JEU DE PAUME

  • La première monographie d'envergure, une rétrospective monumentale et définitive, dédiée à Michael Schmidt, figure centrale de la photographie allemande contemporaine, le plus grand chroniqueur de Berlin de l'après-guerre.
    Figure admirée et respectée de ses pairs en Allemagne comme sur la scène internationale, Michael Schmidt a pourtant été très peu montré en France. Publié en relation avec l'importante rétrospective itinérante - la première depuis le décès de l'artiste - présentée à la Nationalgalerie im Hamburger Bahnhof à Berlin, au Jeu de Paume à Paris, au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía à Madrid et à l'Albertina à Vienne, ce catalogue constitue l'unique monographie de cette envergure jamais dédiée au photographe. L'analyse chronologique de son parcours, les essais des spécialistes Ute Eskildsen, Janos Frecot, Peter Galassi, Heinz Liesbrock et Thomas Weski - ayant tous étroitement collaboré avec lui de son vivant -, révèlent l'ampleur et l'originalité de la pratique de Michael Schmidt, qui adopta une méthode photographique spécifique pour chacune de ses séries.
    Fruit des recherches approfondies conduites par les Archives de Michael Schmidt, cet ouvrage et l'exposition qu'il accompagne réunissent, outre les séries iconiques Waffenruhe (« Cessez-le-feu », 1987) et Ein-heit (« Un-ité », 1996), des photographies originales, des tirages de travail inédits, des maquettes de livres et une riche documentation (cartons d'invitation, affiches, vues d'exposition, etc.). Ils restituent ainsi toute la portée d'un artiste qui a influencé une génération entière de photographes par ses explorations et innovations continuelles.
    Publié à l'occasion des expositions à la Nationalgalerie im Hamburger Bahnhof - Museum für Gegenwart, Berlin, du 29 août 2020 au 17 janvier 2021 (« Michael Schmidt - Retrospektive. Fotografien 1965-2014 »), au Jeu de Paume, Paris, du 11 mai au 29 août 2021 (« Michael Schmidt. Une autre photographie allemande »), au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid, du 28 septembre 2021 au 28 février 2022 et à Albertina, Vienne, du 24 mars au 12 juin 2022.

  • L'« album » de l'exposition au Jeu de Paume : l'exceptionnelle collection de Thomas Walther, constituant aujourd'hui le coeur de la collection de photographie moderne du MoMA, offre un panorama des inventions visuelles des avant-gardes photographiques de la modernité, de Weston à Rodchenko, du Bauhaus au Surréalisme, du photomontage au photogramme.
    En 2001 puis en 2017, le Museum of Modern Art de New York (MoMA) faisait l'acquisition de la collection de photographies modernes de Thomas Walther. Ce dernier, collectionneur allemand un temps installé à New York, avait rassemblé depuis la fin des années 1970 un ensemble exceptionnel relatif aux avant-gardes photographiques européennes et nord-américaines de la première moitié du XXe siècle. Ce corpus renferme, outre quantité d'images célèbres de la période, un grand nombre de clichés moins connus, réalisés par plus d'une centaine de photographes : il constitue aujourd'hui l'un des pans essentiels des collections modernes du MoMA.
    À travers les oeuvres d'une centaine de photographes, de Berenice Abbott à Karl Blossfeldt, de Claude Cahun à El Lissitzky, d'Edward Weston à André Kertész, entre chefs-d'oeuvre et images moins connues, la collection retrace l'histoire de l'invention de la modernité en photographie. Mêlant les genres et les approches (architecture et vues urbaines, portraits et nus, reportages, photomontages et experimentations...), l'exposition documentée dans cet « album » explore les réseaux artistiques de l'Entre-deux-guerres, du Bauhaus au Paris surréaliste, en passant par Moscou et New York. Par sa radicale invention visuelle, l'ensemble rend enfin parfaitement compte de l'esprit d'utopie de ceux qui voulaient changer les images pour changer le monde et fait pleinement comprendre les propos du photographe et théoricien Lazlo Moholy-Nagy qui, il y a maintenant un siècle, affirmait que « l'analphabète du futur ne sera pas l'illettré mais l'ignorant en matière de photographie ».

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  • Première monographie consacrée à l'oeuvre filmique de l'artiste cubano-américaine Ana Mendieta. L'ouvrage?offre une vue d'ensemble de sa filmographie, composée de 104 films réalisés entre 1971 et 1981, à travers une série d'essais inédits et un ensemble iconographique tiré des vingt films ayant fait l'objet d'une restauration numérique pour l'exposition présentée au Jeu de Paume.

    Née dans une éminente famille de La Havane, mais exilée aux États-Unis lorsqu'elle était adolescente, Ana Mendieta (1948-1985) est l'une des artistes les plus novatrices et prolifiques de l'après-guerre. Durant sa trop courte carrière, elle a produit un corpus d'oeuvres unique qui comprend des dessins, des installations, des performances, des photographies et des sculptures. On sait moins qu'elle est également l'auteure de films remarquables. Seul ouvrage consacré à cet aspect de sa pratique, Le temps et l'histoire me recouvrent renferme la première filmographie complète jamais établie, fruit de trois années de recherches. Son iconographie couvre l'ensemble des cent quatre films de l'artiste, réalisés entre 1971 et 1981. Elle inclut notamment des séquences d'images issues des vingt films ayant fait l'objet d'une restauration numérique pour l'exposition présentée au Jeu de Paume ainsi que des photographies leur étant liées. Avec des textes originaux de Laura Wertheim Joseph, Lynn Lukkas, Raquel Cecilia Mendieta, Howard Oransky, John Perreault, Michael Rush et Rachel Weiss, ce catalogue restitue la place centrale des films d'Ana Mendieta au sein de son oeuvre et parmi les bouleversements disciplinaires qui caractérisèrent les arts plastiques au cours des années 1970 avec l'adoption progressive des nouveaux médias par les artistes.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Jeu de Paume, Paris, du 16 octobre 2018 au 27 janvier 2019.

  • Figure marquante de la photographie française d'après-guerre, René-Jacques (né René Giton, 1908-2003) débute sa carrière dans les années 1930. Très rapidement, il embrasse les mille métiers de la photographie, se faisant tour à tour reporter pour L'Intransigeant, illustrateur pour les éditions Grasset ou photographe industriel pour la régie Renault. Arpenteur des rues d'un Paris vide, sur les traces des écrivains Francis Carco et Léon-Paul Fargue, il est aussi photographe de plateau pour les cinéastes René Lucot, Georg Wilhelm Pabst et Jean Grémillon. Publié à l'occasion de l'exposition du Jeu de Paume - Château de Tours (15 novembre 2019 - 24 mai 2020), cet album retrace en une quarantaine d'images phares la carrière du photographe.

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  • L'« album » de l'exposition au Jeu de Paume - Château de Tours.
    Photographe majeur du XXe siècle, André Kertész (Budapest, 1894 - New York,1985) est l'auteur d'une oeuvre foisonnante qui s'étend sur plus de soixante-dix ans, des premières photographies de l'artiste en Hongrie à l'épanouissement de son talent en France, de ses années à New York à sa reconnaissance internationale. L'album publié à l'occasion de l'exposition du Jeu de Paume - Château de Tours traverse en une quarantaine d'images sa carrière singulière, aux compositions marquées par les avant-gardes européennes, tissant une narration visuelle qui décrit l'entre-deux-guerres en Europe et près de cinquante années passées aux États-Unis.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Jeu de Paume - Château de Tours, du 26 juin au 27 octobre 2019.

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  • Blackboard

    Bouchra Khalili

    Entre film et installation vidéo, photographie et sérigraphie, Bouchra Khalili organise son travail autour de plateformes depuis lesquelles elle examine les stratégies de résistances des minorités face à l'arbitraire du pouvoir. Ce catalogue revient sur dix ans de créations de l'artiste franco-marocaine.

    Ce catalogue accompagne l'exposition de Bouchra Khalili au Jeu de Paume qui, intitulée « Blackboard », réunit un vaste choix d'oeuvres réalisées depuis 2008. Le projet articule histoire individuelle, histoire collective et transmission des utopies oubliées pour proposer une méditation sur la puissance émancipatrice de la parole lorsqu'elle est portée par des membres de minorités souvent confinées aux marges de la visibilité. Il se conçoit ainsi comme un espace où les protagonistes des oeuvres de l'artiste et les spectateurs peuvent se rencontrer, réactivant la proposition de Pier Paolo Pasolini d'une conception de l'oeuvre d'art comme poésie civile.

    Première monographie de cette ampleur consacrée à Bouchra Khalili, Blackboard est aussi le catalogue de l'exposition personnelle éponyme de l'artiste au Jeu de Paume (5 juin - 23 septembre 2018). Ce projet emprunte son titre au dialogue que Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin, alors tous deux membres du groupe Dziga Vertov, ont eu avec des étudiants de l'université Yale en avril 1970. Invité à définir la pratique du groupe, Godard pointe du doigt le tableau noir de l'amphithéâtre qui accueille la rencontre et déclare : « Faire un film comme ce tableau noir, et rien de plus. La place du film est exactement là. Mais c'est à vous d'examiner ce tableau et d'en faire quelque chose. » Par la suite, le cinéaste reviendra à plusieurs reprises sur le « tableau noir », une oeuvre produite pour ceux dont les images manquent, qui peuvent ainsi s'en saisir et les partager.
    Cette surface plane qui peut accueillir en creux les exclus du régime de la visibilité est le point de départ du travail de Bouchra Khalili, qui fait se rencontrer une pédagogie de l'image et le « cinéma de poésie » tel que l'a théorisé Pier Paolo Pasolini, source d'inspiration majeure de l'artiste. La prise de parole et son corollaire - le geste de la transmission - sont un acte fondateur de la plupart de ses travaux. La question « qui parle et à partir d'où ? » traverse les multiples récits de résistance au pouvoir colonial et à ses continuums, de lutte pour la survie, de renégociation des termes d'un corps politique propre.
    C'est donc un collectif à la géographie vaste qui prend forme, où chaque participant aux projets de l'artiste s'approprie la proposition de Pier Paolo Pasolini d'une conception de l'oeuvre d'art comme poésie civile. Que ce soit par le biais des récits faits par ceux qui sont contraints de franchir illégalement les frontières (The Mapping Journey Project, 2008-2011), du pouvoir de la parole dans la constitution du sujet politique (The Speeches Series, 2012-2013), de la transmission de l'histoire des utopies internationalistes (Foreign Office, 2015) ou du passage de la scène théâtrale à la scène citoyenne (The Tempest Society, 2017).
    Basée sur des écrits du poète Jean Genet et sa solidarité radicale en faveur des mouvements révolutionnaires, Twenty-Two Hours (2018), l'oeuvre la plus récente de Khalili, réinterprète d'un point de vue contemporain le legs du poète en suggérant que c'est la poésie elle-même qui produit l'acte révolutionnaire.
    Articulant histoire individuelle, histoire collective et transmission des utopies oubliées, l'exposition et le catalogue qui l'accompagne invitent à une méditation sur la puissance émancipatrice de la parole. « Blackboard » se conçoit ainsi comme un espace où les protagonistes des oeuvres de l'artiste et les spectacteurs peuvent se rencontrer, réactivant le geste du poète civil pasolinien.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Jeu de Paume, Paris, du 5 juin au 23 septembre 2018.

  • Instruments

    Ismaïl Bahri

    Catalogue de l'exposition dédiée par le Jeu de Paume à Ismaïl Bahri, Instruments est aussi sa première monographie. Initié dans les années 2000, le travail de l'artiste franco-tunisien s'apparente au relevé d'opérations précises et sensibles, dont la cinétique, souvent mécanique, évoque notamment le procédé filmique. Basées sur les nuances et développements infimes issus de la rencontre de choses élémentaires, ces expérimentations requièrent une acuité de regard, déroulant un questionnement sur les limites du visible et de la perception.

    Cultivant la lenteur, le travail d'Ismaïl Bahri est fondé sur l'exploration rapprochée d'éléments simples et des réactions, souvent ténues, provoquées par leur mise en contact. L'artiste répète, décline inlassablement des petits gestes - active, met en mouvement, transforme, noue, froisse -, accueillant les développements imprévus que ces derniers suscitent. Ses oeuvres, pour la plupart des vidéos, s'offrent comme la traduction en images de ces expériences, dont elles retiennent les effets les plus significatifs. Une goutte d'eau qui réagit aux intensités organiques (Ligne), une page de magazine qui se dépigmente et colore les doigts qui la manipulent (Revers), une feuille blanche qui se teinte à la lumière (Foyer), un fil qui s'enroule sur lui-même (Dénouement)... Relevant du détail et de l'infime, ces transformations sollicitent une attention accrue. Chez Ismaïl Bahri, c'est dans ce moment de l'accommodation perceptive, sur la corde raide entre précision et fragilité, qu'affleurent l'épaisseur des choses et leur potentiel de variation.
    Les instruments, ces objets sensibles permettant d'opérer dans le monde physique, agissent comme les intercesseurs des actions menées par Bahri. Les éléments auxquels il a recours - eau, fil, tissu, encre, lumière, vent, mains - sont convoqués pour leur aptitude à affecter ce qui les entoure et à s'en affecter. Aussi les notions d'imprégnation (Foyer), de nuance (Sondes), de développement (Source), de capillarité (Film), de transfert (Revers) ou encore de révélation (Esquisse, pour E. Dekyndt) sont-elles récurrentes dans sa pratique.
    Présentée au Jeu de Paume, Paris, du 13 juin au 24 septembre 2017, l'exposition « Instruments », d'une ampleur sans précédent dans le parcours d'Ismaïl Bahri, articule une sélection de huit vidéos récentes, dont trois produites à cette occasion. Le catalogue qui l'accompagne, première monographie vouée à l'artiste, présente un nombre plus important de vidéos ainsi que d'autres réalisations - photographies, dessins et installations -, rendant compte de l'ensemble de sa pratique depuis ses débuts dans les années 2000. Un essai de Jean-Christophe Bailly opère une traversée de l'oeuvre, tandis qu'une discussion d'Ismaïl Bahri avec Guillaume Désanges et François Piron met en perspective sa démarche en éclairant son processus de travail et ses influences. Enfin, des notices rédigées par Marie Bertran portent plus spécifiquement sur les oeuvres exposées au Jeu de Paume.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Jeu de Paume, Paris, du 13 juin au 24 septembre 2017.

  • Ce catalogue accompagne l'exposition de Zineb Sedira au Jeu de Paume, qui couvre une période allant de 1998 à aujourd'hui et des médiums aussi divers que la vidéo, le film, l'installation et la photographie. Plusieurs des installations présentées reflètent son intérêt pour la collecte, l'enregistrement et la transmission d'histoires. L'évolution de la forme, de la fonction et de l'effet des images dans les sociétés du monde s'inscrit dans son rapport au matériau d'archive.
    L'exposition, qui réunit cinq installations multimédia et un certain nombre d'oeuvres photographiques et filmiques, éclaire les différents bouleversements qu'a connus le xxe siècle : l'intense développement de l'industrie automobile (The End of the Road, 2010) et l'essor du fret, correspondant à l'exploitation et à la transformation globale, sous l'égide des pays occidentaux, des ressources primaires et secondaires, conséquence directe de l'impérialisme (Lighthouse in the Sea of Time, 2010 ; Broken Lens, 2011 ; Transmettre en abyme, 2012) ; l'histoire et l'indépendance des pays colonisés du continent africain, en particulier de l'Algérie (Standing Here Wondering Which Way to Go, 2019 ; Laughter in Hell, 2018). Par son implication personnelle et sa présence physique dans ses oeuvres, Sedira établit un rapport direct entre leur nature documentaire et son engagement d'artiste, qu'elle voit comme un engagement du côté de la société et de la démocratie.
    Coproduite par le Jeu de Paume et présentée pour la première fois, Standing Here Wondering Which Way to Go (2019) est née d'une réflexion sur la période utopique que furent les années 1960, en particulier sur le rôle qu'eut l'Algérie dans les mouvements de libération africains après son indépendance, en 1962. L'artiste a eu l'idée de cette oeuvre en explorant les archives cinématographiques d'Alger, où elle a découvert de nombreux films militants des années 1960. Dans cette oeuvre, se côtoient des documents d'archives, des séquences de films trouvés, divers objets faisant référence à l'éthos artistique de l'époque ainsi qu'un diorama du salon de Sedira contenant aussi bien ses meubles que ses affaires personnelles, et qui sont ici partagés avec le public.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Jeu de Paume, Paris, du 15 octobre 2019 au 19 janvier 2020.

  • Catalogue documentant deux projets de l'artiste colombien - un reportage photographique et un livre d'artiste - autour de l'immigration et des liens familiaux (dans le cadre du programme « Satellite » organisé par le Jeu de Paume et le CAPC).
    Publié à l'occasion de la double exposition éponyme au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 18 mai au 27 août 2017, et au Jeu de Paume, Paris, du 13 juin au 24 septembre 2017.

    Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d'expositions, assuré dès sa création par des commissaires d'envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez, Erin Gleeson et Heidi Ballet). Pour cette édition 2017, intitulée « L'économie du vivant », le Jeu de Paume et le CAPC musée ont convié Osei Bonsu, commissaire d'exposition et auteur basé à Londres.
    Prenant pour base le support filmique, la programmation sera interdisciplinaire, invitant à un dialogue effectif et ciblé avec l'image mouvante. « L'économie du vivant », qui s'ouvrira avec Ali Cherri et se cloturera avec Jumana Manna, est tournée vers la transmission et la préservation de l'histoire en tant que réceptacle de la mémoire vivante. Ces confrontations ouvriront l'espace propice à l'exploration du temps et de la temporalité que mènent Steffani Jemison et Oscar Murillo, dont les pratiques formelles mettent en évidence une poétique des gestes physiques influencée par ces facteurs socio-économiques que sont les usines, les projets d'aménagement urbain ou les parcs publics.
    Les expositions de la programmation Satellite s'accompagnent de quatre publications, confiés chaque année à des graphistes indépendants. Les expositions de L'économie du vivant sont également présentées au Jeu de Paume à Paris et à la Maison d'Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne en 2017.

    Les peintures et installations d'Oscar Murillo (né en 1986 en Colombie, vit et travaille à Londres) incorporent une grande diversité de médiums et de techniques, y compris des éléments textuels, des matériaux recyclés et des fragments de son atelier. Associant actions, performances et chaos, ses tableaux grand format sont méthodiquement composés de toiles grossières cousues ensemble qui incorporent souvent des fragments de texte ainsi que des débris, saletés et poussières provenant de son atelier. Ses peintures, vidéos et performances sont liées à la notion de communauté découlant de son attachament pour son pays natal, la Colombie, et son pays d'adoption, l'Angleterre.
    Oscar Murillo est titulaire d'une licence en arts plastiques obtenue en 2007 à l'University of Westminster de Londres, et d'une maîtrise obtenue au Royal College of Art en 2012. Le travail et les projets d'Oscar Murillo ont fait l'objet d'expositions personnelles présentées dans le monde entier par des institutions de premier plan.

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  • Dicta

    Damir Ocko

    Catalogue s'articulant autour d'un projet de l'artiste croate qui, dans la lignée des fictions brechtienne et orwellienne, propose, à travers un collage-vidéo, une réflexion engagée sur les dangers de l'appauvrissement du langage dans l'espace public (dans le cadre du programme « Satellite » organisé par le Jeu de Paume et le CAPC).

    À l'ère de la parole-spectacle, de l'horizontalité de l'information ou encore du langage-écran, la voix du plus fort a-t-elle toujours raison ? Le novlangue, fil d'Ariane du roman dystopique 1984 de George Orwell, a été élaboré par le gouvernement à des fins de perte d'individuation. Prônant un rapport non-distancié aux faits et une diminution de l'appareil critique, cette nouvelle langue se construit sur la simplification langagière, le néologisme et l'affect. Son vocabulaire regroupe trois classes. Le groupe B, celui de la parole publique, est le terreau du projet proposé par Damir Ocko.
    L'exposition s'articule autour du film Dicta II (pluriel de « dictum », latin pour dicton, le terme qualifie une vérité non remise en question). Faisant suite à Dicta I, réalisé autour des écrits autobiographiques de Bertolt Brecht Telling the Truth: 5 Difficulties (1934), rédigés lorsque ce dernier s'est vu dénaturalisé par le régime allemand, Dicta II se construit autour d'une série de mots d'alerte. D'influence conceptuelle et dadaïste, le film prend la forme d'un collage et regroupe un ensemble de déclarations inaudibles et contradictoires, aussi obscures que son image. Le film évoque le théâtre épique et la distanciation brechtienne qui politise la conscience chez le spectateur.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Jeu de Paume, Paris, du 6 février au 20 mai 2018, au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux du 13 février au 6 mai 2018, et au Musée Amparo de Puebla, Mexique, du 7 novembre 2018 au 19 janvier 2019.

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  • Dans le cadre du « Nouveau Sanctuaire », la programmation Satellite 12 organisée par le Jeu de Paume et le CAPC, l'artiste américain Ben Thorp Brown met en exergue la notion d'empathie comme la capacité critique et l'expression de la sensibilité de l'homme face aux espaces occupés.
    Dans le cadre du cycle « Le Nouveau Sanctuaire » de Laura Herman, la publication L'Arcadia Center accompagne l'exposition de Ben Thorp Brown qui propose une expérience architecturale inspirée à la fois par la mythologie antique et par les domaines de la psychologie et des neurosciences. Conçu comme un centre de bien-être en réponse aux évolutions politiques de notre époque, «?L'Arcadia Center?» place l'architecture au croisement de l'empathie, du soin et de la survie. Dans ce sanctuaire arcadien, les habitants peuvent jouir d'une existence aussi idyllique qu'intemporelle, les incitant à retisser des liens avec les personnes, les animaux et le monde naturel.
    Tournée dans la VDL Research House II, construite par Richard Neutra près du Silver Lake à Los Angeles, la vidéo Cura présentée dans l'exposition donne vie aux principes développés par l'architecte austro-américain qui considérait l'architecture comme un outil thérapeutique, chaque élément environnemental devant être soigneusement conçu pour susciter une réponse sensorielle et émotionnelle particulière.
    Au travers d'une conversation entre Ben Thorp Brown et Laura Herman ainsi que d'un essai de Sylvia Lavin, théoricienne de l'architecture, cet ouvrage éclaire la notion d'empathie comme faculté critique et comme expression de notre perception des espaces que nous habitons.
    Publié à l'occasion des expositions éponymes au Jeu de Paume, Paris, du 18 juin au 22 septembre 2019, et au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 20 juin au 22 septembre 2019.

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  • Catalogue de l'exposition présentée au Jeu de Paume du 15 octobre au 19 janvier 2019.

    « Les photographies de Hujar transforment en monuments des moments, des êtres, des vies et des sous-cultures qui, sans cela, auraient pu tomber dans l'oubli. ».
    Joel Smith.

    Peter Hujar (1934-1987), figure éminente de la culture de Downtown dans le New York des années 1970 et 1980, est surtout connu pour ses portraits intimes, profonds ou enjoués d'artistes, d'auteurs et de gens du spectacle, comme Susan Sontag, William S. Burroughs, David Wojnarowicz et les grands acteurs des spectacles de travestis. Cet ouvrage - qui constitue la première étude approfondie de la vie et de l'oeuvre d'Hujar - réunit trois essais, 160 photographies et divers documents inédits provenant de la collection Peter Hujar, conservée à la Morgan Library & Museum, à New York. Catalogue de l'exposition de Peter Hujar au Jeu de Paume, celui-ci est l'adaptation française de l'édition conçue en 2017 par la Fundación Mapfre et la Morgan Library & Museum.

    Peter Hujar a été l'une des grandes figures de la scène new-yorkaise dans les années 1970 et 1980. Surtout connu pour ses portraits d'artistes, musiciens, écrivains et gens du spectacle - au nombre desquels on compte des personnalités comme Susan Sontag, William S. Burroughs, David Wojnarowicz ou Andy Warhol -, Hujar forçait l'admiration par son extrême exigence dans son travail et dans sa vie. C'était un maître de la technique, et ses portraits de personnes, d'animaux et de paysages, avec leurs magnifiques tonalités en noir et blanc, ont exercé une grande influence. Sous-estimé de son vivant, Hujar est aujourd'hui une icône vénérée de la scène artistique de Downtown de l'époque, et ses photographies figurent aujourd'hui dans les collections permanentes de musées du monde entier. Peter Hujar : Speed of Life réunit plus de 160 photographies de l'artiste. Publié en parallèle à une grande exposition itinérante, cet ouvrage présente les grands portraits de Hujar mais aussi des oeuvres moins connues. Avec des textes de Joel Smith, Philip Gefter et Steve Turtell, il propose un panorama de la vie et des pratiques artistiques de ce maître de la photographie américaine.

    Mort du sida en 1987, Peter Hujar a laissé derrière lui un corpus photographique complexe et profond. Figure de proue de la scène culturelle de Downtown, dans le New York des années 1970 et 1980, il a été admiré pour ses portraits de personnes, d'animaux et de paysages. Depuis sa mort, son travail a fait l'objet d'importantes rétrospectives au Stedelijk Museum d'Amsterdam et au Fotomuseum Winterthur en Suisse, et ses oeuvres figurent notamment dans les collections permanentes du Museum of Modern Art et du Whitney Museum of American Art à New York, du Museum of Fine Arts à Houston et du San Francisco Museum of Modern Art.

  • ZOFIA RYDET

    COLLECTIF

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  • éblouissement

    Régis Durand

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  • Sensus plenior

    Steffani Jemison

    Catalogue consacré à un projet vidéo sur la pratique du gospel mime au sein de l'église afro-américaine. L'occasion pour Steffani Jemison d'exprimer son intérêt pour le langage et le geste, et la dimension discursive de la culture des Africains-Américains (dans le cadre du programme « Satellite » organisé par le Jeu de Paume et le CAPC).
    Né d'une pratique interdisciplinaire qui met l'accent sur la dimension discursive de la culture afro-américaine, le travail de Steffani Jemison force les limites du langage. Dans la vidéo qu'elle a réalisée à l'occasion de la programmation Satellite, intitulée Sensus Plenior - l'équivalent latin de notre « sens profond » -, elle exprime son intérêt pour le langage et le geste à travers le gospel mime. Depuis vingt-cinq ans, on a vu se développer, au sein de l'église afro-américaine, cette pratique consistant à recourir au mime pour interpréter des chants gospel. La vidéo s'ouvre sur la figure du pasteur Susan Webb, chef de file du Master Mime Ministry of Harlem, qui nous est montrée en pleine contemplation lors d'une séance de répétition. Privilégiant exclusivement le caractère silencieux de la performance, le film de Jemison témoigne de son intérêt pour ce qui ne passe pas par les mots, pour le silence qui forme le creuset de l'action, de l'affirmation de soi et de la résistance.
    Reflet de l'intérêt de Steffani Jemison pour le cinéma muet, Sensus Plenior interroge l'influence du mime sur les conventions régissant la mise en scène de soi et les limites du discours au tournant du XXe siècle. L'artiste brouille les frontières entre performance et cinéma, offrant au public un moment de suspens hors des constructions du temps linéaire et des significations reçues. Refusant l'épaisseur psychologique des personnages du cinéma moderne, les interprètes du gospel mime se réservent toute liberté de se comporter de façon imprévisible : ils mettent ainsi l'accent sur ce qui, dans le quotidien des Noirs, distingue la vie privée de la vie publique.
    Accompagnant l'exposition de Steffani Jemison au Jeu de Paume et au CAPC, le présent livre comprend un texte introductif du commissaire, Osei Bonsu, ainsi qu'une conversation de l'artiste avec l'écrivaine Sharifa Rhodes-Pitts autour de leur expérience du gospel mime. Cette publication reproduit également une note de Jemison ainsi que des dessins inédits de l'artiste déployant un répertoire de gestes développés par Susan Webb.
    Publié à l'occasion de la double exposition éponyme au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 7 septembre au 12 novembre 2017, et au Jeu de Paume, Paris, du 17 octobre 2017 au 21 janvier 2018.

    Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d'expositions, assuré dès sa création par des commissaires d'envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez, Erin Gleeson et Heidi Ballet). Pour cette édition 2017, intitulée « L'économie du vivant », le Jeu de Paume et le CAPC musée ont convié Osei Bonsu, commissaire d'exposition et auteur basé à Londres.
    Prenant pour base le support filmique, la programmation sera interdisciplinaire, invitant à un dialogue effectif et ciblé avec l'image mouvante. « L'économie du vivant », qui s'ouvrira avec Ali Cherri et se cloturera avec Jumana Manna, est tournée vers la transmission et la préservation de l'histoire en tant que réceptacle de la mémoire vivante. Ces confrontations ouvriront l'espace propice à l'exploration du temps et de la temporalité que mènent Steffani Jemison et Oscar Murillo, dont les pratiques formelles mettent en évidence une poétique des gestes physiques influencée par ces facteurs socio-économiques que sont les usines, les projets d'aménagement urbain ou les parcs publics.
    Les expositions de la programmation Satellite s'accompagnent de quatre publications, confiés chaque année à des graphistes indépendants. Les expositions de L'économie du vivant sont également présentées au Jeu de Paume à Paris et à la Maison d'Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne en 2017.

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  • Wild relatives

    Jumana Manna

    Publication documentant une oeuvre vidéo éponyme de l'artiste palestinienne, mettant en scène les rapports de hiérarchie et de pouvoir qui accompagnent une transaction agricole entre une ville norvégienne et la plaine de la Bekaa au Liban. Avec un essai de l'historienne Shela Sheikh et un texte de Jumana Manna déroulant les réflexions qui l'ont menée à son projet (dans le cadre du programme « Satellite » organisé par le Jeu de Paume et le CAPC).

    Dans son travail récent, Jumana Manna utilise la vidéo et la sculpture comme les supports d'une réorganisation de l'archive relative à l'histoire des pays du Proche-Orient et de l'Europe du Nord - qu'elle envisage comme des entités géographiques distinctes mais néanmoins liées. L'exploration porte ainsi sur la façon dont les formes de pouvoir - économiques, politiques, interpersonnelles - conditionnent aussi bien l'architecture que la vie humaine et végétale. Jumana Manna s'intéresse en particulier aux non-dits qui accompagnent les pratiques scientifiques actuelles de préservation ; son travail questionne ainsi les constructions binaires qui renvoient dos à dos un héritage pur et immuable et l'emprise de l'innovation.
    Dans Wild Relatives [Parentés sauvages], un film réalisé spécialement pour la programmation Satellite, Jumana Manna traque les rapports de hiérarchie et de pouvoir qui accompagnent une transaction de semences entre la ville de Longyearbyen, dans l'archipel arctique du Svalbard (Norvège) et la plaine libanaise de la Bekaa. Le film suit le voyage des semences, retrace le parcours de ces formes de vie à mesure qu'elles sont extraites du sol et transplantées ailleurs, passant du sol aride au permafrost et vice-versa.

    Publié à l'occasion de la double exposition éponyme au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 23 novembre 2017 au 28 janvier 2018, et à la Maison d'Art Bernard Anthonioz, Nogent-sur-Marne, dans le cadre de la programmation hors les murs du Jeu de Paume, du 30 novembre 2017 au 4 février 2018.

    Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d'expositions, assuré dès sa création par des commissaires d'envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez, Erin Gleeson et Heidi Ballet). Pour cette édition 2017, intitulée « L'économie du vivant », le Jeu de Paume et le CAPC musée ont convié Osei Bonsu, commissaire d'exposition et auteur basé à Londres.
    Prenant pour base le support filmique, la programmation sera interdisciplinaire, invitant à un dialogue effectif et ciblé avec l'image mouvante. « L'économie du vivant », qui s'ouvrira avec Ali Cherri et se cloturera avec Jumana Manna, est tournée vers la transmission et la préservation de l'histoire en tant que réceptacle de la mémoire vivante. Ces confrontations ouvriront l'espace propice à l'exploration du temps et de la temporalité que mènent Steffani Jemison et Oscar Murillo, dont les pratiques formelles mettent en évidence une poétique des gestes physiques influencée par ces facteurs socio-économiques que sont les usines, les projets d'aménagement urbain ou les parcs publics.
    Les expositions de la programmation Satellite s'accompagnent de quatre publications, confiés chaque année à des graphistes indépendants. Les expositions de L'économie du vivant sont également présentées au Jeu de Paume à Paris et à la Maison d'Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne en 2017.

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  • Dans le cadre de la programmation Satellite, Apprendre la langue (présent continu I) accompagne l'exposition d'Alejandro Cesarco dans laquelle il présente un portrait vidéo de la pianiste argentine nonagénaire Margarita Fernández.

    L'ouvrage offre un portrait complémentaire de celle-ci au travers de ses écrits. S'y trouve reproduit le texte d'une conférence donnée par Margarita Fernández sur l'analyse de l'écriture filmique et musicale qui s'opère entre l'Andantino de la Sonate en la majeur de Franz Schubert et le film de Robert Bresson Au hasard Batlthazar dont l'Andantino est le thème musical.

    Alejandro Cesarco poursuit dans ce catalogue sa recherche autour des structures narratives et de la traduction, se concentrant cette fois-ci sur les allers-retours et transpositions possibles : de la musique au film et du film à la musique, et ainsi de suite. Le langage devient alors affaire de motifs, de rebonds et combinaisons, construit tel un ensemble musical.

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  • Catalogue de l'exposition de Florence Lazar au Jeu de Paume et première monographie, cet ouvrage propose une traversée de son oeuvre à travers une sélection de films documentaires et de photographies produits entre 2000 et aujourd'hui, dans une perspective qui mêle la chronologie du travail et les différents contextes abordés, en se concentrant plus particulièrement sur ceux des territoires de l'ex-Yougoslavie après la guerre et les enjeux écologiques et post-coloniaux aux Antilles.
    Au cours des années 1990, Florence Lazar travaille principalement le genre du portrait photographique avant d'intégrer, à la fin de la décennie, la vidéo à sa pratique. Le choix de ce nouveau médium s'inscrit dans son désir de répondre en tant qu'artiste à la crise qui déchire alors la Yougoslavie. Du fait des liens familiaux et sociaux qui la rattache au territoire yougoslave, elle a suivi de près le conflit depuis son déclenchement dix ans plutôt. L'oeuvre la plus ancienne de l'exposition, Les Paysans (2000), fait partie d'un cycle de vidéos et films documentaires portant sur la responsabilité individuelle et collective face au conflit. Le documentaire occupe une place de premier plan dans la démarche de Florence Lazar depuis cette époque. Ce cycle culmine en 2014 avec son troisième long-métrage, Kamen (Les Pierres), également présenté ici. Le film met au jour des tentatives - sur les plans religieux et culturel - de réécrire le passé dans le but de renforcer le déni de responsabilité plutôt que de le combattre.
    En 2008, elle renoue avec son travail antérieur sur le portrait en réinvestissant de façon novatrice la photographie documentaire. La série d'images qui en résulte montre des supports imprimés liés à l'itinéraire politique de son père. Le fils de l'artiste y joue à la fois le rôle de modèle et de lien entre les générations, comme dans la vidéo Confessions d'un jeune militant, où il assiste son grand-père dans la présentation des ouvrages qui ont marqué sa formation intellectuelle. En passant d'une des principales sources de la formation de soi à une autre - de la famille à l'école -, Florence Lazar produit un ambitieux ensemble de trente-cinq photographies inauguré en 2016 dans le cadre de la commande du 1 % artistique pour le collège Aimé-Césaire dans le 18e arrondissement de Paris. Hommage à la célèbre figure éponyme de l'établissement, l'oeuvre réalisée en étroite collaboration avec les élèves fait valoir qu'une approche objective du passé colonial français, loin de perpétuer les clivages sociaux et raciaux ou une culpabilité nationale, peut conduire à une reconnaissance commune de l'histoire.
    Coproduite par le Jeu de Paume et présentée ici pour la première fois, l'oeuvre la plus récente de Florence Lazar, 125 hectares (2019), revient au thème pastoral introduit par Les Paysans. Elle s'inscrit dans une enquête entamée en Martinique, terre natale de Césaire, sur les conséquence écologiques et sanitaires à long terme de la chlordécone, insecticide cancérigène utilisé pendant plus de vingt ans dans les bananeraies de l'île. Tiré de la pièce Une tempête de Césaire - adaptation postcoloniale de La Tempête de Shakespeare -, le titre de l'exposition et de la publication évoque évoque non seulement les ravages du colonialisme, mais également les potentialités émancipatrices de l'histoire.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Jeu de Paume, Paris, du 12 février au 2 juin 2019.

    Sandra Cattini est inspectrice de la création, responsable de la collection design et arts décoratifs du Centre national des arts plastiques (ministère de la Culture).

    Dean Inkster enseigne l'histoire et les théories de l'art à l'École supérieure d'art et design Grenoble-Valence. Il a été cocommissaire des expositions « Cornelius Cardew et la liberté de l'écoute » (2009) et « Anarchism Without Adjectives : sur l'oeuvre de Christopher D'Arcangelo (1975-1979) » (2011), toutes deux inaugurées au CAC Brétigny, avant de voyager à l'étranger. Il est également codirecteur, avec Katia Schneller, de l'ouvrage Art, Theory and Critical Pedagogy: The Legacy of Craig Owens, à paraître en 2019 aux éditions [SIC].

    Chercheuse indépendante, écrivaine, commissaire d'exposition et programmatrice de cinéma basée à Berlin et à Beyrouth, Rasha Salti est aussi, depuis 2017, chargée de programme pour La Lucarne d'Arte France.

    Giovanna Zapperi est professeure d'histoire de l'art contemporain à l'université de Tours. Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, elle est notamment l'auteure de L'artiste est une femme. La modernité de Marcel Duchamp (PUF, 2012) et de Carla Lonzi : un art de la vie. Critique d'art et féminisme en Italie (Les presses du réel, 2018).

  • Dans le cadre du « Nouveau Sanctuaire », la programmation Satellite 12 organisé par le Jeu de Paume et le CAPC, la publication Anna & the Jester dans La Fenêtre d'Opportunité accompagne l'exposition de Julie Béna qui se présente sous la forme d'un conte architectural.
    Dans son film d'animation Anna & the Jester in Window of Opportunity (2019), Julie Béna relate la curieuse rencontre entre une série de personnages, à la fois existants et imaginés. Critiquant le concept de transparence utilisé en architecture ou dans la société, cette exposition est conçue comme une superposition de couches réelles et virtuelles, créant un espace d'opacité et d'indétermination. Cette publication développe les principes et réflexions qui sous-tendent ces dispositifs au travers d'une conversation entre Julie Béna et Laura Herman ainsi que d'un essai d'Irene Sunwoo, historienne de l'architecture et commissaire d'exposition.
    Publié à l'occasion des expositions éponymes au Jeu de Paume, Paris, du 12 février au 2 juin 2019, au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 8 mars au 19 mai 2019 et au Museo Amparo, Puebla (Mexique), du 20 juillet au 12 août 2019.

    Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d'expositions, assuré dès sa création par des commissaires d'envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez, Erin Gleeson et Heidi Ballet). En 2019, elle est également présentée au Museo Amparo de Puebla (Mexique). Chaque exposition est accompagnée d'une publication imaginée comme une carte blanche au commissaire et aux artistes. Conçue dans un dialogue étroit avec un studio graphique renouvelé à l'occasion de chaque édition, cette série d'ouvrages s'offre comme un espace de création autonome au sein de la programmation Satellite.
    Intitulée « Le Nouveau Sanctuaire » la douzième édition de la programmation Satellite, confiée à Laura Herman, présente les propositions de Julie Béna, Ben Thorp Brown et Daisuke Kosugi qui étudient, du point de vue de leurs pratiques individuelles, la capacité qu'a l'environnement aménagé d'accueillir le corps et les sens, d'en prendre soin et de les investir. Comment l'espace détermine-t-il la façon dont nous nous sentons ? Basée sur l'idée d'un environnement menaçant et hostile, l'une des définitions fondamentales de l'architecture est de fournir un abri et un certain confort au corps humain. L'idée répandue de l'habitation comme « peau de substitution » nous vient de l'architecte allemand du XIXe siècle Gottfried Semper qui décrivait l'enclos de l'animal, fait de peaux et de feuillages, comme l'origine de l'espace architectural « privé ». Aujourd'hui, cette conception de l'architecture comme spatialité enveloppante - le désir moderne d'offrir un lieu de refuge - n'est plus opérante. Si nous devons reconsidérer l'architecture comme le point de rencontre entre différentes références culturelles, différentes pratiques, différents rituels, désirs et besoins, comment imaginer un sanctuaire adapté au monde actuel ?

    Laura Herman (née en 1988 à Bruxelles) est diplômée du Centre for Curatorial Studies du Bard College (CCS Bard, 2016), à New York, et titulaire d'un master de littérature moderne comparée. Laura est curatrice pour La Loge, un espace bruxellois dédié à l'art contemporain, à l'architecture et à la théorie. Elle est rédactrice pour De Witte Raaf, revue d'art bimensuelle distribuée en Belgique et aux Pays-Bas. Ses critiques et essais ont notamment paru dans Mousse, Frieze, Spike Art Quarterly, et elle a organisé des expositions et des événements comme « Natural Capital (Modal Alam) » au BOZAR, à Bruxelles ; « Third Nature » au Hessel Museum, à New York ; « Definition Series: Infrastructure » au Storefront for Art and Architecture, à New York et « Wild Horses & Trojan Dreams » chez Marres, à Maastricht.

    Basée à New York, Irene Sunwoo est historienne de l'architecture, commissaire d'exposition et écrivaine. Elle est commissaire d'exposition de l'Arthur Ross Architecture Gallery et la directrice des expositions à la School of Architecture, Planning and Preservation (GSAPP) de l'université de Columbia. En 2015, elle fut commissaire d'exposition associée de la première Biennale d'architecture de Chicago. Elle est également l'auteure de In Progress: IID Summer Sessions (AA Publications, 2016) et ses écrits ont été publiés dans Grey Room, AA Files, Getty Research Journal, The Avery Review et Domus, entre autres revues.

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  • Koen Wessing (Amsterdam, 1942-2011), photojournaliste néerlandais très engagé dans les causes humanistes, n'a pas encore reçu la reconnaissance internationale qu'il mérite. Muni de son Leica, il a réalisé de saisissantes photographies témoignant de sujets aussi divers que la décolonisation, la violence et la barbarie en Amérique latine, l'effondrement du bloc soviétique, la guerre en Yougoslavie, les horreurs de l'apartheid en Afrique du Sud et la vie quotidienne en Chine. Homme de grande compassion, il se mettait à l'écoute des gens qu'il photographiait dans des situations souvent dramatiques. Ses photographies nous montrent les «?damnés de la terre?», sans toutefois leur assigner un rôle de victime : ils demeurent nos semblables.

    Offrant une sélection de près de trente oeuvres emblématiques de Wessing, cet album est publié à l'occasion de la présentation de «?L'image indélébile?» au Jeu de Paume - Château de Tours, première rétrospective du photographe organisée en France, pour l'essentiel composée d'images qu'il a personnellement choisies dans l'intention de faire connaître ses prises de vue les plus marquantes.

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