Peter Campus

video ergo sum du 14 février au 28 mai 2017 Concorde, Paris « video ergo sum », première exposition monographique de l’artiste en France, retrace le parcours de Peter Campus, de ses recherches avec la vidéo dans les années 1970 à ses travaux plus récents en vidéo numérique. En savoir plus
  • Si la vidéo, à ses débuts, est encore un objet sans statut, sans définition, qui accompagne les passions révolutionnaires et les expérimentations de l'époque, c'est aujourd'hui une des formes incontournables, qui domine le champ de la création, les grandes manifestations et qui s'étend à tous les domaines artistiques.

  • Peut-être avons-nous honte aujourd'hui de nos prisons. Le XIXe siècle, lui, était fier des forteresses qu'il construisait aux limites et parfois au coeur des villes. Elles figuraient toute une entreprise d'orthopédie sociale.
    Ceux qui volent, on les emprisonne ; ceux qui violent, on les emprisonne ; ceux qui tuent, également. D'où vient cette étrange pratique et le curieux projet d'enfermer pour redresser? Un vieil héritage des cachots du Moyen Âge? Plutôt une technologie nouvelle : la mise au point, du XVIe au XIXe siècle, de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois «dociles et utiles». Surveillance, exercices, manoeuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d'assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s'est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l'armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers : la discipline.
    Penser les relations de pouvoir aujourd'hui ne peut se faire sans prendre en compte l'ouvrage de Michel Foucault (1926-1984), devenu aussi indispensable à notre époque que le Léviathan de Hobbes le fut à l'époque moderne.

  • En plaçant l'ensemble des essais ici recueillis sous le titre du plus célèbre d'entre eux, nous croyons être fidèles à l'esprit qui les anime comme à l'objet même de la psychanalyse : l'ouverture à l'Unheimliche, à ce qui n'appartient pas à la maison et pourtant y demeure.
    Cette édition reprend dans une traduction nouvelle et annotée, qui devrait être l'occasion d'une lecture neuve, les textes qui figuraient jusqu'alors dans les Essais de psychanalyse appliquée. Ils apparaissent ici, augmentés d'une étude sur l'humour, dans l'ordre chronologique de leur publication.

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  • L'oeil absolu

    Gérard Wajcman

    Voir est une arme du pouvoir. Depuis la vidéosurveillance jusqu'aux balayages satellitaires de la planète, en passant par l'imagerie médicale et la télé-réalité, d'innombrables dispositifs s'acharnent à nous rendre intégralement visibles et transparents. On sait que sortir faire ses courses à Londres aujourd'hui, c'est être filmé plus de trois cents fois. La science et la technique ont bricolé un dieu omnivoyant électronique, un nouvel Argos doté de millions d'yeux qui ne dorment jamais. Plus que dans une civilisation de l'image, nous sommes désormais dans une civilisation du regard. On surveillait jadis les criminels, aujourd'hui on surveille surtout les innocents. Pour la politique sécuritaire, nous sommes tous des dommages collatéraux.
    Mais au-delà de la surveillance, ce regard global infiltre aujourd'hui tous les domaines de nos vies, de la naissance à la mort. La transparence n'est pas qu'une affaire sociale, elle vise aussi le privé de nos maisons et l'intérieur de nos corps, dissolvant chaque jour un peu plus l'espace de l'intime et du secret. Dans une langue brillante, documentée et très accessible, Gérard Wajcman explore et questionne cette idéologie de l'hypervisible.

  • En juin 1992, serge daney laisse de nombreux écrits inédits, des notes, les fragments d'un journal irrégulièrement tenu de 1988 à 1991, des projets d'articles, des articles non publiés.
    Ce volume les réunit sous un titre tiré d'un film qu'il aimait. ce sont des réflexions, des questions, des hypothèses. ce sont des textes qui parlent du cinéma, bien sûr, et des images. de ceux qui les font ou les défont. ils parlent de politique, ils parlent de la vie, du monde et de son mouvement. on y lit une morale, des désirs, des colères violemment exprimées, une pensée en continuel déplacement, libre.

  • " les journaux parlent de tout, sauf du journalier.
    Les journaux m'ennuient, ils ne m'apprennent rien. [. ] ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, oú est-il ? ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l'évident, le commun, l'ordinaire, le bruit de fond, l'habituel, comment en rendre compte, comment l'interroger, comment le décrire ? [. ] peut-être s'agit-il de fonder enfin notre propre anthropologie : celle qui parlera de nous, qui ira chercher en nous ce que nous avons si longtemps pillé chez les autres.
    Non plus l'exotique, mais l'endotique. " georges perec.

  • Peter Campus

    Collectif

    Coffret de trois livres consacré à l'oeuvre de Peter Campus, l'un des plus importants pionniers de l'art vidéo (catalogue de la première exposition monographique de l'artiste en France, au Jeu de Paume, en 2017 ; fac-similé d'un catalogue d'exposition épuisé de 1974 ; livre en réalité augmenté comprenant l'ensemble de son travail depuis 1971).
    La publication se compose de trois volumes :

    Le catalogue de l'exposition au Jeu de Paume « Peter Campus - Video ergo sum ». Il comprend une préface de Marta Gili, des textes d'Anne-Marie Duguet, Chris Meigh-Andrews, Jacinto Lageira et un entretien avec Peter Campus par Mathilde Roman. Avec de nombreuses photographies d'oeuvres et des dessins préparatoires, la biographie de l'artiste, les listes des oeuvres et des expositions personnelles et collectives, ansi qu'une importante bibliographie. 252 pages.

    La reproduction du catalogue de l'exposition « Peter Campus - Closed-circuit video » à l'Everson Museum of Art, Syracuse, dans l'Etat de New York en 1974. Un catalogue aujourd'hui épuisé qui comprend un texte de référence « La vidéo comme fonction de réalité », sept dessins de l'artiste pour les toutes premières installations en circuit fermé, et un essai de David A. Ross, commissaire de l'exposition. 64 pages.

    Un livre augmenté. Ce 7e titre de la collection « Anarchive » associe un livre comprenant les écrits de Peter Campus avec une base de données numérique permettant d'explorer l'ensemble de son travail depuis 1971, ses vidéos, ses installations vidéo en circuit fermé et ses photos via une application de réalité augmentée. 120 pages.
    Configuration minimale requise : systèmes iOS et Android.

    Publié à l'occasion de l'exposition « Peter Campus - Video ergo sum », Jeu de Paume, Paris, du 14 février au 28 mai 2017.

  • « J'appellerai littéralement dispositif tout ce qui a, d'une manière ou d'une autre, la capacité de capturer, d'orienter, de déterminer, d'intercepter, de modeler, de contrôler et d'assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants. Pas seulement les prisons donc, les asiles, le panoptikon, les écoles, la confession, les usines, les disciplines, les mesures juridiques, dont l'articulation avec le pouvoir est en un sens évidente, mais aussi, le stylo, l'écriture, la littérature, la philosophie, l'agriculture, la cigarette, la navigation, les ordinateurs, les téléphones portables, et, pourquoi pas, le langage lui-même ». Le dispositif nomme un ensemble de praxis, de savoirs, de mesures, d'institutions dont le but est de gérer, de gouverner, de contrôler et d'orienter, en un sens qui se veut utile, les comportements, les gestes et les pensées des hommes. Nous sommes pris dans des dispositifs : nous nous transportons, nous nous parlons, nous nous rapportons à nous-mêmes à travers des dispositifs. Nous appartenons aux dispositifs tout autant qu'ils font partie de nos vies. Mais qu'est-ce qu'un dispositif et comment situer l'analyse qui pourrait nous en délivrer ? Dans ce texte bref et incisif, Giorgio Agamben ne se contente pas de poser la question mais explique comment elle s'est posée à lui.
    On peut lire son essai comme une leçon de méthode, comme une analyse de notre société, comme une nouvelle orientation pour fonder l'anthropologie. C'est que l'analyse des dispositifs débouche sur une enquête d'une grande portée : « Il y a donc deux classes : les êtres vivants (ou les substances) et les dispositifs. Entre les deux, comme tiers, les sujets. J'appelle sujet ce qui résulte de la relation, et pour ainsi dire, du corps à corps entre les vivants et les dispositifs ».

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  • Écrites en anglais, pour la télévision, entre 1975 et 1982, ces quatre oeuvres, dont deux sont muettes, ont été mises en scène et réalisées par Samuel Beckett. Produites par la Süddeutscher Rundfunk, elles ont été diffusées en Allemagne entre 1977 et 1983, puis en Grande-Bretagne et en Irlande. Elles sont à l'origine de L'Épuisé, le texte de Gilles Deleuze sur l'ensemble de l'oeuvre de Samuel Beckett.

    - Quad, écrit en anglais en 1982.
    - Trio du Fantôme, écrit en anglais en 1975.
    - ... que nuages..., écrit en anglais en 1976.
    - Nacht und Träume, écrit en anglais en 1982.

    Trio du Fantôme, ... que nuages..., Quad, Nacht und Traüme font partie de ce que Deleuze nomme chez Beckett la langue des images et des espaces, celle qui « reste en rapport avec le langage, mais se dresse ou se tend dans ses trous, ses écarts ou ses silences. Tantôt elle opère elle-même en silence, tantôt elle se sert d'une voix enregistrée qui la présente, et, bien plus, elle force les paroles à devenir image, mouvement, chanson, poème. Sans doute naît-elle dans les romans et les nouvelles, passe-t-elle par le théâtre, mais c'est à la télévision qu'elle accomplit son opération propre, distincte des deux premières. Quad sera Espace avec silence et éventuellement musique. Trio du Fantôme sera Espace avec voix présentatrice et musique. ... que nuages... sera Image avec voix et poème. Nacht und Traüme sera Image avec silence, chanson et musique ».

    Ce recueil est paru en 1992.

  • Se voir dans un miroir, voilà une confrontation immédiate avec soi-même relativement banale et, d'ordinaire, assez fugace. Le protagoniste de La Dernière Bande va se livrer à une confrontation avec lui-même autrement troublante. « Viens d'écouter ce pauvre petit crétin pour qui je me prenais il y a trente ans, difficile de croire que j'aie jamais été con à ce point-là. » Chaque année, le jour de son anniversaire, Krapp enregistre un compte rendu détaillé de son état et de ses agissements durant l'année écoulée. Chaque fois, il écoute l'une ou l'autre des bandes enregistrées des dizaines d'années auparavant, et il la commente. C'est dans cet éternel retour à son passé que réside maintenant sa seule lumière. Krapp, qui jadis déclarait ne plus rien vouloir de ce qu'il avait vécu, ne peut aujourd'hui exister que s'il parvient à être de nouveau ce qu'il fut : « Sois de nouveau, sois de nouveau. » Il lui faut surtout être encore celui qui, « quand il y avait encore une chance de bonheur », a vécu un instant d'amour.

    - La Dernière Bande : pièce en un acte pour un personnage avec magnétophone, écrite en anglais en 1958.

    - Cendres : pièce radiophonique en un acte pour cinq personnages, écrite en anglais en 1959.

    La traduction française de l'auteur (avec le concours de Robert Pinget pour Cendres) est parue en 1959.

  • Comédie et actes divers

    Samuel Beckett

    • Minuit
    • 1 January 1966

    Le recueil Comédie et actes divers a été publié aux Éditions de Minuit en 1966 (édition augmentée, 1972) - Comédie : pièce en un acte pour trois personnages, écrite en anglais (datée « 1963 »). Première publication de la traduction française de l'auteur

  • "- Dites-moi au moins l'argument de la querelle. - Oh! il est si simple qu'il parat pauvre face tant de points de vue qui amnagent plus ou moins une dilution du cinma dans l'art contemporain, et son histoire l'intrieur de l'histoire de l'art. La projection vcue d'un film en salle, dans le noir, le temps prescrit d'une sance plus ou moins collective, est devenue et reste la condition d'une exprience unique de perception et de mmoire, dfinissant son spectateur et que toute situation autre de vision altre plus ou moins. Et cela seul vaut d'tre appel "cinma". - Vous ne suggrez tout de mme pas une primaut de l'exprience du spectateur de cinma sur les expriences multiples du visiteur-spectateur des images en mouvement de l'art dont on tend le rapprocher ? - videmment non. Il s'agit simplement de marquer qu'en dpit des passages oprant de l'une aux autres et inversement, ce sont l deux expriences trop diffrentes pour qu'on accepte de les voir confondues. On n'oblige personne se satisfaire de la "vision bloque" de la salle de cinma. Ce "dsert de Cameraland", disait Smithson, ce "coma permanent". On peut prfrer la flnerie, la libert du corps et de l'esprit, la mditation libre, l'clair de l'ide. On peut aussi, comme Beckett, se sentir "mieux assis que debout et couch qu'assis". Simplement, chaque fois cela n'est pas pareil, on ne sent ni on ne pense vraiment les mmes choses. Bref, ce n'est pas le mme corps. D'o la ncessit de marquer des ples opposs pour mieux saisir tant de positions intermdaires." Les essais rassembls dans ce livre, crits entre 1999 et 2012, voquent parmi d'autres les artistes et cinastes Eija-Liisa Ahtila, Chantal Akerman, Zoe Beloff, James Benning, Dara Birnbaum, Jean-LLouis Boissier, Janet Cardiff et George Bures Miler, Hans Castorf, David Claerbout, James Coleman, Pedro Costa, Harun Farocki, Masaki Fujihata, Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi, Douglas Gordon, Pierre-Marie Goulet, Philippe Grandrieux, Gary Hill, Alfredo Jaar, Ken Jacobs, Rinko Kawauchi, Thierry Kuntzel, Fritz Lang, Chris Marker, Cildo Meireles, Jonas Mekas, Avi Mograbi, Antoni Muntadas, Max Ophuls, Tony Oursler, Pipilotti Rist, Doug Aitken, Tania Ruiz Gutirrez, Sarkis, Shelly Silver, Robert Smithson, Michael Snow, Beat Streuli, Sam Taylor-Wood, Eulalia Valldosera, Danielle Vallet Kleiner, Agns Varda, Bill Viola, Jeff Wall et Apichatpong Weerasethakul.

  • L'art vidéo

    René Berger

    Une histoire de l'art vidéo (les textes les plus importants de René Berger sur le sujet, publiés sur une période d'une trentaine d'années, rassemblés pour la première fois).
    François Bovier et Adeena Mey ont rassemblé les textes que René Berger a consacrés à l'emergence et à la généralisation de l'art vidéo entre 1971 et 1997. Empruntant des outils d'analyse à la cybernétique et à la sémiologie, Berger décrit le « vidéoart » comme une pratique à l'intersection de plusieurs médias qui interroge la valeur d'exposition de l'art en introduisant un facteur temporel. La vidéo participe à un effet de « dislocation » et de « relocation » de l'oeuvre d'art, questionnée ici dans la perspective des nouvelles images animées et de l'essor de l'informatique.

  • " Tout le long de l'histoire de la philosophie, temps et espace sont mis au même rang et traités comme choses du même genre. On étudie alors l'espace, on en détermine la nature et la fonction, puis on transporte au temps les conclusions obtenues. La théorie de l'espace et celle du temps se font ainsi pendant. Pour passer de l'une à l'autre, il a suffi de changer un mot : on a remplacé "juxtaposition" par "succession". De la durée réelle on s'est détourné systématiquement. Pourquoi ? " La première édition critique des oeuvres de Bergson répond à un double principe : offrir le texte intégral du livre dans sa pagination de référence et le compléter par un dossier de notes historiques, philosophiques, analytiques et bibliographiques.
    Édition critique dirigée par Frédéric Worms.
    Volume édité par Arnaud Bouaniche, Arnaud François, Frédéric Fruteau de Laclos, Stéphane Madelrieux, Claire Marin, Ghislain Waterlot.

  • "thomas demeura à lire dans sa chambre.
    Il était assis sur une chaise de velours, les mains jointes au dessus de son front, les pouces appuyés contre la racine des cheveux, si absorbé qu'il ne faisait pas un mouvement lorsqu'on ouvrait la porte. ceux qui entraient se penchaient sur son épaule et lisaient ces phrases : " il descendit sur la plage : il voulait marcher. l'engourdissement gagnait après les parties superficielles les régions profondes du coeur.
    Encore quelques heures et il savait qu'il s'en irait doucement à un état incompréhensible sans jamais connaître le secret de sa métamorphose. encore quelques instants et il éprouverait cette paix que donne la vie en se retirant, cette tranquillité de l'abandon au crime et à la mort. il eut envie de s'étendre sur le sable : las et informe, il épiait le moment où allait paraître la première agonie de sa vie, un sentiment merveilleux qui doucement le délierait de ce qu'il y avait de raidi dans ses articulations et ses pensées.
    Il vit que tout en lui préparait le consentement : son corps commençait à se détendre ; ses mains ouvertes s'offraient au malheur ; ses yeux mi-fermés faisaient signe au destin ".

  • Autobiographie de l'art vidéo : à travers un texte innovant, Ina Blom retrace la naissance et la vie du médium vidéo et interroge notamment le devenir de la vidéo à travers le cadre de la peinture, sa relation à la vie biologique, son rapport à la temporalité et son développement au sein de nouveaux champs de travail et de collaboration.

    « This is a book about technology and social memory in the field of twentieth-century art. This is a phosphorescently brilliant exploration of the birth and life of video. In the times when electronic media meant the flow of televisual signals, video became a uniquely glimmering force of idiosyncratic memory and the ordination of time. Blom's focused beam of histories and ideas superlatively traces the crackling and flickering scanlines of this new reality as it came into being in art. » Matthew Fuller « With this extraordinary study, early video has finally found its chronicler. Invaluable not only for its perspicacious genealogy of media-art practice, but for its inspired historiographic gambit, wherein both art and history are reimagined in light of contemporary media archaeology. » Andrew V. Uroskie

  • L'histoire de l'art aime à poser des ruptures comme autant de repères de son évolution. L'apparition du numérique en est une. Prenant à contre-pied cette approche morcelée du champ artistique, Jean-Louis Boissier s'intéresse aux continuités historiques. Comment s'origine le mot relation dans une relation au réel


  • d'oú vient cette obsession de l'interactif qui traverse notre époque ? après la société de consommation, après l'ère de la communication, l'art contribue-t-il aujourd'hui à l'émergence d'une société rationnelle ? nicolas bourriaud tente de renouveler notre approche de l'art contemporain en se tenant au plus près du travail des artistes, et en exposant les principes qui structurent leur pensée : une esthétique de l'interhumain, de la rencontre, de la proximité, de la résistance au formatage social.
    son essai se donne pour but de produire des outils nous permettant de comprendre l'évolution de l'art actuel : on y croisera felix gonzalez-torres et louis althusser, rirkrit tiravanija ou félix guattari, et la plupart des artistes novateurs en activité.

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  • Ouvrage passionnant et novateur, Le Conflit des perceptions est le premier essai d'Elsa Boyer. Elle y entreprend, en partant des jeux vidéos et de la réalité virtuelle, de penser la question de la perception artificielle. Elle montre en relisant la phénoménologie husserlienne, Jacques Derrida et Bernard Stiegler que c'est la perception elle-même que ces pratiques nous obligent à repenser. Fourmillant d'exemples empruntés aux pratiques artistiques et vidéoludiques contemporaines, Le Conflit des perceptions soulève avec une rare puissance philosophique des questions auxquelles nous sommes quotidiennement confrontées.
    Le texte est accompagné d'une préface de Catherine Malabou, philosophe, auteur de nombreux livres dont Que faire de notre cerveau ? (Bayard, 2005) et La Grande Exclusion avec Xavier Emmanuelli (Bayard, 2009).

  • Je vais vous mentir comme le font les camelots...
    Je vais vous raconter une histoire... dans le but de dévoiler la vérité. Mon histoire est bien évidemment basée sur des faits. Cependant, il est vrai qu'un fait touchant un monde inconnu ne peut être que fabriqué. Je vais par conséquent produire une fiction en fait.

  • Un dialogue entre deux danseuses et chorégraphes contemporaines majeures, accompagné d'échanges avec des collaborateurs de Trisha Brown, de textes de ses danseurs, de notes et de la transcription d'une conférence. L'ensemble est suivi d'un essai sur la filiation déliée entre Trisha Brown et Emmanuelle Huynh.

  • La modification

    Michel Butor

    Dès la première phase, vous entrez dans ce livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de paris à rome, non sans de multiples arrêts et détours.

    Le troisième roman de michel butor, paru en 1957, la même année que la jalousie d'alain robbe-grillet, le vent de claude simon et tropismes de nathalie sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique.
    Couronné par le prix renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du nouveau roman.

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