Éditions de l'Atelier

  • Quel est l'avenir du travail ? À l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? À l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ?
    Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le « régime de travail réellement humain » projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
    Les auteurs : Nicola Countouris, Daniel Damasio Borges, Simon Deakin, Emmanuel Dockès, Isaïe Dougnon, Elena Gerasimova, Adrián Goldin, Éloi Laurent, Wilma B. Liebman, Giuseppe Longo, Stéphane Mallat, Gabrielle Marceau, Jean-Philippe Martin, Jeseong Park, Peter Poschen, Supriya Routh, Felwine Sarr, Jean-Marc Sorel, Gerd Spittler, Bernard Stiegler et Aiqing Zheng.
    Préface de Cyril Cosme, directeur de l'OIT pour la France.

  • Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent.
    L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgé.es du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes.
    Ce livre plaide pour que chacun.e d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.

  • La peur s'installe en Europe. L'exil vers le Vieux Continent de millions de personnes fuyant la guerre, les régimes dictatoriaux, le réchauffement climatique ou la misère, occupe les débats. Les réflexes de repli sur soi et les égoïsmes nationaux l'emportent. La hantise d'un « grand remplacement » des Occidentaux, par des peuples qui imposeraient la loi de l'islam à nos sociétés, gagne les esprits. Les lois successives rangent l'hospitalité au rayon des « bons sentiments » qu'il serait irréaliste de mettre en pratique. La fraternité, l'un des trois principes de la République, serait devenue dangereuse.
    Philosophe et théologienne, Véronique Albanel analyse méthodiquement la tentation idéologique qui guette la plupart des États européens dans leur politique vis-à-vis des migrants. Une attitude qui prépare en fait un véritable effondrement moral. Il existe pourtant une autre voie, celle de l'hospitalité et de la rencontre. Par-delà ses difficultés, elle est une chance pour sortir de la peur et retrouver la fraternité trop longtemps bafouée.

  • Aider. Être là pour l'autre parce qu'il en a besoin.
    Il y a plus de 10 millions de personnes aidantes dans notre pays, auprès d'un proche en situation de handicap, auprès d'un proche âgé en perte d'autonomie, auprès d'un proche invalide ou atteint d'une grave maladie... 15 % de la population française. Autant de salariés que de retraités, plus de femmes que d'hommes, et beaucoup qui le sont sans le savoir.
    Cette générosité est un bien précieux ; elle puise au meilleur de l'humanité. Il faut pourtant imaginer ce que cela représente d'engagement au quotidien, d'inquiétude, de soucis, d'organisation, d'efforts.
    Il n'y aurait pas autant de poids sur les épaules des personnes aidantes si la société assumait correctement, de façon solidaire, ses responsabilités, si les droits des personnes aidées étaient réellement reconnus. Et il n'y aurait pas tant d'inégalités.
    Ce livre en appelle à une prise de conscience et formule des propositions. Il veut souligner l'immensité de ce travail qui doit être reconnu. Le reconnaître, c'est ouvrir les yeux sur la situation de celles et ceux qui aident. Et qui ne peut perdurer ainsi.

  • La vie parfois bouscule, heurte, blesse. Alors qu'on se croyait solide, soudain on vacille, on perd pied, l'horizon s'obscurcit, le fardeau est trop lourd. Perte d'un enfant, harcèlement moral, précarité professionnelle, exil, alcoolisme... Comment croire à la vie quand son fil se brise ?
    Loin d'apporter des recettes, ce livre donne la parole à onze personnes qui ont traversé la précarité. Elles confient ce qui les a remises debout : un regard bienveillant, des mots enfouis qui resurgissent, un geste, un engagement, un signe de foi dans la nuit... Dans les gouffres et les failles, les uns avec les autres, un avenir s'ouvre et s'écrit, transformant les fragilités en force combative.
    Alain, Benoît, Franck, Dominique, Laetitia, Mado et Rémi, Marie-Françoise, Ruslan, Roselyne et Thierry racontent leur vie sur un fil et le goût retrouvé d'exister.


  • Ce que révèle l'accompagnement de 1 000 jeunes et de leurs familles

    Des jeunes Français adhèrent à des groupes terroristes cherchant à imposer par tous les moyens la loi divine au monde entier pour le « régénérer ». D'autres tuent de sang-froid des centaines de personnes à Charlie Hebdo, à l'Hypercasher, au Bataclan, à Magnanville, à Trèbes... pour ébranler la démocratie. D'autres enfin se félicitent de ces crimes. Comment et pourquoi des enfants de la République peuvent-ils commettre ou approuver ces actes ignobles ?
    Pour prévenir le plus possible les dangers d'attentats, tenter de sortir les jeunes du « djihadisme » et comprendre la raison et les étapes de leur engagement, l'anthropologue Dounia Bouzar et son équipe ont accompagné durant trois ans 1 000 djihadistes français et leurs familles. Les résultats de ce travail inédit à cette échelle sont saisissants. De nombreux jeunes « djihadistes » n'ont pas de parents musulmans. Leur allégeance à Daesh n'est pas uniquement idéologique mais relationnelle et émotionnelle.
    Dans cette enquête sont passés au crible le rôle de l'environnement social, des discriminations, des vulnérabilités psychologiques, les problématiques de genre, pour mieux comprendre comment faire face à cette déshumanisation et surtout comment aider les jeunes à s'en dégager. Loin des réponses sécuritaires, ce livre, prolongeant les travaux de nombreux experts étrangers, propose des repères pour sortir les « djihadistes » de leur enfermement mortifère et prévenir une radicalisation encore à l'oeuvre bien que plus calfeutrée. La logique meurtrière prônée par Daesh n'est pas fatale : 80 % des jeunes accompagnés par Dounia Bouzar et son équipe sont sortis de cette spirale...


  • « À quoi vous servez ? », « Vous faites de la politique ? », « Qui décide chez vous ? », « Pourquoi soutenir les sans-papiers ? »...

    Alors que Solidaires vient de fêter ses vingt ans, ce petit ouvrage présente la spécificité de cette union syndicale. En douze questions impertinentes, sont abordés son fonctionnement et son positionnement face au système économique, son histoire et son identité, ses modalités d'actions et ses pratiques, son engagement sur les débats de société.
    Un support pédagogique utile au grand public comme aux militant-e-s désireux de faire connaître cette organisation et d'écarter quelques idées reçues sur le syndicalisme en général !


    Comité de pilotage composé de Éric Beynel,

    actuel porte-parole de l'Union syndicale Solidaires ; Annick Coupé, porte-parole de Solidaires de 2001 à 2014, aujourd'hui secrétaire générale d'Attac ; Simon Duteil, secrétaire national ; Anaïs Enjalbert, graphiste ; Gérard Gourguechon, ancien porte-parole du Groupe des Dix devenu Union syndicale Solidaires, membre du conseil scientifique d'Attac.

  • Naissance, travail, santé, retraite... La Sécurité sociale fait tellement partie du quotidien de chacun qu'on oublie l'histoire de sa création et les questions liées à son avenir. Les soins seront-ils encore remboursés correctement demain ? Ne vaut-il pas mieux souscrire à une assurance privée ? Cotiser pour payer la retraite des plus âgés a-t-il encore un sens ? Les professionnels de santé peuvent-ils continuer de « faire plus avec moins » ? Plutôt que de se contenter de soigner les conséquences du « mal-manger » et du « mal-travail », ne faut-il pas investir en faveur de la prévention dès l'école, dans la cité et au sein des entreprises ?
    Ce livre prend ces questions à bras-le-corps. En revenant aux fondamentaux de la Sécurité sociale, il propose des pistes pour que les citoyens se réapproprient cette formidable invention : s'attaquer aux inégalités en termes d'espérance de vie par des actions qui touchent le mal-travail et en utilisant dès à présent les excédents de plus d'un milliard d'euros disponibles dans ce domaine ; créer des maisons du travail et de la santé où les besoins des citoyens seraient écoutés sans être absorbés dans une gestion technocratique de plus en plus mise sous tutelle du seul État ; repenser une politique de santé publique qui conjugue travail et environnement.
    En ouvrant le débat sur l'avenir de la Sécurité sociale, ce livre mise sur les capacités de création de tous les acteurs qui font de la santé un enjeu de solidarité et non un objet de profit.

  • Une infirmière, le soir des attentats parisiens, accompagne les dernières heures d'une patiente, puis assiste en urgence une femme en train d'accoucher dans sa voiture. Un conducteur de TGV joue des dénivelés pour rattraper deux minutes de retard, tout en veillant à limiter la consommation d'électricité de son train. Une avocate, soucieuse de porter la même attention au truand et à la victime, hésite à défendre un homme qui vient d'assassiner son enfant. Un couple d'éleveurs résolu à produire bio comprend, jour après jour,
    que la terre ne donne que ce qu'elle peut. Un brocanteur sauve de l'oubli une poupée de porcelaine, et avec elle les souvenirs d'une femme, enfouis dans les recoins d'un grenier. Un manager essaie de résister à l'ambiance artificielle de l'open space comme à l'urgence des mails qui s'accumulent. Un dermatologue lit sur l'épiderme de ses patients des pathologies qui en disent long sur les petits et grands soucis du quotidien.
    Ils sont marin, enseignante, ramasseuse de pommes, pilote d'avion, ingénieure, journaliste, femme de ménage, imprimeur... Ils travaillent pour nous, mais que savons-nous de ce qu'ils font ?
    Ils ont accepté de partager leurs joies et leur peines, parce qu'elles nous concernent. Leurs récits, c'est notre monde. C'est le travail comme vous ne l'avez jamais lu.

  • Le monde syndical est un territoire trop souvent inconnu pour les travailleurs qui ne savent pas vers qui se tourner pour poser leurs questions ou s'informer. Et pourtant, les syndicats sont des acteurs incontournables de notre société. En 30 questions, ce petit livre nous donne toutes les clefs pour nous repérer dans les méandres du syndicalisme : fonctionnement, rôle, légitimité, histoire...
    Il nous invite à découvrir plus particulièrement la CFDT, aujourd'hui premier syndicat français sur l'ensemble du public et du privé, et qui s'apprête à fêter ses cent ans. En quoi se distingue-t-elle des autres confédérations ? Comment agit-elle auprès des travailleurs au quotidien ? Quel rôle a-t-elle joué dans l'histoire des grandes conquêtes sociales ? C'est à toutes ces questions, et à bien d'autres encore, que cet ouvrage propose de répondre.

    Postface de Laurent Berger.

  • Le lean management est devenu la marque de fabrique de l'organisation du travail de nombreuses entreprises. Que recouvre exactement ce terme ? D'où provient-il ? Le lean est-il un moyen supplémentaire de faire pression sur le travail ? Ou au contraire est-il un outil dont les salariés peuvent se saisir pour améliorer la qualité de leur travail et leur bien-être
    au sein de leur entreprise ?
    Écrit par un praticien qui a travaillé deux années durant au Japon et a pu apprécier la mise en pratique du lean management, ce livre met en évidence deux conceptions opposées : le « lean outils » pratiqué par les entreprises pour chasser les gaspillages, réduire les emplois et intensifier le travail, et le « lean philosophique » soutenant une démocratisation du travail. Michel Sailly décrit cette seconde voie en neuf caractéristiques. Il donne ainsi la possibilité de penser l'industrie et le travail du futur sans les cantonner à la numérisation des activités et aux technologies robotiques. En plaçant la qualité du travail et le développement des salariés au coeur du management et de l'organisation du travail, il invite toutes les parties prenantes de l'entreprise à être associées à la création de valeur, pour les clients, pour les salariés, et pour un développement durable.
    S'appuyant sur les meilleures sources, cet ouvrage donne des repères aux dirigeants, aux représentants du personnel et aux salariés pour ouvrir un dialogue social constructif. Loin d'être un rêve inaccessible, Démocratiser le travail est un processus à portée de main.

  • Riche de ses quarante-trois ans d'expérience à la tête d'administrations locales dans les territoires de banlieue, Jacques Marsaud s'élève avec force contre les attaques multiples dont la commune fait aujourd'hui l'objet. Le récit très incarné qu'il fait de son travail est animé par sa passion pour la vie communale. Une conviction émane des différents épisodes de son engagement qu'il retrace dans ce livre : si les communes doivent aujourd'hui se regrouper pour coopérer, elles constituent plus que jamais le vivier de la démocratie.
    L'auteur raconte les moments marquants de sa vie professionnelle dans les différentes collectivités territoriales où il a travaillé, et aussi à la RATP. Fourmillant d'anecdotes et de portraits savoureux, cet ouvrage relate, entre autres grands dossiers, les coulisses de l'histoire du Stade de France, du gigantesque chantier de transformation de la Plaine Saint-Denis, ou bien encore de la laborieuse construction du Grand Paris.
    Grâce à son talent de conteur et de portraitiste, Jacques Marsaud fait entrer le lecteur au coeur de l'administration territoriale : on découvre les personnalités des maires et les liens très spécifiques qu'il a pu entretenir avec eux, les transformations de la gestion locale, les arcanes de la politique et des processus décisionnels.
    À l'heure où le discours dominant présente les collectivités territoriales comme des entités trop nombreuses et trop coûteuses, cet ouvrage haut en couleur et lucide réhabilite l'administration communale en lui restituant son humanité et sa noblesse, au service des citoyens.

  • La crémation connaît une expansion spectaculaire en France. D'un taux de 1 % en 1980 elle est passée à 30 % en 2010, et dépasse 70 % dans certains pays d'Europe. Si l'on interroge les Français sur ce qu'ils veulent pour leurs obsèques, la majorité souhaite une crémation et beaucoup désirent que leurs cendres soient dispersées. Pourquoi ce qui a toujours été la pire des indignités - brûler et ne pas avoir de sépulture - est-il devenu une norme sociale ? Quelles sont les motivations affichées ou implicites de ces choix ?


    Après avoir expliqué en quoi les évolutions de la société actuelle bouleversent notre rapport à la mort, François Michaud Nérard montre comment la crémation constitue un escamotage du mort. Le futur défunt, qui décide pour la première fois dans l'histoire humaine du devenir de son cadavre, souhaite avant tout peser le moins possible après sa mort. Pourquoi ? C'est également lui qui détermine l'organisation de ses obsèques, avec une forte demande de simplicité, voire d'absence totale d'hommage. Mais est-il possible de concilier cette exigence de celui qui part avec les besoins de rites et de spiritualité de ceux qui restent ? Enfin, parce que la mort reste un tabou, rares sont ceux, notamment dans le monde politique, qui se saisissent des questions délicates posées par la crémation. Les professionnels « bricolent » alors dans le secret de leurs établissements des solutions à des problèmes éthiques qui concernent toute la société.


    Très documenté, accessible, l'ouvrage de François Michaud Nérard répond à ces questions inédites qui touchent aux fondements mêmes de notre humanité.





    François Michaud Nérard est directeur général des Services funéraires-Ville de Paris.



  • Le mouvement « djihadiste » a changé de visage et attire de plus en plus de jeunes Français. Ce ne sont plus seulement des adolescents des milieux défavorisés et sans repères familiaux, mais aussi des fils et des filles d'enseignants athées ou d'artisans bouddhistes exilés du Cambodge, des enfants de la campagne, des banlieues, du XVIe arrondissement... Daesh et Al-Nosra, les deux principaux groupes terroristes, ont affiné leurs techniques d'embrigadement pour réussir à convaincre ces jeunes qu'ils vont accomplir leur mission en rejoignant leurs rangs.
    Une fois cette emprise idéologique établie, est-il possible d'en sortir ? Quand le jeune embrigadé a tiré un trait sur sa famille pour se tourner vers une communauté de substitution, quand il a remplacé la raison par le mimétisme et la répétition, quand c'est le groupe qui pense à sa place, quand il ne ressent plus rien pour personne, quand il veut tuer et mourir, comment le remobiliser en tant qu'individu ? Comment faire pour qu'il redevienne un être humain qui pense et qui aime ? Il est urgent de répondre à ces questions pour pouvoir enrayer le processus d'embrigadement. C'est le pari de cet ouvrage.
    Dounia Bouzar veut partager la méthode de « désembrigadement » conçue et expérimentée par le Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI) en s'appuyant sur l'accompagnement de quatre cents familles dont les enfants ont été entraînés dans cette spirale morbide. Pour construire une chaîne humaine qui soit plus forte que la chaîne terroriste de la mort et convaincre chacun d'entre nous qu'il est possible d'en finir avec l'emprise « djihadiste ».
    Ancienne éducatrice à la Protection judiciaire de la jeunesse, ex-personnalité qualifiée au Conseil français du culte musulman (CFCM), membre de l'Observatoire de la laïcité, Dounia Bouzar est anthropologue du fait religieux et a été mise à disposition du CPDSI afin de constituer un appui au désembrigadement auprès des professionnels et des familles. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages parmi lesquels Désamorcer l'islam radical et Ils cherchent le paradis, ils ont trouvé l'enfer, publiés en 2014 aux Éditions de l'Atelier.

  • Ce numéro des Cahiers de l'Atelier fait le constat et l'analyse d'une transformation des modes d'engagement dans la société. À rebours de l'idée reçue selon laquelle l'engagement au service des autres est en recul, il met en lumière les nouvelles mobilisations et les modalités actuelles d'engagement. Celles-ci remettent en question les structures traditionnelles et donne naissance à des initiatives diverses, permises par de nouveaux outils et révélatrices d'un nouveau rapport à l'engagement. Afin d'en saisir toutes les réalités, ce numéro mêle observations sociologiques et récits de pratiques.

  • Êtes-vous indignés de voir notre monde transformé en un gigantesque supermarché ? Voulez-vous remettre la technologie, l'information et l'argent au service de l'humain ? Quel que soit votre engagement au sein de votre quartier, de votre association, de votre milieu de travail, que vous soyez riche ou pauvre, vous n'êtes pas seuls !
    Cofondateur de la Constellation, Jean-Louis Lamboray raconte dans ce livre comment en Thaïlande, en Ouganda, au Congo, aux Philippines, en Inde, au Brésil en Belgique et ailleurs plus d'un million de personnes reprennent leur propre destin en main et parviennent à faire face à des enjeux majeurs tels que la lutte contre l'épidémie HIV, le traitement du paludisme, ou des problèmes de société comme les violences conjugales, l'exclusion... Qu'ils soient chauffeurs routiers, paysans, prostituées, infirmières, habitants des quartiers pauvres, demandeurs d'asile... tous ont pris conscience de leurs capacités et les ont mobilisées afin d'affronter ce qui menace leurs vies. Ils sont en train de changer le monde en commençant par le leur.
    Quelle étincelle a fait surgir ce formidable élan humain ? Un changement de regard à la portée de tous. Il consiste à apprécier chez toute personne et dans toute situation les forces qui permettront de progresser. Forte de cette appréciation, la personne reprend confiance. Elle s'allie à ses proches pour rêver, agir, tirer des leçons de son expérience, et construire avec d'autres la sagesse collective née d'actions menées dans des contextes différents.
    Ce récit est une invitation à dépasser les frontières qui séparent experts et présumés ignorants, dirigeants et présumés dirigés. Il propose à tous d'affirmer haut et fort sa vision du futur et de cheminer ensemble pour la réaliser.

    Jean-Louis Lamboray a travaillé treize années durant à la conception et à la mise en oeuvre de la réforme des services de santé au Zaïre, puis comme conseiller en santé à la Banque mondiale à Washington. Il a participé aux négociations ayant mené à la création d'ONU sida, programme auquel il a contribué entre 1995 et 2004. Auteur de Sida, la bataille peut être gagnée, (Éditions de l'Atelier, 2004), ce médecin, diplômé de l'UCL, anime depuis 2004 la Constellation, un réseau qui favorise aujourd'hui les capacités de plus d'un million d'acteurs locaux dans plus de quinze pays au monde. Il est le président de cette association




  • Chaque été, au summum de la saison des festivals, les professionnels du spectacle sont sur la scène et... sur la sellette. Ils auraient des prétentions excessives et bénéficieraient d'un régime, l'intermittence, qui leur assure un revenu même quand ils ne travaillent pas. Pourquoi dès lors se fatigueraient-ils à faire davantage que le minimum d'heures qui leur assure une allocation ? Ainsi, en plus de financer des oeuvres coûteuses qui ne rapportent rien, l'État et les autres salariés se ruineraient à combler le déficit chronique de leur caisse d'assurance chômage.


    Ce livre répond point par point à 51 poncifs qui font l'impasse sur la réalité de ce que vit l'immense majorité des professionnels du spectacle : chanteur, caméraman, script, costumière, acteur, preneur de son, décorateur, installateur de scènes, régisseur, etc. Accessible à un large public, cet ouvrage explique le régime de l'intermittence. Loin d'être un privilège, il finance, à certaines conditions, les périodes de recherche d'emploi de personnes dans l'obligation constante de faire leurs preuves pour être embauchées. Parfois stigmatisés comme des parasites, ceux qui font le spectacle vivant et enregistré sont en fait les acteurs indispensables de la vitalité culturelle et économique de la France. Sait-on par exemple que la valeur ajoutée dégagée par le spectacle vivant et enregistré est supérieure à celle des secteurs de l'aéronautique, du ferroviaire et de la construction navale réunis ?


    En braquant le projecteur sur les conditions de vie et de travail de ceux qui font le spectacle, ce livre renforce le lien vivant qui unit créateurs et spectateurs.


    Vincent Edin
    est journaliste indépendant, auteur et coauteur de cinq essais parmi lesquels Insertion. Le temps de l'action (Autrement, 2010), Se lancer dans la collecte de fonds privés (Dalloz, 2012) et Chronique de la discrimination ordinaire (Gallimard, 2012). Il coordonne par ailleurs le master Communication politique et publique à l'European Communication School (ECS) où il intervient sur le mécénat, l'analyse de l'actualité et la rhétorique politique

  • Le rapport du Giec rendu le 8 octobre 2018 pointe, pour respecter l'objectif d'un réchauffement à 1,5 °C, l'indispensable implication du secteur financier et la nécessité de « réorienter les flux d'investissement » vers une économie qui réduit drastiquement sa consommation d'énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre et se tourne résolument vers l'utilisation des énergies renouvelables et l'économie de matières premières. Le groupe indique que, faute de décisions prises très rapidement dans ce sens, le réchauffement climatique au-delà de 2 °C produira des dégâts irréversibles en rendant la planète de plus en plus inhospitalière pour ses habitants.
    Ce numéro des Cahiers de l'Atelier aide à prendre la mesure de l'urgence en livrant un état des lieux des dommages causés à la terre et en interpellant les acteurs politiques, financiers et économiques : sauront-ils répondre - suffisamment tôt - à l'appel de la science et de la société civile, pour permettre à toute la société de prendre le tournant de la transition ? Comme l'indique Gaël Giraud, le marché laissé à lui-même est incapable de le faire. C'est aux instances politiques nationales et internationales qu'il appartient de fixer des règles contraignantes permettant aux entreprises et aux banques d'orienter leur activité vers la réussite de la transition écologique. Bref, remettre l'économie et la finance au service de la planète et de la société et non l'inverse.
    Ce numéro croise les analyses et les propositions d'universitaires et les pratiques innovantes des experts de terrain. Les articles donnent ainsi le goût de construire un monde commun pour réussir le seul défi qui vaille : rendre la planète habitable par tous.

    Avec les contributions de Gilles Boeuf, Jean Gadrey, Gaël Giraud, Alain Grandjean, Hélène Le Teno...


  • À EDF, on n'est pas seulement électricien mais chaudronnier, chimiste, médecin du travail, secrétaire, agent de conduite de centrale nucléaire, technicien de maintenance qui répare les machines, agent de sécurité qui surveille les sites, ingénieur qui les sécurise...

    Ils-elles travaillent à Chinon, Lyon, Tours, Cordemais, Flamanville, Marckolsheim ou en Martinique... Ils-elles racontent dans ce livre la diversité de leurs métiers, du plus attendu - le technicien d'exploitation, la conseillère clientèle - vers le plus insolite - l'éclusier qui fait passer les bateaux sur le Rhin.
    Presque toutes celles et tous ceux qui prennent la parole ont le sentiment de ne pas faire un métier comme un autre. Conséquence de la sécurité extrême qui entoure chacun de leurs gestes, du gigantisme des installations aussi, sur lesquelles ils-elles font un travail d'horloger.
    Ils-elles parlent de leur activité avec passion et liberté, mais aussi de leur vision du service public, des évolutions de l'entreprise. Sans cacher leurs interrogations et leurs doutes légitimes.
    Dans ce livre, chaque métier se comprend à la lumière des autres par le biais de métaphores. L'agent de conduite parle de son circuit comme d'un gros coeur tandis que le médecin du travail passe son temps à mettre de l'huile dans les rouages du système... Ces hommes et ces femmes font découvrir la face méconnue de la production de l'électricité.

    Cet ouvrage est issu d'un travail commun avec le Comité central d'entreprise (CCE) EDF.

  • Comme lieu de sociabilité et de réalisation de soi, le travail ne serait-il pas aussi, naturellement, le lieu d'expression d'une culture propre ? Tout comme il serait celui de la confrontation à d'autres, de l'enrichissement mutuel ?
    Les contributions de ce numéro des Cahiers de l'Atelier le montrent : tout, au travail, est culture !
    A rebours d'une vision étroitement productiviste de l'activité professionnelle, tous ici s'accordent sur le fait que c'est en donnant toute leur place à la culture, à la rencontre et aux échanges que nous ferons du travail le lieu de création et d'émancipation qu'il peut devenir...

  • Des contingents importants de jeunes ouvriers sont hébergés dans les Foyers de Jeunes Travailleurs : institutions héritées à la fois du catholicisme social du XIXe siècle, et des mouvements d'éducation populaire. Pour comprendre cette intervention sociale originale, les auteurs ont démélé les fils de l'histoire complexe de ces institutions, qui rassemblent les idées de l'action sociale catholique, et celles de l'autodidactisme ouvrier. Cette diversité est une richesse mais contribue à perpétuer une certaine ambiguïté, autour d'un langage commun qui n'a pas le même sens pour tous... : action socio-éducative, promotion de la classe ouvrière, conscientisation, accès à l'autonomie, etc. Comment se maintient ce consensus autour de l'idée d'éducation de la jeunesse ouvrière ? Comment se construit cette pédagogie de l'intégration au monde industriel et urbain ? Qui sont ces jeunes ? Pourquoi viennent-ils en Foyer ? Comment y vivent-ils ? À partir d'enquêtes dans les foyers eux-mêmes, auprès des responsables (directeurs, travailleurs sociaux) et des jeunes résidents, les auteurs nous font pénétrer dans les foyers et découvrir leur diversité. Jeunes en transit montre la situation de ces jeunes ouvriers et ouvrières - déplacés du travail, chômeurs, jeunes précaires, jeunes en situation de détresse sociale et affective, dont les foyers assurent l'hébergement, en tentant de les faire vivre ensemble. Comment cette institution sociale facilite-t-elle leur première expérience du monde du travail ? Les diverses actions éducatives offrent-elles des solutions instables, sans statut, aux existences précarisées ? Cette réflexion sur les Foyers de Jeunes Travailleurs et les jeunes, situe les limites et les perspectives de cette action sociale qui s'adapte douloureusement à la modernité. Militants, travailleurs sociaux, élus, chercheurs et décideurs sont interpellés par ces jeunes et ces institutions qui participent à notre histoire.

  • Y'a des jours où je ne sais pas pourquoi je me lève. Chaque matin, en mettant pied à terre, des milliers de jeunes n'iront dans aucune direction : ils sont au chômage... Qui sont-ils ? Un véritable cancer social ronge les personnes et fabrique des exclus. Que faire ? Comment remettre debout des espoirs assassinés ? Ce livre, sans prétention, relate un certain nombre d'expériences et le travail d'une équipe en direction des jeunes en difficulté. Puisse-t-il sensibiliser les consciences et mobiliser les énergies... et le jour chassera la nuit...

  • Pour chacune des professions concernées : un balisage historique de leurs particularités, une analyse critique de la fonction sociale qu'elles incarnent, une présentation synthétique du parcours de formation exigée pour pouvoir les exercer. Copyright Electre

  • Comment expliquer le fait que les inégalités se creusent alors que les sociétés industrielles produisent de plus en plus de richesses ? Cet ouvrage conteste deux thèses dominantes pour expliquer ce phénomène : l'une a recours au thème de la fracture sociale ; l'autre tente de démontrer que la question sociale a quitté le terrain de l'entreprise pour celui de l'espace urbain.

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