• Au cours des années 1990 et 2000, Raymond Depardon sillonne la France paysanne avec sa chambre photographique 6 x 9. De cette exploration du monde rural, il réalise des photographies en noir et blanc qui racontent la terre, les hommes, le travail manuel, l'isolement et la fragilité des petites exploitations agricoles mais aussi la beauté des paysages français.  

  • La mort en marche

    Robert Capa

    • Delpire
    • 15 October 2020

    Publié par Capa en 1938, Death in the Making est dédié à Gerda Taro qui a perdu la vie alors qu'elle suivait un groupe de républicains espagnols à Brunete avec l'écrivain canadien Ted Allan. Outre le journal de Capa, il rassemble ses photos mais aussi celles de Gerda Taro et de David « Chim » Seymour. Tous trois ont suivi pendant un an le combat de ceux qui se battent contre Franco. Les images qui en résultent - photos du front et du quotidien, portraits de soldats et de civils - témoignent des divers aspects du conflit, de l'excitation des débuts aux réalités les plus poignantes de la guerre moderne.
    Après la Seconde Guerre mondiale, le livre est complètement oublié. Aujourd'hui, il est presque devenu culte : il reste difficile à trouver et certaines de ses images sont devenues extrêmement rares et recherchées.
    Cet ouvrage est une réédition du livre de 1938. Elle reproduit sa mise en page, réalisée par le photographe André Kertész ainsi que la préface de l'écrivain américain Jay Allen. Elle est enrichie d'un nouveau texte de Kristen Lubben qui retrace l'histoire de cette publication.

  • Une plongée fascinante dans des archives d'exception, invitation au voyage et à la rêverie. Cet ensemble documentaire en grande partie inédit offre une relecture incarnée de l'épopée industrielle de l'Orient-Express, de sa création à la fin du XIXe siècle jusqu'à sa cristallisation mythologique avec le fameux roman d'Agatha Christie. Un objet au façonnage sophistiqué s'inspirant des codes du luxe de l'époque : couverture toilée et encre métallique cuivrée. Exposition aux Rencontres d'Arles du 29/06 au 22/09.

  • Photojournaliste par excellence, fondateur de Magnum en 1947, Capa est présent sur tous les fronts : Espagne, Chine, Israël et l'Indochine où il fut tué.

  • Voir Paris

    Eugène Atget

    Les peintres ont besoin d'arbres, d'objets, de scènes de rues pour leurs compositions. Vers 1897-1898, il commence à photographier Paris de manière systématique. L'époque s'intéresse au patrimoine de la capitale et la commission du Vieux Paris commande à Atget plusieurs séries qu'il nomme Paris pittoresque, L'art dans le vieux Paris, Environs... Doté d'un imposant dispositif comprenant une chambre à soufflet avec un châssis chargé de plaques de verre, le photographe saisit la topographie d'une ville qui change. Petits métiers, étalages, cours d'immeubles, heurtoirs, charrettes, ruelles, cafés, chiffonniers de la zone, jardins urbains, parcs à demi abandonnés, quais de la Seine, cette obsessionnelle recherche fixe le détail de l'imprévu ; il en émane un sentiment de nostalgie, d'immédiate proximité, mais aussi une grande poésie. Atget procède de manière méthodique, progressant par arrondissements et quartiers, comme en témoignent ses carnets.
    Préférant les lumières du petit matin, le photographe réalise des milliers d'images destinées aux bibliothèques et aux musées. En 1906, la bibliothèque historique de la ville de Paris lui commande un travail sur la topographie du vieux Paris. Son cheminement montre des rues souvent désertes, des façades impénétrables, des fenêtres ouvertes sur de sombres intérieurs : le monde est comme endormi, il y a peu d'habitants, qui apparaissent tels des spectres derrière leur fenêtre. L'absence humaine dramatise le réel. Les objets sont eux aussi dotés d'une présence insolite : chaussures accrochées dans une vitrine, paniers, fouet et rênes suspendus mais sans cocher... Documents ou oeuvres d'art ?
    Atget se qualifie d'auteur-éditeur : sa maîtrise absolue du cadrage, son attention aux lignes des bâtiments, aux détails inattendus, aux choses abandonnées élaborent un univers singulier. Chez Atget, la photographie est réduite à elle-même, elle n'a aucun apprêt. Dans les années 1920, son intérêt pour les objets du quotidien sortis de leur fonction fascine les surréalistes. Élève de Man Ray, l'Américaine Berenice Abbott est la première à comprendre son oeuvre. Elle acquiert à sa mort plus de mille plaques qu'elle vendra en 1968 au MoMA de New York, favorisant la diffusion de ses images aux États-Unis. Par son regard frontal, sa vision qui mêle imaginaire et réel, Atget a inventé la photographie moderne.
    Cet ouvrage présente environ 170 images de la collection du musée Carnavalet et offre une promenade onirique et esthétique, une jouissance de l'oeil que souligne le titre de l'exposition à la fondation Henri Cartier-Bresson qui accompagne cette publication.

  • Nadar, Cartier-Bresson, Brassaï, Helmut Newton, Man Ray, Willy Ronnis, Robert Doisneau, Diane Arbus, Mario Giacomelli, Robert Franck, William Klein, Daido Moriyama, Valérie Belin... Les grands noms de la photographie française et internationale sont réunis dans ce somptueux ouvrage qui embrasse 150 ans d'histoire de la photographie noir et blanc.

  • Disparu en 1988, Leon Levinstein occupe une place originale dans la photographie américaine. Bien que soutenu par Edward Steichen, l'artiste, au tempérament introverti, qui incarne une forme singulière de la Street Photography new-yorkaise, se tient éloigné des milieux de l'art. Dans les rues de New York, hommes d'affaires, mendiants, prostituées, femmes du monde, jeunes amoureux, promeneurs, ouvriers sont ses modèles. Loin d'une démarche documentaire ou humaniste, Levinstein semble habité par une quête formelle fiévreuse qui lui permet d'explorer l'essence même de la vision photographique. Plans rapprochés, cadrages, mouvements, compositions sont chez lui affaire de rythme, de tensions, de perceptions fugaces qui confèrent à son oeuvre - aujourd'hui largement révélée et plébiscitée - une aura toute particulière.

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  • Avec «Américaines solitudes», Jean-Luc Bertini traverse les États-Unis et s'interroge sur la place de l'humain pris dans cet immense décor. Il invente ce que Gilles Mora nomme dans sa postface «"une poétique de l'isolement"». Il s'agit-là d'un juste équilibre entre le photographe contemporain face à l'Amérique et cette touche humaniste héritée de la tradition française, qui lui permet de contourner habilement le "tableau photographique américain".

  • Après un demi-siècle d'existence, la Corée du Nord est l'un des pays les plus haïs au monde, mais aussi l'un des plus méconnus. À l'évidence, la radicalité de ce paradoxe cache une réalité plus complexe que ce qu'il nous est donné à voir : guerre, famine, dissidents, programme nucléaire, parades et défilés militaires... Suivi, encadré, accompagné pas à pas tout au long de son séjour en Corée du Nord, Stéphan Gladieu invente un espace de liberté à l'intérieur du cadre qui lui est imposé. L'existence de cette série photographique dépend intimement de la relation que le photographe a su nouer avec ses hôtes. En choisissant le portrait-miroir, souvent cadré de pied, qui requiert une pose frontale et un regard direct, Stéphan Gladieu s'est rapproché de l'image de propagande et a rendu sa démarche si ce n'est familière, du moins compréhensible aux Nord-Coréens. Cette série nous renverra sans doute en partie notre représentation, mais elle nous permettra peut-être aussi de voir les Nord-Coréens à travers leurs propres yeux.

  • "Je photographie comme le musicien chantonne. Regarder est une respiration et, quand le hasard est avec moi et qu'une bonne photo m'est donnée, le bonheur n'est pas loin". Ce photographe, c'est Marc Riboud, qui nous a emmenés avec lui pendant toute la seconde moitié du XXe siècle, là où l'entraînaient sa curiosité et sa recherche de surprises et de beauté. On le suit d'abord sur la route qui le mène d'Istanbul à Calcutta, puis en Chine, alors terra incognita, en Afrique et en Algérie au moment des indépendances, mais aussi au Vietnam pendant la guerre, au Cambodge..., captant ici et là des images qui se fixent dans notre mémoire comme cette Jeune Fille à la fleur (1967), symbole de l'aspiration à la paix. Publiée à l'occasion de la grande exposition rétrospective montrée au musée national des arts asiatiques - Guimet, cette monographie retrace en quelque deux cents photographies le travail de Marc Riboud. Nourri de textes de spécialistes, mais aussi de contributions plus intimes, l'ouvrage invite à emboîter le pas au photographe pour le suivre au long de son périple sensible autour du monde.

  • Ce livre est conçu comme la rétrospective de l'oeuvre en couleur de Bernard Plossu sur tirages Fresson : des années 70 à nos jours, depuis les paysages du grand ouest américain à la gare de la Ciotat ou les jardins de Giverny. Quatre-vingt images, dont certaines inédites, sont reproduites dans leur épaisseur et leur matité, chaque tirage Fresson étant unique. La longévité de la collaboration de Plossu avec la famille Fresson sur trois générations est partie prenante de l'oeuvre elle-même.

  • L'oeuvre de Gustave Le Gray (1820-1884) est l'une des plus considérables du XIXe siècle, dont l'histoire de l'art retiendra qu'elle constitue une puissante source d'inspiration de la révolution impressionniste. Grand inventeur de techniques, membre de la célèbre Mission héliographique en 1851, chargée de l'inventaire des monuments français, c'est au cours de ses pérégrinations qu'il développera la série de marines faites en Normandie et à Sète, considérées comme des pièces maîtresses de l'histoire de la photographie.

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  • India

    Harry Gruyaert

    Durant plus de trente ans Harry Gruyaert a sillonné la péninsule indienne. Pour la première fois, cet ouvrage rassemble environ 150 photographies, pour la plupart inédites, qui racontent une Inde à la fois intemporelle et moderne.

    Ces images témoignent de la singularité du photographe : de son intérêt pour le récit, l'espace public et les scènes inattendues. Gruyaert dit avoir besoin de voyager pour ressentir le monde et l'exprimer en images. Du Gujarat au Kerala, il a saisi une certaine quintessence de ce pays aux multiples légendes. Rues grouillantes d'activités de New Delhi ou de Calcutta, modestes villages du Tamil Nadu ou du Rajasthan, ghats des grandes cités religieuses de Bénarès ou de Varanasi... Des femmes en sari safran et pourpre battent le grain, des teinturiers s'activent dans des cuves fumantes, un campement de bergers nomades s'organise dans la lumière crépusculaire... L'air est saturé de couleurs, de lumière, de bruits, parfois de silence aussi. « La couleur doit être primordiale », précise Gruyaert, elle restitue une perception émotive, donne une vision graphique du monde. Les atmosphères aux subtiles variations chromatiques dressent un tableau contrasté et à rebours de tout exotisme. Loin des stéréotypes, ces images donnent à voir la pluralité de l'Inde au fil des années et des événements politiques du pays. « Faire une photo, c'est à la fois chercher un contact et le refuser, être en même temps le plus là et le moins là », dit le photographe.
    Il s'agit de faire surgir l'émerveillement, de saisir ce qui caractérise le lieu. La recherche de densité dans le cadre fait de la photographie une expérience physique. Expérience qui s'incarne particulièrement ici, dans ce voyage multi sensoriel en Inde.

  • Étrange de se demander ce que font mes proches au moment même où je les prends en photo depuis l'espace... C'est sous un angle délibérément artistique que Thomas Pesquet a souhaité envisager ce beau livre. En effet, au-delà de sa mission scientifique, c'est un artiste d'une rare sensibilité qui s'est révélé au grand public 6 mois durant. Un photographe hors pair. Le sujet, lui, ne s'était encore jamais montré à la fois si distant et si proche, riche de tant de nuances. La Terre, notre planète, notre fragile et ultime bien commun, comme une femme coquette s'est dévoilée au fil des jours sous de très multiples atours : d'étendues désertiques en parcelles cultivées par l'homme, d'îles émergeant de mers azuréennes en mégalopoles parées de leurs éclats nocturnes ; nous sommes restés saisis par l'infinie variété de ses reliefs, l'étendue de sa palette de couleurs. Sous l'oeil de Thomas Pesquet, la Terre n'était plus seulement une oeuvre d'art, elle était le chef-d'oeuvre absolu.
    TERRE(S), donc, tant elle apparaît plurielle, tour à tour minérale et végétale, aride et aquatique, sauvage et domestiquée, déserte et surpeuplée.
    Inclassables paysages surgis au fil de la mission Proxima et desquels l'ouvrage conserve l'ordre chronologique, plus propice que tout vain classement thématique à la restitution de cette impression de variété.
    Mais aussi la façon la plus fidèle de conserver, jour après jour, heure après heure, le périple de l'ISS tel que l'ont suivi des millions d'internautes !


    Un livre unique !
    Et parce que Thomas représentait aussi nos couleurs, 3 jaquettes différentes seront proposées en librairie :
    Une bleue, une blanche, une rouge !

  • Un panorama exceptionnel de la photographie contemporaine africaine : 51 artistes, 300 photos. Loin d'une vision occidentale de l'Afrique lourde de stéréotypes, ce livre permet la découverte d'une scène extrêmement dynamique à travers 51 regards acérés sur les enjeux contemporains sociétaux, culturels, politiques et écologiques. Exposition aux Rencontres d'Arles du 29/06 au 22/09.

  • C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation.
    Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur.
    Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.

    1 autre édition :

  • Bill Brandt

    Collectif

    L'oeuvre rigoureuse de Bill Brandt, au service d'une incontestable poésie, s'écoule sur près d'un demi-siècle et résume à elle seule les quatre grands genres de la photographie que sont le reportage social, le portrait, le nu et le paysage. Réalisé avec les archives Bill Brandt à Londres, cet ouvrage assoit l'importance de l'oeuvre du photographe, indispensable à la compréhension de l'histoire de la photographie, entre les surréalistes et des artistes aussi différents qu'Ansel Adams, Robert Frank, R. B. Kitaj et David Hockney. En plus d'un regard sur une époque et un lieu, l'Angleterre du XXe siècle, il lève un coin du voile de mystère qui entoure le photographe, grâce aux textes de spécialistes mettant en exergue une forte quête identitaire, psychologique et intime.

  • C'est en 1965, sept ans après un séjour de quatre mois à Londres, qu'il écrivait dans une brève introduction à son livre El rectangulo en la mano : « c'est au fond de moi que je cherche les photographies, lorsque, l'appareil à la main, je jette un oeil au dehors ; je peux consolider ce monde de fantômes lorsque je rencontre quelque chose qui résonne en moi. » Ce nouvel ouvrage en est la preuve tangible. Il fait suite au premier publié en 1999 par Hazan qui tenu lieu de « premier jet » avant que Sergio Larrain n'y fasse quelques retouches, alors que nous lui avions suggéré de nombreuses photos oubliées, qu'il n'avait d'abord pas considérées.

    Le photographe chilien a été retenu dans l'histoire du médium essentiellement pour son oeil acéré et brillant certes, mais surtout pour les images de Valparaiso. Le corpus photographique réalisé pendant les quatre mois de cette résidence à Londres durant l'hiver 1958-1959 constitue le premier essai d'importance du photographe, qui devait ainsi faire ses preuves, en partie sur les traces de Bill Brandt qu'il appréciait. Curieusement, les photographies que Larrain a prises à Londres, sur le mode de la flânerie, ont été peu reproduites dans la presse, ce qui aurait pu être possible grâce à Magnum Photos, sa nouvelle agence. Car c'est à la faveur de ce voyage vers l'Angleterre que l'aspirant photographe fit un stop à Paris pour rencontrer son mentor Henri Cartier-Bresson et intégrer Magnum.

  • Entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Madrid, la Suisse et l'école du Louvre à Paris, Martine Franck, belge d'origine, a connu des années de formation et d'études qui ont forgé sa vision transculturelle du monde et de sa diversité. De là, peut-être, son aptitude naturelle à appréhender l'universalité des conditions mais aussi, dans l'acception sartrienne du terme, la spécificité des situations.
    La photographie, qu'elle commence à pratiquer dans sa vingt-cinquième année, comble et exacerbe cette disposition aux voyages, à l'observation et aux enquêtes. Dès cette période s'engage aussi son indéfectible complicité avec Arianne Mnouchkine et le Théâtre du Soleil dont elle partagera photographiquement les aventures en en construisant la mémoire visuelle. Après avoir été l'assistante de plusieurs photographes, elle entame une carrière de photographe indépendante et publie régulièrement dans la presse internationale avant de rejoindre Magnum en 1980.
    Si l'on évoque parfois le classicisme de son style, c'est pour en souligner l'évidente rigueur comme l'exigence formelle qui s'y déploie. C'est dans ses célèbres portraits d'artistes, d'intellectuels ou de moines tibétains (univers avec lequel elle entretient de longue date une proximité revendiquée), et dans ses paysages d'Inde ou d'Irlande que s'affirme cette sérénité construite qui semble signer sa manière.
    Réservée, elle confesse dans une correspondance avec l'écrivain John Berger : " J'ai souffert d'être timide... parler aux gens me coûtait ; tenir un appareil m'a donné une fonction, une raison d'être quelque part comme témoin " et précise : " L'appareil est en lui-même une frontière, une barrière telle qu'on la brise constamment pour se rapprocher du sujet. " Cette pudeur, adossée à une forte conviction, confère à ses reportages humanitaires - on pense par exemple à son exemplaire collaboration avec l'association Les petits frères des pauvres - une dimension particulière où Martine Franck, en évidente empathie avec les êtres qu'elle photographie, nous les restitue dans la digne plénitude de leur humanité.


  • il est de ces photographes qui ne cherchent pas la notoriété, ni le succès commercial malgré une certaine aptitude à l'image appliquée.
    né à pittsburgh, il délaisse vite ses études pour rejoindre new york au tournant des années 1940-1950. dans ce lieu de création intense où se croisent et s'expérimentent des recherches venues des horizons européens et américains, il rencontre rothko et les expressionnistes abstraits, faurer et smith. il découvre la street photography et le travail d'henri cartier-bresson. mais ses images de rue sont d'une extrême originalité et ne témoignent d'aucune influence directe.
    il impose sa maîtrise de la couleur dans des vues citadines non conventionnelles dans lesquelles les reflets, les transparences, la complexité des cadrages, les effets de miroir se marient à une technique très particulière des émulsions pour écrire une forme unique de pastorale urbaine.

  • Ses photographies de la société anglaise des années 30 et 40, ses paysages, ses nus et ses portraits témoignent de la diversité du talent de Brandt.

  • Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. « Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte », précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. « La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. » Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.

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