Dorothea Lange

Politiques du visible du 16 octobre 2018 au 27 janvier 2019 Concorde, Paris Puisant dans les archives de l’Oakland Museum of California, « Dorothea Lange » est la première exposition à s’intéresser à l’extraordinaire pouvoir émotionnel des photographies de l’artiste et à présenter, sous l’angle du militantisme social et politique, le travail qu’elle a réalisé durant la Grande Dépression, la Seconde Guerre mondiale et dans l’Amérique de l’après-guerre. En savoir plus
  • Ce livre magnifiquement imprimé met en lumière un pan méconnu de la carrière de Walker Evans, à savoir ses collaborations avec des magazines d'avant-garde et d'autres très connus comme Harper's Bazaar, Vogue, Architectural Forum, Life et Fortune. Ses essais photographiques, reproduits dans leur intégralité, sont un témoignage de la façon dont il travaillait pour gagner sa vie et de sa façon de s'adresser à un large public.

  • Publié à l'occasion de l'exposition «?Politiques du visible?» au Jeu de Paume, cet album offre une sélection de près de cinquante oeuvres emblématiques de la photographe documentaire américaine Dorothea Lange (1895-1965), qui chercha inlassablement à dénoncer les injustices sociales et à faire évoluer l'opinion publique.
    Textes de Pia Viewing.

  • Années 1930 : la Grande Dépression bouleverse l'Amérique. Déflation, chômage, migration, la crise économique transforme le pays définitivement. Le mode de vie américain, à la fois rural et communautaire, disparaît dans la douleur. C'est cette Amérique que les photographes de la Farm Secury Administration vont immortaliser. Cette confrontation avec le réel, censée servir la propagande roosveltienne, va contribuer à révolutionner la photographie américaine. Alors que Walker Evans produit un « style documentaire », Dorothea Lange réussit à donner une dimension spirituelle et sociale à son travail, engendrant à eux deux les images les plus iconiques de cette période.

  • Réédition en petit format d'une série de monographies sur les plus grands noms de la photographie.

  • Voici enfin publié pour la première fois, plus de soixante-quinze ans après sa rédaction, un reportage signé James Agee que l'on croyait à tout jamais perdu, une enquête sur le métayage du coton dans l'Alabama qui devait donner lieu, plusieurs années plus tard, au célèbre ouvrage Louons maintenant les grands hommes (1941).
    En 1936, le magazine Fortune, pour lequel Agee travaille, décide de l'envoyer dans l'Alabama afin de décrire les conditions de vie de trois familles de métayers du coton. Agee insiste pour que le photographe Walker Evans l'accompagne et c'est ainsi que les deux hommes vivront plusieurs semaines durant avec les Burroughs, les Tingle et les Fields. Tandis qu'Evans réalise certains de ses clichés les plus célèbres, Agee décrit minutieusement les existences de ces hommes, femmes et enfants, afin que nous en comprenions parfaitement chacun des aspects, qu'il s'agisse du travail, de la nourriture, des maisons, des vêtements, de la santé, de l'éducation ou des loisirs.
    Profondément bouleversé et indigné par les conditions de vie ces trois familles de métayers, Agee a produit un compte rendu journalistique qui émeut par sa beauté et sa virulence, une charge contre le capitalisme qui explique, à n'en pas douter, pourquoi Fortune rejeta l'article et qui demeure, de nombreuses décennies plus tard, d'une féroce actualité.

  • «Au commencement du monde, il y avait d'innombrables pensées, mais ce qu'on appelle une vérité n'existait pas encore. C'est l'homme qui fabriqua les vérités, et chaque vérité est composée d'un grand nombre de pensées vagues. Les vérités étaient éparses dans l'univers et voilées de beauté.
    Le vieillard énumérait dans son livre des centaines de vérités. Je n'essaierai pas de vous les nommer toutes. Il y avait la vérité de la virginité, et la vérité de la passion, les vérités de la richesse et de la pauvreté, de l'avarice et de la prodigalité, de l'insouciance et de l'abondance. il y en avait des centaines et des centaines, et elles étaient toutes belles.
    Les gens apparaissaient alors. Chacun arrachait une vérité en passant et quelques-uns, qui étaient particulièrement forts, en arrachaient une douzaine. C'étaient les vérités qui rendaient les gens grotesques. Le vieillard avait édifié toute une théorie sur ce sujet. Sa conception était qu'au moment où l'un des individus accaparait une des vérités, la nommait sienne et essayait d'y conformer sa vie, il devenait un grotesque et transformait en mensonge la vérité qu'il étreignait».

    Winesburg-en-Ohio est certainement le recueil le plus connu de Sherwood Anderson, où son talent de nouvelliste amusé et incisif fait merveille.

  • Les photographies de la Farm Security Administration (FSA), déposées à la Bibliothèque du Congrès à Washington en 1944, constituent la documentation photographique la plus complète sur les conditions de vie aux États-Unis entre 1935 et 1943. En pleine crise économique, le gouvernement de Roosevelt charge Roy Striker d'engager des photographes : Walker Evans,
    Dorothea Lange, Arthur Rothstein, Ben Shahn, Jack Delano, Marion Post Wolcott, Gordon Parks, John Vachon et Carl Mydans participeront au projet. Cet ouvrage présente l'ensemble des travaux photographiques les plus importants réalisés par les photographes de la FSA, à partir des archives
    de la Librairie du Congrès (plus de 180 000 négatifs).

  • Vendue à plus de trois millions d'exemplaires, traduite en une quinzaine de langues, portée à l'écran par John Ford en 1941, pièce de théâtre à succès, La Route au tabac est le plus grand triomphe d'Erskine Caldwell.
    Dans ce roman paru en 1932 aux États-Unis et en 1947 chez Gallimard, l'auteur, fidèle à sa tradition, dépeint le Sud des petits Blancs dans sa réalité la plus crue, et nous livre la radiographie d'une époque, celle de la Grande Dépression, où la faim détruit corps et esprits.

    Un immense classique de la littérature américaine à redécouvrir.

  • Chism Crockett déteste la campagne : c'est pourquoi il a vendu sa ferme dès que sa femme est morte. Il est allé s'installer à la ville, une toute petite ville de Georgie, avec son père, vieillard de quatre-vingt-cinq ans, ses trois filles et ses deux fils. En réalité, ce que Chism déteste surtout, c'est le travail. L'une des filles est une prostituée, une autre est mariée à un gredin ; le grand-père est quasiment malade de chagrin ; mais Chism se moque de tout ça. Il veut à tout prix rester à la ville et ne rien faire. La demi-misère, les êtres corrompus et les êtres qu'on va corrompre, les êtres à jamais inconnus les uns aux autres, tout est peint avec une puissance et une vérité saisissantes. Jamais Erskine Caldwell ne hausse le ton. Il décrit ses personnages avec l'impassibilité de l'observateur. Jamais non plus il ne tire de conclusion, ce qui n'en rend sa peinture que plus bouleversante. Et après le drame qui clôt le livre, on se dit que la vérité, cette sacrée vérité, est bien amère, mais que l'essentiel était de la dire.

  • Semon Dye, prédicateur ambulant, parcourt la Géorgie «sur l'ordre du Seigneur» pour sauver les gens du péché. Il arrive un jour, au volant de sa vieille guimbarde, à Rocky Comfort, village perdu dans les terres, et descend chez Clay Horey, un paysan qui, comme tous ses voisins, se dessèche d'ennui. Clay pense que le prédicateur ambulant va le distraire. Mais Semon Dye se montre un hôte plutôt encombrant : il exige les faveurs de Sugar, la petite servante métisse, tire au revolver sur le mari de cette dernière, dépouille Clay d'une montre en or, de son auto et de sa femme en le roulant avec des dés pipés, s'enivre, se fait même le souteneur d'une prostituée, Lorene. Et pourtant, cet aventurier cynique n'en croit pas moins à sa mission évangélique...

  • Walker Evans dans le temps et dans l'histoire fait partie d'une collection de sept livres de Jean-François Chevrier publiés aux éditions L'Arachnéen en 2010 et 2011 : La trame et le hasard ; Entre les beaux-arts et les médias ; Walker Evans dans le temps et dans l'histoire ; Des territoires ; Les relations du corps ; L'hallucination artistique ; Oeuvre et activité.
    Cette somme rassemble un choix de textes parus et inédits, fruit de trente années de recherche sur l'art du dix-neuvième siècle à nos jours. Elle propose un récit foisonnant, vivant, lacunaire, érudit. L'art moderne a renouvelé les modes de perception, les définitions et les hiérarchies, le vocabulaire et la syntaxe des formes ; depuis l'invention de la photographie, premier procédé d'enregistrement, il n'a cessé de se réinventer, entre oeuvre et activité.
    Jean-François Chevrier écarte les périodisations convenues (modernisme, postmodernisme) et les labels. Il fait apparaître des mécanismes de création, des réseaux de figures et des territoires qui participent de l'histoire autant que de la poésie. Il retrace des situations spécifiques dans lesquelles une pensée et un geste ont fait surgir une forme, ici et maintenant, au-delà d'une conception étroite de l'actuel.
    Une phrase de Mallarmé pourrait servir d'épigraphe aux sept livres: " Mal informé celui qui se crierait son propre contemporain ".

  • Du gazon " américain " ?! Une pelouse " en guerre " ?! De Pearl Harbor à la Crise des missiles cubains ?! Pour Beatriz Colomina, historienne de l'architecture à l'université de Princeton, le mythe patriotique du carré de pelouse (lawn) et le combat jardinier quotidien pour le maintien et l'embellissement de cette interface domestique de la famille et de la communauté reflètent une certaine conception du sol américain et de son paysage. Mais ils révèlent surtout une conception de la démocratie et de ses valeurs associées : libertés fondamentales, propriété privée et poursuite du bonheur, trilogie littéralement boostée durant la phase d'émergence de l'American Way of Life et de la Cold War. En menant une enquête visuelle et culturelle aussi serrée que passionnante, l'historienne répond à ces trois questions.

  • L'orgie de spéculations boursières, la chasse aux dollars qui se termine par la crise des années 30, tel est le sujet de la grosse galette.
    Ainsi s'achève dans un climat de tragédie la grande trilogie de dos passos, u.s.a., un des romans les plus importants du x siècle.
    Les personnages principaux en sont charley anderson, héros de la guerre qui veut s'enrichir vite, margo dowling, vedette de hollywood, mary french l'idéaliste, et aussi sacco et vanzetti dont ce livre raconte l'exécution.

  • « Cette oeuvre immense qui domine la production littéraire de sa décade », écrit le critique américain John Brown. John Dos Passos, dans 42e Parallèle, invente un genre romanesque nouveau. Prodigieux tableau des débuts du XXe siècle aux U.S.A., il fait vivre des personnages de toutes les classes sociales, introduit des actualités, des portraits au vitriol des célébrités du jour, des collages, des textes lyriques. Ainsi surgit la « comédie inhumaine » d'un monde collectif, où les tragédies individuelles se fondent dans le désespoir d'une époque, d'une société.

  • Walker Evans (1903-1975) est sans aucun doute l'un des photographes américains les plus importants du XXe siècle. Ses photographies de l'Amérique en crise dans les années 1930, ses reportages publiés dans le magazine Fortune et sa définition du « style documentaire » ont influencé des générations d'artistes.

    Cet entretien passionnant éclaire sous un angle nouveau la personnalité et le travail de Walker Evans.

    Le livre s'inscrit dans la série des Écrits publiés par le Centre Pompidou, une collection indispensable à la compréhension de plus grands noms de l'art moderne et contemporain.

  • « oui je le hais je mourrais pour lui je suis déjà morte pour lui je meurs pour lui encore et encore chaque fois que cela se produit...
    Pauvre Quentin elle se renversa en arrière appuyée sur ses bras les mains nouées autour des genoux tu n'as jamais fait cela n'est-ce pas fait quoi ce que j'ai fait si si bien des fois avec bien des femmes puis je me suis mis à pleurer sa main me toucha de nouveau et je pleurais contre sa blouse humide elle était étendue sur le dos et par-delà ma tête elle regardait le ciel je pouvais voir un cercle blanc sous ses prunelles et j'ouvris mon couteau. »

  • Tandis que j'agonise

    William Faulkner

    « Je lui avais dit de ne pas amener ce cheval, par respect pour sa défunte mère, parce que ça n'a pas bonne façon de le voir caracoler ainsi sur ce sacré cheval de cirque, alors qu'elle voulait que nous soyons tous avec elle dans la charrette, tous ceux de sa chair et de son sang ; mais, nous n'avions pas plus tôt dépassé le chemin de Tull que Darl s'est mis à rire. Assis sur la banquette avec Cash, avec sa mère couchée sous ses pieds, dans son cercueil, il a eu l'effronterie de rire ! »

  • La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne. Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. Elle préside à tous les événements, privés ou publics. On lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. En fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et oeuvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations. C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique : elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.

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