Littérature traduite

  • Texte fondateur du féminisme américain, cet essai de 1843 est exemplaire du rejet transcendantaliste de toutes les formes d'oppression (notamment celle des noirs), de tradition, de convention, d'institution (telle que le mariage) et de limite à l'accomplissement de chacun. Brouillant les frontières de genre, Fuller insiste sur la nécessité de repenser profondément la structuration traditionnelle de l'organisation sociale en « deux sphères », pour que les femmes puissent réaliser leur propre nature. Elle est animée de l'espoir que les hommes seraient à leur tour libérés et élevés par la libération des femmes. Mêlant idéalisme et activisme, ce texte montre avec force comment la quête d'une identité personnelle et l'urgence de la vie peuvent s'épanouir en une revendication à caractère universel.

  • Premier roman psychologique italien, Fidélité (1840) parut la même année que l'édition définitive du principam roman du XIXe siècle en Italie,
    Les Fiancés, d'Alessandro Manzoni, qui depuis sa première publication en 1827 s'imposait comme le seul modèle romanesque.

    Pour le public français, la lecture de Fidélité offre l'occasion de découvrir
    le regard, souvent impitoyable, d'un écrivain italien sur la France de la
    monarchie de Juillet, car l'essentiel de l'action se déroule à Paris, Marseille,
    Lyon, mais aussi Nantes, Quimper et Bastia. Des moeurs à l'architecture, de la
    gastronomie à la vie politique, des paysages au "génie de la nation", la France
    toute entière est passée au crible du jugement féroce de Tommaseo.
    /> Par-delà
    cet intérêt historique, le lecteur trouvera dans Fidélité un récit qui
    explore des solutions narratives et une histoire d'amour poignante où la
    sensualité et la passion finissent par innerver toute l'écriture. "Moitié jeudi
    gras, moitié Vendredi saint", disait Manzoni de ce roman...

  • Des rivages de Manhattan aux côtes de Long Island, la rumeur va bon train : et si la région regorgeait de trésors ? Enfouis par le capitaine Kidd et ses pirates à la fin du XVIIe siècle, ils attendent leur inventeur, avec le diable en embuscade. Quatrième et dernière partie des Contes d'un voyageur (1824), « Les déterreurs de trésors » met en scène, au fil de cinq récits enchâssés, les aventures burlesques de personnages en quête d'improbables richesses. Loin des pieuses légendes sur les ancêtres puritains, ce contre-récit des origines de New York nous fait remonter à la protohistoire du capitalisme en Amérique.
    Édition de Thomas Constantinesco et Bruno Monfort

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