• Homme de lettres et compagnon du mouvement surréaliste, Roger Caillois s'intéresse très tôt au monde minéral dont les formes évoquent pour lui des figures de l'imaginaire. Dès les années 1950, il commence à collectionner des minéraux du monde entier, des « pierres curieuses, qui attirent l'attention par quelque anomalie de leur forme ou par quelque bizarrerie significative de dessin ou de couleur ». Toutes possèdent « une ressemblance inattendue, improbable et pourtant naturelle, qui provoque la fascination ». Agates, pyrites, quartz, jaspe... elles sont autant de fragments de l'univers, d'un monde où rêve et poésie dessinent des analogies avec le monde végétal et animal mais aussi avec celui des hommes. Cet ouvrage présente les 150 plus belles pierres de la collection de minéraux que Roger Caillois a léguée au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, ainsi que la réédition des célèbres textes Pierres, L'Écriture des pierres et Agates pardoxales. Pour la première fois sera dévoilée une collection exceptionnelle créée par l'un des plus grands poètes du XXe siècle.

  • L'homme et le sacré, paru à la veille de la guerre, est un des premiers ouvrages à inaugurer une nouvelle sociologie française.
    Roger caillos ne rompt cependant pas avec la tradition : il part des conquêtes de l'école durkheimienne, et en particulier des recherches de marcel mauss, qu'il confronte avec celles des maîtres de la sociologie allemande, anglaise et américaine.
    L'homme et le sacré est à la fois un livre de sociologie et de philosophie, une étude originale et hautement personnelle sur le sacré " qui donne la vie et la ravit, est la source d'où elle coule, l'estuaire où elle se perd.
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  • Il y a longtemps déjà que les philosophes ont été frappés par l'interdépendance des jeux et de la culture. Roger Caillois fait, pour la première fois, un recensement des sortes de jeux auxquels s'adonnent les hommes. À partir de ce recensement, il élabore une théorie de la civilisation et propose une nouvelle interprétation des différentes cultures, des sociétés primitives aux sociétés contemporaines.

  • " c'est en effet dans le mythe que l'on saisit le mieux, à vif, la collusion des postulations les plus secrètes, les plus virulentes du psychisme individuel et des pressions les plus impératives et les plus troublantes de l'existence sociale.
    Il n'en faut pas plus pour lui accorder une situation éminente et pour inciter à ordonner par rapport à lui quelques-uns de ces problèmes essentiels qui touchent à la fois au monde de la connaissance et à celui de l'action ".
    R.c.

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  • Le fleuve Alphée

    Roger Caillois

    Selon la fable grecque, le fleuve alphée, à la fin de son cours, se jette dans la mer, traverse la méditerranée et redevient fleuve dans l'îlot d'ortygie, en face de syracuse.
    L'auteur apprit à lire très tard. mais, dès qu'il est livré à la lecture, il se précipite " à sensibilité perdue " dans l'océan des livres, dans la houle mouvante de la culture. c'est, dans sa vie, une très longue parenthèse. toutefois, il conserve ou entretient comme autant d'antidotes des talismans disparates : objets insolites, images déroutantes, la condition végétale, les contrées écartées, les minéraux.
    Ce sont, issues de l'enfance, adhérences et fibrilles d'une tumeur salutaire. un beau jour, elles lui permettent de sortir, autant que faire se peut, de la bulle isolante, à la fois étanche et transparente, oú l'espèce humaine, la plus tardive et la plus ingénieuse, se calfeutre et règne avec toujours plus de succès.
    Comme le fleuve alphée, il regagne alors une terre ferme. là il connaît, sinon la sérénité, du moins ce qu'il nomme les " embellies de l'âme ", qui lui procurent la contemplation des pierres :
    " pierres, archives suprêmes, qui ne portez aucun texte et qui ne donnez rien à lire.
    " le fleuve rescapé du naufrage n'aspire plus qu'à atteindre la source symétrique, celle qui éponge.

  • Cet ouvrage, méconnu, de Roger Caillois, servi par une incroyable érudition, présente un propos original sur la guerre, et fait tomber quelques idées reçues, notamment sur l'humanisme pacifiant, l'égalité et les droits de l'homme.
    La guerre, d'abord limitée, réglée par l'honneurs, et le fait d'une caste guerrière, devient, avec l'apparition de l'État moderne et de la démocratie, le fondement et la préoccupation principale de la vie politique. Pour Caillois, la guerre remplit aussi dans la société mécanisée la même fonction que la fête dans la société primitive : elle exerce la même fascination et « constitue la seule manifestation du sacré que le monde contemporain ait su produire, à la mesure des moyens et des ressources gigantesques dont il dispose ».
    Bellone, écrit au début des années 1950, n'est pas seulement une dénonciation de la « guerre totale » et du nazisme, mais montre la pente qui conduit de la démocratie au totalitarisme.

    En couverture : Jean-Louis-Ernest Meissonier, Allégorie du Siège de Paris, huile sur toile, 1870, Paris, Musée d'Orsay. © RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski.

  • Les textes de Roger Caillois sur l'art, réunis ici, permettent de suivre l'évolution de son goût et de sa pensée, depuis ses premières études, proches du surréalisme, jusqu'à sa controverse avec André Malraux sur le Musée imaginaire. De L'Escamoteur de Jérôme Bosch, aux oeuvres fantastiques de Dalí, de la confrontation de Dürer et d'une agate, du rapport entre Hélion et les « vanités », de « l'orgueil cosmique » de Picasso, en passant par des études sur Carzou, Fenosa, Milshtein, Alechinsky, Ubac, Zao Wou-ki, Roger Caillois nous montre comment la signification et la fonction de l'art ont changé. C'est toujours la pensée, le jeu de l'esprit que Caillois cherche à pénétrer.

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