• Une soirée d'été sur une île au large de l'ecosse.
    Pôle de convergence des regards et des pensées, mrs ramsay exerce sur famille et amis un pouvoir de séduction quasi irrésistible. un enfant rêve d'aller au phare. l'expédition aura lieu un beau matin d'été, dix ans plus tard. entre-temps, mort et violence envahissent l'espace du récit. au bouleversement de la famille ramsay répond le chaos de la première guerre mondiale. la paix revenue, il ne reste plus aux survivants désemparés, désunis, qu'à reconstruire sur les ruines.
    Des bonheurs et des déchirements de son enfance, virginia woolf a fait la trame d'une oeuvre poétique, lumineuse et poignante qui dit encore le long tourment de l'écriture et la brièveté de ses joies : visions fragiles, illuminations fugaces, " allumettes craquées à l'improviste dans le noir ".

  •    Virginia Woolf La Promenade au phare Fera-t-il beau demain pour la promenade au phare ? Cette question plane sur la famille réunie un soir de mi-septembre dans la grande maison de vacances des îles Hébrides.
    Tout au long du livre s'insinue la pulsation de la mer. L'eau entrave les pensées. La vie se déverse et la mort surprend. Les années passent. La maison est abandonnée. Demeurent les petits miracles quotidiens, ces « allumettes inopinément frottées dans le noir ». Ce sont eux qui donnent un sens aux choses, un mouvement à la vie.

  • Cette édition propose, dans des traductions pour la plupart nouvelles, tous les livres de fiction publiés par Woolf ou, pour Entre les actes, au lendemain de sa mort : dix romans, et un recueil de nouvelles, Lundi ou mardi, qui n'avait jamais été traduit dans notre langue en l'état. S'y ajoutent les nouvelles publiées par l'auteur mais jamais rassemblées par elle, ainsi qu'un large choix de nouvelles demeurées inédites de son vivant. Les nouvelles éparses qui présentent un lien génétique ou thématique avec un roman sont réunies dans une section Autour placée à la suite de ce roman. On trouvera ainsi, Autour de «Mrs. Dalloway», un ensemble de textes dans lequel Woolf voyait «un couloir menant de Mrs. Dalloway à un nouveau livre» ; ce «nouveau livre» sera un nouveau chef-d'oeuvre, Vers le Phare.
    Romans et nouvelles, donc, mais ces termes ne s'emploient ici que par convention. Woolf en avait conscience : «Je crois bien que je vais inventer un nouveau nom pour mes livres, pour remplacer «roman». Un nouveau ... de Virginia Woolf. Mais quoi? Élégie?» L'élégie, qui a partie liée avec la mort, est une forme poétique, et le roman, chez Woolf, emprunte en effet à la poésie («Il aura une part de l'exaltation de la poésie»), aussi bien qu'à l'essai et au théâtre («Il sera dramatique»), jusqu'à un certain point («mais ce ne sera pas du théâtre»). Play-poem, «poème dramatique», qualifiera Les Vagues ; essay-novel, «roman-essai», désigne Les Années ; Flush et Orlando partagent la même indication de genre: a Biography, ce qui ne dit à peu près rien de ces deux livres, mais confirme qu'il faut ici renoncer aux catégories reçues et, plus largement, considérer d'un oeil neuf tout ce qui semblait définir le romanesque: «Le récit peut-être vacillera; l'intrigue peut-être s'écroulera; les personnages peut-être s'effondreront. Il sera peut-être nécessaire d'élargir l'idée que nous nous faisons du roman.» Élargir : rompre avec la continuité chronologique, en finir avec l'hégémonie de la représentation, faire du vécu subjectif de la conscience la véritable matière du roman. Woolf le reconnaissait, elle n'avait pas le don de la réalité: «J'immatérialise le propos...» Il s'agissait moins pour elle de bâtir des intrigues que d'isoler des «moments d'être», déchirures éclairantes dans l'obscur tissu d'une existence, témoignant «qu'une chose réelle existe derrière les apparences». «Je rends [cette chose] réelle en la mettant dans des mots. Ce sont mes mots et eux seuls qui lui donnent son intégrité; et cette intégrité signifie qu'elle a perdu le pouvoir de me faire souffrir.»

  • Dans ce court texte écrit en 1926 pour la revue de T. S. Eliot, Virginia Woolf s'interroge sur cette expérience particulière dont personne ne parle, dont le langage peine à rendre compte mais que tout le monde connaît : la maladie. Lorsqu'on tombe malade, constate-t-elle, la vie normale interrompt son cours réglé pour laisser place à un état de contemplation où le corps reprend ses droits et où l'univers apparaît soudain dans son indifférence totale à la vie humaine.

  • L'art du roman

    Virginia Woolf

    Si Virginia Woolf est connue avant tout pour ses grands romans, tels Les Vagues ou La Promenade au phare, elle fut également une critique littéraire hors-pair.
    Dans ce recueil d'articles et de conférences, qui rassemble des textes écrits tout au long de sa vie, celle qui admirait autant Jane Austen et Emily Brontë que Proust et Montaigne, réfléchit sur son art en adoptant à la fois le point de vue de l'écrivain et celui du critique ou du simple lecteur.
    Une promenade littéraire aux côtés d'un auteur majeur du XXe siècle, qui donne envie de se replonger dans ses classiques !

  • ENTRE LES ACTESUne représentation théâtrale donnée à l'occasion d'une fête paroissiale un jour d'été1939 dans la paisible campagne anglaise, révèle les tendances cachées, les penchants inavoués, les aspirations, les espoirs, les rêves de ceux que l'amitié rassemblés là, autour de la famille Olivier. Virginia Woolf glisse son regard à la surface de ces êtres, pour mieux capter ensuite, comme à leur insu, ces moments d'émotions brisées qu'elle arrache aux obscures profondeurs de leur conscience. A la fin de la journée, que rest-t-il du spctacle et de ce qui s'est passé "entre les actes" ? Alors que chacun reprend ses occupations comme si de rien n'était; tout est pius secrètement remis en question. Isabelle, le double de Virginia Woolf, à la recherche inquiète de son identité, aspire au silence, à la tranquilité, au repos. "Puisse l'eau me recouvrir", dit-elle. Ce souhait prémonitoire, Virginia Woolf le mettra à exécution quelques mois plus tard, le 28 mars 1941, en se noyant dans une rivière. Entre les actes, dernier roman de Virginia Woolf offre sans doute la meilleure synthèse des tecniques, des thèmes, et des recherches de la romancière anglaise. La compréhension poétique du monde qu'elle y manifeste l'apparente aux deux grands phares du XXème siècle. Proust et Joyce

  • Quand Virginia Woolf déambulait sur les quais de la Tamise, dans les boutiques d'Oxford Street ou dans la maison de Dickens, elle aurait pu donner des leçons aux adeptes du " nouveau journalisme ", qui n'a jamais été que celui du talent et de l'écriture. Publiés en 1931-1932 dans Good Housekeeping, ces cinq articles ont été réunis pour la première fois aux Etats-Unis en 1975 par Frank Allman et édités en Angleterre par Hogarth Press en 1982 pour le centenaire de la naissance de Virginia Woolf. Le sixième chapitre, paru en décembre 1932 dans Good Housekeeping, ne figurait pas dans les éditions américaine et anglaise de The London Scene et a fait l'objet d'une publication inédite par Christian Bourgois en 1984.

  • Qui aurait pu se douter que Virginia Woolf, cette figure emblématique de la littérature moderniste britannique, cet écrivain féministe et bisexuelle, aurait pu écrire un conte pour enfants ? Nurse Lugton's curtain, cette histoire merveilleuse écrite pour sa nièce en 1924, a été trouvée parmi les pages manuscrites de son Mrs Dalloway et préfigure les thèmes qu'elle développera quelques années plus tard dans son essai intitulé Une Chambre à soi. Dans une vieille demeure victorienne, Mrs Lugton est en train de coudre à la lumière d'un lampadaire, auprès d'une cheminée éteinte : elle a promis à Mme Gigham un rideau pour son salon. Tandis qu'elle est à son ouvrage, un monde onirique attend patiemment, emprisonné dans le motif du tissu. Quand, enfin, elle sombre dans un sommeil profond et que résonnent ses premiers ronflements, les animaux qui ornent le rideau ouvrent grands leurs yeux. Mais attention, Mrs Lugton peut s'éveiller à tout instant et les figer à nouveau dans les plis et replis de l'étoffe... À travers un univers foisonnant, aux couleurs franches et vives, Magali Attiogbé déploie un exotisme joyeux, tout droit sorti de nos rêves d'enfants. Un album à lire avec les parents à partir de 5 ans et à lire seul dès 7 ans.

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