Littérature traduite

  • Un roman qui doit être compté parmi les meilleurs livres écrits par un écrivain tchèque contemporain. "Berta croyait au pouvoir rédempteur de l'art. A travers l'art, elle cherchait ce que vous cherchez en Dieu. La vérité."
    Dans l'Europe des années vingt et trente, déchirée par la guerre et la révolution, la jeune Berta Altmann cherche sa voie en tant qu'artiste et femme indépendante. Sa quête de liberté la conduira de Vienne à l'école du Bauhaus, de Weimar à Berlin et jusqu'à Prague. La rencontre et la confrontation intellectuelle avec les artistes célèbres de son temps la poussent à s'engager dans des combats esthétiques et idéologiques à une époque où ceux-ci représentent des choix à la vie à la mort.
    C'est à travers l'objectif d'une équipe de tournage israélienne du xxie siècle que nous découvrons le destin extraordinaire de cette femme, inspiré de l'histoire réelle de Friedl Dicker-Brandeis, qui enseigna l'art aux enfants dans le camp de transit de Terezín et fut assassinée à Auschwitz. Sans le savoir, les documentaristes, aidés par la petite-fille d'une de ces enfants, libéreront la force obsédante de secrets longtemps enfouis.
    Cette fresque couvrant un siècle d'histoire de l'Europe centrale aborde avec force ce qu'il en coûte de se jeter dans l'inconnu afin d'oser s'affirmer en tant qu'individu et artiste.
    -- finaliste du prix Lidové Noviny du livre de l'année

  • Mélodie de Vienne

    Ernst Lothar

    Dans un immeuble cossu de Vienne, en 1888, la famille Alt occupe tous les étages. Leur titre de noblesse? Le piano sur lequel a joué Mozart, construit par Christoph Alt, le fondateur. Des ateliers sortent encore des pièces exceptionnelles. Une réputation qui leur impose de s'astreindre aux règles de la haute société viennoise. L'arrivée dans la famille de la trop belle Henriette Stein - d'origine juive qui plus est - sème le trouble. La jeune femme plonge dans le tourbillon de fêtes et de création qui s'empare de la ville en cette fin de siècle. Un tourbillon où l'on percevra bientôt les fêlures du rêve austro-hongrois: le suicide du prince héritier, l'assassinat de l'archiduc suivi de la guerre de 14-18, l'essor du mouvement ouvrier, la montée du nazisme... Le destin mouvementé de la famille Alt suivra les soubresauts de l'Histoire dans un roman comparé par la critique aux Buddenbrook de Thomas Mann et à La Famille Karnovski d'Israël Joshua Singer.«Les meilleurs romans historiques sont ceux dans lesquels l'impardonnable brutalité de l'Histoire se reflète dans les destins individuels.» Literarische Welt
    «Un roman généreux, spirituel et émouvant.» The Washington Post

  • Génial et enfantin, lucide et menteur, attachant et insupportable,
    tel est l'éblouissant portrait que brosse Soma
    Morgenstern de son ami Joseph Roth. Une amitié commencée
    à Vienne en 1913, et qui s'achèvera dans un petit hôtel de la
    rue de Tournon, à Paris, un malheureux jour de printemps 1939.
    Émaillé de mille anecdotes sur l'écrivain et sur la vie culturelle
    de l'entre-deux-guerres, à Berlin, Vienne et Paris, ce document
    exceptionnel se dévore comme un roman.

  • Les écrits à caractère autobiographique sont extrêmement rares dans l'oeuvre d'Adorno, et d'autant plus précieux. Le présent volume rassemble quatre d'entre eux, les seuls que l'auteur a choisi de rééditer de son vivant en un recueil, paru chez Suhrkamp en 1967. Le philosophe de l'École de Francfort s'y révèle, dans tous les sens du mot. Il y parle de musique, de son adolescence, de ses rencontres. Il multiplie les anecdotes à valeur sociologique, voire parfois éthologique, tant l'animal - vache, sanglier ou encore marmotte - est loin d'être absent de ces brefs billets d'humeur. Et surtout, ces souvenirs sont littéralement incarnés car spécifi­quement reliés à un lieu. Tout se passe comme si l'évocation d'un paysage, d'une vue, d'un espace quel qu'il soit, était à l'origine de l'écriture autobiographique. Amorbach, nom d'une ville d'Allemagne­ mais aussi d'une abbaye bénédictine. Petite ville qui, par un phénomène de miroir inversé, permet à l'auteur de parler de l'Amérique, de la standardisation et, là aussi, d'industrie culturelle. L'on saisit mieux à la lecture de ces textes la genèse d'une philosophie de la radicalité.

  • Dans la lignée de Un goût de canelle et d'espoir, un premier roman doux-amer qui entremêle les destins d'une vieille dame et d'une jeune fille. Délicieusement subtil et poétique.
    Elisabetta Shapiro, 80 ans, vit seule dans sa maison familiale au coeur de Vienne. De son enfance, elle a conservé des dizaines de pots de confiture d'abricot. Tous sont soigneusement étiquetés et indiquent l'année de leur fabrication. Véritable madeleine de Proust, la confiture fait immanquablement jaillir les souvenirs : les jours tranquilles rythmés par les chants de sa mère, Franz, le voisin dont elle était follement amoureuse, ses grandes soeurs qu'elle jalousait secrètement. Et puis la montée du nazisme dans les années 1930, l'arrestation de toute sa famille par les SS, la solitude et la perte des repères.
    Quand Pola, une jeune danseuse, emménage chez la vieille dame, ses habitudes sont chamboulées. D'autant plus que Pola lutte elle aussi contre ses propres démons.
    Malgré leurs différences, les deux femmes vont peu à peu se rapprocher et nouer des liens plus forts qu'elles ne l'auraient imaginé.

  • Un matin, Ciril joue la Marche Turque de Mozart dans le métro de Vienne et croise l'étonnant Stefan Dobernik - Slovène comme lui. En quelques secondes, la vie du jeune violoniste bascule. Le lendemain, il rentre à Ljubljana dans la voiture de Stefan et devient son plus proche conseiller au sein de l'énigmatique D & P Investments. Là, il retrouve ses rêves et ses amours d'étudiants, passés au moulin du temps. Son épopée dérisoire ne dure que six mois, mais ceux-ci veulent tout dire...
    Après Cette nuit, je l'ai vue (Prix du meilleur livre étranger 2014), le nouveau roman de Drago Jancar, mené tambour battant, est celui des petites magouilles et des grandes désillusions.
    Drago Jancar est né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie. Opposé au régime communiste et à ses gouvernants, il connaît la prison. Scénariste, puis éditeur, il est considéré comme le plus grand écrivain slovène d'aujourd'hui, avec des oeuvres telles que : L'Élève de Joyce (L'Esprit des péninsules, 2003), Aurore boréale (L'Esprit des péninsules, 2005), Katarina, le paon et le jésuite (Passage du Nord-Ouest, 2009) et Des bruits dans la tête (Passage du Nord-Ouest, 2011).

  • Au moment de la disparition du rideau de fer, un intellectuel de Bratislava obsédé par Thomas Bernhardt se met à sillonner l'Europe occidentale, ou plutôt « l'Europe des alentours », soit l'Autriche et l'Allemagne. Tour à tour voyageur incognito ou « Slovaque officiel » chargé de promouvoir la culture de son pays, il est confronté au mieux à la curiosité de publics intrigués par l'homme post-communiste, au pire à l'ignorance ou à l'indifférence. Toutefois, et contre toute attente, il rencontre l'amour, incarné par Margareth, ou Gretka.
    Autrichienne installée aux États-Unis, c'est aussi une figure du dépaysement, des identités mêlées et/ou contradictoires avec qui le monologue devient dialogue, sans rien perdre de son ironie et de sa grâce.
    Menées sur un ton désabusé, proche de l'absurde, mais toujours avec humour et dans la grande tradition des auteurs centre-européens tels Kafka, Hasek ou Kosztolányi, ces pérégrinations sont également l'occasion de s'interroger sur les pouvoirs de la littérature et les illusions de l'identité.
    Né en 1941, éditeur et traducteur de littérature américaine, Pavel Vilikovský est probablement l'écrivain slovaque le plus connu aujourd'hui hors de son pays. Il est considéré comme un remarquable auteur de nouvelles et de romans courts, notamment en Pologne, en Hongrie ou en République Tchèque, où il est régulièrement traduit. Également traduite (mais plus ponctuellement) en français, en anglais et en allemand, son oeuvre est marquée par la chute du mur de Berlin, les soubresauts politiques centre-européens de la fin du XXe siècle et le rôle de l'écrivain et de la littérature.

  • « Tout compte fait, la solitude ne m'est pas étrangère. La solitude, c'est moi », dit Bruno Stressmeyer, le protagoniste de ce court et dense roman sur l'Occident contemporain.
    À Vienne, de nos jours, un homme que la possession de plusieurs appartements dispense de travailler fait le choix d'être seul, de ne rien partager avec quiconque. Il est atrabilaire, s'observe en permanence, émet sur les autres les jugements les plus mesquins qu'on puisse imaginer. Pour réduire les contacts avec ses semblables, il commande tout par Internet. Mais il lui faut parfois prendre le train, aller au restaurant, se frotter à d'autres gens qu'il juge et qu'il déteste en bloc. Bien que son frère lui manque, il refuse de le voir depuis le mariage de ce dernier avec une femme de confession juive. Reste son médecin, chez lequel son hypocondrie le conduit sans arrêt, et une aventure de vacances, une femme qu'il a connue en Croatie et à laquelle il pense quelquefois. Bruno pourrait vivre à Paris, à Londres ou à Berlin...
    S'il est haineux, et donc injuste, le regard qu'il porte sur le monde et les gens n'en dévoile pas moins certains aspects de notre modernité : c'est ici la ruse du romancier, dont la fine ironie se communique au lecteur.
    Né en 1967, Hubert Klimko est écrivain et cinéaste. Diplômé de la faculté de radio et de télévision Krzysztof-Kieslowski à l'Université de Silésie, il est l'auteur de romans, de recueils de nouvelles, de livres pour enfants et de courts-métrages. Ses romans, parmi lesquels La Maison de Roza, Berceuse pour un pendu et Les toutes premières choses (Belfond), ont été traduits en une dizaine de langues.

  • On ne fera pas croire à Lucia Binar, vieille dame indigne, fan de poésie, que le monde ira mieux quand sa rue des Maures sera rebaptisée rue des Morues. Elle a bien d'autres chats à fouetter, entre sa clavicule cassée, son propriétaire qui - gentrification oblige - veut la forcer à partir de l'appartement où elle est née et son repas chaud qui n'arrive pas. Quand les services sociaux de la ville lui recommandent de manger des biscottes en attendant la semaine suivante, elle sort de ses gonds et décide de retrouver l'employée pour lui dire ses quatre vérités. En attendant, les ascenseurs ont des comportements irrationnels, les hommes (moitié bachkirs, moitié tchouvaches) préfèrent raconter leur histoire plutôt que faire l'amour, les chauffeurs de taxi se répandent en invectives racistes, et Viktor Viktorovitch propose de découvrir les mystères de nos tréfonds et de pénétrer l'Esprit universel - mais dans quel état en sortira-t-on ?
    Tout va de travers chez Vladimir Vertlib, et si la réalité est étrange, les gens semblent encore plus altérés : veules, vulgaires, racistes et haineux, tout le monde en veut à tout le monde et sans la magie russe, on serait dans de beaux draps.
    Avec une incroyable agilité et un sens de l'humour à toute épreuve, Vertlib nous embarque dans une ville au bord de la crise de nerfs, sous le signe de Kafka et Boulgakov. Une critique acerbe et sans concessions du politiquement correct et du mythe de l'identité par un grand maître de la narration.
    « Un éclairage satirique des coins les plus sombres de l'âme viennoise. Impossible de ne pas penser au Maître et Marguerite de Boulgakov. » - Austria Presse Agentur
    « Vertlib, grand conteur, sait écrire une critique mordante de situations d'une grande actualité. » - Tagespiegel

  • Découvrez la plus méconnue des aventures amoureuses de Sissi.

    Élégant et raffiné, le capitaine Bay Middleton est le meilleur cavalier d'Angleterre, mais est dénué de fortune. Jusqu'au jour où il rencontre l'intrépide Charlotte Baird, une riche héritière, qui tombe amoureuse de lui.
    Fuyant la Cour de Vienne et son atmosphère étouffante, Sissi va en Angleterre pour participer à une célèbre chasse à laquelle Bay se rend pour être son guide.
    Tous deux vont alors vivre une passion, ce qui mettra en péril leur avenir et les relations diplomatiques entre les deux pays...
    « C'est un régal pour les lecteurs enclins au romantisme... Mêlant les faits historiques à la fiction, Goodwin écrit avec une grâce innée et la finesse de ses dialogues est délicieuse. » Booklist
    « Un beau livre enchanteur qu'on ne peut poser avant de l'avoir fini. » Publishers Weekly

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