Sciences & Techniques

  • Comment vivre dans le respect des limites et des ressources de la nature ? Alors que la production mondiale de pétrole a atteint son maximum et que c'en est désormais fini des énergies fossiles bon marché, la permaculture constitue une réponse pragmatique aux enjeux de notre époque. Elle utilise la pensée systémique pour « élaborer en toute conscience des paysages qui imitent les schémas et les relations observés dans la nature et fournissent en abondance nourriture, fibres et énergie afin de subvenir aux besoins locaux ». En quatre décennies, la permaculture est devenue un mouvement international, apportant une contribution pratique au débat sur la soutenabilité. Dans Permaculture, désormais le livre de référence sur le sujet, David Holmgren théorise et illustre concrètement 12 principes sur lesquels s'appuyer pour concevoir un mode de vie soutenable et s'adapter à la « descente énergétique » qui suivra le pic pétrolier. Chaque principe fait l'objet d'un chapitre à part entière.

  • Dans un contexte de surconsommation des ressources et d'explosion de la quantité de déchets, le recyclage apparaît comme la panacée face à l'hérésie de la mise en décharge ou de l'incinération. Mais il est aussi un leurre. Nous pourrions continuer à consommer "comme si de rien n'était", en faisant juste l'effort de trier. Alors, comment en sommes-nous arrivés là ? Eh bien, sans doute parce que le recyclage constitue d'abord et avant tout une activité industrielle rentable ! Des entreprises ont bâti leur empire sur le jetable et prospèrent grâce à un modèle de distribution fondé sur l'emballage recyclable.Observatrice privilégiée de la gestion des déchets en tant que directrice de Zero Waste France, Flore Berlingen décrypte les mythes et promesses de cette économie faussement circulaire.

    Diplômée de Sciences Po Paris, Flore Berlingen est, depuis 2013, directrice de l'association Zero Waste France, qui oeuvre en faveur d'une société zéro déchet, zéro gaspillage. Elle a également cofondé le mouvement OuiShare. Aux éditions Rue de l'échquier, elle a déjà publié Le Scénario Zero Waste 2.0 (2017) et Territoires Zero Waste (2019).

  • Pour se nourrir à 10 milliards, se vêtir, se chauffer, se déplacer, capter le carbone, le travail de la terre redevient l'avenir de l'homme. La révolution industrielle avait cru effacer la paysannerie. La mécanisation, la chimie, la transformation, allaient nourrir l'humanité. Et puis tout a changé avec la révolution écologique et numérique. Les objets et leurs fabrications ne sont plus le tout de l'humain. Il faut retrouver du sens, du local, du faire pousser, du territoire, des lieux. L'agriculture entre dans la ville, le bio et la biomasse, le soleil et le vent sont nos nouveaux futurs. Mais pour entrer dans ce monde nouveau, il faut à la fois du conservatisme - celui de l'infiniment petit de millions de cultures et de savoirs locaux -, et du progrès des sciences et des techniques.

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012) et L'implosion démocratique (2019). Il est officier de l'ordre du Mérite agricole.

  • Ce livre rassemble deux séries de lettres que Gilbert White a adressées à Thomas Pennant, un des grands zoologistes de son temps, et à Daines Barrington, juriste et naturaliste amateur. White y rend compte de ses observations minutieuses de la faune et de la flore, et surtout des oiseaux aux alentours du village de Selborne où il a passé la quasi totalité de son existence. La rigueur scientifique est ici servie par une prose simple et lumineuse, qui rend l'ouvrage accessible à tous. À côté de la description de ses découvertes, White donne aussi à voir des pans de sa sensibilité avec humour et modestie. Un ouvrage clé et fondateur de la pensée écologiste. Il préfigure le paysage éditorial actuel qui donne la part belle aux publications mettant en avant le rôle essentiel de l'éco-système.

    Gilbert White (1720 - 1793) est un naturaliste et un ornithologue britannique qui compte parmi les fondateurs des sciences naturelles modernes et de l'écologie. Il est, entre autres, un des premiers à avoir appuyé sa réflexion sur une observation en pleine nature.

  • Qu'est-ce que l'écologie ? Qu'implique le fait de se dire écologiste ? Faut-il lier croissance écologique et décroissance économique ? Que penser des OGM ? Quel rapport entre science et religion ? La pertinence des questions de l'adolescent amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original et accessible, souligné ici par le trait incisif de Pascal Lemaître.

    Jean-Marie Pelt (1933-2015), biologiste, fonda l'Institut européen d'écologie, une association de recherche et de promotion de l'écologie, notamment en milieu urbain.Il dialogue dans cet ouvrage avec Émile, alors collégien.Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • « Et puis, un jour, jai joui. Tout mon corps, toute mon âme. Enfin ! Je nai pas honte de le clamer : jai joui pour la première fois à trente-cinq ans. La jouissance féminine est une grande fête. Elle est puissante, belle, cest une joie qui transporte, dans laquelle on lâche prise, on lâche tout, on laisse échapper. »
    Adeline Fleury, consacre ce « Petit éloge » à la jouissance des femmes ce grand mystère. Au travers de ses lectures, de son expérience personnelle, avec des mots poétiques et parfois crus, lauteur nous fait ressentir, à chaque page, que jouissance et renaissance sont unies et que plaisir et liberté sont indissociables.

  • Doué pour voir, regardeur du monde, l'homme peut-il aussi l'écouter? Les écrivains, les artistes, les poètes ont célébré l'arbre et la forêt sous la forme très spécifique du paysage défini comme spectacle visuel. Qu'avons-nous oublié? La nature de ce qui «fait forêt» n'est-elle pas, de nouveau, à chercher?
    Par son souci de réhabiliter l'environnement sonore de la forêt, matrice d'une perception sensorielle du monde, ce livre propose en fait une nouvelle manière de relier perception de la nature et éthique environnementale. La forêt, alors, n'est plus seulement à «regarder» : elle se branche sur du vital.
    Dans l'écoute des vibrations sonores de la forêt, c'est le monde que l'on ausculte. Aldo Leopold l'avait déjà magnifiquement dit: « Lorsque nous entendons l'appel des grues, ce n'est pas un simple oiseau que nous entendons, mais la trompette de l'orchestre de l'évolution».
    Par ailleurs, la biologie végétale nous a appris que les plantes ont elles-mêmes de multiples façons de percevoir l'environnement, voire d'émettre des sons. Pour entendre et respecter cette intériorité végétale, rien de tel que le mélange de poésie et de science proposé par ce livre.

  • À l'origine des conflits territoriaux, c'est bien souvent la question des ressources, plus encore que celles des frontières ou des antagonismes culturels, qui est au premier plan. Or il se trouve qu'Israël, puissance fortement militarisée et consommatrice de pétrole aussi bien que d'électricité dans des proportions souvent supérieures à celles de ses voisins méditerranéens, ne disposait, jusqu'à la découverte en 1999 de Gaza Marine, d'aucune ressource d'énergie sur son territoire. Cette donnée éclaire de façon crue les événements qui se sont déroulés dans la région dans la dernière décennie : phases de tension ou de détente correspondent en effet exactement à l'avancée des recherches entreprises dans le sous-sol ou les fonds sous-marins pour y trouver les gisements d'hydrocarbures indispensables. L'électrification des territoires, la construction des réseaux de pipelines et l'accès qu'on peut y aménager sont également, bien entendu, un enjeu déterminant dans cette rivalité de pouvoir.
    À travers ce prisme, la lecture des conflits israélo-palestiniens prend un autre sens. Et l'on comprend mieux pourquoi toute transaction peut s'avérer impossible : au-delà des réflexes identitaires ou expansionnistes des uns et des autres, c'est, tout simplement, pour les différents acteurs, une question de survie, au quotidien.

  • L'introduction des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'agroalimentaire, depuis le début des années 1990, a provoqué l'un des plus importants débats « politoco-économico-scientifique » de ces dernières années.En quoi les OGM agroalimentaires sont-ils différents de ceux utilisés depuis plus de 30 ans dans les laboratoires au service de la recherche fondamentale et médicale ? Pourquoi soulèvent-ils des questions nouvelles d'ordre socio-économiques et agricoles bien sûr, mais également d'ordre environnementales et sanitaires et engendrent-ils des risques nouveaux ? Comment sont-ils évalués ? Répondent-ils à une utilité ou une urgence sociale qui justifie que l'on prenne des risques pour l'environnement, les cultures en place et les consommateurs ? Sont-ils une étape incontournable de la marche du progrès ou le résultat d'une dérive technoscientifique au service d'intérêts mercantiles ?Dans cet ouvrage, Christian Vélot apporte des éléments de réponse à toutes ces questions avec une analyse critique, tant du point de vue du scientifique lui-même utilisateur de la technologie OGM dans le cadre de ses recherches et donc de l'intérieur de l'expérimentation et de l'expertise que du point de vue du citoyen soucieux de mettre la science au service du bien commun.

  • Le 7 novembre 2014, François Hollande annonce à la télévision les détails de son «grand plan numérique pour l'école de la République»: des tablettes tactiles seront distribuées à tous les collégiens à partir de la rentrée 2016 et les rudiments du code seront enseignés en primaire et au collège. Nous ne sommes pas très loin des objectifs du plan «Informatique Pour Tous» de... 1985.
    Comment expliquer que l'État investisse autant sur le numérique en éducation sur un mode systématiquement technocentré? Pour tenter d'y répondre, cet ouvrage aborde la question de l'influence des techno-imaginaires sur les formes et les modèles pédagogiques contemporains.

    Pascal Plantard est anthropologue des usages des technologies numériques à l'Université Rennes 2, au CREAD (Centre de Recherche sur l'Éducation, les Apprentissages et la Didactique) où il dirige des recherches sur l'E-éducation et l'E-inclusion. Il est membre du Conseil Scientifique du GIS Marsouin et de la Chaire MODIM (Rennes 2).

  • Grâce à des technologies de pointe en imagerie cérébrale, il est possible d'explorer les arcanes du cerveau : ses différentes régions, leur fonctionnement, leurs variations normales et pathologiques. Ce livre propose un état des lieux des connaissances avec notamment un focus sur l'extraordinaire invention de l'IRM de diffusion qui apporte des avancées thérapeutiques décisives dans la prise en charge des AVC (accident vasculaire cérébral) ou de certains cancers. Néanmoins si les recherches comme le décryptage et la cartographie d'un code neural semblent très prometteuses, se dessinent en filigrane des limites pratiques et éthiques: quid de la création d'un cerveau in silico c'est-à-dire artificiel?

    Denis Le Bihan est directeur du Laboratoire NeuroSpin à Saclay (institution du Commissariat à l'Énergie Atomique: CEA). Ce centre est dédié à l'étude du cerveau par IRM à très haut champ magnétique. Chercheur en médecine et physique, il est aussi connu pour ses travaux pionniers concernant l'IRM de diffusion.

  • Ce livre se propose d'introduire dans le débat intellectuel français l'un des champs de recherche les plus novateurs de ces dernières années : l'histoire environnementale, dont la portée dépasse largement les frontières de la discipline historique, pour s'adresser à l'ensemble des sciences sociales et humaines, mais aussi des sciences de la nature, des sciences de la vie et des sciences exactes. Les défis environnementaux qui engagent le futur de nos sociétés ont contribué à décloisonner cette discipline, dont les approches ne sont plus aujourd'hui l'apanage des seuls historiens mais des questions partagées par tous : comment en sommes-nous arrivés là et de quelle manière les différentes sociétés humaines sont-elles caractérisées

  • Trois interrogations que nous jugeons essentielles sont examinées dans ce livre. D'abord il va être question de la constitution d'un langage - la nomenclature chimique -, un langage dont les mots veulent, doivent exprimer la nature des corps ainsi désignés. Il ne s'agit plus d'une étiquette, mais joue la correspondance "voco-structurale". Problème voisin : comment représenter par une figure l'architecture même de substances complexes ? Pourra-t-on, à l'aide de quelques lignes, donner à voir et à penser l'organisation de telle ou telle substance ? Enfin, - les chimistes, mis en présence d'une multitude de composés qui ne cesse de croître, doivent les répartir de telle façon que les plus proches soient réunis et les différents nettement séparés. Et chacun sait que Mendeleïev réussira cette distribution exemplaire, elle-même source de nouvelles découvertes. Bref, le mot, la figure, la fresque nous retiennent, les chimistes ayant inventé une discipline à la fois linguistique, iconique et topographique. F. D.

  • Comment a-t-on l'idée de se passionner pour le langage ? De vouloir savoir comment la même chose se dit en différentes langues ? Est-ce bien la même chose, d'ailleurs, si elle ne se dit pas de la même façon ? Est-ce que bientôt la seule langue sera l'anglais ? Pourquoi continuer à enseigner des langues mortes ?Émile mitraille Claude Hagège de questions pour essayer de comprendre ce métier si original : celui de parler toutes les langues...Dans cet échange entre un adolescent et un linguiste, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. La pertinence des questions amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, accessible et souligné par le trait intelligent de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents.

  • Qu'est-ce que la médecine ? Peut-elle encore progresser ? Comment a-t-elle évolué ? Et si, demain, l'humain vivait trois cents ans ? C'est quoi un être humain ? Quel équilibre entre physique et biologie ? Où en est le monde médical avec le sida ? Ce court texte en dit beaucoup sur la réalité de la médecine actuelle, sur les espoirs que nous pouvons nourrir à son sujet et sur les combats qu'il reste à mener.Dans cet échange entre un adolescent et un grand médecin, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. La pertinence des questions amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, accessible et souligné par le trait malicieux de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents.Jean-Paul Escande est médecin. Immunologue de formation, il fut l'un des premiers à ­travailler sur le sida. Passionné par la recherche médicale, il se fait connaître du grand public en publiant en 1975 son premier livre, intitulé Les médecins (Grasset).Émile est collégien à Corbigny, dans la Nièvre.Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • Mathématicien de génie, von Neumann est aussi un des pères fondateurs de l'informatique, en ayant jeté les bases théoriques et étant à l'origine de la construction du premier ordinateur. Il comprend dès 1950 qu'une comparaison entre l'homme et la machine peut être fructueuse et il défend l'idée de réseaux de neurones formels, c'est-à-dire de machines conçues sur le modèle de notre cerveau, trente ans avant que de telles réalisations viennent sur le devant de la scène internationale. Par là même il fonde les bases de ce qui deviendra la théorie des automates et les expose dans ce texte de 1948 qui, moment de l'histoire de la pensée scientifique et technique, étonne par son caractère prémonitoire en ce qui concerne le développement de l'informatique dans le demi-siècle qui va suivre.

  • Ouvrage innovant sur la contribution des technologies de l'information au développement durable, ce livre de Gilles Berhault explore avec optimisme le travail en réseau, les bâtiments intelligents, les nouvelles mobilités, l'éducation, la participation dans les territoires, les technologies vertes...

  • L'Asie compte les pays les plus connectés de la planète (Corée du Sud et Japon) et les deux plus importantes populations d'internautes au monde (Chine et Inde) restent encore à connecter.
    Ce livre scrute de très près le phénomène Internet en Asie, en décrivant les multiples usages, les promesses, et aussi les dangers. A côté des statistiques et des analyses de fond, il nous fait aussi - et peut-être surtout - découvrir toutes les variétés asiatiques d'internautes, vedettes ou anonymes.
    Et il répond à des questions comme « Internet démocratisera-t-il la Chine ? », « Pourquoi la Corée est-elle le royaume des jeux en ligne ? » ou « Qu'arrivera-t-il quand l'immense population de l'Inde rurale entrera dans le monde grâce au Net ? »

  • "Jean Viard scrute depuis trente ans le monde agricole. De la publication de La Campagne inventée, en 1977, à celle, en 2008, d'une Lettre aux paysans et aux autres sur un monde durable, le chercheur provençal déclare une empathie forte pour le monde rural. Et revendique ses expériences de paysan soixante-huitard, quand il s'est installé dans une vieille ferme du Vaucluse avec deux hectares et un tracteur qui rendait l'âme. Pourtant, Jean Viard est d'abord un intellectuel engagé, également connu pour ses travaux sur les mutations de la société autour du temps libre, du tourisme et de la mobilité. Ce proche d'Edgar Morin consacre au moins le tiers de son temps aux conférences et au conseil. Et il vient de passer aux travaux pratiques à Marseille sur ses thèmes favoris : comment fait-on de l'espace public, comment intègre-t-on les plus faibles dans cette société de mobilité, comment construit-on une société ensemble ?" Anne Bauer, Les Echos

  • Les tremblements de terre sont les grands absents des manuels scolaires, les oubliés de l'histoire de France. Pourtant, l'exploration des archives et des sources historiques fait apparaître que plus de 750 séismes ont frappé le territoire français aux XVIIe, et XVIIIe siècles, dont plus de 250 ont causé des dommages matériels, pour certains considérables.
    Grégory Quenet révèle ici un pan ignoré de la mémoire longue de la » nation France « , tout en mettant au jour de curieux épisodes : quelques jours après son mariage avec Marie-Thérèse, dans les Pyrénées, le jeune Louis XIV ressent le terrible tremblement de terre du 21 juin 1660 et cette coïncidence suffit pour faire courir des rumeursd'un mauvais présage. Peu de temps après, paraît un poème qui érige pour la première fois les secousses sismiques en signe politique positif, annonçant la manière dont elles deviennent un attribut d'un souverain tout-puissant, dans la poésie, le théâtre et l'opéra... Les savants ne sont pas en reste : les membres de l'Académie Royale des Sciences de Paris entendent près de deux cents communications sur le sujet en un siècle et demi.
    Cette histoire tellurique méconnue se déploie sur un théâtre européen : le 11, novembre 1755, Lisbonne est détruite par un séisme exceptionnel, suivi d'un tsunami et d'un incendie non moins monstrueux. Cet événement ébranle l'Europe entière, suscitant des dons multiples et un débat philosophico-théologique de grande ampleur sur l'existence du Mal. L'opinion publique se passionne pour les querelles scientifiques sur la cause des tremblements de terre, qui voient la victoire des théories électriques. Quant au roi de Prusse, Frédéric le Grand, en 1756, il décide de faire interdire l'existence des tremblements de terre dans son royaume, menaçant de jeter en prison quiconque prétendra en avoir ressenti un !
    Loin de l'anecdote, tous ces épisodes révèlent la manière dont les tremblements de terre, mal connus et mal définis au début du XVIe siècle, deviennent peu à peu un objet scientifique, juridique, politique et culturel, aux contours de plus en plus précis. Ils cristallisent les interrogations des Lumières sur la nécessité et les moyens de lutter contre les catastrophes et le mal physique. La conviction que les secousses se multiplient après 1750 hante les observateurs et les passions telluriques trouvent leur paroxysme en France.
    Du fléau de Dieu au risque naturel, ce livre fait pour la première fois des tremblements de terre un objet d'histoire, qui réfracte les peurs individuelles et collectives, réelles et imaginaires, tout en témoignant des débats et des combats qui sont à la source de notre modernité.

  • La vieille opposition entre naturel et artificiel est abordée ici sous l'angle d'une confrontation entre les systèmes issus des processus naturels et les systèmes issus de l'activité humaine. L'on ne s'étonnera donc pas de trouver, rassemblées sous un titre commun, des analyses relatives aux rapports entre organisation biologique et artefacts techniques, entre régulations économiques et régulations écologiques, entre langues dites naturelles et langage de programmation, entre activité cérébrale et intelligence artificielle, voire entre modèles de causalité prédominants dans l'un ou l'autre cas.

    Textes de H. Barreau, P. Breton, R. Carbiener, J.-P. Desclés, J.-B. Grize, R. Guedj, G. Hottois, J.-F. Lambert, R. Larue de Tournemine, P. de Latil, J.-L. Le Moigne, P. Livet, F. Meyer, A. Petrovic, A.-M. Rieu, F. Tinland, J. Voge.

  • « Tu sais comme est belle l'eau qui baigne les rivages de France, tu la regardes volontiers au ras des plages ou bien, en surplomb, du haut de falaises prodigieuses. Caps, criques, baies, lagunes, dunes, horizon, tu aimes la lumière, le vent, le scintillement et l'écume. Près de la mer ont poussé des maisons, des immeubles, des ports de plaisance et des raffineries de pétrole. Comment conserver la beauté du monde dans un pays moderne ? »
    Odile Marcel évoque dans cette promenade littéraire très personnelle l'invention du Conservatoire du littoral, en 1975. Elle raconte son travail, depuis trente-sept ans, pour obtenir la protection de près de sept cents sites « pour tous et pour toujours ».
    En racontant plus particulièrement les histoires, heureuses et mouvementées, de neuf sites sur les rivages de l'hexagone et d'outre-mer (la Guyane, L'anse de Paupilles, le Domaine de Rayol, Agriate, l'abbaye de Beauport...), elle décrit la mission du Conservatoire, une initiative institutionnelle originale qui oeuvre à construire un accord entre les propriétaires, les habitants et les élus. Une telle démarche a permis de protéger déjà plus du dixième des littoraux en France, illustrant la persistante capacité des citoyens à instituer le territoire en bien commun, à le tenir pour une ressource à partager dans le respect de la part qui doit rester à la nature.
    Comme si les hommes, autour de bonnes lois et par des processus de fortes concertations, savaient trouver en eux le ressort pour s'entendre afin de favoriser la durée des choses...

  • VOUS ÊTES ÉLU, DIRIGEANT DENTREPRISE OU CITOYEN MILITANT ?
    VOUS AUSSI, DEVENEZ ACTEUR DE LA RÉDUCTION DES DÉCHETS !

    Le scénario Zero Waste, c'est la possibilité de :
    - faire des économies considérables en matière de traitement des déchets ;
    - créer des emplois locaux dans la collecte, la réparation ou encore
    le réemploi ;
    - préserver les ressources naturelles et économiser de lénergie,
    grâce à des modes de consommation et de production évitant le gaspillage ;
    - développer le réemploi et le recyclage via, en particulier, la généralisation du tri à la source pour un maximum de produits
    et matériaux.
    LE SCÉNARIO ZERO WASTE EST DÉJÀ APPLIQUÉ À CAPANNORI, À TRÉVISE ET À SAN FRANCISCO, OU LE POIDS DES DÉCHETS RÉSIDUELS A ÉTÉ RÉDUIT JUSQUÀ 80 % !
    POUR QU'IL DEVIENNE AUSSI UNE RÉALITÉ EN FRANCE, OUVREZ CE LIVRE !

  • Devenu un classique sur l'image de la nature, ce livre analyse le rôle des créateurs, en particulier des peintres de paysages, et surtout l'apport du protestantisme. Explorant les difficultés françaises, il stimule notre réflexion sans présenter de conclusions définitives. Le tiers espace devrait attirer ceux que préoccupe la place de la nature dans notre monde. Publié en 1990, ce livre surprend par son actualité. La question du rapport de l'homme à la nature se pose aujourd'hui plus que jamais avec les questions écologiques placées au centre du discours politique. L'auteur signe une préface inédite qui vient compléter le propos du livre et le mettre en lien avec la société de 2012, finalement pas si différente de celle de 1990.

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