Ana Mendieta

Le temps et l'histoire me recouvrent du 16 octobre 2018 au 27 janvier 2019 Concorde, Paris Au cours de sa brève carrière, de 1971 à 1985, Ana Mendieta produit un ensemble remarquable d’œuvres : dessins, installations, performances, photographies et sculptures, mais aussi films. Son travail filmique, moins connu, n’en constitue pas moins un corpus d’œuvres particulièrement impressionnant et prolifique : les 104 films qu’elle a réalisés de 1971 à 1981 lui ont conféré le statut de figure incontournable dans le domaine des arts visuels pluridisciplinaires qui a émergé au cours des années 1970 et 1980. En savoir plus
  • Cet ouvrage est avant tout un hommage dédié à onze femmes artistes, à travers leur portrait, immergées dans leur travail quotidien, dans leur lieu de prédilection : l'atelier.
    Geneviève Asse, Etel Adnan, Pierrette Bloch, Geneviève Claisse, Parvine Curie, Sheila Hicks, Shirley Jaffe, Véra Molnar, Aurélie Nemours, Judith Reigl, Marta Pan, sont toutes de la même génération, celle qui les a fait naître avant la deuxième guerre mondiale, celle qui les a fait atteindre leur maturité artistique dans les années 50 et 60, celle qui les fait resurgir après l'an deux mille dans les musées et les galeries, à la fin de leur vie.
    L'autre lien qui les rassemble est celui de l'abstraction, de toutes les sortes d'abstractions car sous cette étiquette se cache autant d'approches artistiques et de possibilités d'expression qu'il y a d'artistes. Parmi elles, nombreuses sont celles qui se sont affirmées, pour ou contre, la seconde École de Paris qui régnait alors sur l'art. Aucune n'est cependant une « figurative » ou, comme le sera majoritairement la génération suivante, aucune n'exprime le quotidien, le ressenti, la révolte, le constat du monde, ou la réinvention du « je » et du corps de la femme. Toutes les femmes de cet ouvrage ont plutôt tenté de s'extraire du réalisme, de fuir toute manifestation d'introspection personnelle, de pathos ou de désordre sociétal.
    Ce livre, initié il y a une dizaine d'années avant qu'elles ne soient aussi célébrées et présentes dans les plus grands muséeset collections privées, se veut le témoignage léger et attrayant de quelques instants volés, bribes de conversations, moments de détente, souvenirs émus, imprégnés d'odeurs, de lumières changeantes, de couleurs, de rires et de silences, dans l'intimité de l'atelier.

  • Première monographie consacrée à l'oeuvre filmique de l'artiste cubano-américaine Ana Mendieta. L'ouvrage?offre une vue d'ensemble de sa filmographie, composée de 104 films réalisés entre 1971 et 1981, à travers une série d'essais inédits et un ensemble iconographique tiré des vingt films ayant fait l'objet d'une restauration numérique pour l'exposition présentée au Jeu de Paume.

    Née dans une éminente famille de La Havane, mais exilée aux États-Unis lorsqu'elle était adolescente, Ana Mendieta (1948-1985) est l'une des artistes les plus novatrices et prolifiques de l'après-guerre. Durant sa trop courte carrière, elle a produit un corpus d'oeuvres unique qui comprend des dessins, des installations, des performances, des photographies et des sculptures. On sait moins qu'elle est également l'auteure de films remarquables. Seul ouvrage consacré à cet aspect de sa pratique, Le temps et l'histoire me recouvrent renferme la première filmographie complète jamais établie, fruit de trois années de recherches. Son iconographie couvre l'ensemble des cent quatre films de l'artiste, réalisés entre 1971 et 1981. Elle inclut notamment des séquences d'images issues des vingt films ayant fait l'objet d'une restauration numérique pour l'exposition présentée au Jeu de Paume ainsi que des photographies leur étant liées. Avec des textes originaux de Laura Wertheim Joseph, Lynn Lukkas, Raquel Cecilia Mendieta, Howard Oransky, John Perreault, Michael Rush et Rachel Weiss, ce catalogue restitue la place centrale des films d'Ana Mendieta au sein de son oeuvre et parmi les bouleversements disciplinaires qui caractérisèrent les arts plastiques au cours des années 1970 avec l'adoption progressive des nouveaux médias par les artistes.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Jeu de Paume, Paris, du 16 octobre 2018 au 27 janvier 2019.

  • À travers plus d'une centaine d'oeuvres, le Castello di Rivoli met en avant la courte mais prolifique carrière d'Ana Mendieta. Entre 1972 et 1985, cette pionnière du body art a marqué durablement l'art de la performance avec un langage très personnel, utilisant de nombreux matériaux et médiums.

  • Ana mendieta traces /allemand

    Catalogue de l'exposition au Museum der Moderne à Salzbourg du 29/03/2014 au 06/07/204 puis à la Hayward Gallery du 24/09/2014 au 15/12/2014.

  • Dans ce récit graphique surnaturel, Christine Redfern et Caro Caron ne racontent pas seulement la vie et la mort - tragique, après une chute de 34 étages - d'Ana Mendieta. Elles ramènent à l'avant-scène une artiste tombée, ou plutôt jetée dans l'oubli, et rappellent du même souffle plusieurs autres femmes exclues de l'histoire de l'art.

    Exilée de Cuba aux États-Unis par ses parents qui craignaient le régime castriste, Ana Mendieta mènera dans les années 1970 sa propre révolution aux côtés de femmes artistes qui ont entrepris de bouleverser le milieu des arts. Son oeuvre multiforme explore les limites de l'identité culturelle et de genre, abordant la violence faite aux femmes, mettant son corps en scène, empruntant au vaudou, aux croyances et aux rituels des anciennes civilisations pour renouer avec son passé.

    Qui est Ana Mendieta ? ne répond pas à la question posée, mais nous dit pourquoi nous devons le savoir.

  • Voici le livre le plus violent de la littérature contemporaine, je veux dire d'une violence belle et régénératrice.
    Héliogabale, né sur un berceau de sperme, mort sur un oreiller de sang est un noir héros de notre monde.
    Sa légende est faite de perversité et d'exécration. el gabal " celui de la montagne " est non seulement l'empereur dépravé de la rome pourrissante du troisième siècle, livré aux vices et à la folie, mais aussi le premier héros infernal de cette rencontre avec l'orient, dont apollonius de tyane fut l'archange. incarnation du mythe hermaphrodite, adorateur du soleil et de la pierre noire elagabale, il a vécu jusqu'à l'extrême le drame de l'affrontement entre le monde gréco-latin et la barbarie.
    Il s'agit bien ici d'un texte initiatique : prête païen et empereur de rome à l'âge de quatorze ans. héliogabale annonce à la fois le rite solaire des tarahumaras, et le sacrifice de van gogh le suicidé de la société, puis la descente aux enfers d'artaud le momo. héliogabale est l'anarchiste, avant d'être l'alchimiste couronné.
    Ce livre envoûtant, le plus construit et le plus documenté des écrits d'antonin artaud est aussi le plus imaginaire.
    Qui n'a pas lu héliogabale n'a pas touché le fond même de notre littérature sauvage.

    Jmg le clézio

  • Gaston Bachelard L'Eau et les rêves C'est près de l'eau que j'ai le mieux compris que la rêverie est un univers en émanation, un souffle odorant qui sort des choses par l'intermédiaire d'un rêveur. Si je veux étudier la vie des images de l'eau, il me faut donc rendre leur rôle dominant à la rivière et aux sources de mon pays.
    Je suis né dans un pays de ruisseaux et de rivières, dans un coin de Champagne vallonnée, dans le Vallage, ainsi nommé à cause du grand nombre de ses vallons. La plus belle des demeures serait pour moi au creux d'un vallon, au bord d'une eau vive, dans l'ombre courte des saules et des osières.
    Gaston Bachelard.

    A l'écoute de l'eau et de ses mystères, Gaston Bachelard entraîne son lecteur dans une superbe méditation. Plongée fascinante depuis les surfaces brillantes et claires, où naissent les images fugitives, jusqu'aux profondeurs obscures, où gisent mythes et fantasmes. Le texte d'un philosophe érudit métamorphosé en poète.

  • Gaston Bachelard L'Air et les Songes Essai sur l'imagination du mouvement Tous les êtres qui aiment la grande rêverie simplifiée, simplifiante, devant un ciel qui n'est rien autre chose que « le monde de transparence », comprendront la vanité des « apparitions ». Pour eux, la « transparence » sera la plus réelle des apparences. Elle leur donnera une leçon intime de lucidité. Si le monde est aussi volonté, le ciel bleu est volonté de lucidité. Le « miroir sans tain » qu'est un ciel bleu éveille un narcissisme spécial, le narcissisme de la pureté, de la vacuité sentimentale, de la volonté libre. Dans le ciel bleu et vide, le rêveur trouve le schème des « sentiments bleus » de la « clarté intuitive », du bonheur d'être clair dans ses sentiments, ses actes et ses pensées. Le narcisse aérien se mire dans le ciel bleu.
    G. B.

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  • « De ce problème, vraiment primordial, posé à l'âme naïve par les phénomènes du feu, la science contemporaine s'est presque complètement détournée. Les livres de Chimie, au cours du temps, ont vu les chapitres sur le feu devenir de plus en plus courts. Et les livres modernes de Chimie sont nombreux où l'on chercherait en vain une étude sur le feu et sur la flamme. Le feu n'est plus un objet scientifique. Le feu, objet immédiat saillant, objet qui s'impose à un choix primitif en supplantant bien d'autres phénomènes, n'ouvre plus aucune perspective pour une étude scientifique. Il nous paraît alors instructif, du point de vue psychologique, de suivre l'inflation de cette valeur phénoménologique et d'étudier comment un problème, qui a opprimé la recherche scientifique durant des siècles, s'est trouvé soudain divisé ou évincé sans avoir été jamais résolu. » Gaston Bachelard.

  • « Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (.). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau. Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir. Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont. Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. » - José Corti, Souvenirs désordonnés.

  • Père fondateur de l'anthropologie américaine, Franz Boas consacre une partie de sa vie à l'étude des tribus indiennes de la côte nord-ouest des États-Unis. S'intéressant autant aux mythes, aux pratiques sociales, aux rites et aux arts qu'à la linguistique, à l'économie ou à l'anthropologie physique, il collecte récits, partitions musicales, photographies, statistiques, rêves et dessins.

    Grâce à l'extraordinaire richesse des matériaux compilés lors de ses terrains, Boas propose une démarche fondamentale pour l'anthropologie : refusant de considérer une culture comme un îlot immobile, l'anthropologue s'attache à en retracer l'histoire et les changements, définissant une identité en perpétuel mouvement.

    Sélection de textes traduits de l'anglais et de l'allemand, ce recueil propose pour la première fois les principaux textes de ce grand classique des sciences sociales, qui fut une des premières sources du travail de Marcel Mauss sur le potlatch et de Claude Lévi-Strauss sur les mythes.

  • La place et le rôle des femmes dans l'art et dans le spectacle vivant, entre 1912 et 2012, aux lisières de la performance et de la danse.
    A l'heure des re-enactements et autres remakes des performances historiques, il semblait important de s'interroger sur la place des femmes dans les avant-gardes des années 1910-1970. Quel regard portons-nous, aujourd'hui, sur les pionnières qui ont profondément modifié la danse et la performance, en Europe et aux Etats-Unis ? Réunis pour la première fois, des historiens, des philosophes, des danseurs et deux chorégraphes ont accepté de faire le point sur leurs recherches. Par-delà les catégories artistiques (danse, performance, action, pantomime, théâtre, music-hall...) et les clivages (théorie / pratique ; forme / fond), ce livre est une invitation à partager leurs questionnements sur le spectacle vivant « au féminin », ses archives et ses références.
    Femmes, attitudes performatives rassemble dix contributions, une « interview performative » de La Ribot et un entretien sur La Part du rite de Latifa Laâbissi et Isabelle Launay.
    Publié suite au colloque international éponyme organisé par Carole Boulbès avec l'Ecole nationale supérieure d'art de Nancy au Centre Culturel André Malraux (Scène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy), en novembre 2012.

  • L'homme et le sacré, paru à la veille de la guerre, est un des premiers ouvrages à inaugurer une nouvelle sociologie française.
    Roger caillos ne rompt cependant pas avec la tradition : il part des conquêtes de l'école durkheimienne, et en particulier des recherches de marcel mauss, qu'il confronte avec celles des maîtres de la sociologie allemande, anglaise et américaine.
    L'homme et le sacré est à la fois un livre de sociologie et de philosophie, une étude originale et hautement personnelle sur le sacré " qui donne la vie et la ravit, est la source d'où elle coule, l'estuaire où elle se perd.
    "

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  • Qu'elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l'Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
    Ce livre en explore trois et examine ce qu'il en reste aujourd'hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante - puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant - puisque l'époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée - devenue, et restée depuis, un objet d'horreur. Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s'est développé alors tant à l'égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

  • Corps contraints, postures forcées, attributs ostentatoires, mécanique implacable, débordements pathologiques : autant de symptômes d'une assignation du corps.
    Empêchés, limités, ces gestes sont en même temps traversés de désir, car derrière l'oppression, la confrontation à un idéal ou encore l'incorporation des codes, la violence sourde, la résistance s'engage et des subjectivités tendent à s'exprimer. L'art donne à voir les ficelles du corps, interrogeant par là sa prétendue nature et révélant ses identités multiples, sa capacité transformatrice.

    Ces corps artificiels répondent à l'idéologie prégnante du corps contraint dans laquelle celui-ci - et particulièrement celui de la femme - se voit bien souvent réifié.
    Corps mécanique, automate : ils dialoguent avec de nombreuses figures tant présentes dans le domaine de la littérature, de la danse ou même des arts plastiques. À quels mythes de la grâce, de la contrainte et de l'altérité « ces gestes empruntés » font-ils écho ? En quoi ces mythes hantent-ils les figures contemporaines ? Ne mènent- elles pas, en retour, à interroger le mythe et à entrevoir, derrière son dessein normatif, son potentiel subversif ?

    C'est en proposant un savant dialogue entre Aby Warburg et Marcel Mauss qu'Anne Creissels étudie le geste comme un vecteur privilégié d'identité, liés aux attentes sociales, politiques, aux idéologies, au pouvoir, à des mythes et à des fantasmes. Son approche diachronique et transdisciplinaire concilie héritage et contemporanéité, traditions et modernités, à travers des figures parfois grotesques, d'autres fois sublimes, mais toujours poétiques, à l'image du point de départ de cet essai, Der Eintänzer (1978) de Rebecca Horn.

  • Une femme-licorne, une mante religieuse mécanique ou encore
    une machine à peindre l'étreinte amoureuse, des images de l'intérieur d'un corps impressionnant le spectateur, une artiste se couvrant de sang, de plumes, de fleurs ou de boue, des images pornographiques brodées sur toile, de gigantesques araignées : autant de représentations qui suscitent, par leur singularité, un questionnement sur l'identité. Ces oeuvres de Rebecca Horn, Mona Hatoum, Ana Mendieta, Ghada Amer et Louise Bourgeois, réalisées entre les années 1970 et le début du xxie siècle, permettent de réévaluer des évidences et de voir comment le « naturel » ou l'« essence » peuvent masquer une construction du mythe.
    L'hybridité et la métamorphose sont au coeur de nombreux mythes grecs : les viriles Amazones, Danaé fécondée par une pluie d'or, l'accouplement de Léda et d'un cygne, Daphné prenant racine, Arachné devenue animal... Nous assistons à un travail du mythe dans l'art contemporain, entre reconduction et opérations de déplacement.
    Être une artiste et une femme, avec comme ligne d'horizon de « prêter son corps au mythe ».

  • Body art

    Don Delillo

    Une variation beckettienne sur le corps, l'art et la mort qui explore les abîmes de la conscience, du langage et du temps, à travers les personnages de Rey Robles, réalisateur de deux films-cultes, mais aujourd'hui sur la touche, et de sa troisième femme Lauren Hartke, qui pratique le body-art.

  • Il existe peu d'ouvrages de synthèse en langue française sur ce mouvement protéiforme, sans doute parmi les plus novateurs et les plus spectaculaires de la seconde moitié du XXe siècle, qu'est le happening ou la performance.
    À un moment où la mémoire des happenings des années 1960-1980 s'est déjà figée en un certain nombre de récits canoniques, Sophie Delpeux se propose de recontextualiser ces pratiques performatives. Elle réexamine ainsi les productions d'artistes aussi différents que Vito Acconci, Valie Export, Michel Journiac, Gina Pane, Chris Burden, Orlan, Rudolf Schwarzkogler, Allan Kaprow, Carolee Schneemann ou Bruce Nauman.
    Loin des clichés ou des mythologies, elle revient sur l'importance du « geste photographique ». Elle interroge son statut ambivalent entre oeuvre ou document, comme elle interroge celui du corps visible de l'artiste, ou les genres divers auxquels ses images empruntent de la peinture à l'image de presse, en passant par celle de la « réclame ». Sophie Delpeux saisit dans cet essai l'idéologie d'une époque, ses mythologies, des bribes de son histoire, mais aussi une manière singulière de perturber le modèle classique de la représentation.
    Se bâtit avec ces images à la fois une poétique de la disparition et les bases de la photographie contemporaine.

  • L'homme s'est représenté lui-même à partir du moment où il est apparu sous sa forme moderne - celle d 'Homo sapiens sapiens - même si l'on discute aussi sur la possibilité et l'interprétation d'éventuelles figurations plus anciennes. Et, pour l'essentiel, l'homme a d'abord représenté la femme ; mais ces images sont longtemps restées minoritaires : ce sont pour commencer les animaux qui ont été figurés, dans une grande variété de formes et de styles, comme si la représentation humaine devait rester exceptionnelle, ou périphérique. Puis la révolution néolithique, qui voit agriculture et élevage remplacer chasse et pêche, s'accompagne d'une révolution des images au sein de laquelle la figure humaine se libère en Orient des canons inexpressifs et codés du Paléolithique à travers des figurines d'argile cuite, mais aussi de pierre et de chaux.
    Ces premières figurations humaines, étudiées par Jean-Paul Demoule, apparaissent dans un espace cohérent et homogène, celui du Proche-Orient, de la Méditerranée et de l'Europe, qui évoluent de conserve tout au long de ces trente millénaires.
    C'est l'histoire globale de la figure que raconte cet ouvrage : il retrace la naissance et l'évolution de la figure humaine aux périodes préhistoriques et protohistoriques, jusqu'à l'apparition de l'esthétique propre aux organisations étatiques.

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