• De juin à novembre 2020, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présentera une exposition dédiée à la toute dernière série de peintures de Damien Hirst, «Cherry Blossoms». Commencée en 2018, la série «Cherry Blossoms» s'inscrit dans la lignée de nombreuses autres séries de l'artiste composées de points colorés, comme «Spot Paintings» (1986-2011), «Visual Candy» (1993-1995), «Colour Spaces Paintings» (2016) et «Veil Paintings» (2017). À la fois détournement et hommage à l'art pictural des XIXe et XXe siècles, elle marque également le retour de l'artiste à l'atelier et explore, toujours dans une démarche conceptuelle, la question de la beauté en peinture, de la couleur et de l'excès.

  • Publié pour la première fois en 1994 et régulièrement réédité et enrichi depuis, Des histoires vraies revient cette année pour la septième fois augmenté de six récits inédits. Sophie Calle continue à nous raconter ses histoires, dans un langage précis et sobre, avec le souci du motjuste. Tantôt légères et drôles, tantôt sérieuses, dramatiques ou cruelles, ces histoires vraies, toutes accompagnées d'une image, livrent dans un work in progress les fragments d'une vie.

  • L'oeuvre posthume de Christo et Jeanne-Claude, après 60 ans de préparation En 1961, trois ans après avoir rencontré Jeanne-Claude à Paris, Christo dessinait un projet pharaonique qui envelopperait un des monuments les plus emblématiques de la ville. 60 années, 25.000 mètres carrés de toile recyclable et 3.000 mètres de corde plus tard, la vision des deux artistes devient enfin réalité. Découvrez leur installation posthume avec ce livre qui réunit photos, croquis et une histoire de l'élaboration du projet.
    Comme la plupart des créations de Christo et Jeanne-Claude, L'Arc de Triomphe, Wrapped sera éphémère, seulement présentée pendant 16 jours, du samedi 18 septembre au dimanche 3 octobre 2021. En étroite collaboration avec le Centre des Monuments nationaux, le bâtiment historique sera emballé dans une toile en polypropylene recyclable bleu argenté grâce à des cordes recyclables rouges. Ce projet est la réalisation posthume d'un rêve de très longue date commun à Christo et Jeanne-Claude, qui dessinèrent les premiers plans pour emballer l'Arc de Triomphe en 1961, alors qu'ils louaient une petite chambre près du célèbre monument.
    Publié en guise d'hommage aux artistes défunts et à une vie de collaboration entre eux, ce livre rassemble des croquis originaux, des données techniques et des photos exclusives, pour donner à voir les coulisses et la genèse de cette oeuvre prodigieuse.
    «Je n'aurais jamais pensé que cela arriverait un jour... mais je veux que vous sachiez que nombre de ces projets peuvent être construits sans moi. Tout est déjà sur le papier.» - Christo.

    Les artistes Christo et Jeanne-Claude ont commencé à travailler ensemble en 1961 et ont vécu à New York à partir de 1964. Jeanne-Claude s'est éteinte en 2009, Christo s'est éteint en 2020. Leurs projets à grande échelle comprennent: Wrapped Coast, Australie, 1968-69; Valley Curtain, Grand Hogback, Rifle, Colorado, 1970-72; Running Fence, comtés de Sonoma et Marin, Californie, 1972-76; Surrounded Islands, Biscayne Bay, Greater Miami, Floride, 1980-83; The Pont Neuf Wrapped, Paris, 1975-85; The Umbrellas, Japon-États-Unis, 1984-91; Le Reichstag empaqueté, Berlin, 1971-95;
    Wrapped Trees, Riehen, Suisse, 1997-98, The Gates, Central Park, New York, 1979-2005, The Floating Piers, lac d'Iseo, Italie, 2014-16 et The London Mastaba, Serpentine Lake, Hyde Park, 2016-18. L'oeuvre L'Arc de Triomphe Empaqueté, Projet pour Paris sera en place pendant 16 jours, du 18 septembre au 3 octobre 2021.

  • Frida Kahlo

    Rauda Jamis

    Frida Kahlo (1907-1954) vécut une brève existence déchirée entre de terribles souffrances physiques (à dix-huit ans, un accident de bus la cloue au lit pour deux ans) et une immense force de création (elle commence à peindre, un miroir installé au-dessus d'elle, pendant qu'elle est immobilisée). Par-delà sa beauté célèbre, ses amours, celles de son mari, Diego Rivera, ses voyages, les mille et une anecdotes ponctuant une existence tumultueuse et riche, reste son art, dont André Breton disait que c'est "un ruban autour d'une bombe".

  • On connaît Man Ray photographe. Il est aussi peintre, dessinateur, créateur d'objets, homme de cinéma. Une centaine d'oeuvres appartenant à une collection particulière sont données à voir, des dessins et tableaux de Man Ray, mais aussi des rayogrammes révélant la magie d'objets simplement posés sur un film sensible, des héliogravures et autres pièces expérimentales, ses deux premiers films notamment. Ces oeuvres mettent en lumière les multiples facettes du travail d'un artiste foisonnant : la tentation dada qui le conduit, avec Marcel Duchamp, à « fabriquer » des images étranges ; l'aventure de livres libres menée avec Paul Éluard ; l'« inquiétante étrangeté » cultivée par la communauté surréaliste, et sa floraison d'objets détournés, rêvés, réinventés ; enfin la quête de la liberté et du plaisir qui a irrigué toute la création du photographe.

  • De 1899 jusqu'à sa mort, Karl Kraus (1874-1936) fut le fondateur, et parfois l'unique rédacteur, de Die Fackel (Le flambeau), revue lue par les plus grands (Musil, Wittgenstein ou encore Adorno). Les milieux intellectuels et les journalistes redoutent cette plume acerbe, admirée par Thomas Bernhard et à laquelle Walter Benjamin rend hommage dans cet essai lumineux. Kraus fut un fin limier du langage et a su faire apparaître « le journalisme comme l'expression parfaite du changement de fonction du langage dans le capitalisme avancé ». Mais Benjamin ne fait pas que commenter des idées, il dresse le portrait sans concession d'un dramaturge qui fut aussi son propre personnage : « «Shakespeare a tout prévu» ; en effet ! Il a surtout prévu Kraus lui-même. »

  • Fort de l'expérience d'une vie passée à créer sans relâche, David Hockney, en collaboration avec le critique d'art Martin Gayford, nous raconte comment et pourquoi nous produisons des images depuis des siècles. Il rassemble une grande variété d'images, faisant tomber les barrières entre regard savant et culture populaire. Sa grande qualité est de savoir tisser des liens inattendus mais toujours pertinents, de mêler les périodes et les supports pour nous raconter l'histoire des images avec une facilité surprenante et nous aider à réenvisager des peintures qui nous semblaient familières. Cette nouvelle édition enrichie d'un chapitre supplémentaire se présente dans un format réduit et maniable, plus propice à la lecture.

  • Vingt ans après la première exposition qu'elle lui a consacrée, la Fondation Cartier pour l'art contemporain invite à nouveau l'artiste américaine Sarah Sze à créer une exposition immersive dialoguant avec les espaces transparents du bâtiment de Jean Nouvel. Internationalement reconnue pour son oeuvre défiant les frontières entre peinture, installation et architecture, Sarah Sze assemble des objets du quotidien et des images en mouvement dans des installations sculpturales d'une étonnante délicatesse et complexité. Présentant de nombreuses vues de l'exposition, le catalogue publié par la Fondation Cartier retrace la création des deux oeuvres conçues spécialement par Sarah Sze pour l'exposition, composées d'objets, de lumières, de sons, de vidéos et d'images fixes. Un texte de Bruno Latour, une conversation entre Jean Nouvel et Sarah Sze ainsi qu'un texte de la commissaire de l'exposition explorent les références qui se trouvent au coeur du travail de l'artiste et analysent sa préoccupation pour la prolifération des images qui transforment notre relation aux objets, à l'espace et au temps. L'exposition est présentée du 18 octobre 2020 au 15 mars 2021.

  • Picasso ; bleu et rose

    Laurent Le Bon

    • Hazan
    • 19 September 2018

    Catalogue officiel de l'exposition Picasso bleu et rose au musée d'Orsay du 18 septembre 2018 au 6 janvier 2019. Le musée d'Orsay et le musée national Picasso-Paris organisent une manifestation exceptionnelle consacrée aux périodes bleue et rose de Pablo Picasso. Pour la toute première fois en France , cette période essentielle de la carrière de l'artiste est traitée dans son ensemble. Cet ouvrage propose une lecture renouvelée des années 1900 - 1906 de Picasso, en réunissant des chefs d'oeuvres, pour certains jamais présentés en France, ainsi qu'un ensemble important de peintures, de dessins, et la totalité de la production sculptée et gravée de l'artiste.
    La présentation de cette exposition au musée d'Orsay manifeste la volonté d'inscrire le jeune Picasso dans son époque. Ses différentes productions sont ainsi remises en contexte avec le travail de ses contemporains ou prédécesseurs, espagnols et français (Casas, Nonell, Casagemas, Steinlen, Degas, Toulouse-Lautrec ou Gauguin). Cette exposition sera ensuite présentée à la Fondation Beyeler à Bâle du 3 février au 26 mai 2019.

  • La plupart des artistes ont, un jour, représenté le motif de la main, symbole absolu de la création. Nombreux aussi sont ceux pour qui la main en tant que sujet à part entière est un thème récurrent. Cette observation a inspiré Cécile Poimboeuf-Koizumi - éditrice et fondatrice de Chose Commune - à rassembler les oeuvres qui ont attiré son regard, sans suivre d'ordre thématique ou chronologique. La sélection a été réalisée en collaboration avec StephenEllcock, qui s'est fait connaître ces dernières années en rendant la galerie d'art accessible au grand public avec sa fabuleuse collection d'images qu'il partage tous les jours sur Instagram et Facebook. De Pablo Picasso à Helena Almeida, de Louise Bourgeois à Alberto Giacometti, de John Baldessari à Francesca Woodman, en passant par une multitude de trésors de l'Antiquité et documents de l'imagerie populaire, Jeux de mains confronte et mélange artistes célèbres, émergents et anonymes aux pratiques artistiques les plus diverses. Il en résulte une collection de plus de cent images, compilée de manière intuitive dans ce livre qui est désormais entre vos mains.

  • Charlotte Perriand (1903-1999), ?gure majeure de la modernité, a traversé le XXe siècle en oeuvrant dans les domaines du design, de l'architecture, de l'urbanisme et de la photographie. De ses débuts, où elle travaille aux côtés de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, à la ?n de sa carrière, où elle conçoit notamment un bâtiment pour la station des Arcs, ses productions sont marquées par un profond engagement en faveur d'un « mieux vivre » individuel et social.
    Révolutionnant l'équipement de l'habitation a?n qu'il soit fonctionnel et accessible à tous, elle concilie les savoir-faire industriels ou artisanaux.
    En synergie avec les mouvements d'avant-garde de son temps, elle en appelle à une « synthèse des arts » et associe ses créations à des peintures, sculptures et tapisseries d'artistes avec lesquels elle collabore, notamment Fernand Léger, Calder et Picasso.
    Sous la direction de Pernette Perriand, Jacques Barsac et Sébastien Cherruet, cet ouvrage est le catalogue of?ciel de l'exposition.

  • Des mendiantes, des folles, des criminelles, des orphelines, des filles de joie, des sorcières, toutes les indigentes que l'on voulait soustraire au regard de la société sont enfermées à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière de Louis XIV jusqu'à Charcot qui y élaborera ses théories sur l'hystérie des femmes. Condamnées au pire : travailler et prier du matin au soir, entassées dans des dortoirs insalubres, violées, fouettées, attachées, traitées comme des bêtes sauvages, marquées au fer rouge, pour les plus récalcitrantes, mariées de force pour aller peupler les colonies, visitées le dimanche derrière les grilles par des familles en goguette, lamentables figurantes de nuits libertines organisées par les mères supérieures où se presse le tout-Paris. Invitée à créer des sculptures pour la chapelle Saint-Louis de l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Mâkhi Xenakis s'immerge dans ces archives de l'Assistance publique pour laisser venir à elle l'esprit des lieux. Elle en exhume des manuscrits totalement inédits, bouleversants, qui bruissent encore des cris de ces femmes enfermées là Quand la plasticienne pense ciment, tiges filetées, pigments, inévitablement surgissent les mots. Travaillés comme une matière brute, qu'il faut élaborer, agencer, tordre pour qu'ils expriment l'indicible de cet univers carcéral oublié. Dans cette nouvelle édition, Mâkhi Xenakis, nous fait redécouvrir cette oeuvre à travers des photographies inédites.

  • « Anachronique » et « singulier » sont deux des entrées de cette sorte de dictionnaire déréglé, non alphabétique, que Frédéric Valabrègue consacre à l'oeuvre de dessinateur de Louis Pons telle qu'elle s'est développée de 1946 à 1970. Épousant à la fois la chronologie biographique, les thèmes et les caractères distinctifs de l'artiste, l'écrivain démonte les assimilations forcées (notamment à l'art brut et au surréalisme) qui ont pu affecter son travail et, du même coup, certains concepts dont il arrive au sens commun et à la critique d'art de se servir avec peu de discernement : « Se placer hors de son époque, cela ne signifie pas qu'on la méprise ou qu'on est incapable d'en saisir les enjeux, mais que l'on compte bien lui apporter, dans le meilleur des cas, un regard différent. [...] La position de l'anachronique est celle de la vigilance. » Ou encore : « Le singulier est un artiste minoré dans la mesure où son oeuvre ne se prête pas à un discours d'ensemble. Où le mettre, puisque le Musée est la preuve de la continuité d'un discours ? Dans l'annexe ? » Il n'en fallait pas moins pour appréhender le parcours unique de Louis Pons.

  • Artiste majeur de la scène artistique contemporaine, William Kentridge explore dans une oeuvre pluridisciplinaire (films dessins, sculptures, gravures...) des sujets aussi complexes et délicats que la colonisation des pays africains par les grandes nations européennes, l'Apartheid ou le rôle joué par l'Afrique dans la Première Guerre mondiale. Ce livre, publié à l'occasion de sa rétrospective au LaM, Lille Métropole musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, propose de découvrir l'amplitude de l'oeuvre de cet artiste engagé à travers plusieurs essais, des textes de l'artiste et de riches illustrations.

  • élégies documentaires

    Muriel Pic

    • Macula
    • 7 November 2016

    Dans ses élégies - poèmes aux sujets variés mais le plus souvent mélancoliques - l'auteur, dans des textes beaux et mystérieux, lève le voile sur trois utopies : « Les élégies documentaires parlent d'une île, de ruches, d'une constellation. Les documents reproduits ont été trouvés dans des archives privées et publiques. Elles viennent de marchés aux puces, ont été parfois reproduites dans des ouvrages d'histoire. L'île de Rügen, sur la mer baltique, où Hitler lança la construction d'un camp de vacances, immense bâtiment inachevé devenu ruine insulaire. Les ruches, modèle d'architecture communautaire qui a nourri bien des utopies, sont celles des kibboutzim, dont le miel est devenu une guerre qui continue de sévir. La constellation d'Orion, enfin, sous le ciel de laquelle s'est préparée la Seconde Guerre mondiale tandis que l'observation des étoiles et les équations d'Einstein permettaient aux scientifiques d'inventer la bombe atomique. À partir des documents, j'ai été conduite à me demander ce que représente le tourisme de masse, quelle est la valeur du travail, comment regardons-nous les étoiles, que reste-t-il des utopies ? Telles sont quelques-unes des associations à partir desquelles la poussière est devenue élégie. »

  • Lazar Markovitch Lissitskii, dit El Lissitzky, est un artiste russe né le 23 novembre 1890 à Polschinok (district de Smolensk, Russie). Il est décédé le 30 décembre 1941 à Krachavy, près de Moscou.
    Peintre d'avant-garde « enrôlé » par la Révolution, il fut l'un des représentants majeurs du constructivisme russe.
    Il fut également designer, photographe, typographe et architecte.

    « À notre dernière station, lors du voyage suprématiste, nous avons fait exploser le tableau ancien [...] et l'avons fait flotter dans l'espace cosmique... »

  • « Je travaille actuellement sur un nouveau projet : il s'agit de la réalisation d'un dessin animé basé sur le film First Blood. Après l'avoir vu régulièrement au fil des ans, j'ai remarqué que, plus que par l'action, j'étais attiré par l'atmosphère du film, et que celle-ci résidait dans ses décors, les paysages des montagnes Rocheuses à l'approche de l'hiver.
    Je me suis alors trouvé convaincu que le paysage était l'un des acteurs principaux du film. C'est pour vérifier cette intuition que le dessin animé s'est imposé : pour isoler le paysage du reste du film, j'ai entrepris d'en redessiner chaque scène l'une après l'autre, plan après plan, mais sans jamais dessiner ni les acteurs ni l'action. Juste les décors, la ville, les routes, les montagnes et les forêts.
    Le film d'action se transforme alors de lui-même en une ode poétique et mélancolique à la nature et aux paysages. Il laisse remonter à la surface des images, la peinture et la photographie américaines de paysage (de l'Hudson River School aux hyperréalistes en passant par les régionalistes des années 1930, Stephen Shore ou encore Walker Evans) et pointe bien l'importance - assez unique, je crois - du paysage naturel dans la construction de l'identité américaine. ».

    Depuis sa première exposition personnelle en 1992, Alain Bublex réinvente en permanence l'idée du voyage, plaçant la photographie au coeur de sa pratique plastique tout en la combinant au dessin.
    Mais plus que le déplacement et le mouvement, c'est le paysage lui-même qui apparaît comme son principal sujet. Les États-Unis ont tenu une place particulière dans ce développement. Parti à la recherche de Glooscap (une ville imaginaire qui n'existe que par ses archives), il a sillonné le continent nord-américain le traversant d'est en ouest, du nord au sud, pour en revenir convaincu que les paysages ont joué un rôle primordial dans la constitution de la nation américaine.

    Since his first solo exhibition in 1992, Alain Bublex has been constantly reinventing the idea of the journey, placing photography at the heart of his focus on the visual arts and blending it with drawing.
    But more than travel and movement, it is the landscape itself that shines through as his main subject. The United States has held a special place in this development. Having gone in search of Glooscap (an imaginary city that exists only through its archives), he travelled the North American continent, crossing it from East to West, North to South, returning convinced that the landscapes played a key role in the formation of the American nation.

  • « Je n'ai vu la Beauté que trois fois dans la vie, la Beauté absolue, celle qui vous prend sur ses genoux, évidence indiscutable, coup de poing au plexus souffle coupé, extase instantanée, satori au cours duquel tout comprendre et se taire à la fois : - la première en accédant au plafond de la chapelle Sixtine...- la seconde en découvrant le bleu des mers du Sud, qui ne se transporte d'aucune façon, et que l'on n'a jamais retrouvé nulle part ailleurs que dans le fameux vitrail de Chartres, ce bleu cyan unique dont on a perdu le secret de fabrication.- la troisième ? Ce fut de me trouve seul devant (sinon dans) l'affiche L'Humour jaune, Boulevard Pasteur, février 1953, un matin de 2008, au Centre Pompidou, un choc dont ce livre tente encore de rendre compte : ce fut l'éclair ; et la détonation se produisit le lendemain matin très tôt, dans la station de métro assemblée nationale » (A. B.)

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  • Le musée du quai Branly, les musées d'Orsay et de l'Orangerie, The Museum of Modern Art, New York rendent pour la première fois hommage à la personnalité hors du commun de Félix Fénéon.

    La première partie de l'exposition présente, au musée du quai Branly, sa collection d'oeuvres africaines et océaniennes, dominée par la statuaire et les masques africains, qui aux côtés des plus grands artistes européens, forme un ensemble d'exception.

    L'ensemble retrace l'histoire de cette collection et son rôle décisif dans l'évolution du regard porté sur les arts extra-européens.

    Auteur d'une enquête sur les « arts lointains », publiée en 1920, Félix Fénéon oeuvre pour la reconnaissance des arts non-occidentaux en questionnant le statut de ces sculptures et objets. « Seront-ils admis au Louvre ? » s'interroge-t-il alors dans un article perçu aujourd'hui comme l'un des textes fondateurs du musée du quai Branly.

    Le second chapitre de l'exposition sera présenté au musée de l'Orangerie, à l'automne prochain, et évoquera les convictions anarchistes de Félix Fénéon et son action en faveur des artistes. Promoteur du Néo-impressionnisme, Fénéon a défendu un art nouveau à travers les oeuvres de ses amis pointillistes, Seurat et Signac en particulier.

  • Malévitch

    Jean-Claude Marcade

    • Hazan
    • 28 September 2016

    Jean-Claude Marcadé a publié en 1990 la première monographie au monde sur Kasimir Malévitch (1878-1935), fondateur du suprématisme, l'abstraction la plus radicale du XXe siècle. Appelé à dominer la réflexion théorique et conceptuelle des arts plastiques pendant plusieurs décennies, le Carré noir sur fond blanc de 1915 continue, encore aujourd'hui, d'interpeller le monde des arts. La présente édition, fondée sur celle de 1990, la complète et l'actualise à la lumière des études malévitchiennes qui ont paru depuis vingt-cinq ans. Entretemps, à la faveur de la chute de l'URSS en 1991, se sont ouvertes les archives et les très riches réserves, non seulement des musées de Moscou et de Saint-Pétersbourg, mais également de plus de vingt autres musées de la Fédération de Russie.
    Un des apports majeurs de la nouvelle monographie de Jean-Claude Marcadé est de révéler l'importance de la composante ukrainienne dans la personnalité humaine et artistique de Malévitch, que ce soit à travers la nature, le mode de vie quotidien, la gamme colorée, les amitiés (en particulier avec le compositeur ukrainien Roslavets), l'hyperbolisme ou l'humour de l'écriture (dans tous les sens du terme). La période post-suprématiste, entre 1927 et 1934, est en particulier replacée dans le contexte russo-ukrainien. Lors de sa « réukraïnisation », Malévitch propose ses propres solutions picturales face aux mouvements de l'avant-garde ukrainienne des années 1920, le spectralisme de Bogomazov et le néo-byzantinisme de Mykhaïlo Boïtchouk. À travers la peinture, il proteste en outre contre la politique menée à partir de 1928 par le pouvoir stalinien qui installe la Terreur en Union Soviétique. En Ukraine, en 1932-1933, la collectivisation forcée s'est accompagnée d'un génocide par la faim, le holodomor, qui entraîna la mort de plusieurs millions de victimes. Enrichie d'un grand texte biographique inédit, la monographie comporte, en annexe, des essais qui traitent des rapports de Malévitch avec Natalia Gontcharova et Larionov, avec Picasso, Mondrian, Chagall, et un essai sur le caractère utopique et visionnaire de sa pensée théorique et picturale. L'appareil de notes intègre les découvertes récentes et la littérature abondante qui a été publiée sur l'artiste. L'iconographie utilise les fonds de musées de la province russe, ainsi que le fonds de l'ancienne collection du grand critique d'art soviétique Nikolaï Khardjiev, dont les oeuvres se trouvent en partie au Stedelijk Museum d'Amsterdam, en partie dans des collections privées. Une chronologie et des extraits de textes inédits de Malévitch complètent une monographie qui fera date.

  • Né en 1986, Augustin Rebetez a développé depuis une quinzaine d'années un univers artistique puissant, généreux, parfois provocateur et terriblement sensible. Cette alchimie unique prend corps par la photographie puis il panache son geste de vidéos, peintures, dessins, textes, compositions musicales ou mises en scène théâtrales. Il invoque les rites anciens et les objets oubliés pour mieux éclairer un monde impitoyable et tendre à la fois, à la poésie brute et la violence délicate. Alfred Latour (1888-1964) fut un peintre, graveur, designer, photographe reconnu tout au long de sa carrière. Il a représenté le génie du graphisme français à l'international. Pour célébrer sa mémoire, la Fondation Alfred Latour, en collaboration avec les Éditions Actes Sud, a décidé en 2019 de lancer un prix qui distingue tous les deux ans un artiste dont l'univers et les modes d'expression prolongent les champs exploratoires qui furent ceux de Latour. En juin 2019, le jury du prix Alfred Latour - composé d'Anne-Sylvie Bameule, Miquel Barceló, Werner Jeker et Christian Lacroix - a décerné à l'unanimité de ses membres le premier prix Alfred Latour à Augustin Rebetez.

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