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  • Schoelcher

    Frédéric Compin

    « Loin d'être ma muse, elle fut mon souffle de réflexion philosophique. Je la nommerai tout au long de cet essai "ma petite beurette", et vous comprendrez pourquoi... C'est une fille issue d'une grande famille et d'une longue lignée. Lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois, elle était à la recherche de son petit... frère, un petit ange blond, enfant philosophe qui voulait changer le monde. Le drame de son existence est de ne l'avoir jamais revu. Elle m'a dit qu'aux dernières nouvelles, il s'était perdu dans le désert comme nombreuses de nos utopies. »

  • L'autorité

    Claude Fournier

    L'autorité est un terme dont nos contemporains font grand usage et alimentent leurs querelles. Des expériences multiples de la vie vont devenir lisibles à la lumière de l'enseignement de Cicéron, selon lequel l'autorité induit l'idée de « faire grandir l'autre ». Sont ainsi examinés : l'éducation, la famille, l'école, l'apprentissage, l'armée, les églises, la justice, l'entreprise et le monde économique. Ce qui apparaît sans relation peut être décrypté en termes analogues. L'analyse permet de comprendre que l'autorité, ainsi définie, n'est pas toujours univoque. Cette inversion, même rare, est un marqueur d'autorité authentique.

  • Au sein de notre société hyper technique où les scientifiques sont élevés aux nues, l'essai de Jean-Noël Contensou a quelque chose de provoquant : il ose en effet la thèse de l'existence de Dieu, de ce « tréfonds » comme il se plaît à l'appeler. Dès lors, où se niche-t-il, ce divin incessamment traqué ? Pas dans la religion perçue comme système artificiel résultant d'un procès historique... Pas dans les livres saints, eux-mêmes fruits d'une écriture a posteriori de la révélation... Plus simplement et directement, là, dans le réel, à savoir au-delà de lui et de sa surface, dans ce jeu infiniment recommencé entre lui et la conscience humaine, où tous deux se créent réciproquement et mutuellement.

  • À leur stade de maturité - c'est-à-dire lorsque leur approche du réel a déployé ses possibilités épistémologiques et gnoséologiques ultimes -, la science, la philosophie et l'art, débordant du cadre formel de l'objectivité représentative, s'autoconstituent comme une expérience subjective immanente et/ou transcendante qui peut être décrite en ses composantes essentielles mais non communiquée dans l'absolu et dans laquelle le sujet déploie la plénitude de sa stature ontologique. Parce qu'ils se construisent dans le champ d'une rationalité toujours en quête de vérité et d'absolu, ces savoirs ne peuvent pas ne pas porter, au plus intime d'eux-mêmes, l'éclat du divin qui est le lieu de leur secrète fécondité. Dieu est ainsi au départ et à la fin de la vie intellective de l'homme et il faut sauver la capacité de le dire à travers l'exercice même de l'intelligence qui représente la sublime activité de l'esprit.

  • Aujourd'hui plus qu'hier, il n'est pas de bon ton de critiquer, voire de douter de la démocratie. Raison de plus, à présent, pour tenter d'appréhender et de comprendre la teneur des objections de principe que Socrate a parfois adressées à la démocratie de son époque. Le premier, il a eu la prémonition du caractère nihiliste de la démocratie et c'est la raison pour laquelle il a, par son enseignement oral, entrepris de combattre ce nihilisme ambiant par la subversion de l'esprit... « À perdre son âme, on n'a que la démocratie que l'on mérite. » Sondant le désespoir de Socrate face au devenir de la démocratie, Christian Savés livre une réflexion critique sur les failles du « moins mauvais de tous les systèmes », en même temps qu'un hommage éclairé au père de la philosophie politique. Une réflexion aux résonances contemporaines édifiantes.

  • L'écho d'un murmure

    Elie Gourion

    Le Soi et l'Autre, la liberté et la guerre, l'ici-bas et Dieu, nos grandeurs et nos petitesses... Couples et sujets entre lesquels se meut et se déploie l'écriture de ce nouveau recueil aphoristique signé E. Gourion. Et le lecteur de reconnaître le style de l'auteur oscillant entre le décalé et le grave, le fort et le léger... Un ton unique, balançant entre fantaisie et sérieux, qui nous invite, plus que jamais, à la réflexion, à la philosophie, à poser un regard neuf sur nous-même et l'existence.

  • Qu'est-ce qui crée la singularité de certains Organismes Non-Gouvernementaux, et plus particulièrement le Mouvement de la Croix Rouge et du Croissant Rouge ? En quoi les droits humanitaires que ce dernier prône constituent-ils une alternative aux Droits de l'Homme, hérités de l'idéal humaniste du XVIIIe s, et dont l'application est malheureusement difficile ? Dans ce court essai philosophique, Nathalie Moliner interroge donc les idéaux qui animent ce Mouvement et ces volontaires, sa force et sa spécificité. La philosophe en souligne la puissance pacifiste et - paradoxalement - anarchiste, émettant en outre une critique des notions d'humanité et d'universalité construites par la pensée occidentale.

  • Trois p'tits chats

    Marcel Paton

    Dans certaines civilisations, le chat est un animal sacré. Et si les Trois petits chats de la célèbre comptine avaient quelque chose de plus à nous enseigner ? Car il est sans doute plus facile et effectif de donner un sens au côté répétitif de nos valeurs positives qu'il ne l'est d'exploiter la connaissance pure, cet ouvrage, en leur prêtant un contenu philosophique, entend démontrer l'importance du côté répétitif de notre conditionnement, et, par là, conditionner le conditionnement lui-même. Ou comment redonner sens et direction à ce qui est en nous.

  • L'attitude agnostique peut-elle être dépassée par l'accès à une ou plusieurs intimes convictions d'ordre métaphysique ? C'est à cette question que tente de répondre cet ouvrage, en revenant dans un premier temps sur les différents courants de la pensée occidentale, puis en menant une analyse critique de deux grandes religions - le christianisme et le bouddhisme - et enfin en prenant en compte le rôle du matérialisme.

  • "Toute réalité est un avènement. Comme le chant de l'oiseau perce la feuillée bruissante, son cantique vient vers nous à travers un idéal murmure. Le choeur des possibles, foule sans nom, tenace, insaisissable, l'enveloppe et l'assiège dans cette solitude où nous voulions surprendre sa secrète essence. C'est comme une perle infiniment précieuse vue tout au fond d'une mer limpide pleine de frissons et de courants, et, sous la masse ondoyante des eaux, voici qu'elle-même tremble et vacille, ondoie et s'imprécise, prête à s'évanouir, semble-t-il, dans cette mystérieuse incertitude d'elle-même et cet étonnement d'être là.
    Un poète s'en tiendrait à ce doux vertige d'irréalité. Mais le philosophe est un homme plus résolu: il lui faut des pourquoi, avec des points d'interrogation au bout de sa phrase. Pourquoi tel rouge, et non pas tel autre? Du rouge, et non pas une autre couleur? Une couleur, et non pas quelque autre chose?"
    Un ouvrage philosophique empreint de sagesse et de sérénité. On découvre avec ravissement la puissance évocatrice de B. Marcotte au sein d'un regroupement de textes à la densité intellectuelle phénoménale. Le travail de l'écrivain, mort au début du siècle dernier, est ici exposé dans toute sa splendeur verbale. Citant ici Lucrèce, là Homère, il redonne aux penseurs de la Grèce antique leurs lettres de noblesse en adaptant cet immense héritage à une pensée ancrée dans l'émerveillement constant du philosophe. Ses considérations, condensées ici avec soin et talent, donnent accès à une vision ontologique du monde, dénué de toutes les vicissitudes de la société. Une perle, à étudier avec la plus grande attention.

  • Dans cet ouvrage, Dominique Catteau espère apporter une conclusion aux débats incessants et largement inexacts concernant les relations entre Nietzsche et Wagner. Où, quand et pourquoi Nietzsche aurait-il renié Wagner ? Avant de s'engager dans cette voie, notre essayiste juge nécessaire de se demander si Nietzsche s'est réellement détaché du maître de Bayreuth. Sur le plan personnel, il est indubitable que Nietzsche n'a jamais trahi son amitié pour l'homme qu'il estimait le plus au monde. Sur le plan conceptuel, on peut douter que Nietzsche ait jamais été wagnérien. Explication dans ces pages...

  • Qu'entendre par « émergence » ? Quels lois, principes, facteurs et mécanismes voir derrière elle et à sa genèse ? Est-elle fondamentalement prévisible ou échappe-t-elle aux prédictions ? La concernant, quelle véritable place accorder au déterminisme et à la causalité ? Ces questionnements moins innocents que matières à controverse animent la pensée de R. Evola tout au long de cet essai théorique qui, à partir d'une approche volontiers pluridisciplinaire étaie et développe des arguments et idées qui ne manqueront pas de heurter certains... mais qui redéfinissent avec audace sa manière d'aborder le sujet. Pour être théorique, l'ouvrage de R. Evola n'en demeure pas moins exempt de passion et de volonté de faire bouger les lignes de réflexion traditionnelles et comme établies. Un texte courageux par conséquent, qui dépasse toutefois les limites de son thème pour aborder aussi des territoires de nature quasi philosophique, qui renverront chacun à des problématiques collectives et personnelles.

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