Langue française

  • En 1687 Isaac Newton a publié son plus important ouvrage : Philosophiae Naturalis Principia Mathematica. La nouveauté de l'apport newtonien est considérable : en soumettant à la seule loi de la gravitation universelle les phénomènes célestes et terrestres, Newton a unifié la physique. Les mêmes principes, les mêmes lois s'appliquent désormais à la terre comme au ciel. Le Cosmos hiérarchisé aristotélicien est définitivement détruit. Ce n'est pas tout. Par-delà ce travail conceptuel extrêmement novateur, le texte newtonien est aussi traversé par un souci d'organisation déductive qui conduit Newton, tout à la fois, à énoncer en pleine clarté les principes qui gouvernent les développements théoriques et à mettre en place les mathématiques qui rendent possibles ces développements. L'oeuvre newtonienne est l'aboutissement des travaux du XVIIe siècle et le point de départ de ce que l'on appelle aujourd'hui la mécanique rationnelle. C'est ce double aspect que cette étude vise à éclairer en analysant à la fois en quoi Newton renouvelle le travail des contemporains et en quoi aussi son ouvrage n'est, par certains aspects, qu'un écrit de la fin du XVIIe siècle.

  • Dès l'Antiquité, le débat sur l'infinité de l'univers ne concerne pas seulement les astronomes, mais il est aussi lié à la question de l'ordre cosmique et de la place de l'homme dans la nature. Au cours du Moyen Age, la théorie de la pluralité des mondes permet de s'interroger sur la toute-puissance de Dieu et sur les rapports entre le créateur et la créature. En bouleversant la tradition antique et médiévale, Giordano Bruno (1548-1600) lègue à l'âge moderne la notion d'un univers infini et uniforme, véritable image d'un Dieu qui ne saurait rester inexprimé au-dehors de la nature. Copernic, Lucrèce et Nicolas de Cuse : ces trois auteurs lui permettent d'esquisser un monde où les étoiles sont des soleils et les planètes des terres, tous les astres se mouvant librement dans l'espace infini emportés par leurs âmes. Ce livre se propose d'analyser la genèse et la structure philosophique de cette représentation du monde dont on trouve la trace dans les discussions cosmologiques du XVIIe siècle et qui, par ses conséquences théologiques, a amené son auteur sur le bûcher de l'Inquisition.

  • Énergie et environnement sont les deux partenaires d'un couple infernal. La perspective d'une pénurie de ressources et la menace d'un changement climatique poussent à entamer une transition énergétique difficile à définir car ses objectifs diffèrent suivant les interlocuteurs. Les défenseurs de la Nature voient le salut de la planète dans une forte réduction de la consommation d'énergie qui automatiquement minimiserait les atteintes à l'environnement. D'autres comptent sur des avancées technologiques afin de poursuivre le développement des sociétés tout en respectant le cadre naturel.

    Cet ouvrage se présente sous forme d'un dialogue, inspiré de celui écrit par Galilée en 1632 mettant en scène trois personnages aux visions différentes. Pendant quatre jours, ils vont confronter leurs points de vue sur les relations que les hommes entretiennent avec la Nature et les enseignements qu'il convient d'en tirer afin de mener à bien une transition énergétique imposée par la conjoncture de ce début de millénaire. Place de l'Homme dans les écosystèmes, climat, énergie, organisation de la société, sont tour à tour abordés dans un débat où se mêlent l'histoire, les sciences, l'économie... et par instants, la mauvaise foi !

    Écrit dans un style fluide et ne nécessitant pas de connaissances scientifiques préalables, cet ouvrage intéressera tout lecteur se sentant concernés par les problèmes énergétiques mondiaux actuels.

  • "C'était ça : ce livre !... Il avait eu l'idée de cette collection, « Si j'étais... », et il venait me proposer ce sujet : « Si j'étais Dieu ! »...
    J'ai sauté au plafond.
    Ce n'est pas vrai, bien sûr, ce ne sont pas des choses qu'on fait, mais j'aurais voulu pouvoir le faire...
    Je riais, je frappais la table du plat de la main, j'exultais !... Quelle idée ! Quel sujet ! Dire qu'il y a des gens qui rêvent d'être P.-D.G., idole, empereur, Onassis, Prix Goncourt ! La gloire, les milliards, le pétrole, les affiches sur tous les murs, à poil, en veston, mes fesses, ma barbichette, la puissance, les armées, les peuples, les nations !...
    Crotte, crotte, crotte, tout ça !... Crotte de mouche sur papier buvard...
    Dieu !
    Si j'étais Dieu !...
    Ça, c'est quelque chose !...
    Tout refaire ! Tout chambouler ! Tout recommencer ! Pas seulement la politique et le social, et les climats, les déserts, la faim, le meurtre, la bêtise et la laideur, la guerre, la terre trop sèche, Vénus trop chaude, Jupiter trop froid, pas seulement l'amour et la haine, le sexe et le sang, l'homme et la puce, tout le reste, le pensable, tout, tout, TOUT !"

  • Comenius est un maître de la pensée européenne. Michelet, enthousiaste, le célébra comme « le Galilée de l'éducation ». Tchèque, né en Bohême en 1 592, mort à Amsterdam en 1670, il met au point un système de réforme ambitieux de l'école qui lui valut une large audience en Angleterre, en Suède, aux Pays-Bas, et en France où Richelieu le sollicita. Une réforme résolument moderne : la classe doit être un lieu d'épanouissement et non un espace austère où l'écolier s'ennuie et finalement prend en aversion l'étude. Pédagogue, théologien protestant, philosophe engagé, défenseur inlassable de la cause tchèque durant les convulsions de la guerre de Trente Ans, Comenius a pensé et vécu dramatiquement ces temps marqués par les conflits religieux où périrent sa famille et nombre de ses amis. Par-delà les troubles de son époque, Comenius imaginait un chemin vers la vérité qui donnerait naissance à un monde réconcilié. Et l'éducation était pour lui la voie royale pour faire naître une humanité meilleure. Cette idée, aujourd'hui évidente mais loin d'être universellement partagée, donne à l'oeuvre de Comenius son étonnante actualité.

  • Le soulèvement populaire qui se poursuit depuis fin 1987 en Cisjordanie et dans la bande de Gaza a projeté sur le devant de la scène les « Palestiniens de l'intérieur ». Mais si le terme est souvent employé, la réalité qu'il désigne est loin d'être parfaitement connue. « Les Palestiniens de l'intérieur » s'attache précisément à présenter les différents aspects de la situation de ceux qui vivent aujourd'hui dans les territoires occupés comme en Israël. Il décrit leurs conditions économiques et sociales et leurs modes d'expression politique, mais aussi la stratégie de colonisation, les moyens de contrôle et la politique juridique d'Israël à leur encontre. Écrit par des spécialistes, eux-mêmes palestiniens (à une exception près), « Les Palestiniens de l'intérieur » nous introduit aux racines profondes du soulèvement dans les territoires occupés et, au-delà, à la lutte des Palestiniens pour une paix durable.

  • Il n'y a pas d'activité plus répandue - pour peu qu'on apprenne à la voir - que l'activité scientifique, c'est-à-dire la capacité à chercher, à formuler des hypothèses, à inventer. L'hypothèse créatrice, essence même de la science ? Mais alors, de quelle conception philosophique du monde est-elle l'expression ? Dans ce livre, chacun des auteurs a mis en question, pour lui-même, la fausse rigueur positiviste de l'enseignement scientifique traditionnel, parce qu'il lui devenait insupportable que soit exclue du savoir, comme invention, la masse des élèves, des étudiants, des enseignants, et donc des hommes. Par des chapitres théoriques s'appuyant toujours sur des pratiques, mais aussi par des séquences de classes et de stages racontées, analysées, il s'agit de donner au lecteur des outils pour la transformation de son regard sur la science, sur le monde et sur sa pratique d'éducateur, où qu'il l'exerce, afin de pousser jusqu'au bout la seule exigence qui tienne, celle de la réussite pour tous les petits d'hommes. En définitive, pour le droit des hommes à l'égalité. Le Groupe français d'éducation nouvelle est un mouvement qui s'est donné pour but la transformation de l'école dans le sens de la lutte contre l'échec et la ségrégation scolaires, contre le processus d'aliénation à l'école, pour la réussite de tous les enfants.

  • Adrienne enseigne le français dans une institution religieuse à Poitiers. Elle vit en sourdine. Derrière ses lunettes se cache un regard troublant. Son chignon enferme un flot de chevelure soyeuse. Ses talons plats et ses robes sages dissimulent mal un corps somptueux à la démarche dansante. Qu'est-ce qui amène Cyril Wilson, grand producteur américain, à la remarquer devant la pension de famille où elle vit ? À la suivre et à lui proposer le rôle vedette dans son prochain film ? Nul ne sait. Cyril Wilson en tout cas ne laisse rien au hasard. Le contrat qu'il fait signer à Adrienne pour qu'elle devienne, le temps d'un film, Bérénice, n'est pas de ceux qu'on peut refuser. Il lui permet de quitter sans regret son collège, de s'envoler pour Tel Aviv avec une nouvelle et luxueuse garde-robe. Là, sur le plateau de tournage, commencent à se produire d'étranges phénomènes. Adrienne devient Bérénice. Il s'instaure entre elle et Titus, entre elle et son frère Agrippa, d'étranges relations, tissées de cruauté, de passion, de luttes avides pour le pouvoir. Où est le songe ? Où est le réel ? Comment la douce Adrienne a-t-elle pu se transformer en cette voluptueuse, insatiable amante, passant sans scrupule des bras de Titus à ceux de son frère Agrippa ? Comment le jeune fils de famille italien, venu « faire du cinéma » pour éponger ses dettes, se prend-il au jeu de Bérénice et de Titus, au point d'en perdre le boire et le manger ? C'est ce que Marion Vandal nous fait découvrir, parvenant, malgré la célébrité des personnages qu'elle évoque, à nous manoeuvrer de surprises en surprises. Nous sortons de ce roman éblouis par la profusion des images, des couleurs et des parfums de ces lieux. Fascinés par l'étrange pouvoir du cerveau humain, capable de se reporter des siècles en arrière, de revivre littéralement des événements passés, sans les avoir connus, ni appris.

  • En 1948, un territoire qui ne ressemblait à aucun autre est né. Sorte de situation à la frontière de toutes les frontières, il permit à la Palestine de continuer à exister. Depuis, transportée par ceux-là mêmes qui voient dans son déplacement la seule garantie à leur Retour, la Palestine voyage et perturbe les pays sur son passage, car les Arabes de Palestine ont fait depuis 1948 le pari que leur société bannie allait retrouver leur terre libérée. Ainsi est vécue une démarche que les Palestiniens considèrent seule apte à les soustraire à la disparition qui tous les jours les guette. Pour comprendre cet acharnement, pour saisir aujourd'hui les mécanismes profonds de la résistance et du nationalisme palestiniens, il faut se pencher sur l'histoire de la perte d'une terre à laquelle les Palestiniens ne se sont jamais faits. Ce livre raconte cette histoire.

  • Depuis la guerre du Liban, depuis Sabra et Chatila, il n'est plus possible en Israël de rester neutre. Doit-on négocier avec les Palestiniens, payer le prix d'une paix que nul ne saurait garantir à jamais ? Doit-on, avec Begin, s'installer pour toujours en Judée-Samarie ? Large et profonde, la Déchirure passe entre ces deux options inconciliables. Entre les Ashkénazes et les Sépharades, entre le sionisme et le judaïsme, entre le kibboutz et les villes nouvelles, la Déchirure se ramifie. Elle divise l'armée, les partis, la rue, les intellectuels, les religieux. Elle se faufile - c'est le plus douloureux - dans la tête et le coeur de chacun. Jean-Francis Held n'a pas voulu écrire un essai de plus sur le Proche-Orient. Il a rencontré les Israéliens. Sans juger ni condamner. Il les a écoutés passionnément. Par-delà l'enjeu politique - il y va de la paix du monde - c'est une ouverture humaine exceptionnelle.

  • Tel est le cri que l'on a envie de lancer en lisant le très beau livre de Jean-Jacques Ortlieb. Avec la maestria d'un auteur de romans policiers, il enquête et décortique les Évangiles pour nous raconter l'une des plus tragiques erreurs judiciaires de tous les temps. Mais c'est aussi l'histoire - ô combien touchante - de l'amitié qui unit l'Homme Dieu à l'Homme Terrestre. À l'instar de Khalil Gibran, Jean-Jacques Ortlieb nous présente un Jésus débarrassé du carcan sclérosant de l'obscurantisme religieux, un Jésus simple et aimant, frère d'un Judas tendre et avide de Lumière. Et la question se pose : qui est la victime ? Jésus, condamné par l'aveugle stupidité des hommes ? Judas, maudit par leur lâcheté qu'ils exorcisent chaque fois à travers le meurtre déguisé du bouc émissaire ? L'un et l'autre, sans aucun doute, et eux aussi, que leur état passager de bourreaux change en victimes des siècles... C'est en cela que cet ouvrage est remarquable : il nous donne envie de ne plus jamais condamner, jamais, et qui que ce soit. L'Évangile selon Judas est une leçon de Pardon, donc une leçon d'Espoir.

  • D'Anaximandre à Galilée se déploient les formes multiples de l'illimité et de l'infini. Histoire où les mathématiques apparaissent comme expérimentation inter-sectorielle. Où, des pythagoriciens à Euclide, la théorie se libère des idéologies pratiques. Mais cela n'a pas lieu dans la « pureté » scientifique : les recherches arithmétiques, qui ouvraient parfois aux considérations infinitésimales, sont peu à peu insérées dans un bel édifice à dominante géométrique, pour des raisons à la fois mathématiques et idéologiques. Platon constitue en doctrine les formes philosophiques de ce renversement. D'Anaximandre à Platon émerge une notion d'infini qu'Aristote mènera jusqu'à son terme philosophique. Et la cosmologie d'Anaximandre peut encore alimenter les débats modernes sur la relativité. Pourtant, seule la naissance de la physique fera passer l'infini de l'idéologie aux concepts du calcul. Où sont donc produits les concepts de la physique par différence avec ceux des mathématiques ? Dans les rapports de la théorie mathématique, des innovations techniques et de l'instrument conceptuel qu'est l'infini dans cette production. L'oeuvre de Galilée en est l'illustration. Trois études où la précision des analyses, la richesse des problèmes historiques, scientifiques et philosophiques qu'elles engagent sont enfin mises par X. Renou au service d'une recherche d'histoire matérialiste des sciences.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Jésus est mort sous Ponce Pilate : c'est un fait d'histoire admis par tous ; c'est une phrase du Credo et un article de la foi chrétienne. Jésus est mort jeune : que s'est-il donc passé pour qu'il soit si vite dénoncé, arrêté, condamné, exécuté ? Qu'a-t-il donc fait, quels propos a-t-il donc tenu pour se rendre ainsi insupportable au pouvoir ? Comment son comportement, ses choix, ses relations, ses discours provoquèrent-ils de telles réactions ? Avec ces questions dans l'esprit, on relit l'évangile comme une intrigue, presque comme un récit policier, on en découvre les aspects politiques. L'évangile, c'est l'histoire d'un procès. Au cours de ce procès, les questions essentielles sont posées, celle de l'homme, celle de Dieu ; et celle de Jésus : qui est-il ? C'est finalement son identité réelle qui sans cesse est mise en question. On n'en a jamais fini avec cette question et c'est, peut-être, ce qui justifie ce livre sur Jésus.

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