Sciences & Techniques

  • Avec Les Somnambules, Arthur Koestler entame l'oeuvre monumentale dans laquelle il analyse la grandeur et les misères de la condition humaine. Les Somnambules, ce sont les hommes de la science - Copernic, Kepler, Brahé, Galilée - qui, progressant péniblement parmi les brouillards des thèses erronées, ont ouvert la voie à l'univers newtonien. En suivant les longs détours du savoir en marche, Arthur Koestler retrace l'histoire des conceptions de l'Univers, et démontre commemnt la scission entre la science et la religion a placé l'humanité devant un tragique dilemme dont elle doit sortir. Le salut se trouve, sans doute, dans une synthèse, car science et religion ne sont pas totalement contradictoires dans leur inspiration profonde. Prenant le contre-pied des idées traditionnelles, Arthur Koestler nous donne une réflexion entièrement novatrice en même temps qu'un historique passionnant.

  • Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l'Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l'emblème d'une négation de l'autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd'hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface.
    Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d'astronomie, de géologie, d'histoire naturelle ou sur l'origine de l'homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus connus entre sciences et religions et propose une version oecuménique et édulcorée de l'histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d'imposer sa vision du monde, l'une fondée sur la nature, l'autre sur le surnaturel.

  • La question du temps, et de sa mesure, est une question très ancienne, et qui peut donner l'illusion d'être simple. Il est, pour Aristote, la dimension du successif, l'aspect mesurable du mouvement. Il devient, pour Galilée, une véritable variable physique : il peut être inclus dans des équations. Pour Newton, il est absolu, valable en tout point de l'Univers, ne dépendant de rien d'autre que de lui-même.

    La question du temps, et de sa mesure, est une question très ancienne, et qui peut donner l'illusion d'être simple. Il est, pour Aristote, la dimension du successif, l'aspect mesurable du mouvement. Il devient, pour Galilée, une véritable variable physique : il peut être inclus dans des équations. Pour Newton, il est absolu, valable en tout point de l'Univers, ne dépendant de rien d'autre que de lui-même.

    Puis vient cette révolution qu'est la théorie de la relativité d'Einstein (restreinte puis générale), dont la conséquence la plus notable est peut-être qu'elle remet en cause cet objet particulier. L'espace et le temps sont désormais indissociables, " l'écoulement du temps " dépend des dimensions spatiales : l'espace dans lequel nous évoluons n'est plus un espace à trois dimensions, mais bien à quatre inséparables. Le temps ne s'égrène plus de manière uniforme partout et pour tous : nous avons, chacun, notre temps propre, fonction de nos trajectoires respectives, et du champ gravitationnel dans lequel nous baignons.

    Les conséquences de cette théorie sont considérables. Pourtant, en dehors de quelques cas d'école devenus classiques, la richesse des effets physiques réellement observables du temps relativiste demeure largement ignorée et leur compréhension souffre souvent d'idées fausses. Pierre Spagnou se penche sur chacun de ces effets et, de la prédiction théorique à la démonstration clairement détaillée, en montre la profonde originalité, et l'irréductible étrangeté.

  • Énergie et environnement sont les deux partenaires d'un couple infernal. La perspective d'une pénurie de ressources et la menace d'un changement climatique poussent à entamer une transition énergétique difficile à définir car ses objectifs diffèrent suivant les interlocuteurs. Les défenseurs de la Nature voient le salut de la planète dans une forte réduction de la consommation d'énergie qui automatiquement minimiserait les atteintes à l'environnement. D'autres comptent sur des avancées technologiques afin de poursuivre le développement des sociétés tout en respectant le cadre naturel.

    Cet ouvrage se présente sous forme d'un dialogue, inspiré de celui écrit par Galilée en 1632 mettant en scène trois personnages aux visions différentes. Pendant quatre jours, ils vont confronter leurs points de vue sur les relations que les hommes entretiennent avec la Nature et les enseignements qu'il convient d'en tirer afin de mener à bien une transition énergétique imposée par la conjoncture de ce début de millénaire. Place de l'Homme dans les écosystèmes, climat, énergie, organisation de la société, sont tour à tour abordés dans un débat où se mêlent l'histoire, les sciences, l'économie... et par instants, la mauvaise foi !

    Écrit dans un style fluide et ne nécessitant pas de connaissances scientifiques préalables, cet ouvrage intéressera tout lecteur se sentant concernés par les problèmes énergétiques mondiaux actuels.

  • Quelles idées véritablement hérétiques pourraient conduire Galilée au bûcher aujourd'hui ? Pour le savoir, le professeur Durand a mené l'enquête et nous livre 32 prédictions renversantes, du voyage dans le temps à la mémoire augmentée, toutes possibles scientifiquement ! Une plongée au coeur des bouleversements que nous réserve la science...

  • L'idée selon laquelle la diversité du réel serait sous-tendue par une unité plus profonde est aussi ancienne que la pensée elle-même. Les grandes mythologies le racontent, les premiers philosophes l'affirment, la science moderne en a repris le programme en unifiant d'abord les conceptions du mouvement, de la matière et de l'espace. C'est que le désir d'intelligibilité ne peut sans doute se passer de l'idée du Un. Toutefois, il ne suffit pas d'inscrire pareille tendance dans la nature humaine pour en valider les réalisations. L'unité qu'on proclame peut très bien se révéler fausse, procéder de la simple incantation, du décret ou du fantasme et exercer une fascination toute dogmatique. Reste que si la pensée parvenait à découvrir, dans les miroirs changeants des phénomènes, des relations éternelles qui puissent les résumer, on pourrait certainement parler d'un bonheur de l'esprit. A défaut d'être une trame nécessaire de la pensée, le désir d'unté correspond à une nostalgie, à un appétit d'absolu, à une impatience ontologique. Mais aussitôt exprimé, il s'oppose à l'irréductible dispersion des choses. De là semble naître un divorce entre l'esprit qui désire et le monde qui déçoit. En cette fin de siècle, la puissance de plus en plus affirmée des théories physiques, leur caractère englobant comme leur visée unitaire, incitent à interroger les fondements de la quête de l'unité que poursuivent les physiciens à cerner ses limites et à envisager ses perspectivess actuelles. Texte de couvertureIntroductionI -- Les figures antiques de l'unII -- L'harmonie revendiquée du monde ou la poésie de l'ordreIII -- Prélices et naissance de la physique moderneIV -- L'histoire de la physique comme succession d'unificationsV -- Particules et interactionsVI -- L'unité de la physique en question VII -- Le réductionnissme, conquêtes et obstaclesVIII -- La question de l'unité du tempsIX -- L'idée de matière dans la physique contemporaine X -- La pluralité du vide de la physique contemporaine XI -- Perspectives unitaires dans la physique contemporaineConclusion -- Bibliographie -- Index

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