Lisette Model

Lisette Model du 09 février au 06 juin 2010 Pour Lisette Model (1901-1983), photographe américaine d’origine autrichienne, la photographie permet de traquer les aspects d’une réalité en perpétuel changement. Photographiant de manière instinctive, audacieuse et directe, elle produit des images sans concession mais chargées d’humanité qui lui confèrent une place à part dans le courant de la Street Photography qui se développe à New York pendant les années quarante. "Photographier avec vos tripes", avait-elle coutume de dire à ses élèves – parmi lesquels figure Diane Arbus. En savoir plus
  • Lisette model

    Sam Stourdzé

  • Revelations est le catalogue de l'exposition du même nom, conçue par le SFMoMA en 2003. Cette exposition est aussi la première rétrospective complète sur l'artiste à être présentée ensuite en Europe, à commencer par le Victoria & Albert Museum à Londres en 2005. L'ouvrage reproduit 200 images noir et blanc couvrant toute la carrière de Diane Arbus, et mêlant les chefs d'oeuvres reconnus aux images plus confidentielles.

  • "Le Jeu du visage retrace l'histoire de la photographie de portrait. Oeuvre de l'un des éminents critiques internationaux, cet ouvrage livre une analyse et un point de vue inédits sur l'histoire de ce genre photographique en s'intéressant aux personnes situées tant derrière que devant l'objectif, ainsi qu'à la relation entre le photographe et son modèle, passionnante et propre à ce genre. L'approche de l'auteur pour décrypter l'art du portrait est multiple. Il replace le genre dans son contexte historique, politique, économique et social. Il le met en perspective à travers les évolutions techniques du medium et les développements de ses moyens de diffusion. Max Kozloff s'attache également à souligner les dimensions philosophiques - les concepts d'identité et d'altérité - qui sont engagées dans les problématiques de la représentation du visage humain. Abondamment illustré d'images en noir et blanc et en couleur - plus de 300 -, l'ouvrage aborde un très vaste éventail de styles et de mouvements. Edward Sheriff Curtis, Martín Chambi, les pictorialistes, les futuristes italiens, Brassaï, les portraits dit de propagande, Weegee, Cecil Beaton, en passant par la révolution opérée par August Sander, l'ouvrage propose une lecture approfondie des enjeux du portrait jusqu'à la revisite du genre. Les artistes, plus particulièrement depuis les années 1960, se le sont approprié pour le manipuler et le faire basculer dans l'imprévisible : le portrait dissimule puis expose des motifs subversifs. Lorsque les artistes décident de photographier leur propre personne, ce mode intime d'abandon met en rivalité désir et présence dans un théâtre peuplé de doublures fictives et parfois délirantes. Certains s'inventent de multiples egos, prenant parfois les traits du sexe opposé ou d'une (ré)invention totale de leur identité. Depuis Cindy Sherman, les portraits ou autoportraits de Lucas Samaras, Yasumasa Morimura, Gary Schneider ou Thomas Ruff dépassent le jeu social limité dans le cadre et superposent d'autres préoccupations. Le visage est devenu l'outil d'interrogations plus vastes. Le genre du portrait photographique joue un rôle catalyseur de nombreux enjeux à l'oeuvre dans la photographie. Du portrait documentaire au portrait artistique, du portrait de studio classique aux portraits proposant une passionnante analyse des rôles sociaux, ou encore du photomaton-vérité à l'autoportrait-mise en scène de soi, les six chapitres de l'ouvrage entendent montrer comment la lecture du genre a changé et évolué, et comment s'est produite l'inflexion du regard. L'auteur, Max Kozloff, compte parmi les plus éminents critiques photographiques actuels. Ancien directeur de la rédaction d'Artforum, il est aussi un auteur prolifique, notamment de la première monographie complète sur Jasper Johns, d'une célèbre collection d'essais intitulée Photography and Fascination et d'une histoire de la photographie de rue à New York, assortie d'une exposition itinérante dont il fut le commissaire. Chargé de nombreux cours, en particulier à la School of Visual Arts de New York, Max Kozloff s'est vu attribuer, entre autres, une bourse Pulitzer et Guggenheim pour l'écriture critique, et une bourse Fulbright. Ses propres expériences de photographe nourrissent sa passion pour le portrait et le confortent dans sa conviction que ce genre occupe une place centrale dans la photographie."

  • Le maccarthysme a beau déferler sur l'Amérique au tournant des années cinquante, Ira Ringold se croit à l'abri de la chasse aux sorcières. Non seulement parce que son appartenance au Parti communiste est ignorée même de ses amis, mais surtout parce que l'enfant des quartiers pauvres de Newark, l'ancien terrassier au lourd passé, s'est réinventé en Iron Linn, vedette de la radio, idéale réincarnation de Lincoln, et heureux époux de Eve Frame, ex-star du muet. Mais c'est compter sans la pression du pouvoir, sans les aléas du désir et de la jalousie, sans la part d'ombre que cachent les êtres les plus chers. Car si Ira a changé d'identité, Eve elle-même a quelque chose à cacher. Et lorsqu'une politique dévoyée contamine jusqu'à la sphère intime, les masques tombent et la trahison affecte, au-delà d'un couple, une société tout entière. Ne reste alors aux témoins impuissants, le frère d'Ira et son disciple fervent, le jeune Nathan Zuckerman, qu'à garder en mémoire ces trajectoires brisées, avant enfin, au soir de leur vie, de faire toute la lumière sur une page infâme de l'Amérique.
    À l'instar de Pastorale américaine, J'ai épousé un communiste rend justice à ces individus détruits par la tourmente des événements et décrit avec une rare puissance comment l'Histoire ébranle la trame même de nos existences.

  • Interrogatoires regroupe deux des procès que subit Dashiell Hammett pour ses accointances soupçonnées avec l'idéologie communiste. Le premier, daté du 9 juillet 1951, l'accuse d'être l'un des administrateurs du fonds de cautionnement du Congrès des droits civiques de New York. L'autre, daté du 26 mars 1953, questionne la part de propagande communiste dans ses ouvrages, dont certains sont présents dans les centres de l'United States Information Agency (USIA), organisme international qui dépend du Département d'Etat. Oscillant entre " Je ne peux pas répondre à cette question " et " Je dois refuser de répondre à cette question ", Dashiell Hammett ne se livre jamais à ses enquêteurs. On l'accuse de " mépris " et d'" entêtement " à l'égard de la cour ! Nous ne sommes pas très loin de la passivité subversive du fameux employé de bureau, Bartleby, peint par Herman Melville, qui n'a de cesse d'opposer à tout ordre que lui adresse son patron, un sempiternel " Je préfèrerais ne pas " !

  • Hammett

    Joe Gores

    En 1928 à San Francisco, Dashiell Hammett mène sa dernière enquête alors qu'il avait renoncé à son métier de détective privé pour se lancer dans l'écriture. Suite à la mort de son ami et collègue Vic, il se retrouve sur la piste d'un trafic pédophile compromettant de nombreuses personnalités.


  • ".
    je passai neuf nuits à écouter, deux étages au-dessous de nous, huit condamnés à mort attendant d'être transférés dans une autre prison pour leur exécution. je recommande l'expérience aux partisans de la peine capitale ! ". la prison. expérience cruciale dans la vie de howard fast. son seul crime : avoir été membre du parti communiste américain. son seul chef d'accusation : avoir refusé la délation face à la commission des activités antiaméricaines.
    ecrivain de renom qui avait combattu le nazisme, fast se vit traité en criminel alors qu'il n'avait enfreint aucune loi. mémoires d'un rouge est l'un des témoignages les plus lucides que l'on puisse lire sur la folie qui s'empara des dirigeants d'un pays traditionnellement associé à la démocratie et à la liberté. c'est aussi l'histoire émouvante d'un homme qui fut parfois saisi par le doute, mais resta toujours fidèle à ses idéaux.
    c'est, enfin, un passionnant récit, plein de péripéties, digne du grand romancier qu'était fast.

  • L'ange déchu

    Howard Fast

    " tout commença un jour de mars, par un triste après-midi pluvieux : il se produisit je ne sais quelle perturbation dans l'installation électrique de l'immeuble, et toutes les lumières s'éteignirent.
    Nous étions là, en plein vingtième siècle, mais aussi désemparés, aussi isolés que le fut jamais l'homme au commencement du monde ".
    Ainsi débute un récit(" une parabole sur la chasse aux sorcières ", dit howard fast) qui " laisse au lecteur, une fois le livre refermé, le souvenir désespérant d'un atroce cauchemar, encore accentue par la part de responsabilité et l'innocence relative du personnage principal.
    " jean-pierre deloux (polar) une allégorie sur la tentation du fascisme en amérique, qui est aussi un suspense mené de main de maître par l'auteur de sylvia.

  • Sylvia

    Howard Fast

    Sylvia inaugure la série policière des douze titres américains portant un prénom féminin.
    Howard fast signe pour la première fois du pseudonyme d'e.v. cunningham. il signe par la même occasion, son meilleur roman policier, que l'on peut d'ailleurs préférer à ses plus grandes réussites historiques.
    L'anecdote en est fort simple : il s'agit pour le détective privé allan macklin de reconstituer le passé d'une inconnue que veut épouser un milliardaire. la jeune femme devra tout ignorer de cette enquête.
    Pour parvenir à ses fins, macklin ne dispose que d'une photo, d'une carte manuscrite et d'un recueil de poèmes, la lune obscure, publiée par la mystérieuse sylvia west. cette situation de base, archétype de bien des histoires de détective privé, l'auteur va la transcender par sa sensibilité et par la puissance d'émotion qu'il saura lui conférer en la transformant en une radieuse " histoire d'amour ".

  • « "J'ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p'pa ? Tu avais promis.
    - Les voilà", dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas.
    Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner.
    Les Martiens étaient là - dans le canal - réfléchis dans l'eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman.
    Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l'eau... »

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