Le Mot Et Le Reste

  • Le penseur américain prend la défense de l'abolitionniste J. Brown, condamné à mort et pendu en 1859 pour avoir pris les armes en faveur de la libération des esclaves aux Etats-Unis.

  • Douze ans après le début de notre aventure avec Henry D. Thoreau, ce coffret regroupe les douze essais du fondateur du nature writing, accompagnés d'un volume supplémentaire - rédigé par le spécialiste français de l'écrivain américain, Michel Granger :
    Thoreau essayiste.

  • De la poésie sonore jusqu'au numérique en passant par le rap, Poet Against The Machine raconte l'histoire politique des machines, des médias et de la technologie dans la poésie hors du livre. À l'heure du tout-numérique, cet essai revient sur les contre-cultures poétiques sur scène, dans les festivals et les communautés alternatives et interroge la prétendue neutralité des médiums. Que ce soit avec un magnétophone ou un algorithme, l'humain et la machine sont en constante interaction dans une lutte créative et symbolique. Dans cet état de modernité technique avancée où le média a autant de place que le texte, les hiérarchies sont bousculées, laissant la possibilité d'une néolittérature libérée du livre et de ses canons.

  • Qu'y a-t-il de commun entre les Amish et Barbe Noire ? Entre les hippies, les beatniks et les communards du XIXe ? Entre les indignés, les hackers et Prométhée ? C'est ce que cet ouvrage se propose de vous expliquer. Contreculture(s) dépeint une histoire originale des dissidences à partir des années deux mille et en remontant jusqu'à l'antiquité grecque, au seuil de notre civilisation judéochrétienne.
    Vaste panorama historique des tentatives de rébellion et de réalisation d'utopies, ce livre permet de remonter la riche lignée de la logique contestataire, d'en dresser une généalogie, de rétablir la voix des vaincus. C'est un peu une histoire populaire de la contestation, à rebours de l'ordre chronologique et des canons établis. Cette nouvelle édition sera mise à jour.

  • Ces deux-là ont beaucoup ri au micro, dans l'intimité d'un studio d'enregistrement de la radio WBAI à New York entre juillet 1966 et janvier 1967. La forme alerte du dialogue permet de mesurer l'humour de ces deux grands compositeurs. Dans ce dialogue à bâtons rompus, dans cet échange d'égal à égal, il est question de musique bien sûr, mais aussi de littérature, de peinture, de politique et du quotidien. Les deux compositeurs parlent aussi de leurs ratages et relatent de multiples anecdotes. Vous apprendrez ainsi comment faire fi du son de la radio de votre voisin sur la plage et aussi que la meilleure oeuvre qui soit est issue d'une tête sans aucune idée à l'intérieur. Car, outre les éclats de rire, ces entretiens sont aussi ponctués de silences. Silences qui donnent du souffle.

  • Les Sermons radiophoniques (1992) forment un ensemble de onze textes dans lesquels l'auteur développe une théorie de pratique artistique appelée « immédiatisme ».
    Dans la lignée de Dada et du situationnisme, l'immédiatisme se conçoit comme un mouvement basé sur la notion de jeu. En effet, dans nos sociétés high-tech où le « capitalisme tardif » nous pousse de plus en plus loin dans des formes extrêmes de médiation et donc d'aliénation, où le fossé entre la production et la consommation de l'art ne cesse de s'élargir, l'art véritable ne peut se concevoir que sous la forme d'un jeu car le jeu est la plus immédiate des expériences. Dès lors potlatch, terrorisme poétique et nomadisme forment des manifestations logiques de l'immédiatisme qui permettent de libérer et de partager l'imagination.

  • L' intense fascination pour le futur dont témoignent certaines oeuvres du passé trouve sa réciproque à l'heure actuelle dans l'attrait, non moins intense, que ce dernier exerce sur de nombreux artistes contemporains, notamment à travers la figure historique du modernisme. La manière dont on envisageait autrefois le futur et le regard rétrospectif que l'époque actuelle porte sur le passé - plus particulièrement sur sa conception de la modernité et ses tentatives souvent naïves ou fantaisistes d'anticipation de l'avenir -, constituent les bases du questionnement à l'origine de l'exposition Futur antérieur.
    Cette approche txransversale se compose de différentes strates esthétiques et temporelles entremêlées, à travers une sélection de travaux d'artistes contemporains associée à un ensemble d'oeuvres et de documents anciens - les uns remettant les autres en perspective et réciproquement.
    Rétrofuturisme, steampunk et archéomodernisme ont en commun l'attrait pour les manifestations précoces de la modernité, pour l'esthétique de l'ère industrielle, pour cette idée d'un futur qui aurait pu, et, par le biais de créations contemporaines, pourrait encore à tout moment faire irruption plus tôt que prévu dans la chronologie de l'évolution humaine, donnant lieu à des disruptions esthétiques et autres paradoxes temporels savoureux et porteurs de sens.
    Au-delà de ce constat, on peut légitimement se demander pourquoi, au cours des années quatrevingt, et continuellement depuis, des auteurs de SF se détournent délibérément d'une composante a priori essentielle de leur discipline :
    Le futur. De même, que signifie pour un artiste visuel, un musicien, ou même un concepteur de jeux vidéo, le fait d'utiliser dans son travail des esthétiques, des codes graphiques, des contenus théoriques ou même des couleurs sonores rattachés au passé ? Faut-il y voir une démarche réactionnaire ou nostalgique ?
    Un déni du futur - et donc, en filigranes, de notre contemporanéité - tel que ce début du XXIe siècle l'incarne ? Une réfutation de la fameuse tradition de la nouveauté instituée en dogme, précisément par la modernité artistique ? Les symptômes d'une allergie viscérale au postmodernisme flippé des années dix ?
    Ce sont autant de questions auxquelles Futur antérieur tentera d'apporter des réponses.

  • Ce livre est un recueil d'entretiens avec les acteurs qui ont façonné, bâti et écrit la face underground de la musique de Berlin Ouest. Cette ville accueillait un melting-pot unique au monde qui s'est développé en pleine guerre froide. L'Est et l'Ouest voulaient imposer leur moralité sur la pensée humaine pendant que la jeunesse scandait « Vivre est illégal ». Ces artistes contemporains rejetèrent le passé pour donner une identité à leur quotidien, pour trouver un sens à l'instant présent. Cette démarche artistique inconsciente qui n'était pas censée connaître de lendemain reste aujourd'hui le témoignage d'une époque créatrice, marginale et bouillonnante. Dans cet ouvrage apparaissent les fi gures de David Bowie, Iggy Pop, Nick Cave, O.U.T, Ton Steine Scherben et tant d'autres.

  • Journal

    Henry David Thoreau

    Homme de lettres et philosophe non conformiste, réfractaire à l'emprise de l'état sur l'individu, mais aussi naturaliste précurseur de l'écologie Henry DV Thoreau a régulièrement consigné ses pensées et ses notes de terrain dans un journal de 7000 pages entre 1837 et 1861. Fragmentaire par essence, cette oeuvre brosse le portrait de l'auteur et dessine son système de pensé : elle est précieuse pour corriger les stéréotypes dont on a trop souvent affublé " l'ermite de Walden ". Dans un souci d'homogénéité, Michel Granger a opéré une sélection qui s'efforce de privilégier les bonnes pages du penseur arrivé à la maturité, celui pour qui Le Journal est devenu une oeuvre primordiale à partir de 1851. Au fil des jours, l'écriture révèle une figure plus complexe, plus libre, plus originale que dans Walden, qui aspire à l'émergence d'un humanité plus vertueuse, moins viciée par l'attrait de l'argent, telle que le peuple de la campagne en donne l'exemple. Cet autre Thoreau du Journal, authentique dans le dialogue avec lui-même, drôle dans le regard qu'il porte sur ses concitoyens, intransigeant dans ses choix éthiques, offre à notre époque des remarques pleines d'actualité.

  • Comment peut-on être musicien ? une trentaine d'artistes significatifs du festival musique action esquissent quelques réponses très personnelles à cette question, et à celle qui la prolonge : comment fait-on de la musique ? à travers trois générations et plus d'esthétiques que n'en référence aucun moteur de recherche, leurs voix douces, têtues, fermes et inquiètes d'artistes en action, composent une étonnante mosaïque sensible : aveux pudiques, pensées surprenantes, questionnements intimes, anecdotes, convictions, doutes.
    Leur exigence, leur patience, leur merveilleuse liberté, entrouvrent doucement une porte dérobée sur le phénomène musical. depuis 1984 à vandoeuvre-les-nancy, musique action maintient la plus rigoureuse des lignes artistiques : une ouverture esthétique maximale à la condition de l'engagement sans concession ni redite. en vingt-cinq éditions, le festival, dirigé par dominque répécaud, aura présenté tout ce qui s'est fait de neuf et bouleversé dans le monde musical non académique.
    D'aperghis (ou amm) à zorn (ou zekri). du nordiste le junter au nippon otomo. du classique contemporain ensemble aleph au punk problématique père ubu. de la musique concrète, de la pop catalane, de l'improvisation européenne, de la poésie sonore, de la tradition sibérienne, de l'électronique récente, du minimalisme berlinois, de la noise indéterminée : un festival de musique, amoureux et sans équivalent.

  • Quand penny lane de the beatles sort en février 1967, les baby boomers occidentaux ne sont plus des teenagers.
    A la fin des années soixante apparaît une contre-culture avec ses valeurs, ses codes, ses aspirations au changement et, surtout, sa musique. le rock, encore nommé rock'n'roll, arrive à maturité : les 45 tours sont remplacés peu à peu par des 33 tours. le son de cette génération qui rêvait d'un monde meilleur évolue aussi face aux réalités d'un monde qui bouge. 1968 est l'année des révolutions. 1969 portera à l'apogée la génération du flower power à woodstock, avant de sombrer au festival d'altamont, organisé par the rolling stones.
    Quatre-vingt-dix albums de l'époque sont étudiés dans cet ouvrage. chefs-d'oeuvre reconnus ou pépites méconnues, ils sont les multiples facettes d'une révolution musicale, se confrontant ou s'écartant d'une révolution sociale dont les soubresauts nous accompagnent encore. ces albums reflètent surtout un paysage en pleine mutation : l'album est devenu le vecteur principal des constructions et des explorations musicales.
    Le monde change, la musique aussi. ce foisonnement artistique devient une véritable industrie. les décennies à venir surferont sur cette immense vague qui s'est articulée au cours de ces trois années. voici le son d'une génération en marche.

  • Le livre et l'artiste ? Vaste enjeu qui englobe une immense disparité de styles, d'histoires, de concepts, qui voient le jour depuis que ces ouvrages existent, car le livre fait par un artiste est au croisement entre l'univers du livre et celui des arts visuels.
    Cependant quoi de plus dissemblable qu'un ouvrage d'Edward Ruscha, tel que Twentysix Gasoline Stations et un autre d'Anselm Kiefer, Les Reines de France. Le premier est un tirage en offset, le second, un exemplaire unique. Ce sont pourtant deux livres d'artiste. Entre ces deux livres, il existe tout aussi bien des livres de deux pages, des ouvrages de vingt feuillets en sérigraphie, des ouvrages avec des textes, des ouvrages sans texte, etc.
    Les interventions du colloque, complémentaires ou parfois contradictoires, montrent le foisonnement esthétique, théorique, développé autour des artistes, quand ils se mettent à s'occuper de ce petit volume rectangulaire d'aspect anodin que l'on trouve le plus souvent sur les tables des librairies : le livre. Ce colloque met aussi en évidence la portée littéraire, artistique théorique de cette famille de livres, grâce à des spécialistes aux compétences variées : artistes, éditeurs, responsables de collections spécialisées, historiens et philosophes.

  • Écrit par un économiste, pédagogique et fourmillant d'anecdotes, cet ouvrage étudie et rend compréhensible à tous le marché de l'art, ses lois économiques et psychologiques, ses acteurs (artistes, galeristes, collectionneurs, musées, grandes maisons de ventes aux enchères). Il s'adresse à toute personne qui s'intéresse à l'art contemporain.

  • Eric Dolphy

    Guillaume Belhomme

    Le jazz n'est pas le domaine le plus prompt à fabriquer des idoles et rares sont les jazzmen à atteindre, même après leur mort, une notoriété dépassant le simple cercle des amateurs du genre. Éric Dolphy n'est pas de ceux-là. Bien sûr, il est des musiciens plus oubliés que lui, mais plus disposés, aussi - certains l'ayant même mérité -, à souffrir de l'oubli. Alors, de quoi aura manqué Dolphy pour venir grossir la liste courte des jazzmen élevés au rang de sommité ? Les biographies ramassées que lui consacrent aujourd'hui anthologies et dictionnaires permettent de déceler quelques éléments de réponse. Ici et là, on lit pourtant les mêmes informations, en substance : « Éric Dolphy (1928- 1964), musicien de jazz américain, multi-instrumentiste (saxophone alto, clarinette, clarinette basse, flûte), partenaire de Charles Mingus, John Coltrane, Ornette Coleman, auprès desquels il déploya un jeu baroque tiré du be bop et annonciateur du free jazz. Il meurt à Berlin, à l'âge de 36 ans, des suites d'un diabète non diagnostiqué. » Ainsi, la carrière est fulgurante, le discours original, et la mort est belle. Trois facteurs qui plaident en faveur d'un statut de légende, mais trois facteurs insuffisants au vu des effets dévastateurs d'une autre de ses caractéristiques : l'indépendance. Comme peu, Dolphy aura en effet développé un discours assez particulier pour ne pas survivre à son auteur, ne pas permettre à d'autres de bâtir sur ses restes une école du geste ou un courant de pensée. Et l'originalité poussée au-delà des limites généralement acceptables aura vite fait d'obscurcir une pratique rare de plus.

  • En 1963 paraît un étonnant petit livre d'images photographiques intitulé Twentysix Gasoline Stations. Signé du peintre californien Edward Ruscha, il est exemplaire d'un genre nouveau : le livre d'artiste.
    Anne Moeglin-Delcroix rend compte de la naissance et du développement du livre d'artiste aux États-Unis et en Europe en relation avec les avant-gardes des années 1960 et 1970. Parce qu'il est inséparable de l'émergence de l'art dit « contemporain », le livre d'artiste est une excellente introduction à la compréhension de ses principaux enjeux comme à la diversité de ses manifestations. Chaque chapitre aborde le livre d'artiste à la lumière d'un mouvement caractéristique de l'art contemporain qu'il éclaire en retour.

  • Le jazz abonde d'artistes maudits, mais Albert Ayler en est un exemple à l'état pur, vivant dans le rejet, l'ostracisme et le sarcasme permanent, qu'il ne fait rien pour abolir : violence du son amplifié par l'utilisation d'anches très dures et par un jeu très physique mobilisant toute la puissance du souffle et de la bouche, vibrato hypertrophié, paroxystique, héritage plus des transes des negro spirituals originels que du chant des " blues shouters ".
    Pas de complaisance dans ce discours, pas de recherche du joli, ni même de la beauté, sinon " convulsive ". La structure canonique de l'interprétation jazz est remplacée par une sorte de patchwork sonore truffé de citations, la bluette se résolvant en fanfare polyphonique, puis éclatant en stridences diverses.

  • La musique de La MonteYoung n'a pas de codes comme la pop, ni de poses comme le rock.
    Elle déroule le temps lentement, se déplie et se déploie, mais ne se feuillette pas à la légère. Impossible de la faire tenir dans un ipod, impossible non plus d'en parler dans les dîners mondains. Essayez d'expliquer à votre voisin de table ou de bureau que vous écoutez un disque de La Monte Young, il commencera par ne pas vous comprendre, vous demander de répéter ce nom étrange, pour finir par se dire que vous n'êtes sans doute pas tout à fait normal.
    Une musique dont on pourrait presque dire qu'elle est politique tant elle ne cède en rien à aucun des canons esthétiques et populaires de l'époque, refusant de se laisser enfermer dans un carcan temporel court, et créant son propre système d'exploitation.

  • Hommage ou opportunisme, la cover est un exercice de style inévitable de la sphère rock. That's All Right Mama, une reprise d'Arthur Crudup, un noir, par Elvis Presley, un blanc, va pulvériser les barrières raciales derrières lesquelles le rock naissant était maintenu. Les Beatles commencent par des reprises et font à leur tour l'objet de relectures diverses, tout comme les Rolling Stones et bien d'autres. Puis viendra le tour des Tribute bands et leurs adaptations au goût du jour de chansons d'une autre époque. En d'autres termes, la reprise évolue sans cesse avec le rock, contribuant à inventer ses formes, fonder ses groupes, élargir son horizon musical, définir sa généalogie ou sauvegarder son patrimoine de chansons.
    Cet ouvrage fait le tour de ces reprises emblématiques pour mieux cerner les contours parfois insaisissables du rock et de la pop. Car une grande reprise nous enseigne toujours quelque chose.

  • Cet ouvrage réunit la plupart des écrits d'Anne Moeglin-Delcroix sur le livre d'artiste dispersés dans des revues, catalogues d'exposition et ouvrages collectifs, en France ou à l'étranger, ainsi que quelques textes inédits.
    Ils représentent vingt-cinq ans de réflexion sur ce domaine nouveau des arts visuels dont la genèse au cours des années soixante et le développement jusqu'à nos jours sont inséparables des enjeux artistiques contemporains. L'accent est mis sur le rôle décisif des pionniers dans la définition de l'esprit et des lois du genre, notamment Edward Ruscha, Lawrence Weiner, Sol LeWitt aux États-Unis, Dieter Roth, Marcel Broodthaers, Ian Hamilton Finlay, Herman de Vries, Robert Filliou et Christian Boltanski en Europe.
    Ceux-ci inaugurent une tradition que les artistes plus jeunes, de Claude Closky à Jonathan Monk, poursuivent et interrogent, chacun à sa manière. Cette anthologie comporte trois parties : un ensemble d'analyses générales, suivant l'ordre chronologique de leur écriture qui est aussi celui de l'élaboration d'une pensée, historique et esthétique, sur un objet presque vierge à l'époque ; des études monographiques reflétant la diversité des approches du livre par les artistes contemporains ; des textes brefs, interventions et mises au point sur la nature et la signification du livre d'artiste, exprimant l'engagement de l'auteur au sein de la communauté scientifique internationale et parmi les artistes eux-mêmes.

  • Mai 68 fait vaciller les instances politiques françaises et remet en question l'ordre social hérité du passé. Paradoxalement, la chanson française, la "variété", maintient sa chape de plomb et les maisons de disques consolident la domination du rock anglo-saxon. Autant par nécessité que par choix, l'expérimentation musicale en France entre en résistance, prenant appui sur la contre-culture psychédélique. Elle est "underground", exprimant son rejet des institutions politiques et du show-business français. Des groupes s'inspirent du rock psychédélique, de la tradition de la chanson ou encore du freejazz. Tous affichent des pratiques fortement revendicatives, libertaires, expérimentales. Ils répondent aux doux noms de Red Noise, Barricade, Art Zoyd, Gong, Maajun, Lard Free, Magma, Komintern, Crium Delirium, Camizole, Etron Fou Leloublan, Heldon... Ils mettent finalement en place leurs propres structures de production et réseaux de diffusion. Cet underground change bientôt de nature avec la politique de la culture de la gauche socialiste, arrivée au pouvoir en 1981. Les musiques de ces groupes sont "bizarres" et déroutantes, se soustrayant à toutes tentatives d'étiquetage et de mise en boîte.

  • the beatles 1962-1966 et son pendant the beatles 1967-1970, aussi connus sous les surnoms de le rouge et le bleu, sont deux compilations rassemblant les plus grands succès du groupe de rock britannique.

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