Flammarion

  • Récompensé par le prix Pulitzer, Maus nous conte l'histoire de Vladek ;.Spiegelman, rescapé de l'Europe d'Hitler, et de son fils, un dessinateur de bandes dessinées confronté au récit de son père.
    Au témoignage :bouleversant de Vladek se mêle un portrait de la relation tendue que l'auteur entretient avec son père vieillissant.

  • Les femmes sont-elles meilleures gouvernantes que les hommes ? Ou ne serait-ce qu'en raison des difficultés qu'elles éprouvent d'aller jusqu'au sommet, seules les plus exceptionnelles y par viennent ? Comme l'écrivait Françoise Giroud : "La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente."

  • La scène est au Pirée, qu'éclairent les flambeaux nocturnes de la procession en l'honneur de la déesse Bendis. Attablés dans la maison du vieux Céphale, Socrate et quelques amis entreprennent de discuter des récompenses promises au juste dans l'au-delà. Qui peut le mieux cerner l'essence de la justice ? La sagesse traditionnelle, les mythes anciens semblent impuissants et Socrate a vite raison des prétentions du sophiste Thrasymaque. Alors s'amorce avec Glaucon et Adimante, les frères de Platon placés en position d'interlocuteurs philosophes, un long entretien qui, de la justice dans la cité, remonte vers la justice de l'âme. L'histoire d'Athènes traverse sans cesse ce dialogue puissant, où la proposition d'une cité parfaite et de la royauté des philosophes est à la fois la réponse à la tourmente politique de la démocratie grecque et la recherche métaphysique des vertus de l'âme et des objets de la raison.
    Dans la traduction et le commentaire que je présente ici, j'ai cherché à construire l'équilibre le plus rigoureux possible entre une lecture centrée sur l'histoire et une autre qui prend la métaphysique comme foyer principal. Un des effets de cette perspective est d'éviter une position trop courante aujourd'hui, la dépolitisation de l'oeuvre. L'inquiétude de celui qui aspire à la justice, Platon ne cesse de le rappeler, n'est-elle pas indissociablement éthique et politique ?

  • Manifeste de la philosophie cartésienne, le Discours de la méthode (1637) est tout à la fois le récit d'un cheminement intellectuel et l'illustration magistrale d'un projet : fonder l'unité des sciences et constituer une science universelle. Foyer d'une oeuvre foisonnante, le Discours revendique les droits de la raison contre toute tradition et toute autorité. C'est pourquoi il assigne à la philosophie une tâche : s'élever à la certitude.
    La présente édition, augmentée d'un dossier, entend mettre en évidence le jeu de résonances qui relie le Discours aux autres textes de Descartes.


  • Seul roman du célèbre écrivain irlandais, le«Portrait de Dorian Gray»fut adapté au cinéma avec beaucoup de succès.


  • Le procès

    Franz Kafka

    Il fallait qu'on ait calomnié Joseph K. : un matin, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté. La cuisinière de Madame Grubach, sa logeuse, ne lui apporta pas son petit déjeuner, comme elle le faisait tous les jours vers huit heures. Jamais ce n'était arrivé. K. attendit encore un petit moment et vit, de son oreiller, la vieille dame d'en face qui l'observait avec une curiosité tout à fait insolite. Puis, intrigue en même temps qu'affamé, il sonna. Aussitôt on frappa à la porte et un homme entra, que jamais K. n'avait vu dans cette maison, Svelte et pourtant bâti en force, il était sanglé dans un vêtement noir muni, comme les costumes de voyahe, de toutes sortes de rabats, de poches, de brides, de boutons et d'une ceinture : sans qu'on sût bien à quoi cela pouvait sevir, cela avait l'air extrêmement pratique.
    - Qui êtes-vous ? ditK. en se redressant à demi dans son lit.

  • Paru en 1755, le Discorns sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes peut être considéré comme la matrice de l'oeuvre morale et politique de Rousseau : il y affirme sa stature de philosophe, l'originalité de sa voix, la force de son "système".
    Résoudre le problème posé par l'Académie de Dijon, "quelle est la source de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ?" en d'autres termes expliquer que riches et puissants dominent leurs semblables sur lesquels ils n'ont pas de réelle supériorité, exige aux yeux de Rousseau de poser à nouveaux frais la question "qu'est-ce que l'homme ?". Pour cela, il faut comprendre comment s'est formée sa "nature actuelle", si éloignée de ce que serait son état de nature : "Si je me suis étendu si longtemps sur la supposition de cette condition primitive, c'est qu'ayant d'anciennes erreurs et des préjugés invétérés à détruire, j'ai cru devoir creuser jusqu'à la racine."

  • Édimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son coeur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à l'accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le coeur défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d'éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, pas d'état amoureux. Mais le regard de braise d'une petite chanteuse de rue mettra le coeur de fortune de notre héros à rude épreuve : prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais jusqu'aux arcades de Grenade et lui fera connaître les délices de l'amour comme sa cruauté. Conte désuéto-moderne mâtiné de western-spaghetti, La Mécanique du Coeur vibre d'une rugueuse force poétique où l'humour est toujours présent. Mathias Malzieu soumet aux grands enfants que nous sommes une réflexion très personnelle sur la passion amoureuse et le rejet de la différence, donnant naissance à un petit frère de Pinocchio qui aurait fait un tour chez les Freaks de Todd Browning.

  • La bête humaine

    Emile Zola


    Des Batignolles à Auteuil, un mécanicien de locomotive
    erre, le couteau en main, hanté par une idée fixe : tuer
    une femme... Dans le train qui mène au Havre, un
    couple poignarde sauvagement un notable du régime
    impérial, avant de le jeter sur la voie. À la Croix-de-Maufras,
    lieu-dit reculé, un garde-barrière empoisonne
    son épouse, dans l'espoir de mettre enfin la main sur
    son magot. La Bête humaine n'est pas seulement le
    grand roman ferroviaire du maître du naturalisme :
    c'est aussi son grand roman du crime - un Dahlia noir
    signé Zola, où chaque personnage semble être tour à
    tour le traqueur et la proie. En 1888, au moment
    d'entamer ce qui allait devenir l'un des volumes les plus
    célèbres du cycle des Rougon-Macquart, Zola écrivait :
    «Je voudrais quelque chose d'hallucinant, d'effroyable
    [...], qui reste à jamais dans la mémoire, qui donne un
    cauchemar à toute la France.»


  • En 1757, alors que la guerre franco-anglaise fait rage, Cora et Alice, accompagnées du major Heyward, partent rejoindre leur père, le colonel Munro, mais se fourvoient dans les épaisses forêts nord-américaines. Deux Indiens, Chingachgook et son fils Uncas, ainsi qu'un chasseur blanc, Oeil-de-Faucon, leur viennent en aide pour affronter les danger que recèle ce territoire hostile. La surprenante relation de confiance qui se noue entre eux rendra d'autant plus tragique la destinée des Mohicans...
    Dans Le Dernier des Mohicans, paru en 1826, James Fenimore Cooper allie avec brio la prestance du roman historique à l'énergie du récit d'aventures. De Balzac aux frères Goncourt, en passant par George Sand et Dumas, le Tout-Paris fut pris de "Coopermania" à la lecture de cette épopée d'outre-Atlantique, sauvage et impétueuse, était redécouverte.

  • Nana

    Emile Zola

    Dossier 1. La théorie naturaliste 2. Nana, roman naturaliste Chronologie et notes par Marie-Ange Voisin-Fougère Présentation . Un projet ancien . Le scalpel naturaliste . Donner tout le vice . La mascarade impériale . La mouche d'or . «Je vais faire un livre amusant et terrible» Nana ruine ceux qui la désirent : le banquier Steiner, le capitaine Hugon... tous seront séduits et conduits au désespoir par la «Vénus blonde». En décrivant la vie d'une courtisane, Zola dépeint, à la manière des moralistes, la débâcle de la société bourgeoise du Second Empire en un saisissant tableau de moeurs.

  • Après Les Femmes qui écrivent vivent dangereusement et Les Femmes qui aiment sont dangereuses, Laure Adler revient avec un nouvel et passionnant ouvrage sur les femmes artistes.
    Explorant les archétypes et les codes de l'histoire de l'art, elle analyse, à travers leurs oeuvres d'art, le lent basculement des femmes vers l'autonomie artistique et la reconnaissance du travail de création, trop longtemps laissée aux seuls mains et signatures des hommes.
    Cet ouvrage dresse le portrait passionnant d'une cinquantaine de ces artistes, depuis la Renaissance avec Artemisia Gentileschi, jusqu'à nos jours avec Yoko Ono, Orlan, Annette Messager, Marina Abramovic, Sophie Calle, en passant par les incontournables Sonia Delaunay, Niki de Saint-Phalle, Berthe Morisot ou Frida Kahlo.

  • L'idiot t.1

    Fiodor Dostoïevski

    «Il n'y a pas d'erreur, c'est un roi, d'une essence et d'une qualité telles que seul Shakespeare pourrait, chez les modernes, lui être comparé... Peut-être est-il, après Eschyle et Shakespeare, l'humain qui est descendu le plus profondément, le plus âprement dans l'abîme des coeurs et des corps...» Léon Daudet


  • Récit littéraire et enquête personnelle sur un drame familial inséparable de la plus grande tragédie du XXe siècle : l'extermination des juifs par les nazis. Dans ces pages, l'auteur raconte comment une partie de sa famille a disparu dans l'est de la Pologne au début des années 1940, en laissant quelques lettres, des photos et des souvenirs chez les membres survivants émigrés aux Etats-Unis.


  • Dans une Pologne imaginaire, aux confins de " nulle part " et " nul ne sait " où le Père Ubu a, dit-on, tué le roi et usurpé le pouvoir. Il inflige à ses ennemis toutes sortes de tortures à l'aide de ses armes fétiches, comme sa redoutable machine à décerveler ! Effrayante et ridicule à la fois, cette créature étrange, jamais avare de grossièretés, nous entraîne dans une rocambolesque farce où l'on rit mais où l'on frémit aussi quand sont dénoncés les vices de notre humanité.

  • L'idiot t.2

    Fiodor Dostoïevski

    - Ecoutez ! Je sais que parler n'est pas bien : mieux vaut tout bonnement l'exemple, mieux vaut tout simplement commencer... j'ai déjà commencé... et - est-ce que réellement on peut être malheureux ? Oh, qu'est-ce que mon chagrin ou mon malheur, si j'ai la force d'être heureux ? Vous savez, je ne comprends pas comment on peut passer à côté d'un arbre, et ne pas être heureux de le voir, parler avec un homme, et ne pas être heureux de l'aimer ! Oh, seulement je ne sais pas m'exprimer..., mais combien il y a à chaque pas de choses si belles, que même l'homme le plus désemparé trouve belles ! Regardez l'enfant, regardez l'aurore du bon Dieu, regardez le brin d'herbe grandir, regardez les yeux qui vous regardent et qui vous aiment...
    Il était depuis longtemps déjà debout, parlant toujours. Le petit vieux le regardait maintenant avec épouvante. Elisabeth Procofievna poussa un cri : "Ah, mon Dieu !" ayant deviné avant les autres, et joignit les mains. Aglaé courut vivement à lui, eut le temps de la recevoir dans ses bras et avec effroi, le visage déformé par la douleur, elle entendit le cri sauvage de "l'esprit qui avait secoué et terrassé" le malheureux.

  • Uel est le premier film parlant ? Comment se caractérise le néo-réalisme italien ? Comment les premiers effets spéciaux furent-ils réalisés ? Quelles oeuvres du XXIe siècle peuvent-elles être déjà considérées comme majeures ?

    Vingt-cinq historiens du cinéma, critiques, auteurs et enseignants ont participé à l'élaboration de cet ouvrage unique pour nous aider à mieux comprendre l'évolution du cinéma mondial, depuis ses balbutiements jusqu'aux dernières réalisations en 3D.

    - Près de 700 films commentés.
    - 80 entrées thématiques, représentatives de l'histoire du cinéma, présentées en détail.
    - 160 chefs-d'oeuvre incontournables décryptés.
    - Tous les outils indispensables (repères chronologiques, biographies de réalisateurs et d'acteurs, analyses de scènes emblématiques, index).

  • Cathédrale philosophique, la Critique de la raison pure (1781, 1787) n'avait pas connu de traduction française entièrement nouvelle depuis près d'un siècle. Il fallait rendre sa jeunesse à une oeuvre qui demeure présente dans la réflexion contemporaine comme un sommet inégalé. Identifiant l'oubli de la finitude comme le ressort des illusions d'un savoir absolu, Kant développe ici la première déconstruction systématique de la métaphysique spéculative. Pourtant, parce que son oeuvre majeure fonde aussi la perspective d'un usage légitime de la raison après sa critique, les exigences intrinsèques de la rationalité y conservent un sens pour une humanité reconduite à l'épreuve de sa condition. Ainsi la démarche kantienne se démarquait-elle par avance de toutes les critiques antirationalistes du discours rationnel. La Critique de la raison pure ouvrait la voie, non à une destruction périlleuse de la raison, mais à sa transformation postmétaphysique. En ce sens, elle continue d'offrir à la modernité philosophique un autre destin que celui qui la conduisait vers l'affrontement stérile de la spéculation et de sa simple dénégation.

  • Il n'est pas anodin que Samuel Paty soit mort d'avoir montré une image. Désormais, on tue pour des caricatures, on détruit des images avec une intensité sans équivalent dans l'Histoire (Palmyre, Bamyan...).
    À un autre niveau, certaines images nous paraissent aujourd'hui intolérables, comme par exemple l'effigie des tyrans ou des esclavagistes d'antan.
    Bruno-Nassim Aboudrar s'interroge sur les raisons spécifiques de cette puissance des images. Il montre quels types d'émotion collective elles suscitent, quels sentiments d'appartenance sociale elles encouragent - musulmans outragés, occidentaux peinés, foules indignées... Au-delà des analyses géopolitiques, une clé de lecture des événements récents qui permet de comprendre pourquoi, de toutes les formes symboliques (discours, rituels, modes de vie...), ce sont les images qui se trouvent aujourd'hui au coeur des conflits les plus violents.

  • « On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans », a écrit Arthur Rimbaud. Mais peut-on le croire ? Adolescent talentueux, poète « maudit » dont la vie littéraire fut teintée de scandale, « homme aux semelles de vent » qui tourna le dos à la poésie dès ses vingt ans, Arthur Rimbaud fascine autant par sa personnalité mystérieuse que par son oeuvre. Chantant la révolte et la liberté, renouvelant le langage poétique, détournant les formes traditionnelles du vers, celui qui a prôné « le dérèglement de tous les sens » n'appartient à aucune école. Ce recueil réunit les poésies complètes de l'auteur, et permet de comprendre son parcours ainsi que la modernité poétique en marche à la fin du XIXe siècle.

    Création Studio Flammarion. Illustration : Flora Gressard © Flammarion

  • Ce volume s'ouvre sur la représentation du patron de tous les peintres, saint Luc peignant la Vierge. Par cette mise en abyme, ce choix emblématique, Daniel Arasse envisage un programme qui va bien au-delà d'une simple «histoire du détail», car ce qu'il vise est la totale relecture de l'histoire de la peinture occidentale à l'aune du détail. Qu'il soit inopinément ou peu à peu découvert, identifié, scruté, isolé, voire découpé de son ensemble, le détail offre en effet une toute autre manière de voir et d'appréhender la peinture. Ainsi, grâce à cette histoire rapprochée des pratiques du pinceau et du regard, un champ nouveau se dessine, remettant en question les catégories de l'histoire de l'art qui semblent avoir été établies «de loin», sans que jamais l'érudition ne prenne le pas sur le plaisir et les «fêtes de l'oeil».

  • Le prince

    Machiavel

    «Le très pénétrant Machiavel [...], cet homme très sage, dont il est évident qu'il fut pour la liberté, pour la défense de laquelle il a donné les conseils les plus salutaires.» Spinoza (Traité politique, V, 7).
    Chef-d'oeuvre bref et fulgurant, Le Prince est devenu d'emblée un livre classique de la réflexion politique. Adversaires et partisans de la doctrine du Florentin n'ont cessé de s'affronter au cours des siècles, au prix parfois de grands malentendus.

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