• C'est le Baudelaire amateur et critique d'art qui est présenté dans cet essai. Rythmé par des illustrations d'époque et par la plume pointue et érudite de Stéphane Guégan, cet ouvrage se déroule de manière chronologique. Ici, la modernité de Baudelaire est mise en évidence g il reproche au xixe siècle de mettre en avant beaucoup d'images et d'artistes dont il refusait les tendances lourdes. Il apprécie au contraire les « peintres de la vie moderne ». Ce dernier est convaincu que le Beau possède une positivité sensible, une utilité spirituelle, plus haute que ne l'entendaient ses contemporains. Son célèbre Spleen vienne se heurter à la beauté de l'art et en renverse son pessimisme.

  • LES CAHIERS DE L'HERNE ; cahier Pascal Quignard Nouv.

    L'oeuvre de Pascal Quignard est multiple par la diversité des domaines artistiques dans lesquels il excelle ; musique, dessin, cinéma, littérature... Le Cahier de L'Herne se propose d'explorer ces différentes facettes en retraçant l'itinéraire artistique de Pascal Quignard ; son parcours de musicien et ses nombreuses créations originales, ses collaborations avec compositeurs, scénaristes, musiciens et metteurs en scène dans le cadre de performances artistiques, son oeuvre littéraire tout à fait inclassable, qui oscille entre roman, essais philosophique, autobiographie, écrits historiques, poésie... Nous dévoilons par ailleurs dans ce volume, le manuscrit inédit du Petit Cupidon, plusieurs textes inédits et de nombreux dessins en couleur de Pascal Quignard.

  • Histoire de l'art de E.H. Gombrich est l'un des ouvrages sur l'art les plus célèbres et les plus populaires jamais publiés. Depuis quarante-cinq ans, il demeure une introduction inégalée à l'ensemble du sujet, des premières peintures rupestres à l'art d'aujourd'hui. Dans le monde entier, les lecteurs de tous âges et de tous milieux ont trouvé en Gombrich un véritable maître, qui allie la connaissance et la sagesse à un don unique pour communiquer directement sa profonde affection pour les oeuvres qu'il décrit. Cette Histoire de l'art doit sa popularité durable au style simple et direct de l'auteur. Son but, écrit-il, est "d'apporter un certain ordre, une certaine clarté dans l'abondance de noms propres, de dates, de styles qui compliquent quelque peu les ouvrages plus spécialisés". Grâce à son intelligence de la psychologie des arts visuels, il nous fait percevoir l'histoire de l'art comme "un enchaînement ininterrompu de traditions encore Vibrantes" qui "relie l'art de notre temps à celui de l'âge des pyramides". Le succès toujours grandissant de ce classique va se confirmer auprès des générations futures, avec cette seizième édition, révisée et présentée dans un nouveau format.

  • Christian Boltanski, récits : conversation avec Laude Adler Nouv.

    Christian Boltanski vient de disparaître. Ce livre d'entretiens s'est achevé quinze jours auparavant. Il avait décidé de tout, du titre, de la couverture, de l'ordre des chapitres. Il semblait heureux de ce texte qu'il avait minutieusement relu et corrigé. Il ne faut pas y lire la moindre dimension testamentaire. Christian était habité par une force de vie peu commune, il riait tout le temps, il était très drôle, et ce fut une joie de faire ce livre avec lui. Il était comme on dit «un bon vivant», même si son oeuvre, dans ses différents registres et ce, depuis l'origine, était hantée par la mort. L'éphémère, la finitude, la fragilité, le hasard constituent en un entrelacs serré l'arche de ses pensées.L. A.

  • Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu'à notre Louvre d'aujourd'hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d'étude et d'exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n'a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.
    Le premier volume de cette monumentale entreprise, Du trésor au musée, part d'un passé éloigné pour arriver à la création de l'institution appelée «musée», inventée en Italie à la fin du XVe siècle, gagnant toute l'Europe au XVIIIe. Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d'architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d'organisation, avant les vastes débats d'exposition, d'éclairage, d'accrochage qui suivront. Une histoire d'art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques.
    La richesse de l'illustration qui s'appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce «lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.

  • Nouv.

    On doit à Yves Michaud une analyse fondamentale de l'évolution contemporaine de l'Art.
    Dans le domaine des arts visuels qu'on appelle Art, nous sommes passés d'oeuvres (traditionnellement tableaux et sculptures) à des installations, des environnements, des dispositifs multimédias qui enveloppent le spectateur dans des expériences multi-sensorielles. Telle est la « vaporisation de l'art », son passage à l'état gazeux.
    La seconde évolution, que décrit cet ouvrage, « le triomphe de l'esthétique », c'est le mouvement d'esthétisation générale de nos milieux de vie.
    Il faut que tout soit « luxe, calme et volupté », plaisant, charmant, lisse, agréable, ou encore excitant, intéressant dans le registre couramment appelé « esthétique ».
    L'apparition au cours du XVIIIe siècle du concept d'esthétique fut indissociable du changement des expériences que donnaient les arts et de nouvelles formes de la sensibilité.
    Il en va de même aujourd'hui.
    L'expérience esthétique a changé : de frontale elle est devenue atmosphérique et se fait sous le signe du plaisir, du sensible et de l'éprouvé.
    Nous sommes en présence d'une révolution sensible qui rend indispensable une révolution dans « la théorie esthétique », mais la révolution de la sensibilité hyper-esthétique est encore plus importante que celle de la théorie.
    Le monde des atmosphères n'est plus celui de la perception esthétique.
    Le monde du Grand Art est mort et bien mort.

  • Après Les Femmes qui écrivent vivent dangereusement et Les Femmes qui aiment sont dangereuses, Laure Adler revient avec un nouvel et passionnant ouvrage sur les femmes artistes.
    Explorant les archétypes et les codes de l'histoire de l'art, elle analyse, à travers leurs oeuvres d'art, le lent basculement des femmes vers l'autonomie artistique et la reconnaissance du travail de création, trop longtemps laissée aux seuls mains et signatures des hommes.
    Cet ouvrage dresse le portrait passionnant d'une cinquantaine de ces artistes, depuis la Renaissance avec Artemisia Gentileschi, jusqu'à nos jours avec Yoko Ono, Orlan, Annette Messager, Marina Abramovic, Sophie Calle, en passant par les incontournables Sonia Delaunay, Niki de Saint-Phalle, Berthe Morisot ou Frida Kahlo.

  • La femme rompue

    Simone de Beauvoir

    «- Dis-moi pourquoi tu rentres si tard.Il n'a rien répondu.- Vous avez bu ? Joué au poker ? Vous êtes sortis ? Tu as oublié l'heure ?Il continuait à se taire, avec une espèce d'insistance, en faisant tourner son verre entre ses doigts. J'ai jeté par hasard des mots absurdes pour le faire sortir de ses gonds et lui arracher une explication : - Qu'est-ce qui se passe ? Il y a une femme dans ta vie ?Sans me quitter des yeux, il a dit : - Oui, Monique, il y a une femme dans ma vie.» Précédé de L'Âge de discrétion et de Monologue.

  • Dès son titre, l'ouvrage annonce le tournant opéré par la modernité. Benjamin montre dans cet essai lumineux et dense que l'avènement de la photographie, puis du cinéma, n'est pas l'apparition d'une simple technique nouvelle, mais qu'il bouleverse de fond en comble le statut de l'oeuvre d'art, en lui ôtant ce que Benjamin nomme son "aura". C'est désormais la reproduction qui s'expose, mettant en valeur la possibilité pour l'oeuvre d'art de se retrouver n'importe où. Capacité à circuler qui la transforme en marchandise. Benjamin met au jour les conséquences immenses de cette révolution, bien au-delà de la sphère artistique, dans tout le champ social et politique. Avec le cinéma, c'est la technique de reproduction elle-même qui désormais produit l'oeuvre d'art. Là, c'est l'image de l'acteur qui devient marchandise, consommée par le public qui constitue son marché. La massification du public de ces oeuvres a servi les totalitarismes. D'où "l'esthétisation de la politique" encouragée par le fascisme et la "politisation de l'art" défendue par le communisme.

  • De la couleur

    Claude Romano

    Les couleurs existent-elles dans les choses ou n'ont-elles deréalité que dans notre regard ? Sont-elles matière ou idée ? Entretiennent-elles les unes avec les autres des rapports nécessaires ou sont-elles seulement connues de manière empirique ? Y a-t-il une logique de notre monde chromatique ? Pour répondre à ces questions, Claude Romano convoque l'optique, la physique, les neurosciences, la philosophie et la peinture.
    En retraversant certaines étapes décisives de la réflexion sur ces problèmes (de Descartes à Newton, de Goethe à Wittgenstein, de Schopenhauer à Merleau-Ponty), il développe une conception réaliste qui replace le phénomène de la couleur dans le monde de la vie et le conçoit comme mettant en jeu notre rapport à l'être en totalité : perceptif, émotionnel et esthétique. L'auteur fait ainsi dialoguer la réflexion théorique et la pratique artistique. C'est parce que la couleur touche à l'être même des choses, en révèle l'épaisseur sensible, que la peinture, qui fait d'elle son élément, est une opération de dévoilement.

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  • Découvrez Journal, le livre de Keith Haring. De l'âge de 19 ans jusqu'à sa mort du sida en 1990, à 32 ans, Keith Haring a consigné dans ses carnets ses réflexions sur son travail, son succès commercial, ses rencontres, son homosexualité, ses lectures, et sur ses contemporains. Icône du pop art, internationalement reconnu à 24 ans, Haring savait que ses journaux seraient un jour publiés. Certains textes trahissent cette conscience de soi juvénile. Ses déclarations sans détour aident en particulier à comprendre la sexualité qui imprègne son art. Elles en disent long sur son esthétique, sa créativité, ses méthodes de travail, sa compétition avec les autres artistes, son ouverture aux expériences nouvelles, son amour des enfants, son dévouement à ses amis et sa lutte acharnée contre la maladie. Les textes sont classés par année et suivis d'une liste des expositions d'Haring et de ses projets. Une introduction élogieuse de l'historien de l'art Thompson (Yale) met son oeuvre en contexte.

  • Quels sont les pouvoirs de la couleur ? Comment agit-elle sur notre conscience profonde ? Quelle est la situation créatrice de l'homme dans notre société actuelle ?
    Écrit en 1910 alors que l'artiste venait de peindre son premier tableau abstrait, nourri des observations et des expériences accumulées peu à peu, ce livre compte parmi les textes théoriques essentiels qui ont changé le cours de l'art moderne.

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  • A venise, au pied de la douane de mer, en face du palais des doges et de san giorgio maggiore avec son haut campanile, deux jeunes gens qui s'aiment vont écouter, le soir, un personnage surprenant qui porte beaucoup de noms.
    Ses récits les emportent, à travers l'espace et le temps, dans un tourbillon d'aventures où passent à toute allure, sous des éclairages imprévus, assez peu familiers aux enfants des écoles, stendhal et christophe colomb, des chinois et des arabes, le procurateur de judée et des guerriers vikings, le raid israélien sur entebbe et l'invention du zéro, les amours de pauline borghèse et les mille et une nuits, toutes les passions du monde et aussi ses misères.
    L'homme à l'imperméable, qui raconte, avant de disparaître comme il est apparu, ces souvenirs ou ces fables qui se confondent avec la vie, se prétend condamné à l'immortalité pour avoir refusé, sur le chemin du calvaire, un verre d'eau à jésus titubant sous sa croix. son histoire d'éternité fait revivre un mythe aussi universel que don juan ou le docteur faust : le juif errant. dans les récits de la douane de mer, il ne ressemble à rien de connu : à mi-chemin de la bible et de la bande dessinée, de hegel et d'arsène lupin, il incarne l'histoire des hommes, nécessaire et inutile, depuis toujours maudite et pourtant irrésistible de gaieté et de bonheur.


  • La philosophie du fondateur du pop art est un incroyable pot-pourri : irrévérencieuse et drôle mais aussi très vraie. Remettant en cause toutes les valeurs de la société américaine, il développe des théories originales sur la vie, et s'exprime sur lui-même, la mort, l'amour, la beauté, le temps, la célébrité, l'art, le travail... Publié pour le 20e anniversaire de la mort de l'artiste.


  • L'objet que se donne la peinture chinoise est de créer un microcosme, « plus vrai que la Nature elle-même » (Tsung Ping) : ceci ne s'obtient qu'en restituant les souffles vitaux qui animent l'Univers ; aussi le peintre cherche-t-il à capter les lignes internes des choses et à fixer les relations qu'elles entretiennent entre elles, d'où l'importance du trait. Mais ces lignes de force ne peuvent s'incarner que sur un fond qui est le Vide. Il faut donc réaliser le Vide sur la toile, entre les éléments et dans le trait même.

    C'est autour de ce Vide que s'organisent toutes les autres notions de la peinture chinoise ; celles-ci forment un système signifiant auquel François Cheng est le premier à appliquer une analyse sémiologique. Son commentaire est enrichi par d'amples citations et des reproductions.

  • Dans la lignée des ouvrages précédents de la collection des écrits, cet ouvrage au format poche propose 11 textes sur Georgia O'Keeffe.
    Artistes, critiques d'art et écrivains parmi les grands noms de la scène américaine, tous apportent un éclairage différent sur l'oeuvre et l'artiste.
    Henry Tyrrell.
    Alfred Stieglitz.
    Marsden Hartley.
    Paul Rosenfeld.
    Helen Appleton Read.
    Paul Strand.
    Henry McBride.
    Waldo Frank.
    Calvin Tomkins.
    Barbara Novak.
    Barbara Rose.

  • écrits sur l'image Nouv.

    écrits sur l'image

    Alain Bergala

    L'objectif de cet ouvrage est de rassembler et de rendre accessible à nouveau, une sélection de textes importants parus dans les Cahiers du Cinéma et les Cahiers de la photographie de 1976 à 2020 choisis par l'auteur lui-même avec la complicité d'Agnès Sire.

    Alain Bergala a créé notamment la collection Écrit sur l'image aux Cahiers du Cinéma associant un écrivain à un photographe. Parmi les contributions les plus marquantes, elle a donné lieu au premier ouvrage de Sophie Calle, Suite vénitienne, en 1983. Alain Bergala a écrit de nombreux textes pour cette collection tels que Les absences du photographe (1984) à propos de Raymond Depardon, véritable tournant dans l'histoire du médium photographique.

    L'ouvrage comprendra éga¬lement d'autres contributions parues dans plusieurs revues et monogra¬phies sur des photographes contemporains depuis les années 1980 jusqu'à aujourd'hui parmi lesquels Marie Bovo, Robert Frank, William Klein, Sergio Larrain, Bernard Plossu, Denis Roche, Weegee...

    Ces textes seront répartis selon trois axes thématiques : l'image absente, l'acte photographique et la relation au modèle, ainsi que les liens entre pho¬tographie et cinéma. Cette dernière partie sera principalement constituée d'entretiens à bâtons rompus avec des cinéastes notamment un long et remarquable échange avec Wim Wenders, ainsi qu'une sélection d'essais sur plusieurs réalisateurs dont Abbas Kiarostami.

    Son approche du médium photographique à travers les prismes de l'image fixe et de l'image mouvement, ouvre sur des points de vue inédits. Avec l'éclairage des connaissances actuelles, ces écrits soulèvent de nom¬breuses questions qui résonnent encore aujourd'hui fortement dans la pratique des photographes contemporains.

  • L'art et l'argent : ce vieux couple célèbre depuis peu de nouvelles noces, à nouveaux frais. A tel point qu'il est devenu difficile, voire impossible, de ne pas immédiatement parler d'argent lorsqu'on parle de l'art d'aujourd'hui. L'art semble désormais l'affaire exclusive des plus riches ; les autres sont invités à en admirer les effets mais à éviter d'en tirer les conséquences et d'en penser l'implicite.
    Ce livre part au contraire de l'idée que la question de l'art, donc aussi celle de ses rapports avec l'argent, appartient à tout le monde. En mêlant témoignages, essai littéraire, textes théoriques et reproductions d'oeuvres contemporaines, en s'intéressant aux fondations privées comme aux écoles d'art, à la spéculation comme à la condition d'artiste et à la précarisation des travailleurs des mondes de l'art, il voudrait permettre de mieux comprendre depuis quand, comment et sous quelles formes la "valeur" argent a transformé nos façons de faire de l'art, de le regarder et d'en parler.

  • Le rire comme critique Des caricatures de Honoré Daumier, aux readymades de Duchamp, les jeux de mots des Dadas, les vidéos de Dalí, jusqu'aux oeuvres de John Baldessari et Marcel Broodthaers, l'humour, a été un outil puissant dans l'art pour émettre sa propre critique.
    Ce catalogue va explorer l'humour de l'art à travers ses différentes déclinations : les jouets et jeux, les canulars, la dérision, les bouffons...
    Un essai humoristique par le commissaire d'exposition Nicolas Liucci-Goutnikov introduit le sujet. Une anthologie des textes philosophiques et historiques remet en contexte l'humour comme outil de critique, de Pascal, Montaigne, à Baudelaire et Nietzche...
    Finalement, des citations humoristiques des artistes et écrivains Dada et surréalistes ponctuent l'ouvrage.

  • Joseph Beuys

    Joseph Beuys

    "L'art seul rend la vie possible - c'est de cette façon radicale que j'aimerais le formuler". Joseph Beuys.

  • Son unique priorité s'appelait la peinture : elle était son souffle, son sang. Quand Nicolas de Staël (1914-1955) se donna la mort, à quarante et un ans, il laissait plus de mille tableaux, autant de dessins, et l'énigme d'une vie menée au galop.

    Insolent et généreux, rusé et pur, Staël savait masquer sous des cascades de rire les failles d'une enfance brisée par la révolution russe de 1917 et les rigueurs d'un exil polonais. Aristocrate apatride et orphelin, il fut recueilli en Belgique, voyagea au Maroc, tout entier habité par la fureur de peindre.

    Derrière le grand artiste salué par son ami Georges Braque et par Marc Chagall ("il était innocent, il avait une force cosmique"), il faut découvrir les vertiges de ce météore mélancolique, son corps à corps avec la couleur, son combat singulier avec la matière, son refus hautain de toutes les écoles, qu'elles se réclament de l'abstraction ou de la figuration.

    La renaissance arriva des Etats-Unis, quand il eut trente neuf ans. Trop tôt ou trop tard. Il s'était déjà réfugié en Provence, aveuglé de lumière, écrasé de gloire, fraternisant avec René Char et brûlant sa vie, obsédé par les hautes figures de Paolo Uccello et de Hercules Seghers. Sa morale tenait en quelques mots : "il faut travailler beaucoup, une tonne de passion et cent grammes de patience." Voici la chevauchée de ce prince foudroyé.

    Journaliste au Monde, Laurent Greilsamer a consacré sa première biographie à Hubert Beuve-Méry, parue en 1990 chez Fayard. Il a notamment publié aux mêmes éditions, en collaboration avec Daniel Schneidermann, Un certain Monsieur Paul : l'affaire Touvier (1989) et Les Juges parlent (1992).

  • Le Livre de mes rêves invite le lecteur à un voyage merveilleux à travers les espaces les plus secrets et les plus intimes de la créativité de Federico Fellini, dans une « cosmographie personnelle où des parcours émotionnels, sentimentaux, culturels, érotiques et affectifs entrecroisent des itinéraires géographiques, architecturaux, mémoriels, imaginaires et fantasmagoriques ».

    Cet ouvrage incontournable pour la compréhension de l'oeuvre du cinéaste reproduit l'intégralité des fac-similés de ses carnets dans lesquels il notait, au réveil, ses visions nocturnes. L'appareil critique regroupe leur traduction, ainsi que les contributions de spécialistes et d'amis de Fellini.

  • Nos artistes martyrs

    Hersh Fenster

    • Hazan
    • 16 June 2021

    Nos artistes martyrs est la première traduction française de Undzere farpaynikte kinstler de Hersh Fenster (1892-1964), publié en yiddish à Paris en 1951.
    À partir de témoignages de survivants, de ses souvenirs et d'une enquête minutieuse, Fenster retrace dans cet ouvrage sans équivalent - à la fois mémorial et livre d'art - le parcours de quatre-vingt-quatre artistes de l'École de Paris dont la Shoah et l'Occupation ont abrégé l'existence et parfois détruit l'oeuvre.
    Cette édition, enrichie d'un appareil critique et d'une nouvelle iconographie, permet de découvrir le Montparnasse artistique des années 1920-1930. Avec une profonde humanité, Fenster fait revivre ses figures les plus célèbres comme Chaïm Soutine ou Otto Freundlich, mais aussi des peintres, sculpteurs, illustrateurs alors reconnus et aujourd'hui pour la plupart effacés des mémoires.

  • Le 3 juin 1959, Yves Klein donne une conférence à la Sorbonne : "L'évolution de l'art vers l'immatériel". Porte d'entrée idéale vers son oeuvre et sa biographie, ce texte révèle les motifs constitutifs de son oeuvre: le rituel, la couleur, le vide, le judo, le ciel et le feu... Au-delà de la provocation et la performance, il élabore une théorie autant poétique que spirituelle d'un art sans limites, à l'instar du travail d'un John Cage sur le silence.
    Nombre des pistes esquissées ici aboutiront dans les années suivantes. Yves Klein élaborera par exemple une Architecture de l'air, ou encore délivrera des reçus aux acquéreurs d'oeuvres immatérielles. Avant de mourir, il confie à un ami : "Je vais entrer dans le plus grand atelier du monde. Et je n'y ferai que des oeuvres immatérielles."

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