Galaade

  • Bob Dylan by Greil Marcus

    Greil Marcus

    • Galaade
    • 1 October 2013

    « J'ai aperçu ce type, dont je n'avais pas bien saisi le nom, alors je suis allé vers lui. Il était en train d'essayer d'allumer une cigarette, il y avait du vent, ses mains tremblaient ; il ne prêtait attention à rien d'autre que l'allumette. Ma stupéfaction était telle, que ma bouche s'est ouverte : "Vous avez été formidable", ai-je dit. "J'ai été nul à chier", a-t-il rétorqué sans même lever la tête. » Au cours de l'été 1963, un jeune type à l'allure débraillée arrive, guitare à la main, il est invité à partager la scène de Joan Baez lors d'un concert dans un champ du New Jersey. Greil Marcus, alors âgé de 18 ans, découvre Bob Dylan : « J'étais sidéré. J'étais décontenancé. Ce type avait débarqué sur la scène de quelqu'un d'autre et, même si à priori rien ne semblait le distinguer du reste du public, il y avait dans son comportement quelque chose qui vous mettait au défi de le définir, de le cataloguer et de l'ignorer, et c'était impossible. » Véritable coup de foudre pour Marcus qui devient un fan de Dylan et, par là même, un écrivain, dont le chanteur sera, pendant près d'un demi-siècle, l'un des sujets privilégiés. jusqu'à ce livre : Bob Dylan by Greil Marcus.

    On y trouve des réactions à chaud et de longs retours en arrière en quête d'histoires inconnues, mais avant tout une volonté de s'inscrire dans la conversation qui a toujours entouré l'oeuvre de Dylan, sa conversation avec son public, ses chansons, les chansons des autres, et lui-même. Convoquant John F. Kennedy et Brigitte Bardot, Charlie Chaplin et Blind Willie McTell, Tom Paine et la « cinquième fille de la douzième nuit », Georgia Sam et Martin Luther King, Bill Clinton ou Barack Obama, Bob Dylan by Greil Marcus est un livre unique sur Bob Dylan mais c'est aussi une magnifique histoire de l'Amérique.

  • « La pensée sera radicale ou ne jouera plus de rôle. » Michel Deguy

    En ce début de XXIe siècle, LÉtat de la désunion. Que dire à lUNESCO ? est une réflexion habitée par lurgence sur le pouvoir émancipateur de la culture.

    À la veille du 65e anniversaire de lOrganisation des Nations Unies pour léducation, la science et la culture (UNESCO), Michel Deguy oppose le projet de ses pères fondateurs à lobsession actuelle du « tout-culturel », imagine comment rénover radicalement notre approche des notions didentité et de diversité et prône une pensée qui accepte labsolue « inconvertibilité » de lautre.

    Polémique, visionnaire et lumineux, ce court texte est à la fois un antimanuel de réalisme politique et un appel pour la renaissance de la pensée radicale.




  • La France, une démocratie, une vieille République, terre dite des « Droits de l'homme », serait-elle à ce point menacée qu'il lui soit nécessaire de se forger une identité nationale ? On le sait bien, les murs identitaires sont des prisons. Et on ne saurait gérer un ministère de l'identité sans que la vie de la collectivité ne devienne une mécanique, dont l'avenir serait alors « aseptisé, rendu infertile par des régies fixes, comme dans une expérience de laboratoire ». Patrick Chamoiseau et Édouard Glissant signent dans ce court libelle Contre les murs. L'identité nationale hors-la-loi ? un appel à résister contre le ministère de l'Identité nationale.

  • Alors qu'une grève générale sans précédent paralyse depuis janvier 2009 la Guadeloupe et que le mouvement social touchait la Martinique, Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, après Quand les murs tombent et L'Intraitable beauté du monde, ont lancé, avec sept autres auteurs antillais (écrivains, comédien, sociologue, philososophe, universitaires), un Manifeste pour les « produits » de haute nécessité.

    Solidaires des grèves, ils y donnent une perspective politique à la révolte sociale, qui, sur un fond d'héritage colonial, ébranle les départements français d'outre-mer. Ils dessinent ainsi un modèle économique alternatif au modèle dominant, dont Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion offrent une caricature aggravée. Dénonçant le libéralisme économique et « une absurdité coloniale » dans les Antillles, ils en appellent à une renaissance des utopies politiques, ouvrant ainsi une réflexion d'avenir.

    Les droits d'auteur de cet ouvrage seront intégralement versés aux syndicats de la Guadeloupe et de la Martinique, afin de venir en aide aux salariés grévistes.

  • Toute l'oeuvre d'Édouard Glissant a appelé de ses voeux un événement comme celui qui vient de se produire aux Etats-Unis : Barack Obama est l'incarnation de ce qu'il nomme depuis trente ans la « créolisation » du monde.
    Son élection est un fait sur lequel on ne peut désormais plus revenir. Qu'est-ce que Barack Obama fera de cette victoire ? C'est aujourd'hui impossible à dire.
    Dans cette lettre ouverte écrite un an après Quand les murs tombent, Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau s'adressent au 44e président des États-Unis, premier Africain-américain à accéder à la Maison Blanche, et appellent à une réflexion entre poétique et politique sur ce que pourrait être demain l'action d'Obama, président de la première puissance mondiale.

  • Choisissant comme fi l conducteur le récit de l'aventure singulière du Fresnoy - Studio national des arts contemporains, école d'art d'un genre nouveau imaginée à la fi n des années 1980, L'Impératif utopique dresse un panorama de la création artistique contemporaine des trente dernières années. De nombreuses références sont faites aux artistes amis, connus, côtoyés - dans la vie publique et privée -, qui, dans des circonstances, à des moments et des échelles di érentes, ont infl uencé le projet porté par Alain Fleischer. Au-delà se trouve le questionnement, l'élaboration d'une pédagogie artistique nouvelle. Construit comme un journal de souvenirs écrit à la première personne, c'est également une réfl exion théorique qui conte l'histoire d'un épisode marquant : la réussite d'une utopie.

  • Alain Fleischer La Pose de Dieu dans l'atelier du peintre Écrits sur la littérature, le cinéma et la photographie 3 Essai De l'île perdue au paquebot Richelieu, de Lille au Mékong, au fond des quartiers ou en haut des gratte-ciels, Alain Fleischer explore les mots, les images, les désirs et les imaginaires, les lieux qui les font résonner.

    Saisissant sur le vif ou dans leur longueur, en creux ou en relief, les contours du frivole et du complexe, il souligne les liens profonds qui unissent les arts entre eux, et les espaces dans lesquels ils sont donnés à voir ou à entendre.

    Après Les Laboratoires du temps et L'Empreinte et le tremblement, de la littérature au cinéma, de la photographie à l'architecture, Alain Fleischer, dans La Pose de Dieu dans l'atelier du peintre, mêle à nouveau les arts et réinvente son itinéraire.

    Né en 1944 et hongrois par son père, Alain Fleischer a suivi des études de linguistique, d'anthropologie et de biologie animale. Écrivain, Alain Fleischer est aussi cinéaste, photographe et plasticien. Il vit à Paris, Rome et Tourcoing, où il a créé et dirige Le Fresnoy - studio national des arts contemporains.

    " Les pages que publie Alain Fleischer ont un point commun : la question du temps mythique, de l'éternel retour. L'écriture de Fleischer est archéologique, presque immobile mais opérant par oscillation pénétrante, forant jusqu'à mettre à jour l'oeil nu du réel. " - Libération " Alain Fleischer n'a jamais choisi entre les mots et les images. En témoigne ce passionnant volume. " - Les Inrockuptibles

  • Le cinéma n'est pas un art du temps, mais un art de l'accélération, de la vitesse, un temps mis à mal et dévasté par les images qui accélèrent le temps, projetées contre le temps. Le montage n'est qu'un rythme, à la merci des jeux de l'instant. L'architecture n'est-elle pas aussi scénographie, décor, mise en scène ou scénario ?

    Du cinéma à la peinture, photographiée ou reprojetée, de l'architecture à la photographie, Alain Fleischer, dans Les Laboratoires du temps, mêle sans cesse les arts, évoquant son itinéraire et ses " rencontres " (Alfred Hitchcock, Jean Renoir, Michael Snow ou Jean-Luc Godard, Bernard Tschumi ou Jean Nouvel). Il est écrivain, mais aussi cinéaste, plasticien et photographe. Directeur du studio national des Arts contemporains (Le Fresnoy), dont il a conçu et mis en oeuvre le projet, Alain Fleischer met en résonance, dans ce recueil plus littéraire que théorique, expérience et analyse, machinerie des images et machinerie des mots, en un acte délibérément générateur d'un sens nouveau.

  • Fabriquer, produire des images, tel est le pouvoir de la photographie et du cinéma : saisir l'insaisissable, faire surgir du visible ce qui n'est d'abord présent que dans l'imaginaire, ce qui persiste ou se transforme. L'appareil photo et la caméra sont ces objets magiques qui dotent celui qui les possède et qui sait s'en servir du pouvoir de mettre en scène le monde et les êtres selon sa fantaisie. Après Les Laboratoires du temps, image après image, du cinéma à la photographie, de la littérature à la danse, de la sculpture à la musique, Alain Fleischer, dans L'Empreinte et le tremblement, puis Faire le noir, mêle à nouveau les arts et réinvente son itinéraire comme autant d'empreintes arrêtées au fil et au hasard d'une réflexion qui n'a cessé d'accompagner sa pratique de la photographie et du cinéma.

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