• Les Éditions Rhéartis, présentent dans sa gamme patrimoine, les oeuvres de la philosophie antique et notamment les textes de la période médiévale japonaise. Le traité des cinq roues, est un des rares textes qui nous vient du Japon et qui traite du sujet des samouraïs. Ce livre est un guide pratique de l'art du combat. Mais aussi de la philosophie de l'art Samouraïs.
    Voici un extrait : « Je suis un samouraï né dans la province Harima, et mon nom est Shimmen Musashi-no-kami, Fujira-no-genshin. Je suis âgé de soixante ans. J'ai prêté attention aux Voies de la tactique dès ma jeunesse et j'eus mon premier duel à l'âge de treize ans. Pour ce premier duel, mon adversaire était Arima Kihê, bon sabreur de l'école Shintô que j'ai vaincu. À l'âge de seize ans, je vainquis Akiyama, fort au sabre et originaire de la province de Tajima. À l'âge de vingt et un ans, je me suis rendu à Kyoto et y ai rencontré les meilleurs sabreurs du Japon. Je les ai rencontrés plusieurs fois en duel sans jamais être vaincu par aucun d'entre eux. Puis j'ai pérégriné à travers les provinces où j'ai rencontré plusieurs sabreurs de diverses écoles et bien que j'ai été jusqu'à avoir une soixantaine de duels avec eux, je n'ai jamais été vaincu par aucun. Tout cela se passa alors que j'avais de treize à vingt-neuf ans environ ».


  • Au-delà des débats sur la crise de l'art ou la mort de l'image qui rejouent l'interminable scène de la fin des utopies, le présent texte voudrait établir quelques conditions d'intelligibilité du lien qui noue esthétique et politique. Il propose pour cela d'en revenir à l'inscription première des pratiques artistiques dans le découpage des temps et des espaces, du visible et de l'invisible, de la parole et du bruit, qui définit à la fois le lieu et l'enjeu de la politique. On peut alors distinguer des régimes historiques des arts comme formes spécifiques de ce rapport et renvoyer les spéculations sur le destin fatal ou glorieux de la «modernité» à l'analyse d'une de ces formes. On peut aussi comprendre comment un même régime de pensée fonde la proclamation de l'autonomie de l'art et son identification à une forme de l'expérience collective. Les arts ne prêtent aux entreprises de la domination ou de l'émancipation que ce qu'ils peuvent leur prêter, soit simplement ce qu'ils ont de commun avec elles: des positions et des mouvements des corps, des fonctions de la parole, des répartitions du visible et de l'invisible.

  • Essai sur le goût

    Montesquieu

    Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Le temps retrouvé

    Marcel Proust

    Le Temps retrouvé est le septième et dernier tome d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust publié en 1927 à titre posthume. L'oeuvre s'ouvre sur le séjour du Narrateur chez Gilberte de Saint-Loup à Tansonville. Une lecture d'un passage inédit du journal des Goncourt entraîne le Narrateur dans des réflexions sur l'art et la littérature, d'où il conclut que en se demandant si tous les gens que nous regrettons de ne pas avoir connus parce que Balzac les peignait dans ses livres [...] ne m'eussent pas paru d'insignifiantes personnes, soit par une infirmité de ma nature, soit qu'elles ne dussent leur prestige qu'à une magie illusoire de la littérature. L'action se poursuit ensuite à Paris, en 1916. Extrait : Ce qui est curieux et ce sur quoi je ne puis m'étendre, c'est à quel point, vers cette époque-là, toutes les personnes qu'avait aimées Albertine, toutes celles qui auraient pu lui faire faire ce qu'elles auraient voulu, demandèrent, implorèrent, j'oserai dire mendièrent, à défaut de mon amitié, quelques relations avec moi. Il n'y aurait plus eu besoin d'offrir de l'argent à Mme Bontemps pour qu'elle me renvoyât Albertine. Ce retour de la vie, se produisant quand il ne servait plus à rien, m'attristait profondément, non à cause d'Albertine, que j'eusse reçue sans plaisir si elle m'eût été ramenée, non plus de Touraine mais de l'autre monde, mais à cause d'une jeune femme que j'aimais et que je ne pouvais arriver à voir. Je me disais que si elle mourait, ou si je ne l'aimais plus, tous ceux qui eussent pu me rapprocher d'elle tomberaient à mes pieds. En attendant, j'essayais en vain d'agir sur eux, n'étant pas guéri par l'expérience, qui aurait dû m'apprendre -- si elle apprenait jamais rien -- qu'aimer est un mauvais sort comme ceux qu'il y a dans les contes contre quoi on ne peut rien jusqu'à ce que l'enchantement ait cessé.

  • LA SLOW COSMÉTIQUE, ÉCORESPONSABLE AU QUOTIDIEN !

    - Découvrir la Slow Cosmétique : la création du mouvement militant, ses quatre objectifs (écologique, sain, intelligent, raisonnable), ses ingrédients incontournables, etc.
    - 35 fiches ultra-pratiques et guidées pour soulager les maux du quotidien : acné, cheveux secs ou gras, eczéma, épilation, peau rugueuse, soin anti-âge, etc.
    - 5 gestes pour prolonger l'expérience Slow Cosmétique : se protéger des UV, se mettre au zéro déchet, entretenir sa barbe, nourrir la peau des tout-petits, fabriquer son sérum antistress.

    MOINS MAIS MIEUX, LA COLLECTION QUI FAIT DE SON MIEUX POUR L'ENVIRONNEMENT !

    Chez Leduc, nous avons à coeur d'impacter positivement le monde qui nous entoure. C'est la raison pour laquelle nous avons créé notre première collection écoresponsable. Mais c'est quoi, un livre écoresponsable ? C'est un papier bien géré FSC® et une impression française Imprim'vert® respectueuse de l'environnement. C'est un format optimisé pour éviter la gâche papier et une typographie volontairement light pour limiter l'utilisation des encres qui, d'ailleurs, sont exclusivement végétales. En bref, on utilise moins et on fait mieux !
    Biographie de l'auteure :
    Rachel Dipinto est herbaliste diplômée et esthéticienne professionnelle. Elle anime des ateliers de Slow Cosmétique, ainsi qu'un institut de bien-être au naturel à Bruxelles. Son blog : www.rachelessentielle.be/blog.


  • "
    Le moderne dédaigne d'imaginer
    " disait Mallarmé.

    Poètes, peintres, dramaturges ou ingénieurs voulaient alors mettre l'union de la forme et de l'acte à la place de la vieille dualité de la réalité et de l'image. La vie en eût été révolutionnée. Nos contemporains ne croient plus en la révolution et chantent à nouveau, fût-ce au passé, le culte de l'image : éclair sublime sur la toile, punctum de la photographie ou plan-icône. L'image devient la présence sensible de l'Autre : verbe devenu chair ou marque du dieu irreprésentable.
    A l'une et l'autre vision Jacques Rancière oppose la nature composée, hétérogène, de ce que nous appelons des images. Celles-ci ne sont ni des copies ni des présences brutes, mais des opérations singulières, redistribuant les rapports du visible, du dicible et du pensable. A l'exemple de la phrase-image de Godard, étudiée ici, qui superpose un plan de film noir, une image de l'extermination des Juifs et un discours de philosophe, ce livre analyse les liens méconnus qui unissent symbolisme poétique et design industriel, fictions du XIXe siècle et témoignages sur les camps ou installations de l'art contemporain.
    Un même projet anime ces parcours croisés : libérer les images des ombres théologiques pour les rendre à l'invention poétique et à ses enjeux politiques.

  • Le parcours de Ferran Adria, tour à tour cuisinier du célèbre restaurant El Bulli, représentant de l'Espagne à la Dokumenta (foire internationale d'art contemporain) de Kassel en 2007, et actuellement directeur d'un centre de recherche à l'université de Barcelone, est emblématique d'un double processus de dé-définition : de l'art d'une part, des sciences humaines de l'autre.
    Il y a peu de temps encore, les artistes entendaient magnifier le sensible ou exprimer les tréfonds de leur intériorité ; aujourd'hui, beaucoup d'entre eux prétendent faire de la recherche et s'avancent sur les terres de l'histoire, de la sociologie ou de l'anthropologie. Mais qu'est-ce que l'art et la science ont à gagner ou à perdre dans ce type de rapprochement ? Ne faut-il pas craindre une démonétisation des sciences humaines par la revendication d'une autre manière, présentée comme plus légitime, de fabriquer de la connaissance ? N'y a-t-il pas lieu de s'inquiéter de la survie des normes de vérité qui valaient jusqu'ici dans le monde académique ?
    Une généalogie de cet état de confusion permet de comprendre ce qui l'a rendu possible : d'une part le phénomène contemporain de désartification de l'art, et, d'autre part, une certaine atmosphère intellectuelle proclamant l'effacement des frontières du vrai et du faux, du fait et de la fiction, de l'idéologie et du savoir.

  • Ce livre s'appuie sur l'histoire de l'art, la narratologie, la  sémiologie et la psychanalyse, ainsi que sur de multiples exemples de films, pour présenter l'essentiel des aspects théoriques et esthétiques du cinéma. L'ouvrage s'articule autour de cinq questions, développées en détail à travers cinq chapitres  : la  perception et la forme, le récit, la signification, le dispositif et le  spectateur, l'art. Dans un dernier chapitre, une réflexion plus prospective sur le numérique rappelle que nous vivons une ère hautement évolutive.
    Paru initialement en 1983, ce volume résolument interdisciplinaire a  été, pour des générations d'étudiants, l'un des «  classiques  » des études cinématographiques. Remettant l'ouvrage sur le métier une quarantaine d'années plus tard, les quatre auteurs, théoriciens attentifs à la réalité sociale et vivante du cinéma, l'ont enrichi afin que cette 5e  édition d'Esthétique du film prenne en compte les changements survenus, tant dans le cinéma lui-même que dans son étude. Une référence fondamentale toujours indispensable aujourd'hui.

  • L'analyse de films s'enseigne de l'école à l'université, et se pratique dans des contextes et selon des objectifs très variés. Ce précis vise, non à fixer un cadre rigide ou à établir une «  grille  » standard, mais à donner des repères et des outils. Il propose une méthodologie de l'analyse filmique, du plan unique au film entier, de la séquence aux formes brèves, à travers des éléments de réflexion générale (histoire des formes cinématographiques, outils de narratologie, enjeux de l'interprétation) et des exemples appliqués. Les oeuvres d'Alfred Hitchcock, Vittorio De Sica, Claude Chabrol, Raoul Ruiz et de quelques autres jalonnent le propos de l'ouvrage, dont la vocation est avant tout de donner le goût de l'analyse de films.
    Cette 5e  édition enrichie offre de nouvelles pistes de réflexion sur les adaptations, les films à épisodes et le rôle des personnages dans la narration.

  • Les convergences entre arts du temps et de l'espace sont plus actuelles que jamais. Rencontres, doubles vocations, collaborations, influences, transpositions, métissages divers caractérisent l'esthétique de notre temps, dont l'ouverture multimédia s'affirme comme un refus du purisme des générations précédentes. Mais le phénomène ne date pas d'hier, et la modernité se teinte parfois d'archaïsme. C'est Stendhal qui nous a légué la manie des comparaisons entre peintres et compositeurs, et les permanences sont nombreuses et significatives, qui vont des origines pythagoriciennes de la musique des sphères aux racines romantiques du musicalisme. Cette quête de correspondances, expression d'une nostalgie de l'unité perdue, s'oriente tantôt vers le domaine des synesthésies et du mythe de l'audition colorée, tantôt vers celui des proportions harmoniques, où l'analogie musicale s'insinue dans les théories picturales. La peinture elle-même n'y échappe guère, et Bach et Wagner sont sans doute les musiciens qui ont le plus souvent nourri l'imaginaire des artistes. C'est à diverses facettes de ce dialogue séculaire que sont consacrés ces essais.

  • Des machines gigantesques mues par la vapeur, des héros en hauts-de-forme et monocles, des héroïnes en crinolines et ombrelles...
    L'imagerie du steampunk ne cesse de fasciner depuis la création du genre dans les années 1980.
    Mais, quelles en sont les origines ? Quelles sont les oeuvres majeures en littérature, au cinéma ou en bande dessinée ? Comment créer son propre look steampunk ?
    Rédigé par Étienne Barillier, spécialiste incontournable du genre, et Arthur Morgan, cofondateur de la communauté French Steampunk, ce guide dresse un état des lieux du steampunk aujourd'hui autour, notamment, de rencontres avec Tim Powers, K. W. Jeter, James Blaylock, Greg Broadmore ou Mathieu Gaborit.

  • Cet essai est consacré à la question de la couleur, en elle-même et dans les arts visuels. Il aborde le sujet sous différents angles  : scientifique (description du processus physique, perception par l'oeil et effets biologiques), historique (perception et symbolisme de la couleur à travers les âges), psychologique (l'imaginaire de la couleur) et esthétique (harmonie des couleurs, monochrome...) en invoquant tous les arts visuels  : peinture, cinéma et photographie. Un essai savant, écrit par un spécialiste des arts visuels, qui a connu une précédente édition en 1994 (en rupture depuis plusieurs années).
     

  • Intentions

    Oscar Wilde

    Oscar Wilde (1854-1900)

    "CYRILLE, entrant par la porte ouverte sur la terrasse. - Mon cher Vivian, ne vous cloîtrez donc pas tout le jour dans la bibliothèque. Voici un après-midi d'un charme parfait. L'air est exquis. Une brume est sur les bois comme la fleur pourprée sur les prunes. Allons nous coucher sur l'herbe, fumer des cigarettes et jouir de la Nature.
    VIVIAN. - Jouir de la Nature ! Ce m'est une joie de vous dire que j'ai complètement perdu cette faculté. On nous enseigne que l'Art nous fait aimer la Nature plus que nous ne l'aimions auparavant ; qu'il nous révèle ses secrets et qu'après une patiente étude de Corot et de Constable nous découvrons en elle ce qui avait échappé à notre observation. Mon expérience personnelle est que plus nous étudions l'Art, moins nous nous soucions de la Nature. Ce que l'Art nous révèle en réalité c'est le manque de plan de la Nature, ses crudités curieuses, son extraordinaire monotonie, son état d'inachèvement absolu. La Nature a de bonnes intentions, sans doute, mais Aristote l'a dit autrefois, elle ne peut les réaliser. Quand je regarde un paysage, je ne puis me défendre d'en voir tous les défauts. Il est heureux pour nous, toutefois, que la Nature soit si imparfaite, car, autrement, nous n'aurions pas d'art. L'art est notre protestation ardente, notre vaillant effort pour enseigner à la Nature sa vraie place. Quant à l'infinie variété de la Nature, c'est un simple mythe. On ne saurait la trouver dans la Nature elle-même, mais dans l'imagination, la fantaisie ou la cécité cultivée de l'homme qui la regarde."

    Recueil de 4 essais : Qu'est-ce que l'art selon Oscar Wilde ?
    "Le déclin du mensonge" - "Plumes, pinceaux, poisons" - "La critique est un art" - "La vérité des masques"

  • Le cinéma est devenu, depuis près d'un demi-siècle, objet d'enseignement, de recherches et d'études. Un vocabulaire particulier s'est progressivement imposé, constitué à la fois de termes spécifiques et de concepts nouveaux propres à analyser le langage cinématographique.
    D'Abstrait à Zombi, ce dictionnaire réunit près de 600 entrées relevant des approches théoriques et critiques du cinéma : notions clés en esthétique, filmologie, sémiotique... ainsi que notices sur les critiques et les théoriciens, parfois aussi cinéastes (Eisenstein, Hitchcock, Pasolini, Godard...), qui ont contribué à enrichir la réflexion sur le 7e art. Chaque entrée est replacée dans son contexte, illustrée d'exemples, mise en relation avec d'autres et suivie d'indications bibliographiques. Cette 3e édition s'enrichit d'une centaine d'articles, faisant le point sur l'état des lieux (économique, technique, critique...) et éclairant l'oeuvre de toute une génération de théoriciens.
    Un outil indispensable pour l'étudiant en cinéma et audiovisuel, le professionnel ou le cinéphile soucieux de mieux connaître son domaine de prédilection.

  • Une Renaissance est amorcée. Elle apparaît comme une réponse aux problématiques environnementales, sociétales et éthiques brûlantes qui posent à notre époque la question de la survie de l'espèce humaine. Artistique, philosophique, politique, elle prend acte des révolutions scientifiques des dernières décennies et se positionne face aux promesses technoscientifiques et transhumanistes. La Renaissance sauvage répond à l'urgence des problématiques environnementales et sociétales actuelles, et aux aspirations de plus en plus fortes à l'adoption de nouveaux modes de vie sur Terre. L'homme ne se comporte plus en maître et possesseur, imposant ses volontés à une nature passive et sans finalité. Il se met à l'écoute d'un nouveau partenaire : le monde qui l'entoure. Il découvre le potentiel de ses forces, le sollicite, s'y implique et les conjugue avec les siennes. Une nouvelle ère se dessine, rendant l'homme à sa dignité « sauvage » et donnant sens, joie et ambition à son existence. L'art d'aujourd'hui sert d'esquisse à ce nouveau projet de société.

  • Nous vivons l'âge du triomphe de la critique. Dans tous les domaines, il n'est rien qui soit davantage valorisé : esprit critique, théorie critique, critique d'art ou études critiques - tout se passe comme si la critique était le lieu de l'intelligence contemporaine. Mais sait-on vraiment ce que l'on fait, lorsqu'on défend la critique ? Sait-on d'où elle vient et où elle va ? Se rend-on compte, surtout, de la manière dont le discours de la critique, en saturant tout le domaine du pensable, nous rend bêtes ? Car la critique est d'abord une position : celle de la suprématie du sujet sur l'objet, de l'individu sur ce qui lui arrive, du spectateur sur ce qu'il voit. Et si la critique nous rend bêtes, c'est parce qu'elle nous rend forts : celui qui critique a toujours raison. Or c'est le désir d'avoir raison qui, dans le contemporain, est à la source de tous les maux que nous endurons : politiques, éthiques, esthétiques, écologiques, épistémologiques. Il est donc grand temps d'en finir avec la critique, et d'ouvrir une nouvelle ère. C'est cette nouvelle ère qu'appellent de leurs voeux dix des plus brillants penseurs de la nouvelle génération, en un manifeste appelé à faire date.

  • L'analyse stylistique fait partie intégrante de l'explication littéraire : l'interprétation d'un texte passe par une observation rigoureuse des procédés langagiers. C'est pourquoi la stylistique figure parmi les épreuves de plusieurs concours d'enseignement des lettres. Pour réussir une analyse stylistique, à quels éléments textuels doit-on être attentif ? Comment passer de l'observation formelle à l'interprétation sémantique ? C'est à ces questions, entre autres, que répond cet ouvrage en présentant un exposé des notions fondamentales pour l'analyse stylistique, illustrées par des exemples littéraires variés, toujours accompagnés d'un commentaire interprétatif.

  • Au grand siècle, le développement des académies des arts signifie non seulement une reconfiguration des mondes de l'art et du statut de ses acteurs, mais aussi un développement remarquable de la réflexion théorique sur les arts. Les artistes discutent de leur valeur respective, de leurs rapprochements possibles (doctrine de l'Ut pictura poesis), de leurs finalités (movere, docere, placere), de leurs moyens propres et de leurs problèmes spécifiques. Le XVIIIe siècle est marqué par l'invention décisive de la catégorie moderne de beaux-arts, qui rassemble dans un sous-ensemble inédit les arts visant le beau. Par ailleurs, sous l'effet de la nouvelle science et de l'épistémé qu'elle suppose, à la métaphysique du beau des anciens succède une manière moderne et toute sensible de penser la beauté, qui délie celle-ci du bien comme du vrai. L'invention du goût comme sens du beau en est la conséquence directe, et celle du sublime - qui accueille toute la transcendance perdue par la beauté -, sa conséquence indirecte. L'idée de génie possède aussi une place importante dans cette constellation neuve. À l'apparition des beaux-arts est liée celle de disciplines satellites : la critique d'art (Diderot), l'histoire de l'art (Winckelmann), et l'esthétique (Baumgarten).

  • Il ne vient à l'idée de personne d'établir une différence entre la musique qu'on écoute et celle qu'on joue. Il est pourtant frappant de constater qu'elle est seule parmi tous les arts à permettre ces deux pratiques bien différentes. Seule aussi à échapper au réel : elle n'exprime rien, n'est pas un langage, et avec elle deux fois deux ne font pas quatre. Le musicien, lui, est seul à pénétrer dans cet autre monde où les lois universelles n'ont pas cours.

  • Essai d'esthétique de philosophie et d'Histoire à partir de la phrase d'Adorno, devenue une formule magique, mondialement célèbre :"Écrire un poème après Auschwitz est barbare". Recontextualisation de cette phrase et décryptage des positions d'Adorno, d'Heidegger et de Celan.

  • La collection "Petite philosophie des grandes idées" retrace, à travers la présentation d'une dizaine de penseurs majeurs, le destin d'un concept-clé.

    Ainsi, ce livre raconte l'histoire de l'idée de l'art, de l'Antiquité à nos jours : chaque chapitre est consacré à la pensée d'un philosophe dont l'auteur dégage les lignes de force. Illustré de citations de référence et d'exemples d'oeuvres d'art, ce guide constitue une approche vivante et efficace de l'histoire de la pensée philosophique.


    Platon : l'art rejeté

    Aristote : l'art qui imite et purifie

    Plotin : la beauté des arts

    Diderot : l'art réaliste, vertueux et national

    Burke : la beauté au pluriel

    Kant : la beauté impure de l'art

    Hegel : l'art comme manifestation de l'esprit
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    Nietzsche : la puissance de l'art

    Bergson : ll'art comme perception délivrée

    Alain : l'art dans tous les sens du terme

    Merleau-Ponty : l'art sensible

    Deleuze : l'art comme résistance


    Préface d'André Comte-Sponville

  • Pédagogique, cet ouvrage est destiné à des étudiants en design intéressés par la philosophie. Il est la restitution de sept conférences données à Strate École de design de 2014 à 2016 sur le thème « Philosophie et design ».
    Chaque chapitre s'ouvre sur la problématisation d'une question qui est analysée à partir de la mise en perspective de textes de trois auteurs. Penser l'objet, designer nos existences, la pensée écologique, le cyborg, l'innovation, telles sont quelques-unes des thématiques abordées.

  • Au Moyen Âge, les arts se déploient dans un univers mental très différent du nôtre, et selon des catégories (celles d'« arts mécaniques » et d'« arts libéraux », par exemple) et des formes (pensons aux genres théâtraux des « mystères » et des « miracles », ou bien au genre littéraire de l'hagiographie) qui pour nous sont insolites. La production picturale et sa réception sont marquée par les écrits de Plotin puis par la synthèse du néo-platonisme et de la pensée des Pères de l'Église. La querelle des images qui agite le monde byzantin au VIIIe siècle montre l'incidence des réflexions théologiques sur la production picturale et permet de comprendre les contraintes stylistiques de la peinture d'icônes. La Renaissance est non seulement marquée par des nouveautés stylistiques remarquables, mais aussi par des changements considérables dans la manière de penser ces pratiques (qui cessent d'être vues comme des arts mécaniques), leur enseignement (création des Académies), leurs acteurs (invention du mot « artiste »), et la production artistique de l'Antiquité (apparition des premières collections et débuts de l'histoire de l'art).

  • La philosophie de l'art sans histoire de l'art est vide, l'histoire de l'art sans philosophie de l'art est aveugle. Car l'art est fait non seulement d'oeuvres, mais aussi de mots pour les dire, de concepts pour les distinguer et de théories pour les penser.
    Pourquoi le XIXe siècle a-t-il défendu « l'art pour l'art » ? Pourquoi la musique, la littérature ou la peinture furent-elles si soucieuses de formalisme ? Que signifia la création en 1863 d'un « Salon des refusés » ? Comment évolua le régime éco­nomique des arts plastiques ? Telles sont quelques-unes des questions dont traite cet ouvrage et auxquelles on ne peut répondre sans convoquer à la fois les oeuvres, les acteurs et les courants, mais aussi les concepts même d'« art » et d'« artiste ». Il analyse donc la production et la réception artistiques de la Modernité au sein de l'atmosphère théorique du XIXe siècle, et étudie notamment l'importance considérable qu'eurent sur le devenir de l'art le Romantisme allemand, la philosophie de Hegel et celle de Schopenhauer.

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