Arts graphiques

  • Ribambelles

    Nathalie Parain


    Contient des explications pour réussir les ribambelles à partir de papier plié et découpé, des modèles de motifs pour créer ses ribambelles et quatre feuilles de papier pour passer à l'exécution.


  • Cet ouvrage monumental réunit les trois livres de La Divine Comédie de Dante écrits au début du XIVe siècle : L'Enfer, Le Purgatoire, Le Paradis.

    Pour la première fois, les quatre-vingt-douze dessins de Botticelli, conçus chacun en regard d'un chant, sont présentés dans leurs couleurs d'origine.

    Commandés par Lorenzo di Medici au XVe siècle pour une édition manuscrite de La Divine Comédie de Dante, les dessins de Botticelli, réalisés à la pointe de métal sur parchemin, repris à l'encre et partiellement mis en couleurs, permettent de partager la fascination de l'artiste florentin pour ce chef-d'oeuvre de poésie et d'humanisme.

    Chaque dessin est accompagné d'un commentaire éclairé de Peter Dreyer, spécialiste allemand de la Renaissance italienne. La traduction de Jacqueline Risset en français moderne est reconnue comme la meilleure et la plus proche du texte de Dante.

    Inconnus du public, les dessins de Botticelli sont aujourd'hui conservées, d'une part, à la Bibliothèque apostolique vaticane, l'une des plus anciennes et des plus inaccessibles du monde, et, d'autre part, au prestigieux cabinet des Dessins et Estampes de Berlin qui a pu réunir, après la chute du Mur, en 1993, le fragment acquis en 1882.

  • S'appuyant sur le postulat de Jürgen Habermas selon lequel la modernité est un « projet inachevé », Robin Kinross situe les débuts d'une véritable pratique moderne de la typographie aux alentours de 1700, avec la publication, en Angleterre, du premier traité de typographie, les Mechanick exercises (1683-1684) de Joseph Moxon, et la création du romain du roi en France. Il livre ici une histoire de la typographie moderne envisagée dans un sens large, bien au-delà du modernisme formel, en privilégiant les démarches et les praticiens qui, en Europe ou aux États-Unis, ont su articuler savoir et pratique - à l'instar des réformateurs anglais ou des membres de la nouvelle typographie.
    En prenant en compte les avancées techniques et le contexte dans lequel les typographes opèrent, Robin Kinross met ainsi l'accent sur les aspects sociaux, politiques, techniques et matériels qui informent leur pratique. L'originalité de cet essai se situe à plusieurs niveaux : récit vivant et critique des développements de la typographie au cours des siècles, il est enrichi par des exemples représentatifs, rarement montrés auparavant, et propose une ouverture pour d'autres investigations.
    Épuisé depuis plus d'un an, cet ouvrage est une proposition extrêmement bien documentée sur l'histoire de la typographie depuis le XVIIIe siècle. Lors de sa première publication en français en 2012, il venait combler un manque dans la théorie et l'histoire de la typographie par l'ouverture et la précision du point de vue critique de l'auteur. Riche d'une quarantaine d'illustrations (couleurs et noir et blanc), cet essai contient de nombreux documents historiques de référence (notamment français).

  • Le dictionnaire de la couleur

    Sean Adams

    • Pyramyd
    • 28 September 2017

    La couleur est une composante essentielle de toute création visuelle. Au service de la lisibilité et de la visibilité, elle est également riche en significations symboliques et en implications émotionnelles. Ce n'est pas pour rien si le choix d'une couleur cristallise tant de débats et parfois de tensions au sein du processus créatif.

    Ce guide répartit les couleurs en quatre catégories : chaudes, froides, neutres et spéciales. Chacune des teintes majeures de la catégorie est présentée à travers son histoire, ses significations, ses différentes nuances.

    Une galerie de créations usant avec brio de cette couleur, dans des domaines aussi divers que la mode, le graphisme, la peinture, le packaging, le design produit..., sert de source d'inspiration au lecteur. Enfin, des palettes harmonieuses présentent les interactions possibles avec d'autres couleurs.

  • In extremis

    Tomi Ungerer

    Si le public français connaît les affiches politiques de Tomi Ungerer, il ne mesure pas toujours l'étendue de son engagement.   Ces deux cents dessins, dont la plupart sont publiés pour la première fois en France, racontent la révolte constante de Tomi Ungerer contre le racisme, le militarisme, le danger nucléaire, la pollution, mais aussi les hypocrisies de l'Histoire officielle et l'aveuglement de la bonne conscience.   Une puissance d'évocation qui le place parmi les grands dessinateurs de notre temps.

  • Chefs d'oeuvre t.1

    Roland Topor

    On a célébré les différentes facettes de Roland Topor, ses romans et ses nouvelles, ses pièces de théâtre, ses dessins de presse, ses affiches, ses illustrations, sans oublier ses films d'animation. Il est temps de présenter ce qui constitue l'épine dorsale de son oeuvre : ses dessins les plus accomplis, qui sont aussi les plus intemporels.
    Ce premier volume s'attache donc à réunir ses chefs-d'oeuvre en noir et blanc, où l'on retrouve ses thèmes de prédilection - le corps malmené, les tourments de l'éros, l'exploration graphique et fantasmatique des méandres de l'inconscient -, ainsi que quelques dessins politiques, aussi pénétrants qu'irrévérencieux.
    Une plongée vertigineuse dans l'imaginaire délié et foisonnant de l'un des plus grands dessinateurs du XXe siècle.

  • En croisant l'approche biographique et la forme de l'essai, ce livre donne une vision à la fois technique et accessible de l'histoire du design, à travers les yeux de l'un de ses plus grands critiques, Deyan Sudjic, directeur du Design Museum de Londres. Sans être un dictionnaire, B comme Bauhaus donne une définition érudite, bien que décalée, de notions allant d'Authenticité à Zip. Ce livre n'est pas non plus une autobiographie, même s'il offre une vision de l'intérieur, révélatrice et très personnelle de l'histoire contemporaine du design et de l'architecture.
    B comme Bauhaus est un guide essentiel pour comprendre le monde qui nous entoure. Les objets abordés par cet ouvrage condensent nombre de problématiques qui ont rythmé l'histoire du design.
    /> L'auteur en donne les clefs de compréhension de façon à la fois technique et critique, au travers de ces objets qui font aujourd'hui partie de l'imaginaire commun, comme le fauteuil Lounge des Eames ou l'Unité d'Habitation de Le Corbusier. Collecter, inventorier, classer, ces gestes humains sont ici détournés par le prisme de l'expérience personnelle.
    Deyan Sudjic nous parle de ce qui fait d'un Warhol une authentique copie, de la création des identités nationales, de l'obsession de la collection. Il parle aussi de la vision de la ville depuis le rétroviseur de Grand Theft Auto V, des ornementations numériques et des raisons pour lesquelles nous accordons de la valeur à l'imperfection.
    Ce livre parle des décors des films de Hitchcock et de la création des logotypes de Levis et de Coca-Coca, bref, de ce qui a créé l'univers de la mode, de la technologie, du design et du design graphique au XXIe siècle.

  • The party

    Tomi Ungerer

    Dans The Party, publié pour la première fois à New York en 1966, Tomi Ungerer règle ses comptes avec les milieux américains de l'édition, de la presse et de la publicité.   Mais par-delà sa dimension personnelle, l'album est une critique acerbe de la mondanité occidentale, de sa vacuité insondable et de sa - proprement - monstrueuse prétention.   Un chef d'oeuvre du dessin satirique.

  • Au détour d'une partie de cartes, apprenez ou révisez vos connaissances typographiques: les familles de caractères. Et au-delà de ces familles découvrez les caractères sous forme de spécimens qui contiennent et dévoilent quelques épisodes de l'histoire typographique. Sur la base de la classification «officielle» Vox-ATypI élaborée par Maximilien Vox (ici remaniée et augmentée), ce jeu de carte présente - très sérieusement - chaque famille de caractères: ses origines, ses spécificités, le contexte historique, etc. Il dresse aussi un portrait de la création typographique au fil des siècles. Il est un aperçu de la création typographique contemporaine en présentant quelques dernières créations de fonderies internationalement reconnues telles que: 256tm, BP Foundry, Commercial type, Elsner & Flake, Emigre, FontBureau, FontFont, Hoefler & Frere-Jones, Lineto, Linotype, Optimo, Ourtype, PhilsFont, Typofonderie, Underware... À posséder absolument! À offrir certainement! Pour grands et petits: de 7 à 77 ans.

  • Ouverte aux auteurs modernes et contemporains, la collection Livrets d'art regroupe des textes dont l'objet relève du domaine de l'art : peinture, sculpture, musique, sans oublier le cinéma ou la photographie, ainsi que la littérature.

  • Adrien entreprend un voyage fantastique. Reprise de l'album à trous conçu par le dessinateur humoriste, dont les découpes dans les pages invitent à jouer sur la logique et la temporalité.

  • Conversation avec Paul Cox

    Sarah Mattera

    • Pyramyd
    • 5 September 2019

    Le livre Conversation avec Paul Cox est le fruit de nombreuses heures de discussions entre Paul Cox et l'auteure, Sarah Mattera, qui se sont tenues dans l'atelier parisien de l'artiste.
    La quasi intégralité de ces échanges, vécus comme des moments suspendus, sont retranscrits dans cet ouvrage.
    Le lecteur y découvrira Paul Cox, l'artiste qui construit son travail avec une large palette de médiums allant de la peinture, au graphisme, en passant par l'écriture, le dessin ou la scénographie. Il y découvrira également Paul Cox, l'homme parlant de sa jeunesse, de son parcours, de ses inspirations.
    Chaque thème abordé est illustré par des images et le processus de création d'une oeuvre de l'artiste y est présenté de manière détaillée.

  • Alors que Des écritures hiéroglyphiques à l'Isotype a été écrit entre 1943 et 1945, cette édition présente la toute première publication du texte dans sa version complète et a parue chez Hyphen Press en 2010. Le manuscrit original a été soigneusement révisé, sur la base des dix-sept dossiers d'ébauches manuscrites et dactylographiées laissés par l'auteur, par Matthew Eve et Christopher Burke, tout deux associés au projet de recherche « Isotype revisited » du département de typographie et communication graphique de l'université de Reading.
    Le transformateur, publié en 2013 par B42 , abordait le travail d'Otto Neurath à travers un texte de sa collaboratrice Marie Neurath, et une éclairante analyse de Robin Kinross. Des écritures hiéroglyphiques à l'Isotype en représente le prolongement.

  • Le monde selon Topor dévoile de multiples facettes de l'oeuvre de cet artiste hors du commun, l'un des plus marquants et prolifiques de la fin du xx e siècle.
    L'ouvrage raconte de façon inédite l'univers créatif de Topor, le dessinateur et l'écrivain, des années 60 jusqu'à sa mort en 1997.
    Roland Topor débute sa carrière comme dessina- teur d'humour dans une certaine presse : Bizarre en 1958, Arts en 1959, Fiction en 1960 et Hara-Kiri en 1961. C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de Fernando Arrabal. Une amitié très forte naît entre les deux hommes et ensemble, avec d'autres artistes rencontrés lors de ses études à l'École des beaux-arts de Paris, ils créent le groupe « Panique », mouve- ment artistique, qui, malgré son manque de sérieux assumé, va jouir d'une certaine renommée dans le monde des arts et des lettres.
    Toujours empreint d'humour grinçant et d'une cer- taine mélancolie, le dessinateur s'est fait également connaître comme écrivain de nouvelles, de romans, de pièces de théâtre. Il est l'auteur de plusieurs films d'animation, dont le célèbre La Planète sauvage, ainsi que de la série télévisée Téléchat.

  • Almanach « écart »

    Collectif

    Ecart était un collectif d'artistes, un festival, une galerie, une librairie, une maison d'édition, un atelier d'impression, un salon de thé. Un almanach est un périodique annuel, un calendrier, un horoscope, un recueil de pictogrammes, un compagnon, un indicateur météorologique, une éphéméride. L'Almanach Ecart est un livre dans lequel se croisent les histoires d'un réseau informel et évolutif d'artistes expérimentaux. Entre eux circulaient des travaux, des lettres, des factures ; ils organisaient des expositions, des performances et des publications, guidés par une affinité commune pour les gestes artistiques les moins spectaculaires, les plus marginaux. Composé à plusieurs mains selon des « règles du jeu » préétablies, l'Almanach Ecart rassemble 365 documents sélectionnés dans le fonds des archives Ecart. Ce livre propose ainsi une incursion subjective, anachronique et intertextuelle dans une année fictionnelle des activités d'Ecart, groupe d'artistes hétéroclite et protéiforme, proche du situationnisme et de Fluxus, et basé à Genève durant les années 1970. Essais, commentaires et questionnaires donnent un nouvel éclairage sur ce point de chute helvétique actif au sein d'un réseau international qu'animait l'immatérialité de l'échange et du dialogue. Un réseau qui reposait, en somme, sur l'amitié.

  • Le numéro 24 de la revue Hors Cadre[s] s'intéressera aux liens qui s'établissent entre les artistes, le monde de l'art et l'album jeunesse ou la BD. On privilégiera l'observation des relations actuelles, et donc celles de l'album et de la BD avec l'art contemporain, même si le numéro s'ouvrira sur une rétrospective. Une grande interview de Paul Cox, dans son atelier, est prévue. Cette figure marquante de l'artiste dans le domaine de l'album continue d'inspirer les jeunes illustrateurs et son empreinte reste palpable plusieurs années après son retrait du secteur. Un article sera également consacré à Kveta Pacovská, plasticienne reconnue dans le domaine du livre pour enfants. Dans cette thématique, le rôle des éditeurs est important, c'est pourquoi ce numéro comptera des zooms consacrés à des maisons d'édition ou à des personnalités d'éditeurs : Brigitte Morel des Grandes Personnes ou les Éditions Matière. Des artistes aux univers graphiques forts seront également à l'honneur, tels Gianpaolo Pagni ou Chloé Poizat. Le WOI sera complètement dans le ton du numéro, avec la participation des célèbres éditions indiennes Tara Books, dont les albums artistiques sont largement présents dans le paysage éditorial international. Les éditeurs proposeront un article à propos de l'influence des albums soviétiques sur la production indienne. Jérémie Fisher signe la couverture de cette édition.

  • En sortant d'un café, Giacometti s'exclama : « Ah !
    Paris... Paris sans fin ! » Ainsi fut trouvé le titre de ce livre mythique publié en 1969 en lithographie à deux cents exemplaires par Tériade. Cent-cinquante dessins, accompagnés d'un texte de l'artiste resté ina- chevé, emmènent le lecteur dans un reportage hors norme à travers la capitale des années 1960. De l'ate- lier au café, à pied ou en voiture, sur les boulevards, à la gare de l'Est, au Jardin des Plantes, on découvre des rues, des façades, des bars, des voitures de l'époque, parfois quelques personnages - caïds, prostituées, joueurs à la petite semaine. Souvent considéré comme le testament de Giacometti, Paris sans fin constitue une fabuleuse pérégrination graphique de près de dix ans, où les images livrent un labyrinthe complexe de pistes contradictoires. Les horloges n'indiquent pas l'heure, les espaces se confondent : brisant les règles de la cohérence et de la chronologie, un récit surgit, le récit d'une vie, celle d'un artiste obstiné, absolu- ment sincère et inclassable. Trente dessins inédits complètent la présente édition.

  • L'ange

    Paul Valéry

    Une manière d'ange était assis sur le bord d'une fontaine. Il s'y mirait, et se voyait Homme, et en larmes, et il s'étonnait à l'extrême de s'apparaître dans l'onde nue cette proie d'une tristesse infinie. (Ou si l'on veut, il y avait une Tristesse en forme d'Homme qui ne se trouvait pas sa cause dans le ciel clair.).
    Dans un poème de jeunesse, Klee avait écrit : «Un jour je reposerai nulle part, auprès d'un ange quelconque». En regard du texte méconnu de Paul Valéry - un de ses derniers écrit en 1944, les anges dessinés entre 1939 et 1940 sont-ils seulement de petits espiègles, ou s'agit-il d'une série d'autoportraits tantôt près des morts et tantôt près de ceux qui ne sont pas encore nés ? Par leurs yeux ronds, est-ce le regard du peintre que nous pouvons deviner, ce regard depuis l'enfance si profond, si interrogateur, si troublant par sa force, comme si Klee avait le pouvoir, par-delà la mort, de faire lever en nous des questions essentielles ?

  • Giacometti rédigea ces lignes : « Il y a longtemps que je voulais écrire ceci et quelques autres souvenirs de merde et de masturbations, mais cela ne suffit pas pour faire un livre, encore moins un livre d'art et puis toutes mes promenades la nuit à travers Paris en 1923-1924 à la recherche d'une prostituée, obsédé par les prostituées, les autres femmes n'existaient pas pour moi, seules les prostituées m'attiraient et m'émerveillaient, je voulais toutes les voir, toutes les connaître, et toutes les nuits je recommençais mes longues promenades solitaires. Il se passe quelque chose de nouveau pour moi dans la vue des choses depuis quelques jours, je vois différemment, dans la même ligne que depuis 1945 quand pour la première fois il me semble j'ai un peu vu ce qui m'entoure mais je ne voyais pas encore comme depuis quelques jours mais comment arriver à peindre cela ? » Depuis, Giacometti a su voir et s'emparer de ce qui l'entoure, voir Paris, le disséquer, d'une part en acceptant de réaliser Paris sans fin pour l'éditeur Tériade, et d'autre part en se laissant aller à son ins- piration, multipliant les outils : crayon, plume, sty- lo-bille. Voici enfin rendue publique une sélection de dessins « parisiens » pour la plupart inédits.

  • On savait que Christian Guémy, alias C215, était l'un des artistes de rue les plus doués de sa génération. Il a apposé sa marque sur de nombreux murs de Paris et d'autres villes dans le monde entier, avec des portraits au pochoir ou de grandes fresques qui éclairent certaines façades d'immeubles. Ses couleurs font vivre sur nos murs des images et y laissent une empreinte, plus ou moins éphémère, de lumière et de beauté. Ce qui marque dans ses portraits, c'est cette aura de vie et de dignité qui émane de leurs regards et de leur couleur.
    Christian Guémy est aussi un poète modeste (ce qui n'est pas toujours le cas) ; il ne se prend pas trop au sérieux, mais il prend la poésie au sérieux. Petites chansons souvent tristes et mélancoliques, elles ne sont pas dénuées d'humour ni d'autodérision.

  • Le Bestiaire de Bestioles est un carnet d'insectes à colorier - ou pas. Une sorte de cabinet de curiosités entomologiques.
    Un imagier d'espèces menacées, sur lesquelles repose une biodiversité fragile qui tend à disparaitre, une ode à cette faune exceptionnelle qui chaque jour lutte pour survivre.

    Aude Villerouge s'inspire des styles Art Nouveau et Art Déco.
    Grâce à l'utilisation de l'encre de Chine et la technique du "dotwork" qui consiste à créer ombre et lumière en dessinant une multitude de points les uns à côté des autres, ses dessins évoquent également l'esthétique du tatouage.
    Prenant ainsi l'aspect d'un bijou mystique, d'une amulette magique, d'un grigri électronique ou d'un jouet mécanique, chaque insecte forme avec ses congénères une collection rimant avec superstition et invention.

  • Ces dernières années, les grandes expositions consacrées à Hans Hartung ont célébré le peintre et le dessinateur mais aussi le photographe, nous permettant, en quelque sorte, de le redécouvrir. On a toutefois facilement oublié que Hartung avait aussi réalisé un ensemble de six cents estampes. Ainsi manquait-il une publication qui rendît justice à son oeuvre gravé en montrant sa diversité et en retraçant son évolution. Ce manque était d'autant plus étonnant que le travail gestuel expérimental était particulièrement important pour l'artiste chez qui gravure et la peinture se sont nourries mutuellement. Le présent ouvrage est né de circonstances multiples. En 2009 et 2010, la Fondation Hartung-Bergman a procédé à trois importantes donations d'estampes respectivement au Cabinet des estampes des musées nationaux de Berlin, au Cabinet d'arts graphiques des Musées d'art et d'histoire de la ville de Genève, et au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France. Dans ce contexte, les trois institutions ont décidé de présenter ces donations non seulement par trois expositions selon des thématiques originales, mais aussi par un ouvrage qui rende compte de l'ensemble. S'ajoute à cette initiative, depuis l'été 2010, la mise en ligne par la Fondation Hartung-Bergman de sa banque de données, consultable par tous sur la page d'accueil de son site ;
    Celle-ci comprend le catalogue raisonné des estampes de Hartung, qui a été constitué de 1979 à avril 2005 par Rainer Michael Mason, alors directeur du Cabinet des estampes de Genève, avec l'appui de Geneviève Laplanche et en collaboration avec la Fondation Hartung-Bergman. La présente publication accompagne et illustre cet outil en ligne. Outre trois essais, une présentation de la banque de données en ligne et une bibliographie complète, le volume contient une biographie détaillée qui, pour la première fois, met en lumière la place centrale de la gravure dans la vie et l'oeuvre de Hartung.

  • Une relecture de l'oeuvre du grand graphiste franco-suisse, pionnier du minimalisme et précurseur en terme de typographie.
    Jean Widmer a transformé l'histoire du design graphique et de la communication visuelle. À l'occasion des 90 ans de ce créateur et à l'initiative de Laurent Ungerer, enseignant et graphiste, l'École des Arts Décoratifs lui a consacré en octobre 2019 une riche programmation (workshop, colloque, exposition). L'ouvrage Jean Widmer. Une traversée revient sur ces trois temps forts tout en proposant une relecture originale de l'oeuvre du maître. Pas moins de 200 images de créations en design visuel, mais aussi d'oeuvres plastiques et de reportage photo accompagnent ainsi les témoignages et analyses d'artistes et de spécialistes du design graphique (Peter Knapp, Philippe Appeloig, Fanette Mellier, etc.).

  • Grapus est un collectif de graphistes fondé peu après 1968 par trois jeunes militants communistes, Pierre Bernard, François Miehe et Gérard Paris-Clavel, que rejoignent quelques années plus tard Jean-Paul Bachollet et Alex Jordan. Au fil des deux décennies d'existence du groupe, qui se dissout en 1990, quelque quatre vingt graphistes y ont participé, aux côtés de ses fondateurs. Grapus a toujours défendu le travail collaboratif sous une signature unique, et un engagement fort par la création graphique elle-même, pour des commanditaires dans les domaines politique, syndical, associatif et culturel. Si l'affiche a constitué pour Grapus un support d'expression privilégié, bien d'autres formes ont été investies par le collectif, du magazine aux identités visuelles ou à la scénographie d'exposition.
    Le livre, avec une iconographie largement inédite et l'étude d'aspects peu connus de Grapus, apporte un éclairage original s'appuyant à la fois sur les archives du collectif conservées par la Ville d'Aubervilliers et sur des entretiens avec les protagonistes.
    Il réunit des articles rédigés par les participants d'un séminaire de recherche pluridsicipliniare (anthropologie, histoire et histoire de l'art) encadré par Béatrice Fraenkel pour l'EHESS et Catherine de Smet pour l'niversité Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, séminaire mené en relation étroite avec un atelier de recherche et création encadré par Isabelle Jégo et Kevin Donnot à l'EESAB de Rennes, impliquant des étudiants en design graphique dans la mise en page du livre.
    L'ouvrage est le fruit d'une étroite collaboration entre ces trois institutions à l'occasion d'un programme de recherche pluridisciplinaire de deux années, « Engagement politique et création graphique dans les années 1970-1980 », dans lequel est également engagée la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine, dont l'exposition sur ce thème se tiendra aux Invalides

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