Publibook

  • Dans cet essai philosophique de Christian Thys, où il est question des rapports entre la philosophie et le nazisme, l'auteur cherche à répondre à deux questions fondamentales : tout d'abord dans quelle mesure la philosophie du nazisme, et la philosophie en général ont-elles été amenées à s'influencer mutuellement ? Ensuite, quel substrat a été nécessaire afin que la philosophie du nazisme ait pu émerger au sein d'un pays "civilisé" ? C'est à partir de cette problématique que l'auteur traite la question de l'Allemagne d'un point de vue à la fois historique et philosophique.

  • N'oublier ni les morsures de l'histoire ni les disparus. Ne pas se leurrer sur un présent douloureux et empêché. Ouvrir pleinement les yeux sur la réalité africaine, quitte à sentir brûler les larmes. Et pourtant, ne jamais se résigner. Et encore, clamer la fierté et la dignité. Élever la paix et l'humanisme au plus haut dans l'échelle des valeurs. Chanter et mobiliser ces forces qui feront des lendemains meilleurs. En somme, revendiquer son héritage, aussi cruel qu'il puisse être, et toujours tendre vers l'espérance... Tel est le message composé par D. Sadié au fil de cette « Élégie » qui perpétue, par la poésie, les cris déjà lancés dans "Hamanieh ou les nouvelles du pays" (Publibook, 2012).

  • « Il venait à peine d'apercevoir une cape noire déposée sur la chaise à sa gauche que brusquement, un homme portant catogan et une forte dague à la main droite bondit devant lui. Jean-Marie eut un geste d'effroi. » Le 23 octobre 1764, Jean-Marie Leclair, violoniste et compositeur au faîte de sa gloire, est retrouvé assassiné de trois coups de couteau dans sa maison. Un crime qui, de nos jours, n'est toujours pas élucidé... Après plus de deux siècles, Michel Lorge nous peint avec un talent inouï la dernière journée d'un artiste trop tôt disparu. Tel un chef d'orchestre, l'auteur dirige d'une main de maître son récit. S'agit-il d'un crime passionnel, d'une rivalité entre artistes ou d'un triste concours de circonstances ? L'auteur nous transporte avec minutie dans le Paris du XVIIIe siècle. Une reconstitution grandeur nature pour un roman digne des meilleures enquêtes policières. Le coupable sera-t-il enfin révélé ?

  • « Aux Grands Hommes, la Patrie reconnaissante »... L'histoire du Panthéon de Paris commence au règne de Louis XV, mais c'est au VIe siècle que Clovis décide de placer sur les lieux le tombeau de Sainte-Geneviève. Une tradition qui renaîtra alors douze siècles plus tard avec la construction du monument que l'on connaît aujourd'hui. Ce dictionnaire se veut une somme des connaissances couvrant l'un des monuments de Paris le plus visité mais qui reste au-delà de sa splendeur architecturale un tombeau, lieu de recueillement et de souvenirs.

  • « Par la richesse de la réflexion et la pertinence des témoignages recueillis, cet ouvrage peut contribuer à susciter la prise de conscience du traitement tout à fait inapproprié que le Noir inflige à une partie de son corps. Au fond, il constitue une remise en question des rapports entre dominants et dominés, entre Blancs et Noirs sans verser dans le manichéisme. Les éléments de solution que ce livre propose traduisent la nécessité pour ces derniers d'établir leurs propres échelles de valeurs, leurs modèles, leurs canons de beauté. »

  • Socio logiques

    Juliette Sméralda

    Sociologue d'origine martiniquaise, Juliette Sméralda aborde une nouvelle fois les nombreuses problématiques enserrant les minorités raciales. Cet imposant sujet d'étude est ici traité sous un angle esthétique et hiérarchique. En abordant entre autres la relation au corps des populations noires et leur traitement au sein de l'espace médiatique, l'auteur construit un essai prolifique, générateur de multiples questionnements.

  • Comment peut-on expliquer le lien fascinant qui existe entre les grandes découvertes scientifiques des siècles derniers et l'évolution des comportements sociaux ? De la question des origines à la problématique du développement durable, en passant par celle de l'ère multimédia, cet essai réalise un tour d'horizon complet de tous ces événements qui ont considérablement marqué leur époque. Un exposé à la thématique pointue, réalisé dans une langue simple, accessible à tous. Le lecteur se voit offrir la possibilité d'enrichir sa culture mais surtout de comprendre comment peu à peu notre monde est devenu ce qu'il est. Car il est bien vrai que « les liens invisibles laissent les marques les plus profondes »...

  • études caribéennes t.1

    Collectif

    Etudes Caribéennes est le premier numéro d'une revue scientifique qui a pour objet l'étude pluridisciplinaire de l'espace Caraïbes. Ce premier numéro comporte sept articles de géographie, un d'Histoire et deux d'économie.

  • Les représentations mentales que sont les stéréotypes peuvent-elles changer ou varier ? De quelle nature sont les changements observés ? Comment ces changements se coordonnent-ils à chaque étape ? Ces évolutions sont-elles mutuellement déterminées ? Quelles interprétations psychosociales peut-on apporter à ces mouvements dans les stéréotypes ?

  • Max Weber, sociologue de la domination, a compris très tôt que la politique est fondamentalement une entreprise de domination et que la démocratie contemporaine ne représente, au mieux, qu'une médiation de la domination... quand elle ne devient pas, purement et simplement, détournement voire confiscation de celle-ci. Mais Max Weber fut également le sociologue de la rationalité à l'oeuvre. Comme tel, il a pressenti que la démocratie constituait une forme politique qui interrogeait et éprouvait, sur la base d'un questionnement inédit, la raison politique et son rapport au réel. Penser le paradigme démocratique avec Max Weber, aujourd'hui, c'est s'approprier les éléments d'intelligibilité permettant seuls de comprendre la trajectoire socio-historique de la démocratie, à l'époque contemporaine, et la physionomie particulière qu'elle a revêtue, au fil du temps. Il a d'abord été un penseur soucieux d'identifier le réel et ses contingences, d'intérioriser ses contraintes. À l'acuité du regard sociologique, il a ajouté la pertinence d'une vision politique d'ensemble, pour mieux appréhender la complexité et les paradoxes de notre modernité démocratique, à l'ère des masses. Par là, il reste pour nous un contemporain capital.

  • Le chant des mages

    Rabah Boudaoud

    « Ton grand-père nous avait, pour la première fois, parlé comme à des hommes en lesquels il fondait tous ses espoirs... Oui ! Ce fut un moment inoubliable. Il nous avait logé dans la tête l'idée de construire une huilerie au milieu de nos terres. "Souviens-toi de notre serment !" me rappela mon forban de frère, conscient de ma faiblesse quand il s'agissait de faire plaisir à notre père. "Te rends-tu compte de sa fierté et de l'abondance de bénédictions qu'il ferait pleuvoir sur nous ?"me fit-il remarquer. En ce temps-là, cette industrie n'existait pas dans notre région ; elle représentait donc un véritable trésor pour celui qui la concrétiserait. » Pour réaliser le voeu de son père au pays, Mouloud confie son fils Samir à Achour, l'aîné de la fratrie, parti faire fortune à Paris. Élevé par son oncle, l'enfant reçoit une éducation hybride. En 1973, menacé d'expulsion, le jeune homme doit retourner en Algérie. Entre le poids d'un héritage culturel et le mauvais oeil qui le guette, Samir peut-il renouer avec les traditions kabyles et les coutumes de sa famille ? Rabah Boudaoud fait de ce récit d'après-guerre une excursion entre deux mondes, ancrée dans la réalité de l'époque.

  • « Tout de blanc vêtu, animé d'une foi prométhéenne et estimant qu'un esclave ne peut hésiter entre son état de servitude et la liberté, le leader guinéen déclara, de façon péremptoire, entre autres : "Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l'opulence dans l'esclavage (...) Nous ne renoncerons jamais à notre droit légitime et naturel à l'indépendance." » Personne emblématique de l'histoire de l'indépendance de la Guinée, l'auteur nous fait découvrir Ahmed Sékou Touré, instigateur du renouveau africain. À travers les détails d'une vie hors normes semée d'embûches se dévoile la volonté d'un homme pour le bien d'un peuple opprimé par l'ère colonialiste, présentée avec brio et talent. Un ouvrage passionnant et riche d'enseignements sur le gouvernement gaulliste face à l'envol d'un pays en quête de liberté.

  • « Depuis [1990], la libéralisation des médias a entraîné une floraison des journaux privés très virulents à l'égard du pouvoir. Même si les difficultés structurelles que connaissent ces journaux empêchent en pratique une réelle diversité et révèlent les limites de l'indépendance des journalistes vis-à-vis des responsables politiques, elle se trouve néanmoins confrontée à trois défis : politique d'abord, la liberté d'expression n'est pas complète ; économique ensuite, la rentabilité n'est pas au rendez-vous ; enfin, la professionnalisation des rédactions est encore incertaine. Très influencé par le cadre politique, juridique et économique, le changement que représente l'apparition d'une presse indépendante est lié à la crise qui sévit dans la plupart des pays africains, et celle de la presse est à la fois une conséquence de la crise générale et un miroir grossissant de celle-ci. Elle se traduit ainsi dans une crise de légitimité avec notamment le soutien univoque qu'elle donnait aux dirigeants en place. » Comment la presse gabonaise s'est-elle historiquement construite ? De ses très lointaines origines « missionnaires » à sa situation contemporaine, quelles phases a-t-elle traversées ? Et, réciproquement, comment a-t-elle accompagné les bouleversements politiques du Gabon ? Soumission au pouvoir ou impertinence, musellement ou critique des élites : comment a-t-elle balancé entre ces divers pôles ? Et qui sont les acteurs majeurs et incontournables de son évolution ? Ces problématiques, dont certaines sont d'actualité, A. Sabi Djaboudi les expose et tente de les résoudre tout au long de cette étude qui sonde le passé et le présent pour mieux penser la presse gabonaise de demain. Un essai indispensable.

  • « Jusqu'à présent, j'ai vécu et combattu de nombreuses phobies tout au long de ma vie. La phobie sociale, la peur de devenir folle, celle des couteaux, la peur de me faire agresser, qu'on me drogue, d'être dans les centres commerciaux, de marcher dans la rue et d'être dans un ascenseur. La plus tenace a été la peur de parler en public. J'ai gagné certaines batailles par la force de ma volonté de toujours vouloir aller de l'avant et de vivre ma vie ; d'autres, par le soutien que l'on m'a apporté en thérapie. Je ne voulais pas laisser l'angoisse remporter la victoire. Cette bête sournoise est devenue mon amie, car elle me forçait à agir pour me sentir mieux. » Une enfance et une adolescence chaotiques et humiliantes, à jamais défigurées par l'alcoolisme et la maltraitance des parents, ainsi que par des expériences traumatisantes, auraient pu faire de Cécilia Richemond une adulte borderline, évoluant sur le fil du rasoir. La tentation de reproduire le passé n'a pourtant jamais pris l'ascendant sur cette femme. Certes, il y eut des phases difficiles mais, au fil de cette autobiographie sincère et jamais larmoyante, l'auteur relate avant tout sa quête de la paix et de la confiance en soi, toutes deux passant notamment par un long processus de résilience et d'apprivoisement des phobies. Une quête désormais accomplie et inspirante, qui nous rappelle la célèbre phrase du philosophe : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », dont Cécilia Richemond est un exemple éclatant.

  • « Parmi de nombreuses énigmes que je découvre d'heure en heure, une chose m'apparaît certaine : le peuple Rapa-Nui a su créer une civilisation unique au monde, qui surprend et surprendra toujours les visiteurs et les chercheurs du monde entier. Ce peuple a su merveilleusement s'adapter à son environnement, certes en faisant quelques erreurs écologiques. Coupés du monde, ils avaient leurs propres lois, leur mythologie et leurs rituels, adaptés à leurs besoins. » Le séjour de Bekha sur l'île de Pâques fut bref... Il n'en fut pas moins intense, l'auteur de ce carnet de voyage s'étant notamment approprié cet espace à travers deux prismes : l'écriture et le dessin. Un double moyen de création donc, voire de recréation, qui procure toute sa personnalité à ce texte où transparaît la curiosité, l'émerveillement, le désir de cerner un peuple, sa culture et son histoire. Un récit immersif !

  • « Dans la première pièce sombre, Laetitia respira le silence et lorsque l'inconnu lui mit un masque sur le visage, cela la conforta dans l'idée qu'il s'agissait bien d'une réunion secrète. La salle était faiblement éclairée et y flottaient des murmures remplis d'excitation. Elle allait enfin reprendre le sel de sa vie : la lutte qui seule envahissait soudainement son existence telle une nuée de papillons dans le ciel jusqu'à l'obscurcir. Les loups noirs, les yeux mobiles dont le blanc tranchait dans la pénombre de la salle, les statures imposantes, tout se gravait dans l'esprit de Laetitia. » En octobre 1791, Laetitia et son époux Guillaume d'Oransti commencent une nouvelle vie à Paris. Mais leur amour naissant résistera-t-il aux changements politiques ? Alors que Guillaume est un fervent monarchien, Laetitia s'engage activement dans la Révolution, aux côtés de ses amis Pierre Martin et Paul Mailloret, adeptes de Maximilien Robespierre et Jean-Paul Marat. Elle rencontrera les grands acteurs de cette page d'histoire et deviendra espionne pour découvrir tous les secrets et intrigues, tout en participant à tous les événements de l'année 1792. Pascale Le Rudulier reconstitue à merveille la période de la Révolution française dans ce roman historique d'amour et d'aventures.

  • éclats de voix

    Luc Albarello

    « Voir le monde ! Quel monde ? Celui qu'on rencontre tout au long d'une vie. Directement en face-à-face, ou indirectement. Dans des activités bien différentes. Celui qui, à un moment, attire l'attention du sociologue. Ce sont des événements, des personnes, des gestes qui suscitent une réflexion, une méditation dont on veut se souvenir et garder trace. » Tout au long de sa vie, Luc Albarello a jeté sur le papier ses cris de joie et de haine. À seulement dix-sept ans, il se révolte face à la guerre du Vietnam alors que dans la trentaine, il se retrouvera confronté à la bureaucratie universitaire. Sans aucune compromission, l'auteur partage différents moments de sa vie : on le voit enseigner, voyager, chercher ou encore méditer. Tous ses textes sont à présent réunis dans ces surprenants Éclats de voix et nous entraînent dans un voyage impressionniste à travers le temps, l'histoire et dans des lieux bien différents les uns des autres. Un cheminement erratique, au cours duquel s'est construit, dans une sorte de grand puzzle critique et provocateur, le regard de sociologue de l'auteur.

  • « Depuis deux jours déjà, les deux frères naviguaient ainsi. Ils avaient décidé de fuir la pauvreté des plateaux toujours secs, où la famine tuait chaque année son lot de pauvres gens. Ils étaient partis suivant leur instinct, grâce à ce sixième sens qui fait réagir face à l'adversité naturelle... » Devons-nous avoir honte de nos racines indiennes ? Face à cette interrogation, l'auteure a puisé dans l'histoire de ces deux derniers siècles, afin de montrer que les Indiens venus d'Inde et leurs descendants avaient, eux aussi, participé au développement économique de la Martinique. Et c'est à juste titre qu'ils doivent leur intégration, dans la communauté antillaise. Ce roman historique, où l'imagination se dispute à la réalité, est porteur de messages. Découvrez Payée-Sing et les autres héros qui vous guideront à travers les méandres palpitants de ce récit !

  • Jean V

    Adrien Rossi

    « Aie foi Isabelle. Je ressens le même poids en te voyant. Tu n'es plus l'enfant que j'ai quitté en guerroyant. Je n'avais jamais aimé aussi passionnément, auparavant. Amour divin ou piège de Satan ? L'un ou l'autre, ce n'est pas de notre faute. » Inspiré d'une histoire vraie, Jean V dépeint d'une manière romantique et romancé la passion amoureuse que vécurent le comte Jean V d'Armagnac et sa soeur cadette, la belle Isabelle, entre 1450 et 1473. Aventure interdite qui entraîna un scandale retentissant en France et dans toute la Chrétienté ; dont l'excommunication et les menaces ne suffirent pas à rendre la raison au couple. Adrien Rossi retranscrit de façon saisissante les intrigues à la cour de France du XVe siècle, les manigances de la Papauté et l'importance du respect des normes religieuses, du moins dans la forme, y compris pour la noblesse, aussi prestigieuse soit elle. La poésie s'invite au théâtre, la fiction à la réalité pour une pièce résolument moderne. Jean V est la première oeuvre prometteuse d'un auteur plein de talent.

  • Le parapluie

    Coline Plamber

    « Soudain, on frappe à la porte. Anne sursaute. Elle a beau se coller à la vitre, elle ne voit aucun véhicule. Elle aperçoit cependant un morceau de manteau noir ainsi qu'un parapluie. Ce n'est donc pas son père, cette personne est venue à pied. » Anne, jeune orpheline, est confiée à sa grand-mère Maryse. Lors d'un jeu tout ce qu'il y a de plus innocent, Laure, l'une de ses amies, disparaît... Annie, elle, vit une relation passionnée avec son moniteur de ski, à tel point qu'elle quitte sa vie et sa famille pour vivre avec lui. Anne et Annie, deux destins qui résonnent, correspondent et s'entrelacent dans le premier roman envoûtant de Coline Plamber. L'auteure brosse les portraits de deux femmes fortes aux parcours intimes et bouleversants. Les parapluies sont des symboles de protection, contre le monde extérieur, mais également contre notre inconscient et nos émotions négatives. Un objet qui ne cesse de réapparaître au fil du récit de Coline Plamber. Nos héroïnes ont-elles besoin de protection ? Et si oui, contre quoi ? Ou qui ?

  • Hiver 1939, Madrid s'apprête à tomber aux mains des franquistes. Parce que le hasard les a brièvement liés au POUM, le Parti ouvrier d'unification marxiste, les républicains Henrique et Bernardo doivent fuir le pays. Engagés dans la Légion étrangère, ils participeront à des opérations spéciales... Au même moment, le couple Gutteriez, militant du Parti communiste espagnol et proche du NKVD soviétique, spécialiste en interrogatoires, s'installe discrètement en France... Cadre de l'armée française formé en secret à Moscou, Aramond, lui, s'apprête à livrer une guerre franco-française visant à l'élimination de tout opposant ou rival du général de Gaulle... Avec Les "Carrefours du destin", Alain Damian amorce une trilogie passionnante consacrée aux hommes de l'ombre, combattants anonymes d'un XXe siècle s'engouffrant en pleine guerre froide. Décryptant la décennie 1936-1946, ce premier tome dévoile l'envers du décor en redonnant vie aux fantômes de l'Histoire. Sombre et sans concession, doublé d'une relecture politique aiguisée, il se lit comme un roman d'espionnage... à cette différence près : ici, tout est vrai. OEuvre ambitieuse mêlant témoignages et roman choral, le ton y est authentique, la précision documentaire.

  • Un chercheur exhume des archives de l'abbé de Montfaucon une lettre écrite par un érudit, fonctionnaire et militaire des Pays-Bas autrichiens, qui doute de la véracité du « Nouveau Testament » puis part en guerre... Les mésaventures d'un numismate qui poursuit une pièce d'or dans les bas-fonds, jusqu'à ce qu'il tombe sur une impasse... À l'image de celui qui a adopté le « Nain qui disait "NAN !" », un escogriffe préfère la compagnie des Nains, mais ces laborieux, rustauds, costauds et teigneux éprouvent quelques difficultés à s'intégrer au sein notre société contemporaine...

  • "Le grand jour arriva. Julie revêtit son kimono. Comme porte-bonheur, elle s'attacha les cheveux au moyen d'un ruban jaune: jadis, seuls les grands samouraïs n'ayant jamais perdu de combat pouvaient porter cette couleur.Le trac l'empêchait de se concentrer; elle répétait ses katas mentalement. Quittant le vestiaire, elle commanda un café. Elle se sentait nerveuse, la tasse lui glissa des mains. Le café se répandit sur le kimono. Le sourire en coin de quelques anciens augmenta encore la pression. [...]Passer ceinture noire était un événement à l'Académie; pour la première fois, une femme allait tenter l'épreuve. Curieux, les membres étaient venus en nombre."
    L'histoire de Julie est à la fois celle d'une femme hors du commun et celle, on en a l'étrange intuition, de toutes les femmes. Dotant son héroïne d'une force de caractère peu commune et d'une nature rêveuse, l'auteure lui fait également subir les affres du destin, par le truchement de ses relations avec les hommes. Désirée mais souvent malchanceuse, Julie possède cette étincelle de vie qui attire les hommes, mais qui les empêche étrangement de s'attacher sur le long terme. D'une plume fine et sobre, J. Corbisier nous raconte les aventures de cette héroïne moderne, désespérément humaine et attachante.

  • La république en France

    Edouard Leduc

    « Ce livre n'est pas une nouvelle Histoire de France. Il est l'histoire chronologique de la France républicaine, c'est-à-dire des périodes où notre pays a vécu sous le régime de la République, excluant les temps traversés par d'autres systèmes politiques. N'y sont donc pas traités par définition : le Premier Empire, la Restauration, les Monarchies de Charles X et de Louis-Philippe, le Second Empire et Vichy. »

empty