• Poète amoureux de l'âme parisienne, éternel flâneur qui sait trouver des trésors au coin de la rue la plus anonyme, Fargue raconte sa ville dans ce livre célèbre, qui aujourd'hui nous restitue le parfum du Paris de l'entre-deux-guerres.
    Le quartier de prédilection de Fargue, peu exploré par d'autres écrivains, c'est le boulevard Magenta, Belleville, le boulevard de la Chapelle, la gare de l'Est et la gare du Nord, «vastes music-halls où l'on est à la fois acteur et spectateur».
    Le titre de ce livre est devenu le nom que l'on donne à Fargue. C'est lui qui est à jamais «le piéton de Paris».

  • Ce n'est que plusieurs années après la mort de l'auteur que ce panorama des vingt arrondissements de Paris a été publié pour la première fois. Le voici à nouveau, illustré de photographies et de cartes postales anciennes qui donnent à voir un Paris à jamais révolu.

    Dans ces Vingt arrondissements, Fargue brosse le « climat » de chacun, nourri de mille souvenirs et de l'évocation d'une foule de personnages de tous les âges de l'histoire - il en résulte un portrait sensible qui invite le lecteur au voyage et à la rêverie.

    Défilent sous nos yeux les lingères des bords de Seine, les badauds sur les boulevards, les étudiants du Quartier Latin, les comtesses du Faubourg Saint-Germain, ou du moins leur souvenir, les artistes de la Nouvelle-Athènes, les héritiers de la Commune à Belleville, les Vins et charbon un peu partout, les natifs et les apatrides... Mille mondes qui ne font qu'un et dont les contours sont ici révélés en mots et en images.

  • Léon-paul fargue est à la chronique ce que robert doisneau est à la photo.
    Tous deux ont aimé paris, tous deux nous ont merveilleusement raconté leur ville, l'un avec des mots, l'autre avec des images.
    Le ton des textes de fargue est à la fois intemporel et délicieusement désuet. comment ne pas sourire devant ses réflexions sur les automobiles que crachotent, sur la naissance du métro à laquelle il assista, sur les cadeaux de noël des enfants oú il n'est question que de trains électriques et de jeux de patience ? en ces années de guerre (ces textes ont paru en 1942), il s'attache au difficile quotidien des parisiens, aux bouleversements que connaît la capitale.
    Mais l'écrivain évoque aussi des thèmes intemporels comme le bavardage, le printemps, la neige. et dans ces pages le chroniqueur rejoint souvent le poète.

  • Arthaud louait sa « liberté poétique extrême », Max Jacob le saluait comme « un grand ingénieur du rêve », Claudel qualifiait son style de « jet de cocasserie splendide », Proust affirmait son « admirable talent » et Rilke le considérait comme l'un des plus grands poètes de son époque. Mais c'est Jean Paulhan qui définissait le mieux l'homme en évoquant « une sorte de tendresse humaine, une humanité humble, insistante. ». Léon-Paul Fargue était à la fois aristocrate et artisan, individualiste et humaniste, vagabond ami du confort mais farouchement anti-bourgeois ; il se trouvait aussi bien dans les cercles les plus mondains, autour de quelque princesse ou académicien, que sur le zinc d'un bar de la Villette. Les articles qu'il fit paraître dans la presse, rassemblés dans le désormais culte Piéton de Paris, l'ont consacré en 1939 comme l'amoureux attitré de la ville, le poète du macadam et l'un des maîtres de l'art de la chronique. Au plus sombre des années noires, il ne cède en rien au défaitisme. Au contraire, il en appelle à la confiance et poursuit son travail de mémorialiste de la fantaisie et du rêve. Ici, avec sa lanterne magique, il projette ses souvenirs : l'exposition universelle de 1900, les causeries chez Mallarmé, les peintres impressionnistes, Hugo le précurseur, l'actrice Réjane. Il parle de ses goûts, musique et création, raconte les fiacres des boulevards, la mode féminine, la tendresse des soirs de printemps. Mêlant réflexions littéraires, anecdotes érudites et scènes de la vie quotidienne, il s'interroge également sur l'actualité de son temps, en prenant soin de se ménager des désagréments de la censure. Grâce à la fulgurance de ses images, l'acrobatie de ses inventions, le saugrenu de ses comparaisons, Fargue nous entraîne dans une véritable fête où la songerie intime se confond avec la vie réelle, où les souvenirs d'amour sont le reflet doux-amer des souvenirs d'enfance.

  • Pas de meilleur guide à travers la capitale que l'infatigable "piéton de Paris" : Léon-Paul Fargue. Plus encore qu'à une visite systématique, arrondissement par arrondissement, c'est au pays du verbe folâtre que nous convient ces pages. Ce livre, l'un des derniers de Fargue, ne fut publié qu'après sa mort en 1951, à tirage limité.
    Commentaires de Blaise Cendrars et Louis Jouvet.

  • Etc...

    Léon-Paul Fargue

    On trouvera dans ces chroniques, écrites dans la période 1943-1947, de belles pages sur Paris, sur Mallarmé, des réflexions politiques, puis quantité de passages soudain ébouriffants d'invention ou de virtuosité, et, partout, une " signature " qu'on ne peut confondre avec aucune autre.

  • Meandres

    Léon-Paul Fargue

    Méandres, publié en 1946, est un texte brillant, subtil, d'une prose pittoresque truffée de trouvailles.
    Des chroniques s'enchaînent librement, décrivant l'ambiance particulière de paris à la libération, et, par un va-et-vient du souvenir, évoquent la ville en 1920, les fêtes, les rues, les rencontres. léon-paul fargue est un observateur raffiné, il visite son époque en promeneur inspiré.

  • Refuges

    Léon-Paul Fargue

    Léon-paul fargue naît à paris en 1876, traverse les systèmes et les chapelles.
    Il n'a que faire de dieux et de maîtres. il ne sera jamais l'homme d'un club : aux clubs, il préfère les cafés. de très vieux cafés au fond de vieilles rues. des rues qui grimpent ou descendent à travers montmartre ou montparnasse. dans ce volume, il évoque sa jeunesse, ses amis, un paris pouilleux ignoré des voyageurs, les chambres d'étudiants, les guinguettes, toute une géographie lentement modelée et que soudain chambardent les urbanistes.
    Naguère, lui-même s'appelait le piéton de paris, mais que faire dans cette ville oú le dernier refuge croulera tantôt sous la dernière marée ?.

  • Diners de lune

    Léon-Paul Fargue

    Dîners de lune est en quelque sorte le tome ii de déjeuners de soleil.

    On y trouve le merveilleux et grand poète qui jetait sur les choses les plus humbles ou les plus insolites un regard qui les transfigurait. avec l'agilité d'un ludion, la grâce d'un ange et la cocasserie d'un clown génial, il évolue au musée grévin au bal des petits lits blancs ou dans les maison tellier ; il nous entretient de magie, explique comment le stylographe est une parure, découvre un humour, un nouveau mal du siècle, dévoile ce que lisent les femmes, codifie les rapports entre les sexes.

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