Les Presses Du Reel

  • Ouvrage de référence et leçon de méthode, cette étude du modernisme depuis Picasso et Matisse jusqu'aux peintres abstraits a permis de renouveler la pensée picturale contemporaine en redéfinissant ses modèles théoriques. Un travail d'une grande importance pour l'historiographie de l'art, traduit pour la première fois en français.

    Publié aux États-Unis en 1990, La Peinture comme modèle est vite devenu une référence pour tous ceux qui veulent comprendre l'histoire du modernisme. Qu'il s'agisse des « totems de la modernité » (Picasso et Matisse) ou des maîtres de l'abstraction (Mondrian et le mouvement De Stijl, Strzeminski et Kobro, Newman, Ryman), la force plus que jamais actuelle de ces pages, nourries par une connaissance intime des oeuvres et de la littérature qui leur est associée, est de proposer une approche formelle sans en passer par la doxa formaliste. À ce titre, nombre d'analyses publiées dans ce volume sont de véritables leçons de méthode pour les historiens de l'art et des outils indispensables à la compréhension de leur discipline. La pensée picturale s'y révèle un opérateur théorique, producteur de modèles.
    Disponible pour la première fois en français, ce livre est donc aussi une ré?exion en acte, une réponse à deux questions essentielles et conjointes : qu'est-ce que regarder ? comment écrire l'histoire ?

  • Monographie parcourant quarante ans de dessins et d'oeuvres sur papier tirés des carnets et feuillets de l'artiste, formant une documentation jubilatoire aux accents autobiographiques qui nous mène dans les coulisses d'une pratique féconde.

    « L'artiste, et pas seulement celui qui nous occupe ici, n'est jamais à l'abri d'une idée, d'un moment d'inspiration qui peut le saisir n'importe où et n'importe quand et le laboratoire ambulant que forment carnets, crayons et autres aquarelles, attirail au demeurant peu encombrant, lui permet d'alpaguer la muse quand celleci pointe son nez. Et puis si d'aventure les outils viennent à manquer, toute feuille saisie à la volée fait l'affaire quand ce n'est la page d'un magazine que Moulène noircit, griffonne ou macule. » Michel Blancsubé.

    Publié suite à l'exposition de l'artiste à la galerie Pietro Spartà, Chagny, France, du 7 mai au 30 septembre 2016.

  • Drawings

    Lou Doillon

    60 dessins originaux de Lou Doillon dans un luxueux carnet.

    Le dessin d'observation est un art complexe, qui demande une grande maîtrise du geste et des techniques de dessin. Les progrès techniques incessants et le foisonnement des moyens de reproduction du réel - de la photographie à l'impression 3D - ont quelque peu éclipsé cette forme d'art.
    Ivan Pericoli et Benoît Astier de Villatte, les fondateurs de la maison Astier de Villatte, ont découvert les dessins de Lou Doillon sur Instagram. Ils lui ont immédiatement proposé de dessiner sur des carnets grand format pour donner naissance à ce livre. L'artiste a saisi l'opportunité de montrer une autre facette d'elle-même, à l'image d'une génération qui refuse de se limiter à une seule voie artistique. Le texte introductif de Benoît Astier de Villatte nous nous éclaire sur cette rencontre et sur le personnage de Lou Doillon.
    Le livre, qui reprend les codes des anciens carnets de croquis (sous une couverture habillée de faux cuivre avec dos rond toilé et or à chaud), nous fait découvrir la modernité et la puissance évocatrice du trait de l'artiste. Lou Doillon dessine son temps, son quotidien, et chacun se retrouvera dans ses views from above, ses vues du dessus. Ce faisant, Lou Doillon inscrit ses dessins comme témoins de notre quotidien, de ces petits moments de grâce que nous cherchons tous à cultiver. Le dessin d'observation, ainsi réinterprété, prend un nouveau sens, empreint d'émotion et de modernité.

  • Au moment de leur parution en 1973, les deux volets de l'étude de T .J. Clark, Une Image du peuple : Gustave Courbet et la révolution de 1848 et Le Bourgeois absolu. Les artistes et la politique en France (1848 à 1851) marquèrent un tournant pour les chercheurs, car ils apportaient, déclara The Spectator : « caution et légitimité à une certaine approche de l'histoire de l'art ».
    Le présent ouvrage, devenu un classique, est consacré à la carrière de Courbet dans les quatre années qui suivent la révolution de 1848 ; il démontre que le bouleversement radical imposé à l'art moderne par le peintre est indissolublement lié à un moment particulier et décisif de l'histoire. Un enterrement à Ornans et Les Casseurs de pierre, entre autres, trahissent la volonté de Courbet de s'adresser au grand public ; ils renvoient aussi à la bataille des images et des pamphlets qui se déroule dans les campagnes entre 1849 et 1850, à la politique paysanne, de plus en plus énigmatique, et aux relations de classe, déconcertantes et menaçantes.

  • Elaboré à partir de ressources encyclopédiques sur le modèle des jardins ouvriers britanniques depuis une dizaine d'années par Stéphanie Nava, le projet de jardin dessiné Considering a Plot (Dig for Victory) s'est étoffé au cours des cinq expositions dont elle a fait l'objet. Cet ouvrage se propose de faire l'anatomie de cette installation stratifiée, vaste environnement où plus de deux cents dessins occupent tout autant qu'ils construisent l'espace.
    Considering some Drawings est une publication relative au projet Considering a Plot (Dig For Victory) mené par Stéphanie Nava depuis plusieurs années et montré pour la première fois au Centre d'Art Contemporain de la Ferme du Buisson en 2008, puis en 2008 à Viafarini, Milan, en 2009 au Centre d'Art Passerelle, Brest, en 2011 au MOCAD, Detroit, en 2014 au dkw. DieselKraftwerk Kunstmuseum, Cottbus. Cette installation de vaste ampleur est en constant mouvement et, d'une structure stable, s'amplifie à chaque nouvelle monstration. En 2008, une première publication, coéditée par Passerelle et La Ferme du Buisson, constitue le point de départ du projet et expose son postulat, à savoir : réaliser un jardin « hors sol », entièrement artificiel, dessiné et construit à partir de ressources documentaires de type encyclopédique (planches de botaniques, manuels de jardinage, etc). Cet ouvrage documente les intentions et la structure, volontairement sans approcher la dimension physique de l'oeuvre et sa présence réelle dans l'espace d'exposition.
    Après cinq expositions, ce premier livre est tel le sachet dont on a extrait les semences pour un champ maintenant en pleine végétation. Le second projet de publication s'attache à retranscrire et étudier cette nature « réalisée » de l'oeuvre. Il est question ici de scruter la physicalité, le rapport aux matériaux, aux objets, aux espaces et comment ceux-ci lui donnent sa singularité et sa capacité de dialogue avec les villes qui l'accueillent, en s'attachant à la relation fondamentale de l'installation au médium dessin, dont elle explore les possibles physiques et conceptuels, jouant des différents registres et régimes de celui-ci.
    Cette publication permet de réunir au sein d'un même espace éditorial les différents moments, différents lieux et différents modes d'existence de cette oeuvre, offrant au lecteur matière à réflexion sur les multiples natures d'une installation en perpétuelle poussée.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au dkw. Kunstmuseum Dieselkraftwerk Cottbus en 2015

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