ESSAIS AUTOUR DE LA COLLECTION THOMAS WALTHER

  • Cortège [...] Un jour Un jour je m'attendais moi-même Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes Pour que je sache enfin celui-là que je suis Moi qui connais les autres Je les connais par les cinq sens et quelques autres Il me suffit de voir leurs pieds pour pouvoir refaire ces gens à milliers De voir leurs pieds paniques un seul de leurs cheveux Ou leur langue quand il me plaît de faire le médecin Ou leurs enfants quand il me plaît de faire le prophète Les vaisseaux des armateurs la plume de mes confrères La monnaie des aveugles les mains des muets Ou bien encore à cause du vocabulaire et non de l'écriture Une lettre écrite par ceux qui ont plus de vingt ans Il me suffit de sentir l'odeur de leurs églises L'odeur des fleuves dans leurs villes Le parfum des fleurs dans les jardins publics O Corneille Agrippa l'odeur d'un petit chien m'eût suffi Pour décrire exactement tes concitoyens de Cologne Leurs roismages et la ribambelle ursuline Qui t'inspirait l'erreur touchant toutes les femmes Il me suffit de goûter la saveur du laurier qu'on cultive pour que j'aime ou que je bafoue Et de toucher les vêtements Pour ne pas douter si l'on est frileux ou non O gens que je connais Il me suffit d'entendre le bruit de leurs pas Pour pouvoir indiquer à jamais la direction qu'ils ont prise Il me suffit de tous ceux-là pour me croire le droit De ressusciter les autres Un jour je m'attendais moi-même Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes [...]

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  • Après quatre décennies d'expérimentation qui ont ouvert le nouvel art de la photographie à tous les registres de la représentation, survient en 1880 une révolution technique : le gélatino-bromure d'argent permet de passer de la photographie posée à la photographie instantanée. Des balbutiements des premiers appareils portables dans les années 1880 à la mythification de « l'instant décisif » de Cartier-Bresson dans les années 1950, Quentin Bajac en explore les grandes tendances. La période voit également les débuts timides de la couleur, l'émergence de la figure de l'amateur et le triomphe du photoreporter.
    Art de masse par excellence, objet de fascination pour les avant-gardes artistiques et langage universel incontournable, la photographie devient, à l'instar du cinéma, un des principaux emblèmes de la modernité.

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  • « Marpa fut très remué lorsque son fils fut tué, et l'un de ses disciples dit : "Vous nous disiez toujours que tout est illusion. Qu'en est-il de la mort de votre fils, n'est-ce pas une illusion ?".
    Et Marpa répondit : "Certes, mais la mort de mon fils est une super-illusion." » Pratique de la voie tibétaine.

  • Les livres de Bataille sur l'art, peu nombreux, sont connus : son Manet, essentiel, son Lascaux ou la naissance de l'art ; et aussi, quoique différemment, ses Larmes d'Éros qui ne constituent certes pas à proprement parler un livre sur l'art, mais que l'art illustre surabondamment (qui fait à l'art une part non pas illustrative mais presque conceptuelle).
    On connaît beaucoup moins, par contre, pour ne pas dire du tout, ses « courts » écrits sur l'art, nombreux ceux-ci (il convient de préciser : les arts de la photographie, de la peinture - Van Gogh, Picasso et Goya, mais aussi Masson, Klee, Ernst, etc., du cinéma - Bunuel et Dali, Eisenstein) ; des articles pour la plupart, publiés avant guerre dans la maintenant prestigieuse, mais à l'époque hétérodoxe ou frénétique revue Documents (quelques articles définitifs, entre autres : « OEil », « Le gros orteil », « Métamorphose », « Le jeu lugubre », « Informe », « Les écarts de la nature ») ; après guerre, en partie dans la revue Critique. Des préfaces plus rarement.
    Ici rassemblés pour la première fois, ces textes témoignent du constant souci de Bataille de « voir » auquel l'art invite certes, mais auquel Bataille a toujours, en toute matière invité, auquel il enjoint, et dont il n'est pas loin de faire une condition supplémentaire de la pensée.
    Dans certains de ces textes, il est question de l'art pour lui-même, de la question qu'en tant que tel l'art pose. Dans d'autres, de la pensée, en tant que l'art pense et se pense.

  • Un homme perdu dans la foule, un flâneur en pleine nuit, un artiste déchu : pour Walter Benjamin, la poésie de Baudelaire est celle de l'homme déboussolé par le capitalisme marchand. Une lecture philosophique et novatrice de l'auteur des «Fleurs du mal» par l'un des grands penseurs de notre temps.

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  • Ne regardez jamais l'appareil.

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  • Nouvelle édition

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  • Entre 1903 et 1905, l'ingénieur et industriel français Ferdinand Arnodin (1845-1924), contemporain de Gustave Eiffel, construit un pont transbordeur au-dessus du Vieux-Port de Marseille (il sera détruit par les Allemands en 1944). Arnodin fut l'inventeur de ce système qui permettait de faire rapidement passer des marchandises d'un quai à l'autre sans avoir à interrompre le trafic maritime ; avant celui de Marseille, il avait construit plusieurs ponts transbordeurs, notamment ceux de Rouen, de Bizerte (démonté puis remonté à Brest) et de Nantes. D'une longueur de 239 mètres, le tablier du pont transbordeur de Marseille était tenu par deux pylônes métalliques de 86 mètres de haut ; une nacelle de 120 m² y faisait l'aller et retour en moins de deux minutes. Un café restaurant s'y trouvait également. Cette installation audacieuse, qui modernisait d'un coup le paysage traditionnel du Vieux-Port, suscita évidemment une polémique. Parmi ses admirateurs, on compte, outre Walter Benjamin, le peintre, sculpteur, cinéaste et photographe hongrois Làszlo Moholy-Nagy (1895-1946) qui, en 1929, après son départ du Bauhaus, réalisa une série de photogrammes du pont transbordeur qu'il qualifia de " véritable miracle de la technique, d'une précision et d'une finesse exceptionnelles ".

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  • Illustré de seize photographies de l'auteur

  • « Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession. » Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXe siècle.

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  • Nadja

    André Breton

    «J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher, mais qu'il ne saurait être question de se soumettre. J'ai vu ses yeux de fougère s'ouvrir le matin sur un monde où les battements d'ailes de l'espoir immense se distinguent à peine des autres bruits qui sont ceux de la terreur et, sur ce monde, je n'avais vu encore que des yeux se fermer.»

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  • Claude Cahun, " héroïne inconnue ", poète, narcisse, essayiste, androgyne, nouvelliste, féministe indéfinie, journaliste, humaniste à ses heures, pamphlétaire, amie des chats, épistolière, dandy, mémorialiste, symboliste, comédienne, naturiste, créatrice d'objets, individualiste, photographe, surréaliste, activiste politique, idéaliste, esthète, résistante, mythique, unique en son genre.

  • « Dans la nuit noire. En attendant de voir clair, je veux me traquer, me débattre [...]. Je ne voudrais coudre, piquer, tuer qu´avec l´extrême pointe. Le reste du corps, la suite, quelle perte de temps ! Ne voyager qu´à la proue de moi-même. » Élaboré en une dizaine d´années, Aveux non avenus est le livre majeur de Claude Cahun, poète, photographe et plasticienne surréaliste. Il s'agit de sa grande entreprise autobiographique qui met en jeu l´aventure inquiétante de vivre et la quête d´images diffractées de l´insaisissable identité. Organisé en courtes séquences cinématographiques, photographiques, le texte est un savant enregistrement et montage de fragments de moments vécus, de récits de rêves, de lettres, de fragments de journal intime, de morceaux de prose polémique, de considérations introspectives, spéculatives, de contes et de poèmes. Cahun est l'artiste fascinante qui explora toutes les limites des genres - sexuel, grammatical, littéraire, idéologique - avec une audace exemplaire et largement anticipatrice. Elle est l'alter ego féminin de Duchamp. Publié en 1930 aux Éditions du Carrefour, avec une préface de Pierre Mac Orlan, Aveux non avenus est un livre-objet. La maquette et les illustrations - dix magnifiques héliogravures, qui sont des chefs-d´oeuvre du photomontage surréaliste - ont été réalisées par Claude Cahun en collaboration avec sa compagne, Suzanne Malherbe. Nouvelle édition établie par François Leperlier.

  • Clément Chéroux offre 10 récits de son "expérience des images" et livre ici son ouvrage le plus personnel. Une plongée dans son musée intime au travers de ces "histoires d'images" toutes inédites dans une temporalité qui court sur près de deux siècles, de Nicephore Niepce à Britney Spears.

  • Walker Evans dans le temps et dans l'histoire fait partie d'une collection de sept livres de Jean-François Chevrier publiés aux éditions L'Arachnéen en 2010 et 2011 : La trame et le hasard ; Entre les beaux-arts et les médias ; Walker Evans dans le temps et dans l'histoire ; Des territoires ; Les relations du corps ; L'hallucination artistique ; Oeuvre et activité.
    Cette somme rassemble un choix de textes parus et inédits, fruit de trente années de recherche sur l'art du dix-neuvième siècle à nos jours. Elle propose un récit foisonnant, vivant, lacunaire, érudit. L'art moderne a renouvelé les modes de perception, les définitions et les hiérarchies, le vocabulaire et la syntaxe des formes ; depuis l'invention de la photographie, premier procédé d'enregistrement, il n'a cessé de se réinventer, entre oeuvre et activité.
    Jean-François Chevrier écarte les périodisations convenues (modernisme, postmodernisme) et les labels. Il fait apparaître des mécanismes de création, des réseaux de figures et des territoires qui participent de l'histoire autant que de la poésie. Il retrace des situations spécifiques dans lesquelles une pensée et un geste ont fait surgir une forme, ici et maintenant, au-delà d'une conception étroite de l'actuel.
    Une phrase de Mallarmé pourrait servir d'épigraphe aux sept livres: " Mal informé celui qui se crierait son propre contemporain ".

  • Entre les beaux-arts et les médias fait partie d'une collection de sept livres de Jean-François Chevrier publiés aux éditions L'Arachnéen en 2010 et 2011: La trame et le hasard ; Entre les beaux-arts et les médias ; Walker Evans dans le temps et dans l'histoire ; Des territoires ; Les relations du corps ; L'hallucination artistique ; OEuvre et activité.
    Cette somme rassemble un choix de textes parus et inédits, fruit de trente années de recherche sur l'art du dix-neuvième siècle à nos jours. Elle propose un récit foisonnant, vivant, lacunaire, érudit. L'art moderne a renouvelé les modes de perception, les définitions et les hiérarchies, le vocabulaire et la syntaxe des formes; depuis l'invention de la photographie, premier procédé d'enregistrement, il n'a cessé de se réinventer, entre oeuvre et activité.
    Jean-François Chevrier écarte les périodisations convenues (modernisme, postmodernisme) et les labels. Il fait apparaître des mécanismes de création, des réseaux de figures et des territoires qui participent de l'histoire autant que de la poésie. Il retrace des situations spécifiques dans lesquelles une pensée et un geste ont fait surgir une forme, ici et maintenant, au-delà d'une conception étroite de l'actuel.
    Une phrase de Mallarmé pourrait servir d'épigraphe aux sept livres : " Mal informé celui qui se crierait son propre contemporain ".

  • Cette somme rassemble un choix de textes partis et inédits, fruit de trente années de recherche sur l'art du dix-neuvième siècle à nos jours.
    Elle propose un récit foisonnant, vivant, lacunaire, érudit. L'art moderne a renouvelé les modes de perception, les définitions et les hiérarchies, le vocabulaire et la syntaxe des formes ; depuis l'invention de la photographie, premier procédé d'enregistrement, il n'a cessé de se réinventer, entre oeuvre et activité. Jean-François Chevrier écarte les périodisations convenues (modernisme, postmodernisme) et les labels.
    Il fait apparaître des mécanismes de création, des réseaux de figures et des territoires qui participent de l'histoire autant que de la poésie. II retrace des situations spécifiques dans lesquelles une pensée et un geste ont fait surgir une forme, ici et maintenant, au-delà d'une conception étroite de l'actuel. Une phrase de Mallarmé pourrait servir d'épigraphe aux sept livres : " Mal informé celui qui se crierait son propre contemporain.
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  • René Crevel est surtout connu pour ses récits en grande partie autobiographiques.
    Cependant très tôt la peinture lui révèle un monde neuf, des perspectives saisissantes qu'il n'aura de cesse d'arpenter. Ce volume rassemble pour la première fois la totalité de ses écrits sur la peinture½ (monographies, chroniques, préfaces): Paul Klee, Max Ernst, Picasso, Giorgio de Chirico, Salvador Dali , etc. À la suite de cet ensemble, on trouvera également tous ses articles sur le cinéma, la photographie, la chanson et le music-hall.

  • De Zurich où, en 1917, il a baptisé Dada un groupe d'artistes et d'écrivains libres, sur le point de rejoindre à Paris dans les premiers jours de 1920 le futur groupe surréaliste, Tristan Tzara écrit à Francis Picabia : "Je m'imagine que l'idiotie est partout la même, puisqu'il y a partout des journalistes." Facétieux et habiles furent les dadaïstes de la première vague qui se jouaient des journaux et les piégeaient avec humour en y faisant passer de fausses nouvelles, des échos ironiques, des faits divers suspects. Viennent des temps plus graves où l'on distingue en ces jeunes poètes, dont André Breton, les esprits les plus brillants et les plus avertis de leur temps. Subversifs donc, et en première ligne.
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    Contre toute attente, entre petite et grande histoire, articles, interviews, notes, entrefilets en disent long et rendent vie aux contextes d'une époque qui détermine la nôtre. Ces traces éphémères d'une grande diversité forment au total encore une autre facette, saisissante et passionnante, de la lecture et de la réception de ces avant-gardes.

  • Ce volume contient : I (1919-1926) Prospectus 1919 Peine perdue C'est les bottes de 7 lieues cette phrase «Je me vois» II (1930-1939) Youki 1930 Poésie Les nuits blanches Bagatelles La ménagerie de Tristan Le parterre d'Hyacinthe La géométrie de Daniel Mines de rien III (1943-1944) État de veille Le bain avec Andromède Sens À la caille Ce coeur qui haïssait la guerre Réflexions sur la poésie Lettre à Youki

  • A-t-on assez souligné le rôle de la peinture dans la formation de notre paysage occidental ? Sans doute, mais en négligeant celui de la technique et plus précisément des techniques de transport, responsables de ce jeu que cet ouvrage met en place et anime sous nos yeux. Chaque mode de transport nouveau impose au voyageur des façons inédites de faire, de sentir, de voir, de se repérer, chacun est porteur d'une approche originale de l'espace qui façonne un paysage. Ainsi, au XIXe siècle, le chemin de fer contraint le voyageur, livré à l'ivresse du glissement, à porter au loin son regard, les abords immédiats de la voie défilant trop vite pour qu'il puisse les figer. Un paysage ferroviaire, fait d'amples variations, prend alors corps. Avant, on aura vu la route des Lumières, dernier heu de l'ancien voyage, puis viendra le paysage apparu avec les premières automobiles, enfin celui de l'autoroute. La vitesse, la mécanisation et la signalisation construisent ainsi les scènes de ces paysages en mouvement. L'approche se fait à chaque fois selon une même méthode : de la genèse du système de transport, avec ses seuils techniques, économiques et sociologiques, aux dispositions techniques adoptées, qui bouleversent la perception de l'espace - chaussée rectiligne et uniforme au XVIIIe siècle, mécanisation de la traction sur rail au XIXe, autoroutes isolées de leur contexte au XXe siècle. Illustrée par la visite des villes d'art, une opposition se dessine alors entre les aménagements traditionnels et ceux dictés par la technique. Au-delà de l'étude des paysages associés aux transports, cet ouvrage est au coeur de la réflexion actuelle sur l'environnement.

  • Tout au long de sa courte existence (1913-1944), Luc Dietrich ne cessa de vouloir apprendre : il voulait savoir qui il était, ce qu'était l'homme, quels étaient les rapports que nous entretenions avec nous-mêmes et ce qui nous entoure.
    Une telle recherche, on s'en doute, ne pouvait qu'exiger une peu commune unité de forces. Cinquante ans après sa mort, c'est à nous que Luc Dietrich adresse ces fabuleuses et inquiétantes interrogations : " Et vous, qui êtes-vous, que faites-vous de votre vie, que voulez-vous ? " C'est sans doute par les questions fondamentales qu'elle ne cesse de nous poser mais aussi par les gestes et paroles d'espérance qu'elle porte que l'oeuvre de Luc Dietrich est, en cette cruciale fin de millénaire, plus que jamais indispensable.
    Au sommaire, textes de Guy Darol, Lanza del Vasto, Christian Noorbergen, Jean-Luc Croenne, Frédéric Richaud, Claude Henri Roquet, Michel Random, Jean-Luc Moreau, Jean-Marie Turpin, Hubert Haddad, Daniel Cunin, Arnaud de Mareüil, Jean Dietrich, Geneviève Lief, Jacques Baratier, Yahne le Toumelin... Textes retrouvés ou inédits de Luc Dietrich. Iconographie, biographie, bibliographie.

  • Homère était assurément aveugle, mais seulement au moment de chanter - auparavant, il avait eu un regard tranchant et incorruptible, il connaissait sur le bout des doigts la société et la terre grecques et troyennes. Les écrivains et les poètes constituent une espèce particulière de savants et c'est pourquoi ils tiennent fermement sur la terre. La littérature n'est pas une forme d'idiotie.

    C'est seulement dans les États libéraux modernes, ceux qui se sont voués au commerce, à la banque et à l'industrie, au capital et à l'armée, que pouvait s'implanter cette parole de mépris : « L'art est libre », c'est-à-dire complètement inoffensif. Ces messieurs et mesdames les artistes peuvent bien écrire et peindre ce qu'ils veulent ; nous relions cela en cuir, y jetons un oeil ou l'accrochons au mur, nous fumons là-dessous nos cigarettes, les tableaux intéressent aussi éventuellement le commerce de l'art.

    L'artiste aujourd'hui doit se créer lui-même sa liberté. L'art agit et il a des tâches à accomplir.

  • Ne cherchez pas dans vos manuels de littérature ! tubutsch a piqué une tête dans son encrier à moins qu'il ne se soit pendu à l'heure de sa naissance avec son cordon ombilical.
    De toute façon comme il avait décidé de ne plus écrire qu'au crayon et quand on sait que les âmes distinguées sortent leur gomme dès qu'on leur parle de culture. tubutsch fut la première ombre que perdit albert ehrenstein, un des poètes les plus amers de la langue allemande, un schlemihl un rien schopenhauerien qui s'égara un moment dans la vienne de schiele et de kokoschka pour acheter des saucisses expressionnistes à la pâle tekla aux boucles blondes.

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