Arts et spectacles

  • De sa jeunesse américaine dans le Sud ségrégationniste à ses dernières années passées en France, la vie de Nina Simone se lit comme un roman. Enfant prodige blessé par le racisme, elle fait ses débuts dans les clubs douteux d'Atlantic City avant de triompher sur les scènes du monde entier. Très tôt engagée dans la lutte pour les droits civiques, elle mêle avec succès art et militantisme, mais des problèmes personnels graves viennent entraver sa carrière. Après des années de galère, notamment parisiennes, elle renoue avec le succès grâce au triomphe inattendu de «My Baby Just Cares For Me». Cette biographie exhaustive met en lumière le parcours d'une artiste, tardivement reconnue comme la créatrice majeure qu'elle a été, et son influence qui dépasse largement le cadre de la musique.

    Né en 1975 et basé à Paris, Frédéric Adrian est journaliste pour la presse musicale. Il appartient depuis une quinzaine d'années à l'équipe du journal Soul Bag dont il a été longtemps le directeur de publication. Il y écrit en particulier des chroniques de disque et de livres, des entretiens et des articles. Depuis 2013, il s'est également consacré à l'écriture des biographies de Marvin Gay, Otis Redding, Stevie Wonder et Ray Charles, publiées au Castor Astral.

  • Née en 1917 dans le sud des États-Unis, orpheline arpentant les rues de Harlem, hantée par ses secrets d'enfance, Ella Fitzgerald a sacrifié sa vie au public et à la musique jusqu'à se fondre en elle. En témoignent ses scats endiablés, ses interprétations lumineuses et son art de l'improvisation. Elle est tout à la fois le swing des big bands, le bebop des clubs embrumés et les comédies musicales de Broadway. Elle a chanté en égale avec Louis Armstrong et Frank Sinatra, a donné leurs lettres de noblesse à des compositeurs comme Gershwin, Duke Ellington et même à la pop des Beatles. Dans une Amérique dévorée par le racisme, elle a fait entrer le jazz et les artistes noirs dans les lieux qui leur étaient interdits. L'importance de son oeuvre est à la fois musicale, patrimoniale et culturelle.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Durant un bref moment de grâce musicale au tournant des années 1980 et 1990, dans le prolongement de la révolution punk, les losers l'emportent enfin aux États-Unis. Alors que le conservateur Ronald Reagan entre à la Maison Blanche et que le hard-rock et la synth-pop entament une décennie dorée, émerge sous l'impulsion de labels indépendants une scène rock qualifiée d'«alternative». Et, avec elle, de nouvelles esthétiques: le grunge, les Riot Grrrls, la lo-fi Il ne lui manque qu'une étincelle pour conquérir le monde: elle s'appellera Nevermind, deuxième album de Nirvana, paru il y a 30 ans en septembre 1991. Cette anthologie revient sur une période prolifique du rock américain et ses classiques (R.E.M., Nirvana, Cat Power) ses succès (Beck, Pixies, Sonic Youth) et ses trésors cachés.

    Né en 1982, Jean-Marie Pottier est journaliste indépendant. Ancien rédacteur en chef du magazine en ligne Slate, il écrit régulièrement sur la musique et la société américaines. Il a publié, aux éditions Le mot et le reste, Indie Pop 1979-1997, une anthologie du rock indépendant britannique saluée par la presse (Les Inrockuptibles, Télérama, France Musique...), Ground Zero, une histoire musicale du 11 Septembre et Smile, la symphonie inachevée des Beach Boys.

  • Nancy, 1961. Dans sa chambre d'adolescent, Jean-Claude Berthon conçoit le premier numéro de Disco Revue, magazine tout entier consacré à ses idoles : Elvis Presley, Ray Charles, Johnny Hallyday... Un projet inédit mais a priori sans avenir. Puis tout s'accélère. L'émission Salut les copains devient une revue dont les ventes toisent le million d'exemplaires, et ce n'est qu'un début. Quand les Beatles, Dylan ou Polnareff s'invitent dans les lycées, Rock&Folk s'impose comme la référence et dans ce sillon, d'autres verront le jour. Des 60's à nos jours, la presse rock en France a grandi et ses réprésentants, qu'ils s'appellent Best, Les Inrockuptibles, Actuel, VoxPop, Gonzaï ou Rock Hard, épousent les mouvements culturels, politiques et sociaux pour répondre aux aspirations d'une jeunesse.

    Grégory Vieau est journaliste indépendant. Il travaille principalement pour Arte. Il a aussi écrit pour VICE, New Noise, Brain Magazine, Kiblind, Mowno... Une histoire de la presse rock en France est son premier ouvrage.

  • L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique annonce, dès son titre, le tournant opéré par la modernité : Benjamin montre dans cet essai lumineux que l'avènement de la photographie, puis du cinéma, n'est pas l'apparition d'une simple technique nouvelle, mais qu'il bouleverse de fond en comble le statut de l'oeuvre d'art, en lui ôtant ce que Benjamin nomme son "aura". L'auteur met au jour les conséquences immenses de cette révolution, bien au-delà de la sphère artistique, dans tout le champ social et politique. Un texte fondamental, dont les échos ne cessent de se prolonger dans les réflexions contemporaines.

  • En 1990, Kathleen Hanna a 22 ans et l'envie d'en découdre. On lui dit que le punk est une affaire d'hommes ? Que les artistes au féminin ne valent rien ? Qu'à cela ne tienne, Hanna et ses consoeurs fomentent une révolution culturelle et politique. De Seattle à Washington, d'expos en concerts, de festivals en fanzines, les Riot Grrrls fédèrent les laissées-pour-compte et inventent une nouvelle voie, créant un espace où les filles sont enfin entendues et légitimes. Trente ans plus tard, alors que les groupes phare Bikini Kill et Bratmobile remontent sur scène, Mathilde Carton montre que ces figures furieuses et touchantes ont mené, dans le giron de l'underground, un combat dont l'écho a ouvert la voie aux Spice Girls, à Alanis Morissette, Fiona Apple et même Beyoncé ou Lizzo.

    Née en 1989, Mathilde Carton est journaliste. Ancienne rédactrice en chef de Grazia, elle a aussi travaillé à la télévision pour Arte et France 2. Diplômée de l'ESJ Lille, elle aime particulièrement les sujets qui croisent culture et politique.

  • La mondialisation a radicalement modifié l'industrie de l'habillement et le rapport au corps. Le contenu de nos garde-robes révèle les conséquences environnementales et sociales du capitalisme de séduction. Pour assouvir les désirs, les corps des travailleurs sont consommés par le vêtement, parfois jusqu'à la mort, dans une forme d'esclavage moderne.Sur le banc des accusés, les marques et les industriels cherchent à mettre en place un code de conduite basé sur les droits de l'homme et la durabilité, tandis que les acheteurs sont invités à être plus « responsables ».Mais pour Audrey Millet, qui refuse de culpabiliser les consommateurs, c'est tout le modèle économique qui doit être repensé pour aller vers un système global de production plus éthique et respectueux de l'environnement.

    Chercheuse associée au CNRS et docteure en histoire, Audrey Millet est spécialiste de l'histoire de l'habillement. Elle a fréquenté le milieu de la mode de l'intérieur puisqu'elle a exercé comme styliste, avant de se réorienter. Elle est l'autrice aux éditions Belin de Fabriquer le désir. Histoire de la mode de l'Antiquité à nos jours.

  • Au milieu des 80's, le paysage musical noir américain est en pleine mutation. Le funk et la soul évoluent ; Michael Jackson et Prince deviennent des pop stars internationales ; une partie de la jeunesse se reconnaît davantage dans le hip-hop. De jeunes artistes sentent qu'ils peuvent faire la synthèse de toutes ces sensibilités et cette musique prend le nom de R&B. Jimmy Jam & Terry Lewis, Babyface & L.A Reid ou Teddy Riley sont les chefs de file de cette révolution qui débute avec les stars du new jack swing (Keith Sweat, Al B.Sure), les boys bands élevés au gospel (Boyz II Men) ou les girl groups sexy (En Vogue, TLC). Mary J.Blige, R.Kelly, Alicia Keys Frank Ocean ou Beyoncé s'imposent dans le temps comme les nouveaux souverains de la great black music.

    Belkacem Meziane est musicien professionnel, enseignant, conférencier et chroniqueur pour Soul Bag et New Morning Radio. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié une anthologie sur le funk, On The One! et une anthologie sur le disco, Night Fever.

  • Au-delà des artistes italiens qui jouissent d'une grande popularité chez nous, une multitude de pépites reste à découvrir. Au menu de cette anthologie, 100 albums - des historiques, des oubliés, de l'underground - rassemblés sous le dénominateur pop, un format qui regroupe aussi bien le rock'n'roll (Adriano Celentano), le prog (Nino Ferrer), le jazz (Paolo Conte), le disco (Raffaella Carrà), la new wave (Litfiba) ou le rap (Jovanotti), des pionniers des 60's à la scène indie actuelle (Andrea Laszlo De Simone). Au fil des chroniques, certains aspects historiques ont été particulièrement mis en lumière, comme le rôle important de la contre-culture et des femmes (Patty Pravo). À l'arrivée ce livre est un plan pour voyager dans l'Italie de ces soixante dernières années, unifiée par la musique.

    Rosario Ligammari est journaliste et traducteur d'italien. Ces dix dernières années, il a écrit sur la musique (Gonzaï, Magic, Section26...), le cinéma (Canal+) et le sexe (feu Wyylde Le Mag). Buongiorno pop, 100 albums italiens de 1960 à nos jours est son premier livre.

  • Souvent réduits à ses représentations dans la culture pop (des clips de Madonna aux films de Tim Burton) la culture gothique et ses pionniers - Bauhaus, Siouxsie and the Banshees ou Joy Division - proposent bien plus que ces poncifs. Sous un gouvernement Thatcher austère, ces derniers laissent tomber la révolution punk pour s'orienter vers la célébration du morbide. Alimenté par les réseaux indépendants, le mouvement s'organise à l'ombre de têtes de gondole comme The Cure, s'épanouit, se mélange et renaît de multiples fois avant l'arrivée des revivals. Avec Alien Sex Fiend, Dead Can Dance, Sisters of Mercy, The Mission, Cocteau Twins, Rosetta Stone ou Lycia, cette anthologie offre un panel éclectique, entre références incontournables et découvertes audacieuses.

    Victor Provis a été chroniqueur sur Xsilence avant d'animer My Bloody Candy sur Radio Graf'Hit, consacré aux genres du rock indépendant. Il s'est ensuite occupé du Blog du Mouvement Shoegaze, projet qui a abouti au livre Shoegaze, publié aux éditions Le mot et le reste (2018).

  • Des vitrines vides et sombres, des façades aveugles, des stores métalliques baissés. Calais, Agen, Landerneau, Avignon, Lunéville... La crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l'intérieur. Les boutiques abandonnées ne constituent que le symptôme le plus fl agrant d'un phénomène plus large : la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ? L'offensive délibérée de la grande distribution, en périphérie, tue les commerces du centre-ville et des quartiers anciens, et sacrifi e les emplois de proximité. En outre, les modes de vie sont fortement liés aux modes de déplacement. Partout, la voiture individuelle reste considérée comme une obligation, un dû. Or, parce qu'elle occupe de l'espace et génère bruit et pollution, la motorisation contribue largement à l'asphyxie des villes. Comment la France peut-elle sauver ses villes ? Aucune solution miraculeuse, mais une série de petits pas, de décisions empreintes de sobriété.

    Nouvelle édition revue et enrichie avec une introduction inédite de l'auteur et 40 recommandations pour comprendre la crise urbaine et y remédier.

  • En 1967, Aretha Franklin reprend « Respect » d'Otis Redding en inversant le sens des paroles pour dénoncer le règne de la misogynie. Elle n'est pas seule dans ce combat. Dans la société comme en musique, les femmes doivent gagner leur place. C'est une histoire méconnue du rock au féminin qui se dessine ici, mettant en avant les voix de la rébellion, à travers une galerie de portraits, d'attitudes et de paroles, des pionnières du blues comme Bessie Smith ou Ma Rainey, aux plus récentes et dissemblables Beyoncé et Beth Ditto de Gossip, sans oublier la résistance de Wanda Jackson, l'insoumission de Nina Simone, les transgressions de Janis Joplin, l'irrévérence de Donna Summer, la radicalité du Riot Grrrl et l'ambiguïté du Girl power, ou l'engagement de Françaises comme Colette Magny ou Brigitte Fontaine.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • La grande illusion est ici une croyance erronée, et le titre d'un film de Jean Renoir de 1937.
    Le livre part de l'attaque furieuse du film par Céline dans Bagatelles pour un massacre, et du conflit qui s'ensuivit. Il croise quelques figures du cinéma, Stroheim, Dalio, Gabin, Itkine, mais aussi, plus ténébreuses et très en vue, celles d'un ethnologue « racialiste » et d'un délirant spécialiste en onomastique.
    Ni procès à charge ni énième spéculation sur la distinction écrivain/pamphlétaire antisémite, c'est plutôt une fable, un conte, ou en musique une fantaisie ou un impromptu.
    Les discours de haine pseudo-scientifiques d'alors font penser à ceux des réseaux sociaux actuels. Depuis longtemps en effet les notions de race et d'assignation identitaire n'avaient aussi vénéneusement refleuri.

    Jean Narboni est un ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma. Il y a fondé et dirigé les éditions du même nom, où il a notamment publié des ouvrages de Roland Barthes, Serge Daney, Eric Rohmer ou Jean Louis Schefer. Chez Capricci, il est l'auteur de La nuit sera noire et blanche, ...Pourquoi les coiffeurs ? Notes actuelles sur Le Dictateur, et Samuel Fuller, un homme à fables.

  • Nul doute pour John Cage, il serait un artiste. Mais, de là à choisir une seule et unique forme d'expression artistique, il y a toute une vie : architecture, peinture, composition de musique, théâtre, art du cirque, Cage touche à tout, laisse de côté, puis revient, et décide finalement que c'est la musique qui l'anime. Cette musique, cependant, il l'expérimente : Cage repousse les règles académiques et base ses oeuvres sur le silence et le hasard. Par ces fragments de 1989, d'une écriture fluide et ramassée, le compositeur dresse un tableau à la fois succinct et complet des moments forts et charnières de sa vie pourtant extrêmement riche, tout en va-et-vient, recherches et changements d'avis. Le tout, sans jamais se défaire de son humour et de son esprit de dérision inimitables.

    Compositeur de musique contemporaine expérimentale de génie, sans doute le plus stimulant du XXe siècle, mais aussi poète et plasticien, John Cage (1912-1992) est l'nventeur du piano préparé. Celui-ci consiste à placer divers objets entre les cordes de l'instrument afin d'en modifier le timbre, Il est aussi l'initiateur de la musique électronique. L'une de ses oeuvres les plus célèbres est sans doute 4'33'', un morceau joué en silence.

  • Théorie de la restauration Nouv.

    Voici l'acte de naissance de la restauration du patrimoine. Un manifeste. L'auteur livre ici le fruit de sa riche expérience au contact des oeuvres d'art, qu'elles soient picturales, sculpturales ou architecturales. Ayant soin de respecter à la fois l'histoire et l'esthétique de l'oeuvre d'art, il préconise avant tout d'en restituer la lisibilité et ce qui, en elle, la constitue en tant qu'oeuvre. Et il donne non seulement toute son importance à ce qu'elle fut dans son époque mais aussi à la manière dont elle a traversé l'histoire. Il suggère de conserver les traces du passage du temps, la patine, et de laisser voir, de près, l'acte de restauration lui-même.

    Historien et critique d'art, Cesare Brandi (1906-1988) est le fondateur en 1939 du prestigieux Institut Central de Restauration de Rome et le père de la restauration moderne.

  • Je suis le frère d'un génie de la musique aléatoire, le père d'une belle astronome qui choisit sa voie à 5 ans, le cousin au 11e degré d'un mec qui tua le maire, la mairesse et le garde champêtre (lequel avait déplacé sa chèvre de 8 mètres) de son village, le mari d'une femme équilibrée et séduisante qui me supporte depuis 52 ans. Je suis un highbrow et un Lenny (Des souris et des hommes). Grâce à Truffaut, j'ai écrit sur le cinéma pendant 65 ans, et, lancé par Godard, j'ai fait durant 54 ans des films qui font rire sur des sujets sérieux, marxisme et taylorisme, vagin et clitoris. J'ai bossé dans tous les genres filmiques. Ce qui restera de moi, c'est une formule : LA MORALE EST AFFAIRE DE TRA¬VELLINGS. On me situe entre Brecht et Courteline, entre Buñuel et Tati. Je suis un maverick issu de ploucs préalpins, un marathonien capable de monter en vélo à 5390 mètres, mais qui ne sait pas skier, ni danser, ni nager, ni conduire. Puisse ce livre m'aider à me définir. Connais-toi toi-même, disait Socrate.Luc Moullet

    Né en 1937, Luc Moullet débute comme critique aux Cahiers du cinéma. En 1960, Jean-Luc Godard lui propose de réaliser son premier court métrage, Un steak trop cuit, qu'il tourne chez lui dans une économie de contrebande. Il ne cessera ensuite d'alterner une activité de réalisateur, de producteur et de critique. Son oeuvre insolite est composée d'une quarantaine de courts et longs métrages parmi lesquels Anatomie d'un rapport, Genèse d'un repas ou La Comédie du travail.

  • Comme toutes les autres, elle a modifié son physique pour plaire à Hollywood et joué le jeu des prétendues rivalités entre actrices. Comme toutes les autres, elle avait des jambes magnifiques et un regard de vamp à faire fondre les coeurs. Comme les autres, sa vie sentimentale était aussi incroyable que dissolue.Pourtant, Marlene demeure unique. La parfaite création cinématographique. Un mythe, dira-t-on. Car le secret de Dietrich, ce qui la différencie des autres, c'est sa voix grave inimitable. Suave et cajoleuse. Celle-ci n'est pas la plus belle ni la plus puissante. Mais la star saura l'utiliser mieux que quiconque pour envoûter le public, se construire une carrière à l'épreuve du temps et vivre quelques aventures rocambolesques.

    Journaliste et intervenant cinéma dans les lycées, Camille Larbey est également l'auteur de Berlin mis en scène (éditions Espaces & Signes, 2017).

  • De Scorsese à John Woo en passant par Tarantino, Jarmusch ou encore Michael Mann, nombreux sont les cinéastes à se réclamer de Jean-Pierre Melville, tant celui-ci aura renouvelé en profondeur le cinéma de genre. Dans ce livre d'entretien devenu un classique de l'édition de cinéma, le cinéaste revient généreusement sur son parcours et sur la genèse de ses films. Il y aborde notamment ses influences cinématographiques et littéraires, certains points peu connus de sa biographie, les grands thèmes de son oeuvre et son travail de metteur en scène. Peu à peu se profile une personnalité complexe, parfois contradictoire : le portrait d'un homme secret et orgueilleux, réputé pour ses brouilles et ses colères, mais porté par un amour inconditionnel du cinéma.

    Rui Nogueira est un journaliste et critique de cinéma né en 1938 au Portugal. À son arrivée à Paris dans les années 1960, il devient le collaborateur d'Henri Langlois à la Cinémathèque française et écrit pour diverses publications sur le cinéma, françaises ou étrangères, dont la célèbre revue anglaise Sight and Sound.

  • Apparu dans les 80's, en partie sous l'impulsion de la rencontre entre les pionniers du hip-hop Run-D.M.C. et le groupe de hard-rock, Aerosmith, le rock fusion regroupe les musiciens désireux de s'affranchir des frontières par le rap-metal et le funk-metal. Cette scène aussi déjantée qu'audacieuse devient populaire dès le début des 90's avec les Red Hot Chili Peppers, Faith No More ou Rage Against The Machine. Leur succédera une nouvelle génération de groupes - Korn, Deftones ou Slipknot - qui redéfinissent, à l'approche de l'An 2000, les contours d'un metal en cours d'essouflement.Des Beastie Boys à The Mars Volta, en passant Linkin Park ou Body Count, cette anthologie dresse le portrait haut en couleur d'un vaste univers et en scrute cent de ses oeuvres les plus représentatives.

    Jean-Charles Desgroux, né en 1975 à Biarritz, est un spécialiste du hard rock et du heavy metal. Ayant oeuvré pour Rock Sound, Crossroads ou Rock&Folk, il reste aujourd'hui très actif sur le site Hard Force et sa radio Heavy1. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié les biographies d'Alice Cooper et d'Iggy Pop, ou encore des anthologies sur le stoner et le hair metal

  • Le 3 juin 1959, Yves Klein donne une conférence à la Sorbonne : "L'évolution de l'art vers l'immatériel". Porte d'entrée idéale vers son oeuvre et sa biographie, ce texte révèle les motifs constitutifs de son oeuvre: le rituel, la couleur, le vide, le judo, le ciel et le feu... Au-delà de la provocation et la performance, il élabore une théorie autant poétique que spirituelle d'un art sans limites, à l'instar du travail d'un John Cage sur le silence.
    Nombre des pistes esquissées ici aboutiront dans les années suivantes. Yves Klein élaborera par exemple une Architecture de l'air, ou encore délivrera des reçus aux acquéreurs d'oeuvres immatérielles. Avant de mourir, il confie à un ami : "Je vais entrer dans le plus grand atelier du monde. Et je n'y ferai que des oeuvres immatérielles."

    Yves Klein (1928-1962) est un artiste français. En 1957, il met au point le "bleu Klein", signature de ses monochromes. En 1958, il expérimente sa technique emblématique du "pinceau vivant" : une femme au corps enduit de peinture qu'elle applique sur la toile. Dès lors, Klein s'évertue à s'affranchir de la ligne et du dessin. Il a une première crise cardiaque en 1962, après avoir assisté à la projection de Mondo Cane, dans lequel son travail est tourné en dérision. Il meurt le 6 juin 1962.

  • La capacité de convaincre à un casting, de préparer un rôle, de collaborer non seulement avec les cinéastes mais avec les scénaristes, les responsables des costumes, des coiffures, du maquillage et de l'image, afin de livrer une part de soi à la caméra et aux spectateurs, à travers les mots ou la vision des autres, voilà ce dont il est question dans cet ouvrage. Maintes fois récompensés, les interprètes à qui nous donnons ici longuement la parole ont des visages, des corps, des voix qui font la fierté et la singularité du cinéma français actuel. Cette part de création, Jean-Pierre Darroussin, Karin Viard, Bérénice Bejo, Corinne Masiero, Swann Arlaud et Damien Bonnard la doivent à leur talent... et à leur travail.

    Entretiens avec Jean-Pierre Darroussin, Karin Viard, Bérénice Bejo, Corinne Masiero, Swann Arlaud et Damien Bonnard

  • Actrice, Gena Rowlands est surtout connue pour ses rôles dans les films de son mari John Cassavetes : il réinventait le cinéma, elle réinventait une façon d'être actrice et femme. Ce livre se fixe pour but de penser Gena Rowlands sous tous les angles possibles : analyse formelle et littéraire, retour sur les pans oubliés de sa carrière, recontextualisation historique. Il s'agit de montrer comment son jeu transfigure par la folie toute une série de destins féminins : la vieille fille, la femme au foyer, l'actrice vieillissante... Comme tout grand artiste, Rowlands a fabriqué un espace à elle et à nous, qui puisse accueillir la nouveauté de ses gestes, la fulgurance de son apparition.

    Murielle Joudet est critique de cinéma. Elle écrit pour Le Monde, Les Inrockuptibles, Chronic'art, participe régulièrement aux émissions La Dispute sur France Culture et Le Cercle sur Canal+, et présente des entretiens sur le cinéma pour le site Hors-Série.Son premier livre, Isabelle Huppert, vivre ne nous regarde pas, est paru aux éditions Capricci en 2018. Elle a également coécrit l'ouvrage Hitchcock, la totale (E/P/A, 2019).

  • À 32 ans, Glenn Gould décide de ne plus se produire en public en faveur des enregis­tre­ments en studio. Ce revirement dans sa carrière restait à ce jour une énigme. Il s'en explique ici, dans un texte étonnant. Pourtant, il affranchit d'emblée : il ne souhaite pas parler de musique. De quoi, selon lui, favoriser les révélations. Et en effet. Mais la forme même du texte est plus évocatrice encore ; dans ce dialogue avec lui-même, l'auteur met en scène un subtil jeu de thèses-antithèses. L'attraction magnétique que le musicien exerce sur son public ravit ici, au sens propre et figuré, le lecteur.

    Enfant prodige, pianiste de génie, Glenn Gould (1932-1982) est un des rares interprètes qui aient touché le grand public grâce à l'usage de l'audiovisuel. Avec l'enregistrement des Variations Goldberg de Bach en 1955, il devient mondiale­ment célèbre.

  • Comment débusquer, mettre à nu la vie et l'oeuvre de Jimi Hendrix, si pleine de ces clichés qui font partie intégrante de sa légende? Comment une femme peut-elle déchiffrer cet homme? Comment, elle, Blanche, peut-elle ressentir son noir? Face à toutes ces questions, elle ne possède qu'une fragile certitude, le partage de la seule chose qui leur soit résolument commune : la musique. C'est de sa musique que naît la fiction, une musique dont le propos sert de fil conducteur et permet de scruter son auteur à l'aune d'une histoire qui va bien au-delà de celle du rock. En découlent ces variations biographiques et poétiques qui s'emparent de la vie d'Hendrix la moins connue, celle qui va de l'enfance aux premiers succès et tentent de mettre en lumière les lignes de force de ses univers.

    Jeanne-Martine Vacher est productrice éditoriale, journaliste, auteure et musicographe. Elle a été également l'une des voix de France Culture pendant plus de vingt-cinq ans et en charge du développement culturel à l'Opéra de Paris.

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