Germaine Krull

du 02 juin au 27 septembre 2015 Paris Germaine Krull (1897-1985) est une des photographes les plus connues de l’histoire de la photographie, pour sa participation aux avant-gardes des années 1920-1940, et l’une des femmes-photographes les plus célèbres. La publication de son portfolio Métal en 1928, sa présence à l’exposition « Film und Foto » en 1929 sont les événements le plus souvent rappelés, qui l’inscrivent de fait comme l’une des égéries de la «modernité» photographique. En savoir plus
  • Kertész

    ,

    • Hazan
    • 29 September 2010

    André Kertész (1894-1985) est de ces photographes qui ont forgé la modernité photographique au sein des avant-gardes européennes des années 1920. Il eut une influence sur le développement de la photographie au milieu du siècle, tout en gardant toute sa vie une indépendance et une singularité d'élaboration d'une « poésie photographique » qui fait de lui presque un marginal. Ses photographies ne sont pas des constats événementiels, mais des notations personnelles, comme des états d'âme projetés autour de lui. L'exposition du Jeu de Paume, qui sera accueillie dans plusieurs musées européens (Winterthur, Berlin, Budapest) est la première rétrospective de son oeuvre. Elle sera constituée de nombre de tirages « vintages », en tout cas tous établis sous le contrôle du photographe. Le catalogue rendra compte de cet exceptionnel rassemblement d'oeuvres et de leur qualité visuelle par les choix de la maquette et de l'impression. Le parcours du livre, organisé en premier lieu par la succession des trois périodes de la carrière de Kertész (Budapest 1914-1925 ; Paris 1925-1936 ; New-York 1936-1985), met également à l'honneur le métier de photographe (la participation à l'invention du reportage photographique en 1928) et la place des médias reproduisant des photographies (le magazine VU notamment). Deux particularités de la production de Kertész font l'objet d'un traitement particulier, les distorsions (1932) et les polaroïds (1979-1984). Chacune des parties fait l'objet d'une présentation récurrente associant un texte d'analyse historique illustré, un port folio des oeuvres, et des cahiers abordant successivement des points particuliers de l'esthétique et de la pratique de Kertész.

  • Et ce fut dans ce petit bar du port que le haschich se mit à produire son enchantement intime, au fond canonique, avec une précision primitive, comme je ne l'avais peut-être jamais ressenti auparavant. Car il me rendait physionomiste, à tout le moins observateur de physionomies et il m'advenait quelque chose de tout à fait unique dans mon expérience : je fus littéralement fasciné par ces visages qui m'entouraient et qui pour la plupart étaient remarquablement farouches ou laids. Des ?gures que d'ordinaire j'aurais évitées pour plus d'une raison : je n'aurais ni désiré attirer sur moi leur attention ni pu supporter leur bestialité.

    Si Marseille est la ville où Walter Benjamin vécut ses dernières semaines durant l'été 1940 avant sa mort tragique, elle est également, dès 1928 le champ d'expériences nouvelles. Expériences olfactives et chromatiques, dont celle qu'il relate ici, au gré de ses déambulations sur le vieux port, le cours Belsunce et la Canebière pris par l'ivresse du haschich.

  • Kertész

    ,

    • Hazan
    • 29 September 2010

    André Kertész (1894-1985) est de ces photographes qui ont forgé la modernité photographique au sein des avant-gardes européennes des années 1920. Il eut une influence sur le développement de la photographie au milieu du siècle, tout en gardant toute sa vie une indépendance et une singularité d'élaboration d'une « poésie photographique » qui fait de lui presque un marginal. Ses photographies ne sont pas des constats événementiels, mais des notations personnelles, comme des états d'âme projetés autour de lui. L'exposition du Jeu de Paume, qui sera accueillie dans plusieurs musées européens (Winterthur, Berlin, Budapest) est la première rétrospective de son oeuvre. Elle sera constituée de nombre de tirages « vintages », en tout cas tous établis sous le contrôle du photographe. Le catalogue rendra compte de cet exceptionnel rassemblement d'oeuvres et de leur qualité visuelle par les choix de la maquette et de l'impression. Le parcours du livre, organisé en premier lieu par la succession des trois périodes de la carrière de Kertész (Budapest 1914-1925 ; Paris 1925-1936 ; New-York 1936-1985), met également à l'honneur le métier de photographe (la participation à l'invention du reportage photographique en 1928) et la place des médias reproduisant des photographies (le magazine VU notamment). Deux particularités de la production de Kertész font l'objet d'un traitement particulier, les distorsions (1932) et les polaroïds (1979-1984). Chacune des parties fait l'objet d'une présentation récurrente associant un texte d'analyse historique illustré, un port folio des oeuvres, et des cahiers abordant successivement des points particuliers de l'esthétique et de la pratique de Kertész.

  • Et ce fut dans ce petit bar du port que le haschich se mit à produire son enchantement intime, au fond canonique, avec une précision primitive, comme je ne l'avais peut-être jamais ressenti auparavant. Car il me rendait physionomiste, à tout le moins observateur de physionomies et il m'advenait quelque chose de tout à fait unique dans mon expérience : je fus littéralement fasciné par ces visages qui m'entouraient et qui pour la plupart étaient remarquablement farouches ou laids. Des ?gures que d'ordinaire j'aurais évitées pour plus d'une raison : je n'aurais ni désiré attirer sur moi leur attention ni pu supporter leur bestialité.

    Si Marseille est la ville où Walter Benjamin vécut ses dernières semaines durant l'été 1940 avant sa mort tragique, elle est également, dès 1928 le champ d'expériences nouvelles. Expériences olfactives et chromatiques, dont celle qu'il relate ici, au gré de ses déambulations sur le vieux port, le cours Belsunce et la Canebière pris par l'ivresse du haschich.

  • Catalogue officiel de l'exposition « Germaine Krull » au musée du Jeu de Paume du 2 juin au 27 septembre 2015, puis au Martin Gropius Bau à Berlin du 8 octobre 2015 au 10 janvier 2016.

    Le livre en quelques mots.

    Catalogue officiel de l'exposition « Germaine Krull » au musée du Jeu de Paume du 2 juin au 27 septembre 2015, puis au Martin Gropius Bau à Berlin du 8 octobre 2015 au 10 janvier 2016.

  • Catalogue officiel de l'exposition « Germaine Krull » au musée du Jeu de Paume du 2 juin au 27 septembre 2015, puis au Martin Gropius Bau à Berlin du 8 octobre 2015 au 10 janvier 2016.

    Le livre en quelques mots.

    Catalogue officiel de l'exposition « Germaine Krull » au musée du Jeu de Paume du 2 juin au 27 septembre 2015, puis au Martin Gropius Bau à Berlin du 8 octobre 2015 au 10 janvier 2016.

  • Voici publiée pour la première fois, à l'occasion de la rétrospective que lui consacre le musée du Jeu de Paume à Paris du 2 juin au 27 septembre 2015, l'autobiographie de Germaine Krull, une des pionnières de la photographie d'avant-garde. Amie de Man Ray, amante d'Eli Lotar, épouse de Joris Ivens, amie d'Eisenstein, correspondante de Benjamin, responsable du service de la propagande de la France libre à Brazzaville, gérante d'un hôtel à Bangkok, Krull a traversé le siècle et connu mille vies.

  • Voici publiée pour la première fois, à l'occasion de la rétrospective que lui consacre le musée du Jeu de Paume à Paris du 2 juin au 27 septembre 2015, l'autobiographie de Germaine Krull, une des pionnières de la photographie d'avant-garde. Amie de Man Ray, amante d'Eli Lotar, épouse de Joris Ivens, amie d'Eisenstein, correspondante de Benjamin, responsable du service de la propagande de la France libre à Brazzaville, gérante d'un hôtel à Bangkok, Krull a traversé le siècle et connu mille vies.

  • " je veux montrer comment baudelaire est enchâssé rigoureusement dans le xixe siècle ", écrit walter benjamin à gershom scholem.
    Dans cette lecture très novatrice, qui se situe aussi bien à l'écart de la critique littéraire que d'une analyse sociologique, il ne s'agit pas de décrypter dans les thèmes baudelairiens les bouleversements économiques et sociaux mais, par un effet de miroir, d'éclairer les uns par les autres. le développement d'une société industrielle de masse, l'avènement d'un prolétariat, l'expérience de la foule dans la grande ville, celle du choc, la marchandise, la " perte d'auréole " du poète : autant de situations exemplaires à partir desquelles baudelaire - le premier à avoir appréhendé la force productive de l'homme réifié -, ici rapproché de blanqui et de nietzsche, invente, selon benjamin, un héroïsme moderne.

  • " je veux montrer comment baudelaire est enchâssé rigoureusement dans le xixe siècle ", écrit walter benjamin à gershom scholem.
    Dans cette lecture très novatrice, qui se situe aussi bien à l'écart de la critique littéraire que d'une analyse sociologique, il ne s'agit pas de décrypter dans les thèmes baudelairiens les bouleversements économiques et sociaux mais, par un effet de miroir, d'éclairer les uns par les autres. le développement d'une société industrielle de masse, l'avènement d'un prolétariat, l'expérience de la foule dans la grande ville, celle du choc, la marchandise, la " perte d'auréole " du poète : autant de situations exemplaires à partir desquelles baudelaire - le premier à avoir appréhendé la force productive de l'homme réifié -, ici rapproché de blanqui et de nietzsche, invente, selon benjamin, un héroïsme moderne.

  • Les textes que regroupe ce volume sont tantôt des protocoles d'expériences scientifiques menées avec des amis, dont ernst bloch, tantôt des comptes rendus d'ivresse solitaire.
    Ils forment l'ébauche d'un livre sur le haschich qui ne vit pas le jour. la curiosité de benjamin, une référence probable à baudelaire, des motifs personnels mais surtout l'extension kaléidoscopique de la conscience (" avec le haschich, nous sommes des êtres de prose de la plus grande puissance "), tous ces motifs convergent dans l'expérience commencée en 1927 et poursuivie surtout dans les années 1930-1931, dont benjamin dit qu'elle a comporté une " félicité rythmique " semblable à celle de dévider un écheveau savamment embrouillé : félicité dans laquelle réside " le bonheur de toute productivité ".

  • Les textes que regroupe ce volume sont tantôt des protocoles d'expériences scientifiques menées avec des amis, dont ernst bloch, tantôt des comptes rendus d'ivresse solitaire.
    Ils forment l'ébauche d'un livre sur le haschich qui ne vit pas le jour. la curiosité de benjamin, une référence probable à baudelaire, des motifs personnels mais surtout l'extension kaléidoscopique de la conscience (" avec le haschich, nous sommes des êtres de prose de la plus grande puissance "), tous ces motifs convergent dans l'expérience commencée en 1927 et poursuivie surtout dans les années 1930-1931, dont benjamin dit qu'elle a comporté une " félicité rythmique " semblable à celle de dévider un écheveau savamment embrouillé : félicité dans laquelle réside " le bonheur de toute productivité ".

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