• Dans cette vallée reculée qu'est Sleepy Hollow, quiétude et silence semblent maîtres des lieux. Pas assez, cependant, pour faire oublier les superstitions et légendes qui s'y propagent : la contrée serait en effet ensorcelée, condamnant ses habitants à une existence somnambulique et sous l'influence d'un inquiétant Cavalier sans tête. C'est lui que l'instituteur Ichabod Crane, de passage dans la région, va, un soir, trouver sur son chemin...

  • Arrivé en 1829 dans une Grenade oubliée au milieu des montagnes et desservie par de mauvaises pistes qui sont autant de coupe-gorge, un Américain distingué, logé dans un palais à demi en ruine, va progressivement transformer un prétendu récit de voyage en recueil de contes digne des Mille et Une Nuits de l'Andalousie : un hommage à la gloire d'une Espagne maure anéantie par la violence de l'histoire et toujours vivante dans les coeurs et les imaginaires.

  • Rip Van Winkle

    Washington Irving

    Rip Van Winkle est un brin paresseux, aimé de tous, et soumis à une épouse exigeante.
    Un jour pour fuir les contraintes conjugales, il décide de partir chasser l'écureuil accompagné de son chien. En haut de la montagne il rencontre d'étranges personnages réunis autour d'un jeu de quilles. Rip se joint à eux et goûte, à plusieurs reprises, à leurs merveilleuses liqueurs. Puis il s'endort au pied d'un arbre.
    À son réveil tout le monde a disparu. Ses vêtements sont en lambeaux et une épaisse barbe grise lui descend jusqu'à la poitrine. Lorsqu'il redescend au village il découvre que tous ses amis sont morts à la guerre. Rip a dormi vingt ans...

    Conte fantastique fondateur de la littérature américaine, « Rip Van Winkle » assurera la renommée de Washington Irving. De nos jours encore cette histoire influence notre perception du monde imaginaire.

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    Washington Irving (1783-1859) est un écrivain américain. Dès son plus jeune âge, il dévore les livres d'aventures (« Robinson Crusoé ») et les contes (« Mille et une nuits »). Alors que sa carrière dans la presse débute, il entreprend un voyage en Europe. À son retour en 1809 il publie « Histoire de New York racontée par Dietrich Knickerbocker » qui lancera toute une école littéraire « Knickerbocker ». Face à son succès, il publie en 1818 « Le Livre de croquis de Geoffrey Crayon, gentleman » qui inclut la fameuse « Légende de Sleepy Hollow ». Il est l'une des premières personnalités du XIXe siècle à parler ouvertement de la dégradation des relations entre les tribus indiennes d'Amérique et les Européens dans « Astoria ».

  • For centuries travelers from all cultures have been amazed by this ageless beauty. The North American Washington Irving, prototype of romantic historian, begins a journey through Andalusian lands that will take him to settle in Granada. There he will begin to draw a landscape of the Granada of the time, its people, its streets, its customs, etc., which will be reflected in the stories and legends that exist around the Alhambra and its Hispano-Muslim past. A journey through the past of a picturesque and plural city: Jewish community, Muslim aroma and Christian presence.

  • Des rivages de Manhattan aux côtes de Long Island, la rumeur va bon train : et si la région regorgeait de trésors ? Enfouis par le capitaine Kidd et ses pirates à la fin du XVIIe siècle, ils attendent leur inventeur, avec le diable en embuscade. Quatrième et dernière partie des Contes d'un voyageur (1824), « Les déterreurs de trésors » met en scène, au fil de cinq récits enchâssés, les aventures burlesques de personnages en quête d'improbables richesses. Loin des pieuses légendes sur les ancêtres puritains, ce contre-récit des origines de New York nous fait remonter à la protohistoire du capitalisme en Amérique.
    Édition de Thomas Constantinesco et Bruno Monfort

  • A l'intérieur de la forteresse de l'Alhambra, en face du palais royal, à Grenade, se trouve une vaste esplanade ouverte appelée la Place des Citernes (la Plaza de los Algibes), nom qu'elle doit aux réservoirs d'eau établis sous terre, cachés à la vue, et existant en cet endroit depuis l'époque des Mores. Dans un coin de cette esplanade se voit un puits moresque creusé dans le roc à vif, et dont l'eau est aussi froide que la glace et aussi transparente que le cristal.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Publicado en el año 1829, "Cuentos de la Alhambra" es una de las obras más afamadas de Washington Irving. Esta original novela entremezcla una serie de narraciones o cuentos con el libro de viajes y el diario. El protagonista e hilo conductor es el propio autor, Washington Irving, que tras su llegada a España inicia un recorrido por tierras andaluzas que le llevan a Granada.

  • La narración de los sucesos que marcaron una de las épocas mas brillantes de la historia nacional, las victorias, combates y peligros de una guerra memorable, la conquista, en fin, del reino de Granada, y la subversion del imperio árabe en España, son el objeto y materia de las páginas siguientes.
    La imaginación, seducida por las ideas encantadoras que inspira un argumento tan fecundo y bello, apenas sabe contenerse dentro de los límites de la verdad histórica: las hazañas, las proezas, los grandes hechos de armas que ennoblecen á los actores de la escena, el entusiasmo religioso del cristiano caballero, y el ardoroso valor del sarraceno feroz, son circunstancias que dan á esta época un aspecto heroico y caballeresco, y que arrastran al historiador á las regiones de la ficción. Pero el célebre WASHINGTON IRVING, cuya fama se extiende ya desde las selvas de la América septentrional hasta las extremidades de la Europa, tratando este asunto con mano maestra, y con el mismo acierto que todas sus temas producciones, ha sabido evitar este escollo, y exornar su obra con las gracias de un estilo que le es peculiar, dándole un aire romántico, sin desdecir un punto de su carácter de historiador, sin omitir un solo hecho, ni añadir circunstancia alguna que no se halle en las antiguas crónicas y memorias que tratan de la materia.

  • Durante siglos viajeros de todas las culturas se han quedado maravillados por esta belleza sin edad. El norteamericano Washington Irving, prototipo de historiador romántico, inicia un viaje por tierras andaluzas que le llevará a instalarse en Granada. Allí empezará a trazar un paisaje de la Granada de la época, sus gentes, sus calles, sus costumbres, etc, que será plasmado en los cuentos y leyendas que existen en torno a la Alhambra y a su pasado hispanomusulmán. Un viaje por el pasado de una ciudad pintoresca y plural: comunidad judía, aroma musulmán y presencia cristiana.


  • HarperCollins is proud to present its incredible range of best-loved, essential classics.
    'There was a contagion in the very air that blew from that haunted region; it breathed forth an atmosphere of dreams and fancies infecting all the land.'
    Featuring 'The Legend of Sleepy Hollow' and 'Rip Van Winkle', this collection of inspired essays, stories and sketches established Washington Irving's reputation as one of America's foremost authors. Irving's timeless characters, including Ichabod Crane, Rip Van Winkle and the headless Hessian trooper, jostle for space alongside 31 equally atmospheric and lyrical works in this haunting anthology from one of America's most distinctive literary voices.

  • With his beloved Gothic tales, Washington Irving is said to have created the genre of the short story in America. Though Irving crafted many of the most memorable characters in fiction, from Rip Van Winkle to Ichabod Crane, his gifts were not confined to the short story alone. He was also a master of satire, essay, travelogue, and folktale, as evidenced in this classic collection.
    Henry Wadsworth Longfellow said, "Every reader has a first book.... which, in early youth, first fascinates his imagination, and at once excites and satisfies the desires of his mind. To me, this first book was The Sketch Book of Washington Irving... The charm of The Sketch Book remains unbroken; the old fascination still lingers about it."

  • The legendary enchantment of Rip Van Winkle in the Kaatskill Mountains; the gruesome end of Ichabod Crane, who met the headless horseman of Sleepy Hollow; the spectre bridegroom who turned out to be happily substantial; the pride of an English village and the come-uppance of the over-zealous Mountjoy - these witty, perceptive and captivating tales range from fantasy to romance.

  • There is a sequestered glen off the east coast of the Hudson, New York state, which has long continued under the sway of some witching power; the neighbourhood abounds with tales, haunted spots and twilight superstitions. But as hapless schoolmaster Ichabod Crane will discover, the wildest of all stories in this region of shadows relate to one particularly dreadful spectre - the Headless Horseman of Sleepy Hollow.Washington Irving's comic horror story is the best known of this collection of stories, observations and sketches written on his travels around Britain and America in the eighteenth century. Also includes 'Rip Van Winkle' and 'Little Britain'.

  • Publicada por Washington Irving en 1820, "La leyenda de Sleepy Hollow", se ha convertido en un clásico ineludible para la literatura universal, que ha suscitado numerosas adaptaciones cinematográficas. La historia se dearrolla en 1784, en los alrededores del asentamiento holandés de Tarry Town (Tarrytown, Nueva York), en un apartado valle llamado Sleepy Hollow. Este es conocido por sus fantasmas y el ambiente embrujado que impregna la imaginación de sus habitantes y visitantes. El espectro más infame del lugar es el Jinete sin Cabeza, de quien se dice que es el fantasma de un antiguo soldado que fue alcanzado en la cabeza por una bala de cañón durante "alguna batalla sin nombre" de la Guerra Revolucionaria de EEUU y quien "cabalga hacia la escena de la batalla en una nocturna búsqueda de su cabeza".

  • Si les Américains ont tous cette légende dans un coin de leur coeur, c'est parce que naît avec Washington Irving la première littérature américaine.
    Un imaginaire qui soit lié à leur histoire, à leurs luttes, au cosmopolitisme des immigrations européennes, et surtout à ce vaste paysage naturel, parfois écrasant, toujours si mystérieux, dans sa splendeur même.
    Le mystère natif de cette naissance de la littérature américaine, avec Hawthorne et Irving, c'est qu'elle choisit le fantastique pour naître - et Poe suivra, puis Lovecraft.
    C'est ainsi qu'on peut relire, dans la langue toute fraîche de sa première traduction, la triste aventure de l'instituteur Ichabod Crane (oui, référence directe à Don Quichotte, on verra comment il s'habiille et quel est son cheval).
    /> Et comment Washington Irving vous trousse à l'intérieur de sa tête maigre une si belle histoire de fantôme. Demandez donc à Tim Burton ce qu'il en pense...
    FB

  • The town of Sleepy Hollow is told to be haunted by a headless huntsman. Ichabod Crane, a lanky, superstitious schoolmaster in the little town competes for the hand of young Katrina Van Tassel. But the morning after the Van Tassel's harvest party, someone has disappeared... Among the countless adaptions of Irving's gothic Halloween classic, Disney's animated "The Adventures of Ichabod and Mr. Toad" stands out, as well as Tim Burton's 1999 "Sleepy Hollow" starring Johnny Depp and Christina Ricci.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Washington Irving. Écrivain américain, Washington Irving est né le 3 avril 1783 à New York (États-Unis). Fils d'un commerçant écossais aisé, il est successivement avocat, homme d'affaires, grand voyageur, militaire, journaliste et ambassadeur des Etats-Unis en Espagne. La parution du Livre d'esquisses de Geoffrey Crayon fait de lui, aux yeux du monde entier, le premier grand écrivain de la jeune république américaine. C'est de ce recueil de trente-quatre histoires courtes publiées en feuilleton en 1819 et 1820 qu'est extrait ce petit essai littéraire sur "L'Art de faire des livres". De l'ensemble de l'oeuvre de Washington Irving, il n'est gère que Le Livre d'esquisses qui se lise encore aujourd'hui. L'auteur conserve néanmoins sa réputation d'écrivain consciencieux et original, qui a su montrer à ses compatriotes que l'art d'écrire est un art difficile et subtil, et qui a fait école, en particulier chez Edgar Allan Poe et Nathaniel Hawthorne.

  • This carefully crafted ebook: "The Legend of Sleepy Hollow + Rip Van Winkle + Old Christmas + 31 Other Unabridged & Annotated Stories (The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent.)" is formatted for your eReader with a functional and detailed table of contents.
    The Sketch Book of Geoffrey Crayon is a collection of 34 essays and short stories written by Washington Irving. It was published serially throughout 1819 and 1820. The collection includes two of Irving's best-known stories, attributed to the fictional Dutch historian Diedrich Knickerbocker, "The Legend of Sleepy Hollow" and "Rip Van Winkle."
    "The Legend of Sleepy Hollow" is a short story originally published in 1820 as part of a series of sketches under the pseudonym Geoffrey Crayon. The Legend of Sleepy Hollow tells the story of Ichabod Crane - a superstitious school teacher - and how he is driven from the small town of Sleepy Hollow by a headless, horse-riding specter. The mythic horseman in Irving's Legend was rumored to be the ghost of a Revolutionary War soldier, tragically decapitated by a flying cannonball.
    "Rip Van Winkle" is a short story by Irving published in 1819 as well as the name of the story's fictional protagonist. Written while Irving was living in Birmingham, England, it was part of a collection entitled The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent.
    "Old Christmas", published in 1886, is a collection of five Christmas "sketches" by Washington Irving from his famous Sketch Book. It describes Irving's experiences at the English country estate of Mr. Bracebridge during the "coaching days" of the early 19th century, focusing on the sights, sounds, smells and traditions of "Old" Christmas.
    Washington Irving (1783 - 1859) was an American author, essayist, biographer, historian, and diplomat of the early 19th century. His historical works include biographies of George Washington, Oliver Goldsmith and Muhammad, and several histories of 15th-century Spain dealing with subjects such as Christopher Columbus, the Moors, and the Alhambra.

  • Le trésor du capitaine William Kidd aurait été en partie retrouvé en mai 2015 par l'archéologue américain Barry Clifford et son équipe dans les eaux de Sainte-Marie, à Madagascar. La nouvelle a fait grand bruit, à hauteur de la réputation qui fut celle de l'homme exécuté à Londres par pendaison en 1701 après sa condamnation pour meurtre et piraterie.
    L'écrivain américain Washington Irving (1783-1859) a utilisé le personnage de Kidd dans Tales of a Traveller, une suite d'essais et de nouvelles publiée en 1824 sous le pseudonyme de Geoffrey Crayon et traduite en français l'année suivante.
    Les trois nouvelles réunies ici - encore la première a-t-elle plutôt la forme d'un bref essai - montrent la place occupée par William Kidd dans l'imaginaire américain de l'époque, une vingtaine d'années après sa mort.

  • Avec ses Contes du voyageur, Irving nous convie autant au voyage et à l'exotisme, qu'aux vagabondages de l'imagination, humaine et littéraire, dans toute sa splendeur. Ajoutez à ces récits la traduction française bancale et délicieusement vieillotte de 1825. Extrait : « Cousin, s'écria-t-il, que le diable m'emporte, je suis fâché de ce que j'ai dit : tu m'as traité comme je le méritais en m'étrillant, et je ne t'en aime que mieux. Voilà ma main ; viens vivre avec moi, et que le diable m'emporte si la meilleure chambre de la maison et le meilleur cheval de l'écurie ne sont pas à ton service. » J'avoue que je fus fort ému par ce mouvement affectueux de la nature qui se faisait jour à travers une si épaisse enveloppe de chair. Je pardonnai au butor ses deux crimes à la fois : d'être né d'un mariage légitime, et de m'avoir enlevé mon héritage. Je serrai la main qu'il m'offrait, pour lui prouver que je ne lui gardais pas rancune ; et puis, me frayant un chemin à travers la foule de ses parasites ébahis, je dis un éternel adieu aux domaines de mon oncle. C'est la dernière fois que j'aie vu mon cousin ; je n'ai plus entendu parler de lui ni de rien de ce qui regarde le Château des Doutes.

  • Rip

    Washington Irving

    Rip Van Winkle est une nouvelle publiée dans The Sketch Book of Geoffrey Crayon (1819). C'est le nom du protagoniste, personnage éponyme. L'action se situe dans les montagnes Catskill, ou Kaatskill, dans l'État de New York. Washington Irving se trouvant à Birmingham, en Angleterre, lorsqu'il écrivit ce recueil, avoua plus tard qu'à cette date, il n'avait jamais mis les pieds dans les montagnes de Catskill. Extrait : Il s'apprêta pourtant à descendre, mais à ce moment il entendit une voix appeler de loin «~Rip Van Winkle~! Rip Van Winkle~!~» Il regarda autour de lui, mais ne vit qu'un corbeau poursuivant son vol solitaire à travers la montagne. Se croyant la dupe de son imagination, il reprit son chemin lorsque le même cri retentit de nouveau dans le silence des airs «~Rip Van Winkle~! Rip Van Winkle~!~» À ce bruit son chien s'approcha de lui en grondant, hérissant le dos et jetant des regards craintifs dans le ravin. Rip se sentit alors envahir par une terreur vague, et se tournant avec inquiétude du même côté, il aperçut un personnage étrange qui gravissait lentement les rochers, plié sous le poids d'un fardeau qu'il portait sur le dos. Surpris de voir un être humain dans ce lieu solitaire et peu fréquenté, mais croyant que c'était un habitant des environs qui avait besoin de son secours, Rip se hâta de descendre pour lui venir en aide. Vu de plus près, l'aspect de l'inconnu l'étonna. C'était un petit vieux trapu, de forte carrure, à la chevelure épaisse et la barbe grisonnante. Vêtu à l'ancienne mode hollandaise, il portait une tunique en drap avec ceinturon de cuir, et des culottes superposées l'une à l'autre, dont celle de dessus, fort large, avait des rangs de boutons sur les côtés et des noeuds de ruban aux genoux. Il fit signe à Rip pour que ce dernier s'approchât et lui aidât à porter le lourd baril dont il était chargé. Tout en se méfiant un peu du personnage, Rip avec sa complaisance habituelle se hâta d'accéder à son désir, et se chargeant tour à tour du fardeau les deux hommes se mirent à monter un étroit ravin formé par le lit desséché d'un torrent.

  • Avec ses Contes du voyageur, Irving nous convie autant au voyage et à l'exotisme, qu'aux vagabondages de l'imagination, humaine et littéraire, dans toute sa splendeur. Ajoutez à ces récits la traduction française bancale et délicieusement vieillotte de 1825. Extrait : Je n'avais pas de chapeau, et le sang coulait de ma blessure : je m'efforçai néanmoins de l'étancher avec mon mouchoir de poche, que je liai autour de ma tête. Le capitaine de la bande me conduisait en triomphe, croyant que j'étais le prince. Nous étions déjà bien loin, quand un des ouvriers le détrompa. Sa rage fut terrible ; il était trop tard pour retourner au château et pour tâcher de réparer son erreur ; car depuis ce temps, l'alarme aurait été donnée et tout le monde serait sur ses gardes. Il me lança un regard féroce... il jura que je l'avais trompé, que je lui avais fait manquer sa fortune... et il me dit de me préparer à la mort. Les autres brigands étaient également furieux. Je les vis porter la main à leurs poignards, et je savais que la menace de la mort est rarement une vaine démonstration chez ces scélérats. Les ouvriers s'aperçurent du danger où m'avait mis leur révélation, et ils s'empressèrent d'assurer le capitaine que j étais un homme pour lequel le prince paierait une grosse rançon. Cet avis arrêta les bandits. Quant à moi je ne puis dire que je fusse fort effrayé de leurs menaces. Je ne cherche pas à me vanter d'un grand courage ; mais nos dernières révolutions m'ont tellement familiarisé avec le malheur, et j'ai vu la mort de si près dans tant de scènes de péril et de désastre, que je me suis en quelque sorte endurci contre toute crainte. L'homme qui risque souvent sa vie finit par en faire aussi peu de cas que le joueur en fait de son argent. À leurs menaces de mort, je répondis que le plus tôt serait le mieux. Cette réponse parut étonner le capitaine, et la perspective d'une rançon que lui faisaient entrevoir les ouvriers, eut sans doute encore plus d'effet sur lui. Il réfléchit un moment, prit des manières plus calmes ; et faisant un signe à ses compagnons qui attendaient mon arrêt de mort. « En avant, dit-il, nous examinerons cela plus tard, à loisir. »

  • Avec ses Contes du voyageur, Irving nous convie autant au voyage et à l'exotisme, qu'aux vagabondages de l'imagination, humaine et littéraire, dans toute sa splendeur. Ajoutez à ces récits la traduction française bancale et délicieusement vieillotte de 1825. Extrait : J'assistais un jour à un dîner de chasseurs donné par un vieux baronnet, grand amateur de la chasse au renard, qui tenait gaiement son ménage de garçon, et habitait, dans une de nos provinces du centre, un château à tourelles, ancienne propriété de famille. Il avait été autrefois admirateur passionné du beau sexe ; mais, après avoir étudié avec beaucoup de succès les femmes des divers pays pendant le cours de ses nombreux voyages, il était revenu chez lui, possédant, à ce qu'il s'imaginait, une profonde connaissance des ruses féminines, se croyant, de plus, passé maître, en l'art de plaire : mais il essuya la mortification d'être trompé par une petite pensionnaire à peine à l'alphabet de la science de l'amour. Le baronnet, complètement abattu par une si incroyable défaite, se retira, dégoûté du monde ; il se mit sous la domination d'une vieille domestique de confiance, et il s'occupa de la chasse au renard, comme un vrai Nemrod. Quoi qu'en puissent dire les poètes, l'homme guérit de l'amour en vieillissant ; et une meute de chiens peut chasser de son coeur jusqu'au souvenir même d'une divinité de pensionnat. Le baronnet, à l'époque où je le vis, était bien le plus gai, le plus vert des vieux garçons que jamais chien courant ait accompagné ; l'amour qu'il avait éprouvé jadis pour une seule femme s'était répandu sur le sexe entier ; de sorte qu'il n'y avait pas dans toute la province un seul joli minois qui n'eût part à l'affection du vieillard.

  • Avec ses Contes du voyageur, Irving nous convie autant au voyage et à l'exotisme, qu'aux vagabondages de l'imagination, humaine et littéraire, dans toute sa splendeur. Ajoutez à ces récits la traduction française bancale et délicieusement vieillotte de 1825. Extrait : Je commençai malheureusement ma carrière, nous dit-il, par être le bambin le plus espiègle et le plus malin de l'école ; je fus ensuite assez malheureux pour me voir le plus grand génie de mon village. Mon père, procureur de campagne, comptait que je lui succéderais dans ses fonctions ; mais j'avais trop de génie pour m'appliquer, et mon père admirait trop mon génie pour vouloir l'arrêter dans sa marche : je fréquentai donc la mauvaise compagnie, et je pris de mauvaises habitudes. Entendez-moi bien ; je veux dire que je fréquentai les savants et les précieuses du village, et que je me mis à composer des poésies pastorales.

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