour la première fois au lecteur une vision intime de la femme qu'elle a été et de l'univers de ses photographies. Un important appareil critique ainsi qu'une biographie courte d'hommes et de femmes qui ont joué un rôle important dans la vie et dans l'oeuvre de Diane Arbus complètent ce livre. Une biographie passionnante sur une artiste dont l'oeuvre a modifié à jamais l'expression artistique contemporaine.

  • Diane Arbus A Chronology Diane Arbus: A Chronology is the closest thing possible to reading a contemporaneous diary by one of the most daring, influential, and controversial artists of the twentieth century. Drawn primarily from Arbus's extensive correspondence with friends, family, and colleagues, personal notebooks, and other unpublished writings, this beautifully produced volume exposes the private thoughts and motivations of an artist whose astonishing vision derived from the courage to see things as they are and the grace to permit them simply to be. Further rounding out Arbus's life and work are exhaustively researched footnotes that amplify the entire Chronology. A section at the end of the book provides biographies for fifty-five personalities, family members, friends, and colleagues, from Marvin Israel and Lisette Model to Weegee and August Sander. Describing the Chronology in Art in America, Leo Rubinfien noted that "Arbus . . . wrote as well as she photographed, and her letters, where she heard each nuance of her words, were gifts to the people who received them. Once one has been introduced to it, the beauty of her spirit permanently changes and deepens one's understanding of her pictures . . . " The texts in Diane Arbus: A Chronology originally appeared in Diane Arbus Revelations. This volume makes this invaluable text available in an accessible, paperback volume for the very first time.

  • Sans titre est le troisième volume de l'oeuvre de Diane Arbus, et le seul consacré exclusivement à un projet spécifique. Les photographies ont été prises dans les centres pour handicapés mentaux entre 1969 et 1971, pendant les dernières années de sa vie. La plus grande majorité de ces photos, dont elle avait songé faire le sujet d'un livre, est restée inédite jusqu'ici. Avec ces photographies, Diane Arbus atteint un lyrisme, une pureté émotionnelle, qui les distinguent du reste de son oeuvre. « Enfin ce que je cherchais », écrivit-elle à l'époque. Résultat de son estime inébranlable pour la réalité telle qu'elle la percevait, les photographies de ce livre relèvent moins du document que du mythe. Sans titre est probablement sa vision la plus transcendante et la plus romantique. Il célèbre le caractère à la fois unique et lié de chacun d'entre nous ; il exige de nous ce qu'il exigeait d'elle : avoir le courage de voir les choses telles qu'elles sont et la grâce de les laisser ainsi. Pour Diane Arbus, être photographe comprenait tout cela. Sans titre est suivi d'une postface de Doon Arbus, fille de l'artiste.

  • Diane arbus untitled

    Diane Arbus

    Ce troisième ouvrage sur les photographies de Diane Arbus est le seul qui soit consacré à une seule série. Les images de Untitled ont été prises dans des centres pour handicapés mentaux entre 1969 et 1971, les dernières années de la vie de Diane Arbus. Même si elle envisageait effectivement un livre sur le sujet, la plus grande partie de ces clichés est restée inédite jusqu'à cette publication.

  • Revelations est le catalogue de l'exposition du même nom, conçue par le SFMoMA en 2003. Cette exposition est aussi la première rétrospective complète sur l'artiste à être présentée ensuite en Europe, à commencer par le Victoria & Albert Museum à Londres en 2005. L'ouvrage reproduit 200 images noir et blanc couvrant toute la carrière de Diane Arbus, et mêlant les chefs d'oeuvres reconnus aux images plus confidentielles.

  • Les décennies 1960 et 1980 furent, sans aucun doute, les plus excitantes de l'histoire de la photographie américaine. Les photographes de cette période s'y sont engagés, peut-être pour la
    dernière fois, dans l'expérimentation de toutes les possibilités offertes par le travail de défrichement de leurs prédécesseurs, afin de donner à la photographie son statut d'art spécifique. Véritables héros d'une modernité tourmentée, impatiente de se redéfinir ou de se remettre en question, les photographes américains, en quelque vingt folles années, donnèrent à leur art les éclats les plus vifs.
    Avec des photographies de :
    Robert Adams - Diane Arbus - Lewis Baltz - Thomas Barrow - Harry Callahan - Paul Caponigro - Walter Chappell -William Christenberry - Larry Clark - Linda Connor - Judy Dater - Bruce Davidson
    - Joe Deal - Don Donaghy - William Eggleston - Robert Frank - Lee Friedlander - William Gedney - Ralph Gibson - Nan Goldin - Emmet Gowin - Charles Harbutt - Robert Heinecken - Kenneth
    Josephson - Les Krims - David Levinthal - Danny Lyon - Mike S. Mandel - Ralph Eugene Meatyard - Ray K. Metzker - Joel Meyerowitz - Duane Michals - Robert Misrach - Joan Myers - Bea Nettles -
    Nicholas Nixon - Bill Owens - Tod Papageorge - John Pfahl - Stephen Shore - Aaron Siskind - Charles H.Traub - Arthur Tress - Jerry Uelsmann - Jack Welpott - Henry Wessel Jr - Minor White -
    Garry Winogrand. Gilles Mora est spécialiste de la modernité photographique américaine, et l'auteur ou le coauteur de nombreuses monographies, dont Walker Evans, La soif du regard (1993), Edward Weston, Formes de la passion (1995), Charles Sheeler, Une modernité radicale (2002) ou encore Les Photographes de la FSA, Archives d'une Amérique en crise (2006) publiées dans la collection «L'oeuvre photographique» qu'il dirige au Seuil.

  • "Le Jeu du visage retrace l'histoire de la photographie de portrait. Oeuvre de l'un des éminents critiques internationaux, cet ouvrage livre une analyse et un point de vue inédits sur l'histoire de ce genre photographique en s'intéressant aux personnes situées tant derrière que devant l'objectif, ainsi qu'à la relation entre le photographe et son modèle, passionnante et propre à ce genre. L'approche de l'auteur pour décrypter l'art du portrait est multiple. Il replace le genre dans son contexte historique, politique, économique et social. Il le met en perspective à travers les évolutions techniques du medium et les développements de ses moyens de diffusion. Max Kozloff s'attache également à souligner les dimensions philosophiques - les concepts d'identité et d'altérité - qui sont engagées dans les problématiques de la représentation du visage humain. Abondamment illustré d'images en noir et blanc et en couleur - plus de 300 -, l'ouvrage aborde un très vaste éventail de styles et de mouvements. Edward Sheriff Curtis, Martín Chambi, les pictorialistes, les futuristes italiens, Brassaï, les portraits dit de propagande, Weegee, Cecil Beaton, en passant par la révolution opérée par August Sander, l'ouvrage propose une lecture approfondie des enjeux du portrait jusqu'à la revisite du genre. Les artistes, plus particulièrement depuis les années 1960, se le sont approprié pour le manipuler et le faire basculer dans l'imprévisible : le portrait dissimule puis expose des motifs subversifs. Lorsque les artistes décident de photographier leur propre personne, ce mode intime d'abandon met en rivalité désir et présence dans un théâtre peuplé de doublures fictives et parfois délirantes. Certains s'inventent de multiples egos, prenant parfois les traits du sexe opposé ou d'une (ré)invention totale de leur identité. Depuis Cindy Sherman, les portraits ou autoportraits de Lucas Samaras, Yasumasa Morimura, Gary Schneider ou Thomas Ruff dépassent le jeu social limité dans le cadre et superposent d'autres préoccupations. Le visage est devenu l'outil d'interrogations plus vastes. Le genre du portrait photographique joue un rôle catalyseur de nombreux enjeux à l'oeuvre dans la photographie. Du portrait documentaire au portrait artistique, du portrait de studio classique aux portraits proposant une passionnante analyse des rôles sociaux, ou encore du photomaton-vérité à l'autoportrait-mise en scène de soi, les six chapitres de l'ouvrage entendent montrer comment la lecture du genre a changé et évolué, et comment s'est produite l'inflexion du regard. L'auteur, Max Kozloff, compte parmi les plus éminents critiques photographiques actuels. Ancien directeur de la rédaction d'Artforum, il est aussi un auteur prolifique, notamment de la première monographie complète sur Jasper Johns, d'une célèbre collection d'essais intitulée Photography and Fascination et d'une histoire de la photographie de rue à New York, assortie d'une exposition itinérante dont il fut le commissaire. Chargé de nombreux cours, en particulier à la School of Visual Arts de New York, Max Kozloff s'est vu attribuer, entre autres, une bourse Pulitzer et Guggenheim pour l'écriture critique, et une bourse Fulbright. Ses propres expériences de photographe nourrissent sa passion pour le portrait et le confortent dans sa conviction que ce genre occupe une place centrale dans la photographie."

  • " Que les Américains s'en rendent compte ou non, sa façon de voir la photographie est devenue la nôtre " (parlant de Szarkowski) U.S. News & World Report. Quarante ans après sa première parution aux États-Unis, L'OEil du photographe de John Szarkowski, oeuvre de référence dans l'histoire de la photographie, est pour la première fois à la disposition du public français. Cet ouvrage se propose d'enquêter sur la façon dont se présentent les photographies et sur les raisons qui en font ce qu'elles sont. Il s'intéresse au style et à la tradition photographiques, aux possibilités qui s'offrent au photographe dans l'exercice de son travail. L'invention de la photographie a permis un processus radicalement nouveau de production des images - un processus fondé non plus sur la synthèse, mais sur la sélection. La différence est fondamentale. Les tableaux sont faits - construits à partir d'un arsenal de schémas, de compétences et de comportements traditionnels - alors que les photographies, comme on le dit couramment, sont prises. Cette différence a soulevé un problème créatif d'un genre nouveau : comment faire pour que ce procédé mécanique et sans âme produise des images porteuses de sens en termes humains - des images dotées de clarté et de cohérence et qui dénotent un point de vueoe L'OEil du photographe, fondé sur une exposition de 1964 et publié en 1966, est une excellente introduction à l'art de la photographie. Il rassemble des oeuvres de maîtres incontestés aux côtés de celles de photographes inconnus, permettant de cerner avec exactitude le langage visuel de l'artiste photographe et révélant l'exceptionnel potentiel de ce médium. Ces photographies sont classées en cinq sections, dont chacune concerne plus particulièrement l'un des cinq choix décisifs qui s'imposent à l'artiste dont l'outil est un appareil photo : la chose en elle-même, le détail, le cadrage, le temps, le point de vue.

  • Sander, evans : ils ont produit quelques-unes des icônes du xxe siècle tout en prétendant n'y être pour rien.
    Le " style documentaire " (la formule est d'evans, 1935) relève du paradoxe. par quel miracle ces photographes qui présentent leurs oeuvres comme des duplications du monde, de purs reflets, qui assurent que c'est le motif qui fait la photo, que c'est le modèle qui dicte l'image, par quel miracle ces réductionnistes, ces objectivistes ont-ils non seulement engendré une suite infinie de disciples mais aussi fourni les témoignages les plus durables sur l'allemagne de weimar (sander) et sur l'amérique de la dépression (evans) ? comment interpréter cette " neutralité " efficace ? comment cette " absence " de l'auteur a-t-elle suscité l'excès de présence des oeuvres ? par quelle alchimie l' " effacement " radical de l'artiste a-t-il pu devenir le comble de l'art ? olivier lugon a consacré plusieurs années au style documentaire, tant aux états-unis qu'en allemagne.
    Il a travaillé à berlin et à cologne (en particulier sur le fonds sander), dépouillé à washington les archives de la fsa (farm security administration), interrogé les survivants. il a lu les périodiques, les correspondances, les catalogues, les livres de l'entre-deux guerres. il a rassemblé une masse d'informations sans équivalent dans l'édition française et internationale. le paradoxe du style documentaire ne pouvait s'éclairer que par le contexte institutionnel, esthétique et politique de la période.
    Il fallait reprendre de fond en comble l'histoire de la photographie entre 1920 et 1945. olivier lugon nous décrit le rôle et l'accrochage des grandes expositions internationales en allemagne, l'activité des premières galeries, les fluctuations de la fsa pendant le new deal, les rapports de sander avec le groupe des artistes progressistes de cologne ; il nous révèle la qualité et l'ardeur polémique d'une prose critique souvent rédigée par les photographes eux-mêmes (w.
    Evans, b. abbott, a. renger-patzsch, r. hausmann) ou par des théoriciens (w. petry, w. benjamin, s. kracauer en allemagne, l. kirstein ou e. maccausland aux états-unis). ceux-là s'interrogent sur l'impersonnalité comme valeur, sur les notions de vérité et de témoignage, sur la spécificité supposée du médium, sur la pertinence de la série et de la séquence, sur le statut de la légende, sur le portrait avec et sans pose, sur la photo de famille, sur la prise de vue à l'aveugle, etc.
    Du même coup, les photographes du style documentaire inventent leur passé en sortant de l'oubli les grandes figures qui les ont précédés eugène atget (dont berenice abbott acquiert le fonds), lewis hine, mathew brady, julia cameron. ils promeuvent la carte postale, les clichés anonymes, en appellent aux photographes amateurs. eclipsé pendant la guerre, le style documentaire resurgira vingt ans plus tard, relayé par diane arbus, lee friedlander, garry winogrand, bernd et hilla becher, ainsi que par leurs élèves thomas ruff, thomas struth, andreas gursky.
    Mais son rayonnement ne se limite pas à la photo. le style documentaire - en premier lieu le travail de w. evans - influencera durablement l'art américain d'après-guerre, du pop art au minimalisme, de jasper johns à l'art conceptuel. jamais le rôle fondateur de la photographie dans l'histoire de la représentation figurative n'aura été à ce point manifeste.

  • « Tout a débuté par un essai, consacré à quelques uns des problèmes esthétiques, et moraux, que pose l'omniprésence des images photographiques : mais plus je réfléchissais à la nature des photographies, plus elles devenaient complexes et suggestives. Si bien qu'un essai en engendra un autre, qui à son tour (à mon grand étonnement), en engendra un troisième, et ainsi de suite, chacun ajoutant un maillon à une chaîne d'essais sur le sens et la vie des photographies, jusqu'à ce que je fusse allée assez loin pour que le développement esquissé dans le premier essai, étayé puis prolongé dans les suivants, pût être récapitulé et généralisé de façon plus théorique. Et trouver son terme. [.] Ecrire sur la photographie, c'est écrire sur le monde. Et ces essais sont en fait une méditation prolongée sur la nature de notre modernité. » (Susan Sontag) Paru pour la première fois en 1977, Sur la photographie est devenu un livre culte sur le sujet.

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