Livres en VO

  • « Ce qu'on commence à comprendre, c'est qu'ici tout communique. Les découpages, les romans, les vidéos, les photographies : ce sont toujours des portraits, et ces portraits, qu'ils soient ou non parlants, sont toujours des histoires contenues, du langage ramassé sur lui-même. Et derrière ces portraits, il y a une main qui décortique, ôte la graisse comme on dit, le surplus, l'inessentiel, qui rassemble, taille, coupe au bon moment, fait entendre tout ce qui est passé sous silence à la surface de quelques mots et, à la surface du silence, tout ce qui parle encore ».
    Bertrand Schefer.

    V. M. Tout cela nous ramène au palais des glaces, ce labyrinthe aussi attirant qu'angoissant.

    L. M. Palais des glaces, oui, où les miroitements des fictions minuscules, des récits possibles sont comme des éclats de mica qui projettent des lumières - d'étoiles mortes ? trop lointaines ? Où est-ce que, les relayant, ces éclats réactivent les récits et les remettent au présent, sans se soucier de ce qui est vrai ou faux, luxe ou toc dans ce palais où la transparence des glaces ne s'oppose pas à l'opacité des signes ?

    V. M. Dans le palais des glaces, à cause de l'effet boule disco, on ne sait plus très bien s'il s'agit de reflets, ou de reflets de reflets. J'aime cette idée du toc juxtaposé à de la « vraie » poussière d'étoiles, sans qu'on puisse faire la différence. La beauté des êtres est dans cet alliage entre minerai véritable et pâle imitation.

    Entretien avec Laurent Mauvignier.

  • « Mon opinion sur l'homosexualité et les homosexuels est exactement la même que mon opinion sur l'hétéro- sexualité et les hétérosexuels : tout dépend des individus et des circonstances. Je réclame la liberté générale des moeurs, de tout ce qui ne nuit pas à la tranquillité, à la liberté, au bonheur du prochain. J'avais cru comprendre que c'était aussi - admirable en France - l'opinion de la loi ? Aurait-elle changé ? » « L'Amitié », 1918-1921, Inversions, n° 1, avril 1925 Claude Cahun (pseudonyme de Lucy Schwob) est née le 25 octobre 1894 à Nantes et décédée le 8 décembre 1954 à Saint-Hélier (Jersey).
    Photographe et écrivaine française dont la vie est étroitement liée à celle d'une autre artiste d'origine nantaise, Suzanne Malherbe (Marcel Moore), liée au mouvement surréaliste, Claude Cahun s'est aussi engagée dans la vie politique de l'entre-deux-guerres et dans la Résistance pendant l'occupation allemande de Jersey.

  • Dans ce cours donnée par Piet Mondrian au Bauhaus, il présente l'art comme une expression fondamentale de l'âme humaine, et remet en question la hiérarchie entre art et architecture. Cet ouvrage, facsimilé de l'édition originale, reprend ce cours dans la maquette originale de Moholy-Nagy conçue en 1925, et utilise la traduction anglaise réalisée par Harry Holtzman. Les textes critiques contemporains sont rassemblés à la fin de l'ouvrage.

  • Featuring dynamic works from the contemporary collage landscape, The Age of Collage 3 showcases a new crop of creative vanguards advancing the medium´s possibilities, piece by piece, splice by splice. With its foundations in Surrealism and Dadaism, what was once a convention-defying practice has maintained a voice for generations. Equipped with a craft knife, paintbrush, stylus, or scissors, a collage artist´s toolkit is as varied as their output and this title brings their work back to the paper page. Investigating the varied aesthetic cues and cultural tropes that inspire their interdisciplinary approach, this comprehensive volume details more than 70 artists discovering new ways of elevating the genre.

  • Carolyn Carlson a toujours écrit, dessiné, peint. Pour danser et en dansant, pourrait-on dire de la chorégraphe qui qualifie sa danse de poésie visuelle. Carlson sourit en évoquant les millions de pages noircies et colorées de ses carnets qu'elle a donnés à la BnF en 2013. Comme autant de témoins précieux de sa pensée, de son rapport à la nature, de son processus de création, de sa folie et de son humour. «Ecrits sur l'eau», de la pièce éponyme de Carolyn Carlson, donne son nom à cette exposition qui invite au voyage dans les villes d'eau européennes de résidence de la chorégraphe américaine : Paris, Helsinki, Venise, Roubaix.

  • Le fac-similé du manifeste de Dorothy Iannone contre la censure et pour la libération sexuelle.
    Publié pour la première fois en 1970, le livre documente la censure de l'oeuvre de Iannone « The (Ta)Rot Pack » (1968-1969) et le retrait ultérieur de toutes ses oeuvres par son compagnon de l'époque, l'artiste Dieter Roth, d'une exposition collective à la Kunsthalle Berne. Pour son exposition intitulée « Freunde », Harald Szeemann a invité Karl Gertsner, Roth, Daniel Spoerri et André Thomkins, qui ont tous décidé d'exposer leurs amis artistes. Roth a choisi Iannone aux côtés d'Emmett Williams. La censure d'Iannone et la protestation de Roth ont finalement conduit à la démission d'Harald Szeemann en tant que directeur de l'institution.
    Racontant l'histoire de cet acte de censure ainsi que le contexte de l'exposition à Berne et de son itération dans une version non censurée à Düsseldorf, The Story of Bern est emblématique du style singulier, explicite et drôle de Iannone, de son approche directe de la sexualité et de son appel au renforcement de l'autonomie féminine. Accompagnée d'un encart de quatre pages comprenant un nouveau texte de Dorothy Iannone et un essai sur le contexte de la publication du livre par le conservateur au Centre Pompidou, Frédéric Paul, cette publication est un fac-similé de l'original de 1970 The Story of Bern, [or] Showing Colors. Il fait suite à la publication en fac-similé également de A CookBook par JRP|Editions en 2018.

  • Anglais Andy Warhol

    ,

    Ce catalogue qui accompagne l'exposition d'Andy Warhol à la Tate de Londres, explore l'ambition illimitée de l'artiste de repousser les limites traditionnelles de la peinture, de la sculpture, du cinéma et de la musique. Il révèle un artiste qui a tout autant embrassé la réussite sociale et son milieu élitiste que les univers alternatifs et controversés, présentant son travail dans le contexte de son temps sans pour autant l'éloigner des préoccupations contemporaines. Avec une contribution unique de l'écrivaine Olivia Laing, une réponse de l'artiste Martine Syms et une interview exclusive avec l'écrivain Bob Colacello.

  • Réédition fac-similé, accompagnée de sa traduction française, des manuels de charte graphique conçus par Paul Rand pour la redéfinition de l'identité visuelle de la société multinationale de matériel informatique IBM, recherche iconique menée par le graphiste américain entre 1962 et 1987 sous forme d'un classeur à feuillets volants. Leur assemblage permet la mise en perspective des pratiques et usages graphiques à travers leur évolution au fil du temps, et de rentrer au coeur de l'un des plus importants projets de design global du XXe siècle.

    En 1956, le designer Eliot Noyes est engagé par le directeur d'IBM à repenser le design de l'entreprise dans son intégralité, des produits à la communication en passant par l'architecture des bâtiments. Le graphiste Paul Rand est invité à définir l'ensemble des documents graphiques de l'entreprise. Commence alors l'un des projets de design graphique les plus mémorables du XXe siècle au sein de l'« IBM Graphic Design Program ».
    La série de logotypes IBM créée par Paul Rand a culminé avec une version dessinée en 1972 formée de bandes superposées, qui a rendu les initiales de la compagnie instantanément reconnaissables dans le monde entier. Ce logo à 8 barres est toujours utilisé aujourd'hui.
    Entre les années 60 et les années 80 un ensemble conséquent de règles et usages graphiques a été répertorié et régulièrement mis à jour dans un classeur organisé par sections. On y retrouve les instructions de reproduction du logotype, les règles graphiques et typographiques, les dessins de documents internes et externes, les usages signalétiques, les utilisations architecturales. Ce document permet une manipulation des signes graphiques de l'entreprise en cohérence et en discussion efficace avec les autres corps de métier.
    Ce classeur est aujourd'hui un objet iconique, rare et peu documenté, il nous parait nécessaire de le rendre accessible et diffusable, aux graphistes, étudiants et intéressés par cette aventure d'entreprise emblématique. Compte tenu des nombreuses mises à jour des normes graphiques, les différents classeurs de norme IBM que nous avons consultés sont souvent différents dans leurs contenus. Ce sont les documents successifs de ce classeur et leurs évolutions qui sont édités et reproduits afin d'offrir la vue la plus large sur le travail accompli pendant plus de 20 ans. Cette entreprise a été réalisée de concert avec les archivistes d'IBM, New-York et la Bibliothèque Kandinsky du Centre Georges Pompidou, Paris.
    Le projet s'est fait en accord avec les ayants droit de Paul Rand et l'entreprise IBM.

  • Philippe Ramette inflige, sans jamais donner de leçons, des fragments d'être dans un monde tout entier vendu à l'avoir ; [ ..] il oppose l'humour de son esthétisme aristocratique à la veulerie de l'époque qui, même en art, surtout en art, ignore le rire pour lui préférer les passions tristes jusqu'à la nausée ; il célèbre l'inutile avec une douce ironie et une jubilation non feinte dans une époque n'ayant d'yeux que pour l'utile...
    Dans le vocabulaire de Nietzsche, Ramette est un inactuel, un intempestif - donc un contemporain capital.

  • Publié à la suite de l'exposition qui a eu lieu en 2015 à la galerie David Zwirner, ce catalogue présente une sélection de dessins et d'esquisses de Gordon Matta-Clark parmi lesquels une grande partie n'a jamais été présentée au public. Les Cut Drawings, sûrement ses travaux dessinés les plus connus, sont reproduits ici et documentent en petit format ses interventions architecturales.

  • L'année 2019 marque le centenaire de la fondation du Bauhaus. À cette occasion, cette biographie revient sur l'une des figures phares de cette nouvelle école, Josef Albers. Notamment connu pour sa série Homages to the Squares dans laquelle il étudie les variations de couleurs sur près de 2000 toiles quasi semblables, l'artiste allemand a cependant commencé sa carrière comme verrier avant de tenir un magasin de papier peint et de dessiner du mobilier. Avec son épouse Anni Albers, ils vont faire partie des cercles artistiques de leur temps, fréquentant John Cage, Robert Rauschenberg, Richard Serra, qui vont nourrir leur façon de voir le monde et de créer. Josef Albers est un artiste à la pratique diverse et théoricien de l'art que cet ouvrage nous permet de découvrir de manière approfondie.

  • The perfect man

    Cristina De Middel

    S'inspirant du film Les Temps Modernes de Charlie Chaplin, la photographe Cristina de Middel propose ici une réflexion sur la masculinité en Inde, explorant les relations entre l'homme, le travail et la machine. Elle raconte alors l'histoire du docteur Aswani, qui décide d'aller au cinéma pour une rétrospective Charlie Chaplin plutôt que de faire ses longues heures d'embouteillages pour se rendre au travail ; il perd son travail, et comme la célèbre réalisateur, ne sera pas non plus un "homme parfait", car il refuse de se plier aux impératifs du monde professionnel et de collaborer par l'effort à la grandeur de son pays.

  • Ce catalogue accompagne l'exposition proposée par la Fondation Beyeler au printemps 2020 sur les paysages de Hopper. Celle-ci, organisée conjointement avec le Whitney Museum qui détient la plus grande collection au monde de ses oeuvres, met l'accent sur les représentations iconiques de Hopper des étendues infinies des paysages naturels et urbains de l'Amérique, un aspect rarement mis en avant dans les expositions du peintre. L'exposition réunit des aquarelles et des huiles des années 1910 aux années 1960, offrant ainsi un large et passionnant panorama des multiples facettes de la peinture hoppérienne.

  • Le recueil des quatre premiers numéros de la revue critique consacrée au design graphique, publiée par les éditions Empire (studio Syndicat). Chaque parution s'intéresse à un objet spécifique, traité par un auteur reconnu : la collection Rouge-gorge aux éditions Cent pages par SpMillot ; la base de données colorlibrary.ch du studio Maximage ; la monographie Recollected Work par Mevis & Van Deursen et les cartons d'invitation de l'artiste Stanley Brouwn.

    N° 01 : Une collection - Rouge-gorge aux éditions Cent pages par SpMillot. Auteur : Thierry Chancogne.
    « SpMillot, couple à la vie comme au travail, se sont rencontrés dans les années 1980 à l'École des Arts Décoratifs de Paris [...]. SpMillot dessine des posters, des sites internet, des brochures, des logotypes. Mais le couple semble avoir un penchant pour la typographie. Une typographie qui ne doit pas être seulement comprise dans son approche «microscopique», à l'échelle de la lettre. SpMillot ne dessine pas tant les caractères qu'il les adapte systématiquement en changeant ici un glyphe, là une hauteur d'x, qu'il acclimate à un projet précis, à sa propre grammaire. [...] Pour aborder le travail de SpMillot, nous nous intéresserons à ce qui est sans doute un de leurs travaux les plus connus et peut-être les plus représentatifs : la collection Rouge-gorge des éditions Cent pages. » Thierry Chancogne N° 02 : Une plateforme technique - Colorlibrary.ch par Maximage. Auteure : Manon Bruet.
    Le projet de recherches Workflow, mené à l'ECAL par Tatiana Rhis, Guy Meldem, et Julien Tavelli et David Keshavjee (Maximage), s'intéresse aux nouvelles technologies de l'objet imprimé. Il consiste en une série d'expériences qui tentent de déjouer les technologies de production aujourd'hui à disposition, provoquer le hasard et les accidents afin d'obtenir des résultats inédits. Un des premiers résultats du programme Workflow est la création d'une série de profils colorimétriques permettant de convertir des images numériques pour l'impression avec une, deux, trois, quatre ou cinq couleurs d'accompagnement, qu'elles soient basiques, pastels, fluos ou métallisées. Revendiquant une solution « novatrice » et « professionnelle » pour le traitement de la couleur, l'ECAL et le programme Workflow lancent en 2016 le site www.colorlibrary.ch, qui propose ces profils à la vente. La plateforme apparaît comme une bibliothèque en ligne présentant une grande variété de profils aux différentes combinaisons colorées.

    N° 03 : Une monographie - Recollected Work par Mevis & Van Deursen. Auteur : Étienne Hervy.
    En 2006, l'éditeur Artimo confie à Linda van Deursen et Armand Mevis la direction éditoriale et la conception graphique de leur propre monographie : Recollected Works. Associés à Paul Elliman pour les textes, les deux graphistes répondent par une démarche similaire à celle qui est la leur lorsqu'ils accompagnent d'autres artistes ou photographes à travers des livres dont la pertinence a largement contribué à la réputation du studio. Mevis & van Deursen proposent au lecteur de faire l'expérience de leur travail à l'oeuvre plutôt que de le contenter par une restitution de travaux présentés comme oeuvres en soi. Plutôt que la nostalgie d'une organisation plus ou moins formalisée de leurs projets précédents, les deux graphistes regardent leur production passée comme le matériau d'un projet autonome que sera ce livre.

    N° 04 : Une communication - Cartons d'invitation de l'artiste Stanley Brouwn. Auteure : Céline Chazalviel.
    Derrière les normes mises en place pour la communication relative à ses expositions, l'usage exclusif de minuscules et de l'helvetica, le refus de reproduire des images de son travail, de produire (ou de laisser produire) un commentaire écrit au sujet de ce même travail, d'apparaître dans un contexte de vernissage ou encore de répondre à une interview, l'artiste Stanley Brouwn construit son identité par ellipses. Depuis sa première participation à la Dokumenta 5 (1972), les récits liés à cette attitude tracent les contours d'une posture artistique qui dépasse le cas particulier. L'exemple des cartons d'invitation de ses expositions personnelles en est symptomatique : composés quasiment exclusivement en helvetica, en l'absence de majuscules et, cela, faisant fi de l'identité graphique de la galerie ou de l'institution invitante, ils semblent impossibles à dater, à vingt ans près. Cette maitrise révèle que les choix graphique et typographique représentent un des espaces de la neutralité construite par Brouwn à l'instar d'autres artistes et théoricien(ne)s de sa génération, et celles à suivre.

    Faire - Regarder le graphisme est une revue critique bimensuelle consacrée au design graphique, qui paraît en librairie tous les deux mois sous la forme de recueils de quatre numéros. Editée par Empire, la maison d'édition du studio Syndicat, elle parait d'octobre à juin et s'adresse aussi bien aux étudiants qu'aux chercheurs et aux professionnels, en documentant les pratiques contemporaines et internationales du graphisme ainsi que l'histoire et la grammaire des styles. Chaque numéro propose un sujet unique et tentaculaire, traité par un auteur reconnu.

    « Les revues critiques dédiées à l'analyse du design graphique sont malheureusement trop peu nombreuses aujourd'hui, particulièrement en France mais aussi en Europe. Engagés dans une posture analytique et critique des formes et activités du graphisme, Sacha Léopold et François Havegeer souhaitent mener une revue imprimée sur ces pratiques, en agissant avec sept auteurs (Lise Brosseau, Manon Bruet, Thierry Chancogne, Céline Chazalviel, Jérôme Dupeyrat, Catherine Guiral et Étienne Hervy). Ce choix restreint, lié à la volonté de proposer une expérience au sein d'un groupe ayant déjà mené des projets communs, permettra d'inclure des auteurs internationaux la deuxième année. »

  • Anglais Basquiat Boom for real

    Dieter Buchhart

    • Prestel
    • 22 November 2017

    Focusing on Jean-Michel Basquiat's extraordinary breadth of influences, from graffiti to bebop jazz to Hollywood cinema, this exciting new survey charts his ground-breaking career. Basquiat first came to prominence when he collaborated with Al Diaz to spray-paint enigmatic statements under the pseudonym SAMO©. He went on to work on collages, Xerox art, postcards, performances, and music before establishing his reputation as one of the most important painters of his generation. Accompanying a major exhibition at the Barbican Art Gallery, this book opens with introductory essays from the curators, which place his practice in a wider art historical context and look at his career through the lens of performance. Six thematic chapters offer new research, with essays from poet Christian Campbell on SAMO©; curator Carlo McCormick on New York / New Wave; writer Glenn O'Brien on the downtown scene; academic Jordana Moore Saggese on Basquiat's relationship to film and television; and music scholar Francesco Martinelli on Basquiat's obsession with jazz. This insightful new survey also features extended captions, rare archival material, and extensive photography, demonstrating how Basquiat's legacy remains more powerful and relevant than ever today

  • Anglais Ellsworth Kelly

    Tricia Paik

    Ellsworth Kelly will forever be remembered as one of the most distinctive and influential artists of our time. This book, the last created in close collaboration with the artist, maps his prolific and diverse oeuvre from the 1940s to his final projects before his death in late 2015. Featuring a newly designed cover, this hardback edition brings Tricia Paik's critically acclaimed volume to a new audience of readers.
    - Ellsworth Kelly (1923-2015) was an American painter, sculptor, and printmaker who became known, post-WWII, as one of the country's premier abstract artists. His work is internationally known, exhibited, awarded, auctioned, and celebrated to this day.
    Tricia Paik is director of the Mount Holyoke College Art Museum in Massachusetts. She was previously curator of contemporary art at the Indianapolis Museum of Art and has held positions at the Saint Louis Art Museum, the Museum of Modern Art, and The Metropolitan Museum of Art, New York.
    Key Selling Points - Includes all of Kelly's major works and periods, from his early figurative art to his distinctive paintings featuring blocks of single flat and silhouetted shapes, from his prints and drawings to his large-scale outdoor sculptures - A survey text and narrative chronology by Kelly expert Tricia Paik features insights from the artist following in-depth interviews, as well as images, sketches, and other material from his personal archives first published in this book's original format - Features additional short essays by leading art historians, curators, and writers: Robert Storr, Richard Shiff, Gary Garrels, and Gavin Delahunty

  • « Typologie » est une collection consacrée aux objets ordinaires, à ces objets de consommation courante qui détiennent une forme d'intelligence, de technicité et de poésie, que leur évidence dissimule. Pensée par des créateurs industriels, la collection tire parti de leur sensibilité aux formes pour donner une vision différente et approfondie des objets usuels qui nous entourent, à contre-courant de la presse spécialisée contemporaine.
    Chaque ouvrage s'intéresse à un objet. Celui-ci est choisi en fonction de sa qualité, de la pertinence de sa forme par rapport à sa fonction, de l'intérêt du savoir-faire qu'il implique et de l'exigence de ses fabricants. Ce choix dépend aussi du niveau de banalité de l'objet, de la richesse de son histoire et de sa capacité à exprimer toutes ces dimensions en images. En effet, « Typologie » accorde une place importante à l'iconographie :
    Reproduction d'objets, photographies de processus de fabrication, de contextes d'usages, intégration de documents d'archives. Ces visuels sont accompagnés de textes donnant la parole à des professionnels du domaine ou à des personnalités invitées.
    Le premier né de cette collection, La Boule de pétanque, est consacré à cet objet parfaitement banal en apparence.
    Son étude révèle pourtant un contenu insoupçonné : sa filiation avec la tradition universelle des jeux de boules, une histoire moderne et populaire, une fabrication industrielle sophistiquée, une succession de différents procédés que la constante de sa forme permet de mettre en évidence. Mais aussi un contenu sociologique, des règles, un cadre, un glossaire, une gestuelle, et même une philosophie de vie...
    Ces thèmes sont introduits par un texte Philippe Louguet, architecte urbaniste, théoricien du design et peintre qui qui souligne plus précisément le lien entre la simplicité des terrains de pétanque et sa démocratisation.
    Une interview croisée réunit par ailleurs Bruno Tainturier, designer industriel co-fondateur de l'agence de design Gulliver, Romain Souvignet, directeur général et président de l'entreprise Obut fabriquant de boules de pétanque depuis trois générations et Philippe Quintais, joueur professionnel de pétanque, douze fois champion du monde dans différentes catégories. Ces textes sont illustrés par un reportage photographiques réalisé au sein de l'usine Obut, des images tirées de leurs archives et des reproductions des objets de leur musée.

  • Drawings

    Lou Doillon

    60 dessins originaux de Lou Doillon dans un luxueux carnet.

    Le dessin d'observation est un art complexe, qui demande une grande maîtrise du geste et des techniques de dessin. Les progrès techniques incessants et le foisonnement des moyens de reproduction du réel - de la photographie à l'impression 3D - ont quelque peu éclipsé cette forme d'art.
    Ivan Pericoli et Benoît Astier de Villatte, les fondateurs de la maison Astier de Villatte, ont découvert les dessins de Lou Doillon sur Instagram. Ils lui ont immédiatement proposé de dessiner sur des carnets grand format pour donner naissance à ce livre. L'artiste a saisi l'opportunité de montrer une autre facette d'elle-même, à l'image d'une génération qui refuse de se limiter à une seule voie artistique. Le texte introductif de Benoît Astier de Villatte nous nous éclaire sur cette rencontre et sur le personnage de Lou Doillon.
    Le livre, qui reprend les codes des anciens carnets de croquis (sous une couverture habillée de faux cuivre avec dos rond toilé et or à chaud), nous fait découvrir la modernité et la puissance évocatrice du trait de l'artiste. Lou Doillon dessine son temps, son quotidien, et chacun se retrouvera dans ses views from above, ses vues du dessus. Ce faisant, Lou Doillon inscrit ses dessins comme témoins de notre quotidien, de ces petits moments de grâce que nous cherchons tous à cultiver. Le dessin d'observation, ainsi réinterprété, prend un nouveau sens, empreint d'émotion et de modernité.

  • Dennis Oppenheim

    Lóránd Hegyi

    • Silvana
    • 7 July 2011

    Cette publication accompagne l'exposition mais se veut plus qu'un simple catalogue. Elle offre l'occasion de parcourir les trente dernières années de création de ce fabuleux constructeur de formes et de mécanismes, de ce singulier artiste qui échappe à toute forme de classification ou de système.
    Outre une riche et précieuse iconographie sur son travail (environ 80 illustrations, sélectionnées en collaboration avec l'épouse de l'artiste), le volume présente un texte émouvant du directeur du Musée et ami de l'artiste, Lóránd Hegyi, et un essai du critique Alberto Fiz.

  • Die Toteninsel

    Anne-Laure Sacriste

    • Silvana
    • 16 February 2011

    Le prix des Partenaires, doté d'une exposition et d'une publication, est attribué à un jeune artiste vivant en France par le Club des Partenaires du Musée d'Art Moderne de Saint- Etienne Métropole. Pour cette initiative unique en France, le jury a récompensé Anne-Laure Sacriste (2ème lauréate du Prix), née à Paris en 1970, autour d'un projet graphique produit pour l'occasion : une installation intitulée « Toteninsel ».
    « L'île des morts » de Boecklin est la source d'une fragmentation du temps et de l'espace qui est recomposée dans l'espace du Musée. Anne-Laure Sacriste peint des paysages nocturnes, parfois inquiétants, toujours fluides, souvent d'après une réalité observée avant d'être synthétisée par un prisme qui lui est propre, à la fois romantique et formel. Elle peint aussi des reflets, des scintillements, des brillances, jouant sur les surfaces miroitantes, sur la lumière qui transforme l'objet que l'on voit. Ce sont ses « Paradis Artificiels ».
    Dans « Toteninsel », Anne-Laure Sacriste décrypte les masses de volumes mises en jeu dans le tableau de Boecklin pour nous les donner à voir sous la forme d'un jeu de cimaises posées au sol telles des paravents, peintes sur les deux faces, l'une sombre et l'autre lumineuse. Le spectateur est ainsi invité à recomposer mentalement une image en deux dimensions devant un objet en trois dimensions, à l'inverse de ce que la peinture perspectiviste nous propose.

  • Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition du musée d'Orsay du 5 avril au 3 juillet 2011.
    255 illustrations et textes de Philippe Sollers, Dominique Lobstein, Laurence Des Cars, Louis-Antoine Prat, Stéphane Guégan, Helen Burnham, Simon Kelly, Nancy Locke.
    "La peinture, c'est une affaire d'intelligence. On la voit chez Manet." Pablo Picasso, 1956.

empty