Antoni Muntadas

Muntadas. Entre / Between du 16 octobre 2012 au 20 janvier 2013 Antoni Muntadas, artiste espagnol de renommée internationale, est l’un des premiers praticiens de l’art conceptuel et de l’art multimédia. Muntadas a utilisé la performance, la vidéo, les installations, la photographie, le multimédia, le livre, Internet et l’art public pour répondre aux principaux enjeux politiques et sociaux de notre temps. Ses œuvres, incisives, abordent des notions telles que la relation entre public et privé, les flux d’information liés au paysage médiatique, la dynamique de l’architecture officielle et autres enjeux sociaux. À travers elles, Muntadas met en avant les systèmes visibles et invisibles du pouvoir dans une société dominée par les mass media, l’hyperconsommation et les technologies de pointe. En savoir plus
  • Muntadas on translation

    ,

    • Actar
    • 31 October 2002

    The catalogue for the exhibition 'On Translation: Museum Reinterprets Projects by Antoni Muntadas (Barcelona, 1942)' showcases his ongoing series 'On Translation.' This series was begun in 1995 and addresses the concept of translation in contemporary soci

  • A une époque où l'on parle à la fois de "mondialisation de la culture" et de " respect des différences ", l'anthropologie est plus que jamais nécessaire et possible.
    Elle est nécessaire pour analyser la crise du sens social généralisée à l'ensemble de la planète. Elle est possible dans la mesure où sa tradition, sa démarche et son objet (le rapport à autrui chez les autres) lui permettent de s'adapter aux changements d'échelle qui accompagnent l'accélération de l'histoire, le rétrécissement de la planète et l'individualisation des destins. Partant d'un réexamen des rapports de l'anthropologie avec l'histoire et d'une critique des théories qui privilégient les unes l'unité, les autres la pluralité des sociétés humaines, l'auteur examine quelques phénomènes caractéristiques de notre temps: les médias, la communication, le rituel politique, les cultes nouveaux ou renouvelés qui fleurissent sur tous les continents, l'espace chaque jour plus étendu des concentrations urbaines.

  • écran total

    Baudrillard J

    • Galilee
    • 27 August 1997

    On n'a pas le choix des événements.
    On n'a que celui des concepts. Mais ce choix-là, celui des concepts, il faut y tenir. Pas question que les événements vous imposent le leur - leur figure idéologique et leur mise en scène dans l'information.
    A ce titre, n'importe quel événement peut faire l'affaire. Chacun enferme toute la situation à un moment donné - simplement prise dans le bluff événementiel. C'est contre ce bluff événementiel qu'il faut se battre, et chercher ce qui dans l'événement fait événement - c'est-à-dire ce qui excède toute interprétation, toute idée conventionnelle du politique et de l'histoire.
    Non pas ce que l'analyse peut soumettre à ses propres fins, mais ce qui lui résiste, ce qui nous est caché, ce qui louche à travers les faits. Il faut lever cet écran total derrière lequel jouent la transparence et le ressentiment, trouver le point qui fait mal, autour duquel s'articule la corruption d'un système - et qui peut être une vache folle, une grève, ou le fantôme de Mitterand.

    Il est tentant de vérifier la théorie, non pas dans ce qu'elle peut avoir de vrai, mais comme défi à la réalité, comme défi lancé à l'événement de la démentir.
    La chronique ne peut procéder que d'un certain nombre d'idées venues d'ailleurs, mais l'enjeu est de les mettre à l'épreuve d'une actualité imprévisible. Radicalité, subversion, simulation, illusion : comment toutes ces dimensions se nouent, s'actualisent dans notre univers, devenu pratiquement sans références, sans histoire et sans mémoire, et déjà largement immergé dans la quatrième dimension du virtuel.

    Tel est le dessein de recueil : frayer en sens inverse avec ce qui a défrayé la chronique - un peu en deçà, un peu au-delà de la réalité - un peu en deçà, un peu au-delà de la vérité.

  • Ce livre cherche à mieux comprendre ce qu'est un spectateur de cinéma, un corps de spectateur pris dans le corps du cinéma. On y mène d'abord une comparaison, classique mais jamais éclairée, entre le cinéma et l'hypnose - cet état énigmatique, intermédiaire entre la veille, le rêve et le sommeil. Ressaisie dans l'histoire des dispositifs de vision dont l'hypnose participe, depuis la fin du XVIIIe siècle, cette vue du cinéma comme hypnose s'engage dans trois directions : une analogie de dispositifs; une interprétation métapsychologique ; la réévaluation contemporaine de l'hypnose stimulée par la recherche neurobiologique. Le parti pris essentiel de ce livre suppose une équivalence entre l'état de cinéma compris comme hypnose légère et la masse des émotions éprouvées au cours de la projection d'un film. Mais plutôt que des émotions conventionnelles, de nature psychologique, il s'agit des émotions premières que Daniel Stern a nommées des affects de vitalité : les réactions sensibles induites chez le tout petit enfant par la construction corporelle et psychique de son expérience, qui sont autant de signes précurseurs du style dans l'art. De ces émotions sans nom, aussi variables que toujours recommencées, le cinéma semble par excellence être le lieu, lui qui se donne, dans ses films authentiques, pour la réalité faite art. Enfin, ce corps d'hypnose et d'émotion est aussi un corps animal. Part d'animalité de l'homme, tenant au mouvement, au plus élémentaire du corps affecté. Dès sa conception et sans cesse au fil de son histoire le cinéma s'est voué à la figuration animale. On la cerne ici à travers le cinéma américain où l'animal, entre pastoralisme et wilderness occupe une fonction anthropologique première; et dans des oeuvres du cinéma moderne européen, d'où ressort une vision plus ontologique. Ce livre est largement conçu à partir d'analyses de films. On cherche à ressaisir le film dans son détail le plus intime, là où, de micro-émotions en émotions plus vastes, sans cesse il se construit. Le choix des films a été aussi divers que possible, dans l'histoire comme dans la géographie du cinéma : des films Lumière aux oeuvres du cinéma moderne et contemporain, en passant par le cinéma classique et le cinéma expérimental ou d'avant-garde. On aimerait avoir ainsi touché le coeur du cinéma. Quelques auteurs surtout ont inspiré cette approche : pour l'hypnose, Lawrence Kubie, Sigmund Freud, Léon Chertok et François Roustang; pour le développement de l'enfant et la neurobiologie, Daniel Stern et Antonio Damasio; pour la pensée et la critique du cinéma, Gilles Deleuze et Serge Daney.

  • Ces deux cours télévisés du Collège de France, présentent, sous une forme claire et synthétique, les acquis de la recherche sur la télévision. Le premier démonte les mécanismes de la censure invisible qui s'exerce sur le petit écran et livre quelques-uns des secrets de fabrication des ces artefacts que sont les images et les discours de télévision. Le second explique comment la télévision, qui domine le monde du jounalisme, a profondément altéré le fonctionnement d'univers aussi différents que ceux de l'art, de la littérature, de la philosophie ou de la potitique, et même de la justice et de la science ; cela en y introduisant la logique de l'audimat, c'est-à-dire de la soumission démagogique aux exigences du plébiscite commercial.

  • La societe du spectacle

    Guy Debord

    Guy Debord (1931-1994) a suivi dans sa vie, jusqu'à la mort qu'il s'est choisie, une seule règle. Celle-là même qu'il résume dans l'Avertissement pour la troisième édition française de son livre La Société du Spectacle :
    « Il faut lire ce livre en considérant qu'il a été sciemment écrit dans l'intention de nuire à la société spectaculaire. Il n'a jamais rien dit d'outrancier. »

  • Le salaire du zappeur

    Serge Daney

    • P.o.l
    • 23 April 1993

    Les textes de ce recueil ont été publiés entre septembre et décembre 1987 par Libération et réunis une première fois en volume dans la collection «Ramsay poche cinéma» en 1988. «Cent jours durant, un critique de cinéma, journaliste à Libération, a regardé six chaînes de la télévision française, et s'est baigné plutôt deux fois qu'une dans leurs fleuves d'images et de sons». Ce qui le motivait? Une «certaine perplexité» quant à l'état du cinéma ? et de la critique de cinéma ? et une réelle curiosité quant à celui de la télévision. Ces textes sont ceux d'un «frontalier» sans cesse en voyage entre «sa patrie d'origine (le cinéma) et ce continent étrangement peu connu et encore moins commenté qu'est la télévision.»

  • Couvait depuis longtemps. De gesticulations en réunions au sommet, les gouvernants et leurs experts se révèlent incapables de rompre avec le néolibéralisme et n'ont qu'un mot à la bouche : austérité. Dans une prose acérée, Mike Davis analyse les causes d'un aveuglement qui conduit le monde entier vers la catastrophe.
    Mais c'est aussi dans ce contexte qu'est apparue une lueur d'espoir, d'Athènes à New York en passant par Madrid. Rassemblant souvent de nouveaux militants, des mouvements populaires comme Occupy sont partis à la reconquête de l'espace public, médiatique et politique. L'auteur salue la fièvre qui s'est emparée de pays que l'on croyait amorphes, raconte des vies militantes, réfléchit sur les leçons à tirer des mouvements de révolte passés et propose des solutions pratiques pour inscrire la contestation dans la durée.
    La situation impose de choisir entre un radical changement de cap et la mort à laquelle nous condamnent les politiques de rigueur. La gauche doit donc cesser d'être timorée ou simplement réactive pour construire une alternative concrète sur les plans politique, économique, social et écologique. Soyez réalistes, demandez l'impossible !

  • Blade Runner, le film de Ridley Scott, a imposé la vision futuriste et apocalyptique d'un Los Angeles dévasté, livré au chaos. Ce que montre Mike Davis dans cet essai, c'est que le visage futur de la ville, dont tous les éléments sont déjà en place, sera à la fois moins spectaculaire et, en un sens, beaucoup plus effrayant. Véritable laboratoire social et urbanistique, Los Angeles offre d'ores et déjà le modèle vers lequel tendent les mégapoles modernes : destruction de toute mixité sociale par cloisonnement strict des populations dans des quartiers réservés, certains laissés à l'abandon et à la domination des gangs, tandis que les couches les plus aisées se "bunkerisent" grâce à la généralisation de la vidéosurveillance et des milices de sécurité privées. La ville vit désormais dans un état perpétuel de "guerre sociale de faible intensité", susceptible à tout moment d'éclater, comme lors des émeutes provoquées par le tabassage de Rodney King. À la fois sociologique, urbanistique et politique, illustré de photos saisissantes, l'essai de Mike Davis, qui s'appuie autant sur des statistiques précises que sur son expérience personnelle, au-delà du cas de Los Angeles, offre un portrait saisissant de l'Amérique contemporaine et de l'évolution qui menace les sociétés occidentales.

  • Contribution à la discussion internationale sur la question de la légitimité : qu'est-ce qui permet aujourd'hui de dire qu'une loi est juste, un énoncé vrai ? Il y a eu les grands récits, l'émancipation du citoyen, la réalisation de l'Esprit, la société sans classes. L'âge moderne y recourait pour légitimer ou critiquer ses savoirs et ses actes. L'homme postmoderne n'y croit plus. Les décideurs lui offrent pour perspective l'accroissement de la puissance et la pacification par la transparence communicationnelle. Mais il sait que le savoir quand à devient marchandise informationnelle est une source de profits et un moyen de décider et de contrôler. Où réside la légitimité, après les récits ? Dans la meilleure opérativité du système ? C'est un critère technologique, il ne permet pas de juger du vrai et du juste. Dans le consensus ? Mais l'invention se fait dans le dissentiment. Pourquoi pas dans ce dernier ? La société qui vient relève moins d'une anthropologie newtonienne (comme le structuralisme ou la théorie des systèmes) et plus d'une pragmatique des particules langagières. Le savoir postmoderne n'est pas seulement l'instrument des pouvoirs : il raffine notre sensibilité aux différences et renforce notre capacité de supporter l'incommensurable. Lui-même ne trouve pas sa raison dans l'homologie des experts, mais dans la paralogie des inventeurs. Et maintenant : une légitimation du lien social, une société juste, est-elle praticable selon un paradoxe analogue ? En quoi consiste celui-ci ?

  • Sensible à un contexte particulièrement désenchanté, de déréliction de la part du politique, et de disparition d'une certaine solidarité, certains artistes contemporains oeuvrent aujourd'hui dans le sens d'une consolidation du lien social. Ils activent l'échange direct, la réciprocité immédiate, initiant de grands rassemblements ou créant de plus modestes structures d'accueil. Ils préconisent une prise de conscience et une (auto)critique sociale nécessaire à un « être ensemble » serein et constructif. D'autres, refusant l'engagement direct au sein d'une pratique sociale, élaborent des utopies qui interrogent et critiquent l'organisation sociale et son lot de frustrations.

  • Cet ensemble de dix ateliers, tenus au Collège International de Philosophie en 2004-2005, a été consacré à formuler une nouvelle grammaire politique. Biopolitique, bio-pouvoirs, contrôle, multitude, peuple, guerre, frontières, dépendance et interdépendance, État, nation, commun, différence, résistance, droit subjectif, révolution, liberté, démocratie : voilà quelques-uns des thèmes de cette « fabrique du futur ». Car la post-modernité que dessine sous nos yeux Antonio Negri a toutes les apparences d'une fabrique de porcelaine qu'avec notre maladresse et notre difficulté à anticiper l'avenir nous risquons d'endommager sérieusement pour les générations à venir. C'est donc à une extrême vigilance philosophique et politique à laquelle le philosophe nous convie. A l'origine de cette fabrique, deux convictions : d'une part, le « siècle bref » - celui qui, de 1917 à 1968, a réalisé le socialisme et dans lequel nous avons appris à penser - est désormais fini ; d'autre part, le fait que cette fin a entraîné avec elle toutes les catégories politiques d'une modernité dont le socialisme faisait lui-même partie. Face à une réalité insupportable, l'indignation mais aussi l'espérance révolutionnaire et la volonté de transformer le monde se présentent aujourd'hui sous de nouvelles figures devant être interprétées et réinventées. Dans ces conversations, Antonio Negri cherche à suivre - avec une passion jamais démentie - la formation d'un nouvel horizon politique : une manière de définir d'autres pratiques et d'autres expressions de la démocratie.

  • Depuis le début des années soixante, les arts d'avant-garde sont marqués par deux problèmes à la fois sociaux et esthétiques : l'environnement et la participation du spectateur.
    Dans cet ouvrage précurseur, frank popper, par ses analyses, éclaire la fonction nouvelle de l'artiste dans les sociétés d'aujourd'hui.
    Arts plastiques et du spectacle, poésie, musique, multimédia : autant de domaines où le praticien se voit investi de responsabilités jusque-là inédites à l'égard de ses camarades de travail et surtout du spectateur, qui intervient à divers degrés dans le processus de conception et de création. mais ce nouvel art " populaire " se situe à l'opposé de toute " simplicité " ou " naïveté " : il est lié aux sciences et aux techniques de notre temps, à la cybernétique et l'informatique par exemple.
    Partout se précisent des phénomènes de groupe, de masse, de création collective. il était donc indispensable de redéfinir les relations entre l'artiste, le théoricien et le spectateur, et de faire apparaître la formation d'une nouvelle pensée esthétique.

  • La pensée de Michel Foucault désoriente : considérée parfois comme celle d'un philosophe, parfois encore comme celle d'un historien ou d'un critique de la culture, elle ne cesse de déplacer ses choix méthodologiques, ses champs d'enquête et son outillage conceptuel ; elle surprend par la beauté de son écriture ; elle irrite aussi, car ce voisinage avec la pratique littéraire et le dehors de la philosophie dérange. Que se passe-t-il alors quand, au lieu d'exiger une identification, un positionnement ou une déclaration d'allégeance à tel ou tel courant, on prend pour guide cette apparente discontinuité des thèmes, des approches et des instruments ? Quand on fait le pari qu'il s'agit de lire derrière l'éparpillement de la recherche une véritable pensée du discontinu, un travail philosophique exigeant, sans cesse relancé, sur l'exigence de la pensée et la problématisation de l'actualité. Il s'agit alors de reconstituer la trame complexe d'une cohérence difficile et forte, qui traverse trente ans de pratique philosophique, et nous enjoint à notre tour de tenter cette « ontologie critique de nous-mêmes » dont Foucault demeure l'exemple à la fois le plus remarquable et le plus émouvant.Judith Revel est maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre du Centre Michel Foucault. Philosophe, italianiste et traductrice, elle est spécialiste de philosophie contemporaine et s'intéresse aux représentations de l'histoire dans les théorisations politiques. Elle travaille en particulier sur la manière dont la réflexion philosophique se pose la question de l'actualité.

  • La légitimité culturelle et artistique de la photographie est récente. Longtemps tenue pour un simple outil dont on se sert, elle est désormais, dans les galeries et musées, contemplée pour elle-même.
    Apparue avec l'essor des métropoles et de l'économie monétaire, l'industrialisation et la démocratie, elle fut d'abord l'image de la société marchande, la mieux à même de la documenter et d'actualiser ses valeurs. Mais si elle convenait à la société industrielle moderne, elle répond aujourd'hui difficilement aux besoins d'une société informationnelle, fondée sur les réseaux numériques.
    La photographie est donc l'objet de ce livre : dans sa pluralité et ses devenirs, du document à l'art contemporain ; dans son historicité, depuis son apparition, au milieu du XIXe siècle, jusqu'à l'alliage présent «Art-photographie» qui conduit André Rouillé à distinguer «l'art des photographes» de «la photographie des artistes».

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  • « Les nouvelles technologies, la vidéo, le numérique attestent de la profonde mutation dans l'art contemporain de la fin des années 80. Cet ouvrage est un excellent cours de rattrapage pour amateur distrait ou débordé. » Art Press « Ce livre commente de manière très claire l'avènement de l'image numérique. » L'oeil « Ouvrage extrêmement documenté, richement illustré, avec un texte pédagogique ni scolaire ni abscons. Une vraie réussite. » Max « Première étude consacrée à ce nouveau champ artistique, cet ouvrage s'organise autour de quatre grands domaines médiatiques : l'art vidéo, les installations vidéo, les performances et l'art numérique. » Artension

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