• Joyeuse et hétéroclite,voici une sélectiondes grandes et despetites merveillesdu monde ! Faune, flore,monuments et personnagescélèbres, coutumes, spécialités... Les décors de 64 payssont plantés au travers des 6 000 vignettes qui peuplentcet album foisonnant, à la manière des cartes d'autrefois.

  • Eau douce

    Emilie Vast

  • Eau salée

    Emilie Vast

    Marée basse. Les poissons se sont retirés avec l'océan. Sur l'estran, le varech est en berne, la mouette rieuse et le goéland cherchent leur pâture, le phoque se prélasse. Bien enfouis dans le sable, les coquillages attendent le moment de refaire surface. Doubles pages immersives et planches documentaires riches et complètes se succèdent pour nous présenter, heure par heure, les étonnantes transformations de la plage peu à peu submergée par dans l'eau salée. La vue en tranches nous laisse voir toues les strates de cette fascinante diversité.

  • Alors que la grève installée à Wakonda étrangle cette petite ville forestière de l'Oregon, un clan de bûcherons, les Stampers, bravent l'autorité du syndicat, la vindicte populaire et la violence d'une nature à la beauté sans limite. Mené par Henry, le patriarche incontrôlable, et son fils, l'indestructible Hank, les Stampers serrent les rang... Mais c'est sans compter sur le retour, après des années d'absence, de Lee, le cadet introverti et rêveur, dont le seul dessein est d'assouvir une vengeance. Au-delà des rivalités et des amitiés, de la haine et de l'amour, Ken Kesey, auteur légendaire de Vol..., réussit à bâtir un roman époustouflant qui nous entraîne aux fondements des relations humaines. C'est Faulkner. C'est Dos Passos. C'est Truman Capote et Tom Wolfe. C'est un chef-d'oeuvre.

  • Le portrait du diable

    Daniel Arasse

    • Arkhe
    • 21 January 2010

    Un cardinal qui n'aimait pas le Jugement Dernier de Michel-Ange fut bien puni par le peintre, qui fit son portrait en Lucifer.
    L'anecdote est savoureuse et instructive, mais elle ne montre pas seulement l'indépendance d'esprit du plus grand artiste de la Renaissance. Pour Daniel Arasse, elle est révélatrice d'une évolution culturelle majeure : la disparition de la figure du Diable dans la peinture. Grâce à un examen précis et inventif des textes religieux et des images de la fin du Moyen Age et de la Renaissance, il décrit ici l'émergence de l'image du Diable, son utilisation et son essor, dans le cadre de pratiques dévotionnelles où les images se doivent d'être efficaces.
    Puis il montre comment la culture humaniste a rendu caduque cette figure médiévale, et l'a reléguée au rang de superstition. Désormais, le Diable n'est plus l'Autre de l'homme, le Diable est en l'homme.

  • Nous retrouvons les personnages de la série, évoluant parmi les rues, les magasins et le parc dans une ambiance estivale. Les enfants ne manqueront pas de remarquer toutes les transformations dues au changement de saison et au passage du temps.
    Mille détails à observer et, si l'on a les quatre livres, à comparer.

    Rotraut Susanne BERNER est née à Stuttgart en 1948. Elle a fait des études de graphiste à l'Ecole supérieure des Arts et Métiers de Munich. De 1975 à 1977, elle a travaillé dans la publicité et comme graphiste. Aujourd'hui, elle exerce son métier d'illustratrice à Heidelberg. Elle a reçu le Deutscher Jugendliteraturpreis de l'illustration (prix de l'illustration jeunesse allemand).

  • Dénonçant un illusoire droit au travail qui n'est pour lui que droit à la misère, Lafargue soutient qu'une activité proprement humaine ne peut avoir lieu que dans l'oisiveté, hors du circuit infernal de la production et de la consommation, réalisant ainsi le projet de l'homme intégral de Marx.
    Un classique toujours autant lu, plus que jamais d'actualité.

  • L'hiver arrive dans la petite ville. Les premiers flocons tombent, Noël se prépare, et malgré le froid, nous retrouvons les personnages familiers de la série, dans des situations à commenter et à imaginer.

  • Le livre du thé

    Kakuzô Okakura

    Depuis un siècle, Le Livre du thé qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques, s'adresse à toutes les générations. Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité. Et de sagesse.
    Car la voie du thé est bien plus qu'une cérémonie : une façon de revenir à l'essentiel et de découvrir la beauté au coeur de la vie.

  • Célèbre photographe humaniste français, Willy Ronis a fondé sa renommée sur ses clichés des quartiers populaires de Paris, mais ses quelques voyages à l'étranger ont rarement été mis en valeur. En 1967, la commande d'un reportage sur la République démocratique allemande (RDA) fut une de ses rares missions hors du territoire français, et l'occasion de livrer au public un témoignage authentique de la vie quotidienne de l'autre côté du Mur.

  • L'automne arrive : sortons le livre des saisons !
    La petite ville se pare de teintes automnales. Les feuilles tombent, les nez rougissent, mais tout le monde est là pour participer au grand défilé des lampions !
    Mille détails à observer et à commenter en compagnie des tout-petits qui retrouvent les personnages, les rues, les magasins et le parc désormais familiers de la série.

  • La lithographe

    Gaby Bazin

    Entrez dans l'atelier de la lithographe et découvrez une technique d'impression presque magique... Mêlant histoire de l'impression, explications techniques et expérimentations plastiques, Gaby Bazin lève le voile sur un métier d'art souvent méconnu. Un livre entre album et documentaire, d'une grande beauté, qui risque de faire naître des vocations?!

    La lithographe est le premier volume d'une série consacrée aux techniques d'impression.

  • La poche en question est une petite poche de résistance. Une telle poche se forme lorsque deux personnes ou plus se réunissent parce qu'elles sont tombées d'accord. La résistance se fait contre l'inhumanité du nouvel ordre économique mondial. Qui sont ces gens qui se réunissent ? Les lecteurs, moi l'auteur et ceux dont il est question dans ces essais - Rembrandt, les peintres rupestres des cavernes paléolitiques, un paysan roumain, les Egyptiens de l'antiquité, un expert dans la solitude de certaines chambres d'hôtel, des chiens à la tombée de la nuit, un homme dans un studio de radiodiffusion. Et ce qui est inattendu, c'est que nos échanges renforcent chacun d'entre nous dans sa conviction que ce qui se passe dans le monde d'aujourd'hui est mal et que ce qui en est dit le plus souvent est pur mensonge. Je n'ai jamais écrit un livre avec un tel sentiment d'urgence.

  • Palerme, 1965. Antonia, mariée à un notable et contrainte à l'oisiveté, écrit un journal intime où elle exprime son malaise. A la mort de sa grand-mère, elle reçoit des photographies, des lettres et des carnets qu'elle explore pour échapper à son quotidien et découvrir le passé cosmopolite et foisonnant de sa famille. Premier roman.

  • Le printemps arrive dans la petite ville. Nous retrouvons la maison, la ferme, la gare, les rues et magasins et surtout les personnages de la série dans un décor printanier.
    Mille détails à observer.

  • «Jusqu'à des droits très proches de nous, jusqu'à des économies pas très éloignées de la nôtre, ce sont toujours des étrangers avec lesquels on 'traite', même quand on est allié. Les gens de Kiriwina dans les Trobriand dirent à M. Malinowski?: 'Les hommes de Dobu ne sont pas bons comme nous?; ils sont cruels, ils sont cannibales?; quand nous arrivons à Dobu, nous les craignons. Ils pourraient nous tuer. Mais voilà, je crache de la racine de gingembre, et leur esprit change. Ils déposent leurs lances et nous reçoivent bien.' Rien ne traduit mieux cette instabilité entre la fête et la guerre.» «Nous n'avons pas qu'une morale de marchand», énonce Marcel Mauss dans ce texte majeur de l'anthropologie du xxe siècle. Il y expose le résultat de plusieurs décennies de recherches sur différentes sociétés archaïques. Non seulement il est possible d'envisager l'échange en dehors du marché, mais des économies complexes reposent sur le don et le contre-don. Le nom du système au coeur de son analyse est resté dans les annales?: le potlatch.
    Notamment pratiqué dans certaines tribus amérindiennes, ce rite somptuaire fondé sur la destruction de ce que l'on possède amène au sommet de l'échelle sociale seuls les individus capables de se séparer de tous leurs biens. En s'intéressant à ce système allant à l'encontre­­­­­ du rationalisme économique tel que nous le subissons, ce texte exerça une profonde influence sur l'ensemble des sciences humaines, jusqu'à Guy Debord et ses comparses de l'Internationale lettriste qui baptisèrent leur propre revue Potlatch.
    Le potlatch et la kula revêtent avant tout une dimension spirituelle?: la chose donnée n'est pas inerte, elle engage l'honneur de celui qui la donne, autant que de celui qui la reçoit. Cette dimension sacrée de l'échange nous fait aujourd'hui cruellement défaut. C'est peut-être dans notre rapport au don que se trouve la clé de la crise morale que l'humanité­ affronte aujourd'hui.

  • Depuis la Seconde Guerre mondiale, le «réfugié» préfère en général l'appellation de «nouvel arrivant» ou d'«immigré», pour marquer un choix, afficher un optimisme hors pair vis-à-vis de sa nouvelle patrie. Il faut oublier le passé : sa langue, son métier ou, en l'occurrence, l'horreur des camps. Elle-même exilée aux États-Unis au moment où elle écrit ces lignes dans la langue de son pays d'adoption, Hannah Arendt exprime avec clarté la difficulté à évoquer ce passé tout récent, ce qui serait faire preuve d'un pessimisme inapproprié.
    Pas d'histoires d'enfance ou de fantômes donc, mais le regard rivé sur l'avenir. Mais aux yeux de ces optimistes affichés, la mort paraît bien plus douce que toutes les horreurs qu'ils ont traversées. Comme une garantie de liberté humaine.

  • Alors que tous les poètes de l'entre-deux-guerres utilisent le livre pour diffuser leurs écrits, Prévert le juge inapte par nature à conduire la révolution : lui écrit pour le cinéma.

    Au texte imprimé, il préfère le fugitif, le fugace, le temporaire. Son oeuvre a ainsi longtemps été infixable avant la publication du recueil Paroles, pour laquelle il aura fallu récupérer des textes dispersés aux quatre coins de Paris, aux quatre coins des revues, aux quatre coins des amis...

  • Booooom Qu'est-ce que j'entends??
    Houuuu houhouuuuu whouuuuuuu BOOOOOOOOM C'est le tonnerre?!

    Une goutte de pluie apparaît, puis un déluge de tonnerre, de vent, d'éclairs?!

    Le jeu graphique suit l'orage, en faisceaux et en rayons, qui enflent puis disparaissent, donnant corps aux roulements de tonnerre, illuminant la page d'un trait de foudre.

    Ce projet d'Elena del Vento s'inscrit dans un ensemble de recherches que l'autrice a menées en direction des enfants sourds et malentendants, et d'essais de transcriptions du son vers l'image.

  • Ecrit pour une conférence, en 1930, Jeu et théorie du duende «donne une leçon simple sur l'esprit caché de la douloureuse Espagne.» Le «duende» est un mot espagnol sans équivalent français. Il dérive, au sens étymologique du terme, de l'expression : «dueño de la casa» (maître de la maison). Le duende serait un esprit qui, d'après la tradition populaire, viendrait déranger l'intimité des foyers. Le second sens du terme est enraciné dans la région andalouse. Le duende désignerait alors «un charme mystérieux et indicible», rencontré dans les moments de grâce du flamenco. Ses manifestations s'apparenteraient à des scènes d'envoûtement. Les deux significations se rejoignent dans l'évocation d'une présence magique ou surnaturelle. Si le duende est universel et concerne tous les arts, c'est dans la musique, la danse et la poésie clamée qu'il se déploie pleinement, puisque ces arts nécessitent un interprète. Or, le duende n'existe pas sans un corps à habiter. Il s'incarne dans un embrasement obscur du soliste et du public, laÌ ouÌ les notions d'inteìrieur et d'exteìrieur n'ont pas lieu d'être. Ce minuscule décalage du regard qui donne à voir l'intervalle entre les choses, bouleverse le mode de pensée cartésien. Le duende, personnifié en esprit malicieux, semble être celui qui se produit, lors des représentations flamenco, drapé dans les gestes des danseuses et les voix des chanteurs. Garcia Lorca nous invite à pénétrer cet état comme on pénètrerait l'Etat espagnol, sa profusion de culture, sa fraîcheur, son obscurité tout à la fois.

  • Dès son titre, l'ouvrage annonce le tournant opéré par la modernité. Benjamin montre dans cet essai lumineux et dense que l'avènement de la photographie, puis du cinéma, n'est pas l'apparition d'une simple technique nouvelle, mais qu'il bouleverse de fond en comble le statut de l'oeuvre d'art, en lui ôtant ce que Benjamin nomme son "aura". C'est désormais la reproduction qui s'expose, mettant en valeur la possibilité pour l'oeuvre d'art de se retrouver n'importe où. Capacité à circuler qui la transforme en marchandise. Benjamin met au jour les conséquences immenses de cette révolution, bien au-delà de la sphère artistique, dans tout le champ social et politique. Avec le cinéma, c'est la technique de reproduction elle-même qui désormais produit l'oeuvre d'art. Là, c'est l'image de l'acteur qui devient marchandise, consommée par le public qui constitue son marché. La massification du public de ces oeuvres a servi les totalitarismes. D'où "l'esthétisation de la politique" encouragée par le fascisme et la "politisation de l'art" défendue par le communisme.

  • Tu connais la tribu qui pue ? Un petit groupe d'enfants sales qui vivent dans des cabanes de branches ave leurs amis les animaux. Il y a Laurent, le grand garçon aux cheveux rouges et ses deux renards, Lucie avec des tresses et une couleuvre... Et il y a surtout cette toute petite fille, Fanette Ducoup, la chef... reconnue pour avoir sauvé la tribu des griffes d'Yvonne Carré. Car s'il y a bien quelqu'un qui ne supporte pas les enfants de la forêt, c'est Yvonne Carré !
    Un album où l'on retrouve rigolade, écologie et liberté à tous les étages !

  • «C'est un homme qui a préféré devenir fou, dans le sens où socialement on l'entend, que de forfaire à une certaine idée supérieure de l'honneur humain.
    C'est ainsi que la société a fait étrangler dans ses asiles tous ceux dont elle a voulu se débarrasser ou se défendre, comme ayant refusé de se rendre avec elle complices de certaines hautes saletés.
    Car un aliéné est aussi un homme que la société n'a pas voulu entendre et qu'elle a voulu empêcher d'émettre d'insupportables vérités.» Van Gogh ne s'est pas suicidé. La société s'en est chargée. Avec toute la véhémence dont il est capable, Antonin Artaud impute à cette dernière le mal dont a souffert le peintre et accuse les psychiatres, en l'occurrence le Dr Gachet, d'avoir poussé Van Gogh au suicide. Il replace la prétendue folie de Van Gogh dans son contexte, en tant que produit d'une construction sociale. La «lucidité supérieure» propre à l'artiste, et commune à l'auteur et à son sujet, lui permet de faire la part belle à la fougue du génie, force contestataire en soi et facteur de marginalisation.
    «Il y a dans tout dément un génie incompris dont l'idée qui luisait dans sa tête fit peur, et qui n'a pu trouver que dans le délire une issue aux étranglements que lui avait préparés la vie.» Cet état de supplicié, Artaud lui-même l'a vécu. Nul mieux que lui ne saurait le transmettre. Qu'il soit poète ou peintre, l'artiste se voit enfermé dans un asile, comme Artaud le fut, ou incapable de s'intégrer dans une société qui confond génie et tare psychologique. Et quand Artaud aborde la peinture proprement dite, c'est comme si lui-même s'emparait du pinceau ou, au demeurant, du couteau. C'est tranchant, expressif, cinglant. Il sait trouver le mot frappant, convaincre, emporter avec lui le lecteur. Les «épiphanies atmosphériques» des toiles de Van Gogh deviennent une réalité tangible, ses «chants d'orgue» une musique audible. Dans une évocation vertigineuse d'une toile à valeur testamentaire, Le Champ de blé aux corbeaux, Artaud ravive la symbolique attachée à ce noir charognard de mauvais augure.
    Jamais il ne s'agit de descriptions («décrire un tableau de van Gogh, à quoi bon !») mais d'impressions fugaces qu'Artaud sait partager à coups d'expressions fulgurantes. La forme même de ce texte enlevé, empruntant les sentiers de la prose poétique, reflète le souci d'Artaud de faire état de ses propres expériences face à l'oeuvre. Son rythme entre parfaitement en résonance avec les empâtements nerveux et tourmentés du peintre.

  • « Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un «Atlas» qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules. » Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur la crise écologique de notre temps.

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