• Une fabuleuse somme collective, un livre manifeste, un ouvrage de référence : telle est l'ambition de cet ouvrage co-construit par 160 autrices du monde entier qui présentent 300 femmes photographes, de l'invention du médium aux années 2000. Ainsi les portraits de chaque photographe ont été rédigés par des femmes de toute nationalité pour se prémunir de l'écueil d'un regard "occidentalo-centré". Les séquences de portraits alternent avec des portfolios qui font dialoguer les oeuvres entre elles.

  • À l'origine une prouesse technique, la photographie s'est peu à peu affirmée comme un art et un moyen d'expression avec ses propres codes. À l'heure des smartphones, les photos - multiples et instantanées - sont tellement à la portée de tous qu'on en oublierait presque la révolution que produisit en son temps cette nouvelle manière de copier le réel.

    De la camera obscura au chlorure d'argent, du trop oublié Niépce au célèbre inventeur du daguerréotype jusqu'au selfie, vous serez incollable sur l'histoire d'un art qui n'a jamais été aussi actuel.

  • Du daguerréotype au selfie en passant par les collages et le photojournalisme, cet ouvrage explore à travers 50 chefs-d'oeuvre, les genres, les thèmes et les techniques qui font l'histoire de la photographie.

  • Durant plus d'un siècle pour des millions d'êtres humains la toute première approche de la photographie fut collective : l'expérience de la fameuse photo de classe se joue aussi dans les termes d'une initiation aux rites du portrait social... Chaque groupe, chaque communauté, chaque association d'individus singuliers éprouvent la nécessité de s'identifier et de se reconnaître par la trace photographique. De ces "affinités" contraintes ou choisies mais mises en scène et fixées pour l'éternité, la photographie offre un panorama d'une extraordinaire richesse et diversité dont ce nouveau titre de la collection Photo Poche propose un étonnant échantillon.  

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  • Depuis la divulgation du procédé en 1839 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, nombre d'amateurs ou de professionnels militent pour la création d'un musée de photographie. On conserve la trace de multiples projets, d'ampleurs variées qui, s'ils n'ont pas abouti, sont les lieux de cristallisation des espoirs très vite associés à la photographie. L'histoire jusqu'alors mal connue de ces divers projets est traversée par une hésitation fondamentale, liée au statut ambivalent de l'image photographique : devait-on créer un musée des photographies, pensé selon le modèle d'un musée des copies et reproductions photographiques, ou un musée pour la photographie, son histoire, sa technique, son caractère artistique ?
    Éléonore Challine retrace ce lent et délicat processus de légitimation du nouveau médium au sein de la sphère institutionnelle française. Cette histoire est animée par des personnalités singulières, toutes convaincues de la nécessité de préserver la photographie et de lui donner un lieu, tels Louis Cyrus Macaire, Léon Vidal, Louis Chéronnet, Raymond Lécuyer ou encore Gabriel Cromer, dont la fabuleuse collection partit pour les États-Unis en novembre 1939 sur l'un des derniers paquebots américains quittant la France, laissant le goût amer d'une perte irrémédiable. Une galerie de portraits de ces figures oubliées s'imposait pour redonner vie et épaisseur à ce milieu qui oeuvre pour le musée, excédant le strict monde « photographique ».
    Conçu sous la forme d'une vaste et minutieuse enquête, à la recherche d'archives et de traces écrites ou visuelles inédites de ces projets, cet ouvrage se déroule, tel un drame bourgeois, en cinq actes. Quatre actes pour en narrer l'histoire contrariée des années 1840 jusqu'aux années 1930, puis un dernier acte sur l'histoire contournée cette fois-ci, étudiant d'une part les formes éphémères du musée photographique que sont les expositions rétrospectives et, d'autre part, ses formes portatives comme le livre.

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  • Ce catalogue de l'exposition  Qui a peur des femmes photographes ? 1839 à 1945  au musée de l'Orangerie et au musée d'Orsay (2015) présente la contribution de ces femmes dans le développement et l'évolution de la photographie."Les femmes occupent une place de plus en plus éminente dans notre société, j'en suis conscient et heureux. Cette nouvelle exposition qui montre comment, aux XIXe et XXe siècles, les femmes s'emparèrent du médium photographique dans des stratégies d'affirmation artistique et professionnelle, conquérant des territoires jusque-là reservées aux hommes, n'est pas qu'une exposition sur l'histoire des modernité. Elle porte un regard contemporain sur l'histoire de notre temps. Elle fait doublement sens". Extrait de la préface du catalogue par Guy Cogeval, ancien Président des musées d'Orsay et de l'Orangerie.  S'appuyant sur des recherches nouvelles comme sur les nombreuses histoires de la photographie qui, depuis une quarantaine d'années, ont réévalué l'extraordinaire contribution des femmes au développement du medium qu'est la photographie, Le phénomène est en effet appréhendé à travers ses manifestations aussi bien en Europe - essentiellement en France, Grande-Bretagne et Allemagne - qu'aux États-Unis, de l'invention officielle de la photographie en 1839 jusqu'en 1945.

  • La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne. Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. Elle préside à tous les événements, privés ou publics. On lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. En fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et oeuvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations. C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique : elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.

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  • Des temps de l'invention à nos jours, cet essai propose en douze chapitres une vision personnelle des grandes étapes qui ont conduit la photographie à s'imposer comme le modèle de l'image moderne. Privilégiant le ton d'une expérience de vie au sein des collections, de l'enseignement et de la recherche, l'auteur revendique la subjectivité d'une approche où les photographies produites dans les contextes les plus variés ne cessent d'interroger notre rapport à la réalité. En historien d'art qui a vu la photographie devenir depuis les années 1980 une part de l'art contemporain tout en maintenant son rang de média populaire au coeur des réseaux sociaux, Michel Poivert propose de repérer les grands changements de valeurs que nous attribuons à la photographie (fiction ou réalité, vérité ou mensonge, intime ou publique, etc.).
    Dans son analyse tout à la fois thématique et chronologique, Michel Poivert, après s'être intéressé à la question des origines, et aux démarches exploratoires des premiers cercles d'amateurs, interroge la photographie du visage et les codes de la célébrité. Il montre les relations entre la personnalité d'un Nadar, qui concentre l'image sur la psychologie de son modèle, et celle du médecin Duchenne de Boulogne, qui cherche à établir une grammaire des expressions du visage en utilisant des modèles anonymes. Les sciences sont présentées comme un laboratoire de formes en interaction avec l'enseignement des beaux-arts. Mais dès le XIXe siècle, la photographie est aussi défendue au nom d'une véritable morale consacrant les seules valeurs de la prise de vue, du négatif et de la fidélité : une « pureté » qui condamne les pratiques hétérodoxes de la mise en scène et des manipulations des épreuves au moment du tirage.
    Pourtant, au tournant des XIXe et XXe siècles, les pictorialistes comme Robert Demachy en France déjouent cette morale et renient les valeurs du progrès de la technique en utilisant le flou et les effets plastiques.
    Rouvrant le dossier de l'avant-garde, cet ouvrage s'inscrit dès lors dans une dynamique qui privilégie les tensions autour du statut de la photographie. Avec Alfred Stieglitz et Paul Strand, le document et l'art ne cessent de se répondre pour fonder les principes d'une image capable de se mesurer aux contradictions du monde moderne. En ce sens, le surréalisme est au coeur d'une approche anti-disciplinaire de la photographie où les figures d'André Breton ou Salvador Dalí commencent à détourner les photographies des magazines et journaux : le monde des images s'ouvre comme un territoire de jeu où règne l'esprit critique. La question des médias est alors posée frontalement à partir du photojournalisme. L'auteur insiste sur le rôle de reporters tel Gilles Caron, pour montrer le passage entre l'image de l'événement et la tentation subjective de l'auteur et interroge les valeurs humanistes de la profession.
    Enfin, Michel Poivert conclut son essai en définissant la photographie contemporaine comme le moment où art et photographie semblent lier leur destin. La richesse de propositions artistiques aussi différentes que celles des partisans de la mise en scène, comme Jeff Wall, ou des tenants du genre documentaire comme Allan Sekula, l'esthétisation de l'image de presse ou bien encore le retour en grâce de l'image expérimentale contredit ceux qui, à l'aube du numérique, prédisaient l'obsolescence de la photographie.

  • Ils s'appellent Walker Evans, Dorothea Lange, Henri Cartier-Bresson, Philippe Halsman, Robert Mapplethorpe, Seydou Keyta ou Raymond Depardon. Ils ont conclu le XIXe siècle et ont ouvert le XXe en en fixant les couleurs désormais immuables. En saisissant un instant, un moment, un regard, ils ont bouleversé l'art photographique et changé à jamais la vision portée sur le monde et les choses. Leurs clichés, témoins de l'Histoire, des révolutions sociales, de la misère, de la souffrance ou des drames humains, mais aussi de la beauté des êtres et des éléments, sont devenus des icônes.
    Retrouvez pour chacun des grands photographes, de Man Ray à Nan Goldin, leur parcours personnel et artistique ainsi que des explications sur une de leurs oeuvres les plus emblématiques et les techniques qu'ils utilisaient. Découvrez leurs combats, leurs audaces, et l'oeil neuf qu'ils posèrent sur les hommes et le paysage pour en renouveler à jamais les images. Luce Lebart est historienne de la photographie et commissaire d'exposition, auteur de nombreux livres et articles parmi lesquels Les Silences d'Atget et Lady Liberty.
    Directrice depuis 2016 de l'Institut canadien de la Photographie du Musée des Beaux-Arts du Canada, elle dirigeait auparavant les collections de la Société française de photographie à Paris.

  • L'homme photographique

    Michel Frizot

    • Hazan
    • 23 May 2018

    Ce recueil de textes sur des questions relevant de l'histoire de la photographie, écrits entre 1990 et 2010 vise à mettre à la disposition d'un plus large public des analyses et études qui ont été publiées dans des revues spécialisées ou des catalogues restés confidentiels. Leur regroupement est motivé par la certitude d'une cohérence, d'une ligne générale qui sous-tend ces textes et constitue une théorie générale du « régime photographique » de la production à la réception des images qui a construit un imaginaire propre à la photographie, aujourd'hui omniprésent dans la manière d'aborder le monde à travers ses représentations, d'établir des jugements et de partager des croyances.
    L'ouvrage est développé en trois temps, qui reprennent chacun un point de vue constitutif de l'imaginaire photographique : le dispositif, l'opérateur, regards et regardeurs. Ce qui détermine en effet la nature d'une photographie, c'est d'abord le dispositif qui l'a engendrée, à la fois en ce qu'il est générique (photographique) et singulier (avec des paramètres physiques particuliers). C'est ensuite l'intervention nécessaire d'un opérateur (le photographe), une mise en oeuvre humaine reformulée à chaque prise de vue, s'appuyant sur les capacités du dispositif (ou les ignorant), interagissant avec le sujet photographié et concrétisant des intentions. C'est « le » regardeur, in fine, qui fait de la photographie non pas ce qu'elle est, mais ce qu'elle peut être ou devenir, qui lui donne sens, en connaissance des données initiales - ou non. Et ce regardeur est souvent « multiple» et hétérogène.
    Cet ouvrage envisage par conséquent toutes les circonstances photographiques, pour reconnaître ici à « la photographie » sa place de médium de communication dont l'invention a introduit des particularités imaginaires très spécifiques et inédites, constamment révisées au gré de l'évolution des techniques et des modes de diffusion.
     

  • Alors en pleine déliquescence économique, en proie à la perte d'adhésion idéologique de la part de ses citoyens, la RDA vit ses dernières années. L'ennui et le désir d'ailleurs, l'impatience - tantôt mélancolique, tantôt rageuse - engendrée par la répression, l'uniformisation et la pénurie caractérisent la jeunesse de cette époque. Les stratégies existentielles et artistiques sont aussi diverses que les créateurs qui ont traversé cette période: confrontation des tabous sociaux, repli intérieur et introspection, fuite dans le rêve, réinvention de soi par le travestissement et la mise en scène...
    Sans désavouer la tradition humaniste longtemps dominante en Allemagne de l'Est, certains photographes renouvellent le genre en délaissant l'empathie poétique de leurs prédécesseurs pour une approche plus mélancolique, voire désabusée, ou au contraire en documentant les marginaux, les rebelles, les punks. D'autres mettent le corps au centre de leurs expérimentations, puisant dans l'hybridation et l'art performatif pour traduire leur soif de subversion et de vitesse, ou observant leurs visages et leurs corps comme pour conjurer leur délitement. D'autres encore chroniquent leur vie quotidienne et leur cercle de proches, réunis dans le quartier de Prenzlauer Berg, encore jonché des ruines de la guerre.

    Par l'expression tenace et inventive de leur individualité et de leur subjectivité, ces photographes ont constitué une forme de résistance artistique et fait trembler le Mur.

    Dans cet ouvrage, les femmes occupent une place conséquente qui reflète la spécificité de leur statut social en Allemagne de l'Est. Leurs puissantes expressions contribuent au caractère exceptionnel de ce chapitre essentiel de la photographie.

    Photographies :
    Tina Bara, Sibylle Bergemann, Kurt Buchwald, Lutz Dammbeck, Christiane Eisler, Thomas Florschuetz, York der Knoefel, Ute Mahler, Sven Marquardt, Barbara Metselaar Berthold, Helga Paris, Manfred Paul, Rudolf Schäfer, Gundula Schulze Eldowy, Gabriele Stötzer, Ulrich Wüst.

  • Voici la première grande synthèse sur la photographie sociale et documentaire en France. Photographies, photomontages, magazines illustrés et documents d'archives révèlent les usages militants de la photographie entre 1928 et 1936. Avec des images, dont des inédites, de Eli Lotar, Germaine Krull, Brassaï, Willy Ronis, Henri Cartier-Bresson, Dora Maar, Charlotte Perriand...

  • Ce livre révèle une page méconnue de l'histoire de l'art : celle du jeu en photographie. Avec une désopilante sélection de 350 images, Clément Chéroux présente le fascinant répertoire des «récréations photographiques». Et raconte comment ce divertissement d'amateur à la fin du 19ème devient une pratique d'avant garde dans les années 1920-1930 avec Man Ray, Berenice Abott, Henri Cartier-Bresson, André Katesz...
    De la culture populaire à l'art majeur : une relecture complète des avant-gardes artistiques.

  • Des histoires, plutôt qu'un récit monolithique et linéaire, nous invitent ici, avec science et pédagogie, à plonger aux racines de notre culture visuelle.
    Naissance et rayonnement d'une technique et d'un art, procédés chimiques et choix esthétiques, scientifiques photographes et photographes artistes, reporters et amateurs, avant-gardes et institutions : le volume présente en dix chapitres et 550 illustrations un parcours suprenant et séduisant.

  • Le présent numéro de Transbordeur regroupe une quinzaine d'articles composant un volume de 236 pages richement illustré. Il est divisé en quatre sections : un dossier thématique - Musées de photographies documentaires - regroupant huit études ; une section « collections » où sont décrits et analysés succinctement des fonds photographiques, faisant une large part aux archives et musées ; une sélection d'articles libres (varia), faisant une large place aux traductions de textes de chercheurs internationaux ; une section « lectures », consacrée à des comptes rendus d'ouvrages.

    Le titre de notre revue évoque le passage entre les rives, la traversée des frontières disciplinaires comme nationales. Il renvoie au pont transbordeur de Marseille, perçu par l'avant-garde des années 1920 tout à la fois comme un produit de la technique, un instrument de vision et un objet d'expérimentations photographiques. L'imaginaire de la mobilité et du décloisonnement qu'il mobilisait a pu devenir aussi un programme pour l'écriture même de l'histoire des images et des infrastructures techniques, projet qui porte également cette nouvelle revue.

    Auteurs : Teresa Castro, Éléonore Challine, Béatrice de Pastre, Elizabeth Edwards, Romy Golan, Christian Joschke, Frank Kessler, Luce Lebart, Sabine Lenk, C. Angelo Micheli, Valérie Perlès, Alessandra Ronetti, Nicolas Schätti, Tiziana Serena, Bernd Stiegler.

    Traducteurs : Claire-Lise Debluë, Christian Joschke, Anna Knight, Olivier Lugon, Davide Nerini, Estelle Sohier, Jean Torrent, Sophie Yersin Legrand.

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  • Le 21 octobre 1967, Marc Riboud se trouve à la grande manifestation contre la guerre du Vietnam à Washington. L'une de ses photos, La Jeune Fille à la fleur, va faire le tour du monde, devenant un symbole de la non-violence. On en découvre ici l'histoire et les coulisses, grâce au regard de Philippe Séclier, nourri d'archives et d'entretiens avec le photographe disparu en 2016. Jan Rose Kasmir, la jeune fille à la fleur, signe la postface.

  • Le photogramme est l'image de l'ombre d'un objet donné, avec la particularité que l'image, qui a exactement la même taille que l'objet, n'a pas était obtenue avec un appareil photographique, mais par contact direct, par interaction lumineuse entre un papier vierge et l'objet placé sur sa surface.

  • Patrimoines incertains. Photographie et récits familiaux dans la France du XIXe siècle Manuel Charpy / "Attraction- Répulsion". Histoire de la patrimonialisation des collections photographiques Dejerine Alice Aigrain / Les archives discrètes. Entrevoir la pratique photographique au Muséum national d'histoire naturelle Lisa Lafontaine / L'Afrique de l'Ouest dans les tiroirs. Documentation scientifique et photographie coloniale à la photothèque de l'IFAN (Dakar) Anaïs Mauuarin / Un patrimoine visuel sous le communisme. La photographie amateur et sociale du président tchécoslovaque Antonin Zapotocky Fedora Parkmann / "Faut-il tout garder ?" Patrimoine et archives photographiques Marie-Ève Bouillon.

  • Mise en scène ou mort en direct ? Le controversé «Falling soldier» de Robert Capa est depuis 50 ans l'objet du plus long procès du photojournalisme : celui de la vérité en image. Vincent Lavoie délivre ici les résultats d'une édifiante investigation sur les méthodes d'authentification de la photographie : parole des témoins, documents d'archives, expertises criminalistiques. À l'heure des débats sur les « fake news », voici un retour passionnant sur la polémique entourant l'image la plus reproduite de l'agence Magnum.

  • 1960  : le Sud des États-Unis est le théâtre de la conquête des droits civiques des Noirs américains. La lutte pour abolir la ségrégation raciale a revêtu une importance décisive dans ces états, et est rythmée par des événements fondateurs, souvent dramatiques.
    L'admission de James Meredith à l'université du Mississippi, les rassemblements du Ku Klux Klan en Caroline du Nord, la Marche sur Washington pour l'emploi et la liberté, les marches de Selma à Montgomery (Alabama), la grève des éboueurs de Memphis lors desquelles Martin Luther King fut assassiné, ainsi que ses funérailles, marquent le combat des Noirs américains pour leurs droits.
    Cette décennie de lutte a été documentée par de nombreux photographes, célèbres, amateurs, ou encore photojournalistes. Ce catalogue réunit des clichés, pour certains inédits, qui sont tout autant de témoins d'une période tumultueuse. Ces photographies dépeignent le quotidien d'une population opprimée dans un Sud qui refuse de lui accorder sa juste place, et ont favorisé la prise de conscience nécessaire à l'élaboration des lois antiségrégationnistes de 1967.
    Le catalogue officiel de l'exposition du Pavillon Populaire de Montpellier offre une véritable réflexion concernant de l'influence du média photographique sur l'opinion publique, les luttes sociales et les transformations profondes de la société qui en découlent.

  • Dès le XIXe siècle, la photographie a constitué un agent majeur de redéfinition des modes d'exposition publique des images. Sa reproductibilité et la multiplicité de ses usages ont contribué à diversifier les lieux d'accrochage, les publics touchés et les interactions avec d'autres moyens de communication visuelle. Sa malléabilité physique, son moindre coût et la large disponibilité de ses motifs ont favorisé un foisonnement d'expérimentations dans les formes de spatialisation des images et ont transformé l'idée même de l'exposition en la rendant mobile et reproductible. Ce numéro propose de contribuer à une histoire scénographique de la photographie et à une exploration des riches croisements des arts de la reproductibilité technique et de l'architecture. Il s'intéresse autant aux expositions didactiques, politiques, techniques ou industrielles qu'aux accrochages artistiques, examine les interactions complexes entre photographes, graphistes, architectes et scientifiques dans ce cadre, et fait redécouvrir de nombreuses manifestations oubliées de 1839 à la photographie numérique.

    Ce deuxième numéro de Transbordeur regroupe une quinzaine d'articles composant un volume de près de 250 pages richement illustré. Il est divisé en quatre sections : le dossier thématique - « Photographie et exposition » - regroupant dix études ; une section « collections » où, à travers quatre articles, sont examinés des fonds photographiques et des projets artistiques ou curatoriaux contemporains en lien à la thématique du dossier ; une sélection de trois articles libres (« varia ») portant sur des sujets internationaux et des périodes variées ; une section « lectures », consacrée à des comptes rendus d'ouvrages.
    __________ Transbordeur est une revue d'histoire de la photographie. Elle s'adresse à tous ceux qui sont intéressés par les images, leur histoire, leur sociologie, leur évolution technique, leurs significations et matérialités multiples, leur rapport au temps et à l'histoire, leur circulation ; à tous ceux qui veulent comprendre le monde contemporain à travers l'histoire de la culture ; à tous ceux qui jettent un regard critique et curieux sur les phénomènes visuels qui les entourent. Plutôt que d'approcher la photographie d'un point de vue strictement esthétique, la revue Transbordeur a pour ambition de montrer sa place dans toutes les activités de la société, d'analyser comment elle a transformé en profondeur notre rapport au monde. La photographie s'est imposée en effet dans l'école, la science, l'art, l'information, le commerce, la politique, l'industrie, la guerre, les transports, l'espace privé et public. Elle s'est étendue au livre et à la presse, à la scénographie d'exposition et au cinéma, à la production des savoirs, à la prose et à la poésie. Ce sont tous ces aspects de notre culture de l'image qu'il s'agit de comprendre et d'analyser.

    Le titre de notre revue évoque le passage entre les rives, la traversée des frontières disciplinaires comme nationales. Il renvoie au pont transbordeur de Marseille, perçu par l'avant-garde des années 1920 tout à la fois comme un produit de la technique, un instrument de vision et un objet d'expérimentations photographiques. L'imaginaire de la mobilité et du décloisonnement qu'il mobilisait a pu devenir aussi un programme pour l'écriture même de l'histoire des images.

    Comité de rédaction.
    Estelle Blaschke, Claire-Lise Debluë, Claus Gunti, Christian Joschke, Olivier Lugon, Estelle Sohier.

    Déjà paru :

    Numéro 1 : Musées de photographies documentaires. février 2017.
    Dossier dirigé par Estelle Sohier, Olivier Lugon et Anne Lacoste.

    Prochains numéros à paraître :

    Numéro 3 : Photographie et technologies de l'information. février 2019.
    Dossier dirigé par Estelle Blaschke et Davide Nerini.
    Numéro 4 : Le monde vu d'en bas. février 2020.
    Photographie ouvrière des années 1920 et 1930.
    Dossier dirigé par Christian Joschke et Clément Chéroux.

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  • Le musée Condé à Chantilly conserve une importante collection des premiers photographes du XIXe siècle, ou « primitifs de la photographie », grâce à son donateur, Henri d'Orléans, duc d'Aumale (1822-1897).
    Exilé en Angleterre de 1848 à 1871, le fils du roi Louis-Philippe collectionne des vues du Paris de Napoléon III, alors en pleine transformation : dans les années 1850, Baldus, qui participe à la Mission héliographique, et les frères Bisson réalisent des clichés du Louvre et des Tuileries. Voyageant dans toute l'Europe, le duc acquiert des photographies des sites archéologiques de Rome et d'Athènes, ou des vues de Suisse par Braun. Ancien gouverneur de l'Algérie, il possède un panorama du port d'Alger et des types orientaux. Allié à la plupart des têtes couronnées d'Europe, ses albums de famille réunissent l'empereur François-Joseph et l'empereur Maximilien du Mexique par Angerer, la reine Victoria par Caldesi, et bien sûr les Orléans par le vicomte Joseph Vigier, Camille Silvy et Claudet.
    Amateur d'art, mesurant l'apport de la photographie à l'histoire de l'art, il a dans ses cartons les clichés par Louis-Remy Robert des porcelaines de Sèvres présentées à l'Exposition universelle de 1855 et acquiert une des premières photographies en couleurs d'un tableau par Louis Ducos du Hauron (1878). Sensible à la création artistique, le duc d'Aumale réunit enfin une magnifique suite des Marines de Gustave LeGray, qui sont le clou de sa collection.
    De 1848 à la fin du siècle, sa collection est représentative des différents courants et des différentes techniques de la photographie à ses débuts.

  • Si nous possédons tous un appareil photo, ne serait-ce que sur notre téléphone, nous connaissons rarement l'histoire passionnante de la technologie qu'il met en oeuvre, qui a débuté il y a près de cinq siècles.
    Au XVIe siècle, le Napolitain Gian Battista Della Porta a suscité la terreur et été accusé de sorcellerie, après avoir montré en public le fonctionnement de sa camera obscura... qui connaîtra un franc succès dans les siècles qui suivront.
    Au XIXe siècle, Hippolyte Bayard, puis Fox Talbot, mettent au point un procédé identique au futur daguerréotype, mais Louis Daguerre les devance pour faire reconnaître son invention et ils n'arriveront pas à inverser le cours de l'histoire...
    Les premiers pas du cinéma, nous les devons à la rencontre d'Antoine Lumière avec l'Américain Thomas Edison et son kinétoscope, à Paris.
    Lumière mesure le succès du procédé d'Edison auprès du public parisien et envisage de l'améliorer, en compagnie de ses fils. C'est à la suite de projections au sous-sol du Grand Café, boulevard des Capucines, que le cinéma voit le jour et occasionne son triomphe...
    Dans ce livre, Jean-Luc Vézinet retrace l'histoire de ces technologies de façon exhaustive, mêlant faits historiques et anecdotes amusantes.
    Schémas explicatifs et images de qualité illustrent le récit, le rendant très attractif et accessible à un large public.

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