KAPH

  • La genèse et le développement de la pratique photographique en dehors de l'Europe au cours du XIXe siècle : une histoire de la diffusion de la photographie comme outil de documentation et instrument de découverte du monde et des peuples, à travers une vaste sélection de photographies historiques capturées au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie ou sur les continents américains, des clichés qui ont façonné la perception des peuples, des lieux et des cultures il y a plus de 150 ans.

    Le catalogue constitue un compte-rendu de l'exposition, mais se positionne également comme un ouvrage de référence, dévoilant les enjeux des réflexions et des recherches menées pour le projet. Sans prétendre l'encyclopédisme sur le sujet des premières pratiques photographiques au monde, il fournit un certain nombre d'éléments historiques et techniques permettant de comprendre les conditions géopolitiques dans lesquelles la photographie a été introduite et diffusée dans les différentes zones géographiques du monde. La publication offre une vision globale et documentée de la pratique de la photographie au cours des premières décennies du medium, en soulignant les éléments clés et les limites chronologiques de l'appropriation de la photographie en dehors de l'Europe. La publication a également pour but de présenter le travail des photographes et des studios locaux, en montrant certaines « images originales » réalisées dans une région donnée, tout en soulignant le rôle joué par les gouvernements au pouvoir dans le développement et l'appropriation de ce support moderne à l'échelle locale.
    La publication est composée d'une introduction générale de la commissaire de l'exposition, de deux essais de spécialistes de la photographie asiatique et moyen-orientale et d'une traduction commentée d'une sélection de textes sur photographie d'Emir Abdelkader. La publication présente des oeuvres provenant principalement des collections du musée du quai Branly, de la Bibliothèque nationale de France et du musée Guimet. La qualité des quelque 100 reproductions révèle la diversité des objets photographiques présentés dans l'exposition (daguerréotypes, estampes, albums, négatifs). L'ouvrage comprend également un index des photographes présentés dans l'exposition et des oeuvres, ainsi qu'une chronologie géo-historique.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par le Louvre Abu Dhabi, le musée du quai Branly - Jacques Chirac et l'Agence France-Muséums, présentée au Louvre Abu Dhabi du 25 avril au 13 juillet 2019.

  • 40 contributeurs partagent leurs regards sur la photographie au Liban, comme autant de manières d'être de celle-ci. Entre techniques, pratiques, usages, objets, images, histoires et approches artistiques, cet ouvrage présente 380 photographies produites depuis la fin du XIXème siècle jusqu'à nos jours.

    Sous forme de conversations, d'essais théoriques ou philosophiques, d'approches historiques et artistiques, 40 contributeurs ont été invités à choisir un corpus produit au Liban et, à leur manière, s'y projeter pour nous en parler. Ici, des chercheurs, des essayistes, des archéologues, des artistes, des photographes, des cinéastes, des curateurs, des collectionneurs, tracent les contours de fenêtres, à travers lesquelles regarder et interroger des réalités plurielles, celles de la photographie et celles du Liban. Dans ce livre se déploient, pour se croiser, les images et leur temporalité, les discours, les formes, les pratiques, et les usages. Ces 40 regards réunissent par fragments les dimensions multiples qui constituent le champ photographique. Ils élaborent des possibilités, des « schémas pensifs » autant qu'ils agissent sur notre conception de ce que nous entendons par « photographie au Liban ». Les corpus iconographiques réunis proviennent de fonds institutionnels ainsi que de collections et d'archives privées du Liban comme de l'étranger. Les photographies présentées ont été produites au Liban entre 1842 et 2018.

    Contributions de Fouad Elkoury, Gregory Buchakjian, Gaby Daher, Ghada Waked, Patrick Baz, Yasmine Chemali, Michel Lasserre, Hannah Feldman, Georges Boustany, Octavian Esanu, Mohsen Yammine, Adrien Zakar, Lévon Nordiguian, Jalal Toufic, Walid Sadek, Aline Manoukian, Yasmina Jreissati, Vartan Avakian, Ghassan Salhab, Houda Kassatly, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Hind Younes, Dominique Eddé, Kaelen Wilson-Goldie, Camille Tarazi, Jeanne et Moreau, Ghada Sayegh, Yasmine Eid-Sabbagh, Etel Adnan, Bernard Khoury, Manal Khader, Adrien Zakar, Oliver Rohe, Nayla Tamraz, Clémence Cottard Hachem, Stephen Sheehi.

  • Diary of a leap year

    Rabih Mroué

    • Kaph
    • 1 February 2017

    Ce « journal d'une année bissextile » reproduit une série de 366 collages réalisée à partir de journaux politiques publiés au Liban et plus largement dans le monde arabe. Par ce geste, l'artiste libanais manifeste sa protestation à l'égard d'une violence endémique qui touche particulièrement son pays.

    Publié à l'occasion de l'exposition de Rabih Mroué « Between Two Battles », Kunsthalle Mainz, Mayence, du 11 novembre 2016 au 26 février 2017.

  • PASSING TIME

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    • Kaph
    • 7 March 2018
  • Ziad Antar ; after images

    Collectif

    • Kaph
    • 10 March 2016

    A travers un périple sur les traces des mythologies fondatrices, Ziad Antar expérimente avec les formes, les couleurs et la lumière captées par une caméra sans objectif. Un effort de destructuration qui remet en cause les fondements mêmes de la photographie (la première publication de Kaph, maison d'édition basée à Beyrouth, spécialisée dans la scène artistique du Moyen-Orient, éditée en collaboration avec Hans Ulrich Obrist).
    Ziad Antar débute ce projet en 2010 lorsque, inspiré par les travaux de l'historien libanais Kamal Salibi sur les origines de la Bible, il multiplie les voyages en péninsule arabique, et plus particulièrement dans la région d'Asir.
    En 2012, Ziad Antar reçoit en cadeau de sa famille une caméra pour réaliser un projet en Arabie Saoudite. Arrivé à l'aéroport d'Abha, il s'aperçoit que l'objectif a disparu. Il fera donc son sujet avec son appareil tel quel...
    After Images n'est ni un documentaire ni une réfléxion sur les théories de Kamal Salibi. Il s'agit plus sûrement d'un regard porté sur la nature du mythe en tant que possible récit historique et de son incapacité à être documenté. Pour ce projet, Zia Antar a collaboré avec l'auteur saoudien Yahya Amqassim qui a écrit une série de poèmes dérivés des mythes fondateurs de la Bible. Les poèmes d'Amqassim cherchent à capturer la nature mouvante des mythes, modifiés selon les lieux et les âges. En livrant sa propre version des mythes ancestraux, Amqassim n'apporte aucune preuve mais propose une vision.
    Publié à l'occasion de l'exposition « After Images - Stories from the Mountains of Asir », Beirut Exhibition Center, du 1er au 15 mars 2016.

    Ziad Antar (né en 1978 à Saïda, Liban, vit et travaille entre Beyrouth et Paris) est un artiste vidéo et un photographe. Il étudie l'ingénierie agricole à l'Université américaine de Beyrouth avant de se tourner vers la vidéo et les arts grâce à une résidence au Palais de Tokyo à Paris et un post-diplôme de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.
    Son travail fait régulièrement l'objet d'expositions monographiques à travers le monde : Tate Modern (Londres) et Centre d'art contemporain de Meymac en 2008, Beirut Art Center (Liban) et Fondation Pistoletto à Biela (Italie) en 2009, Centre photographique d'Île-de-France (Paris), Witte de With (Rotterdam) et Seoul Museum of Art (Corée) en 2010, Philadelphia Museum of Art (Pennsylvanie, États-Unis) en 2011, Sharjah Art Foundation (Émirats arabes unis) en 2012, Friche la Belle de Mai (Marseille) et La Criée (Rennes) en 2013, musée Nicéphore Niépce (Chalon-sur-Saône) en 2014, Millbank Riverside Walk Gardens (Londres) en 2016... Ses oeuvres font partie de plusieurs collections publiques, dont le Centre Pompidou, la Fondation Louis Vuitton à Paris et le British Museum à Londres.
    Ziad Antar est Lauréat du prix Future Generation Art Prize 2010, décerné par le Pinchuk Art Centre (Kiev, Ukraine).

  • Passing time

    Fouad Elkoury

    • Kaph
    • 1 September 2017

    Fruit d'un travail de recherche au long cours mené en étroite collaboration avec l'artiste photographe libanais, cet ouvrage luxueux et magnifiquement produit, qui rassemble 140 photographies inédites du Liban des années 1960 à nos jours (sélectionnées au coeur d'une archive de 50 000 images), constitue une traversée émouvante de la vie d'un pays - son environnement, sa destruction, sa reconstruction et sa survie -, à travers le regard singulier de Fouad Elkoury.
    « 19 mai 2016. Manal Khader me présente Fouad Elkoury avec une idée précise : lui demander un regard introspectif sur ses archives dormant depuis plus de vingt ans dans un meuble de son appartement parisien. Nous sommes intéressées par une partie de son travail : les photographies prises au Liban de 1962 à aujourd'hui. Plus qu'un témoignage, ces documents constituent un véritable patrimoine, pour l'instant enfoui dans la mémoire d'Elkoury.
    C'est le début d'un travail de recherche qui s'étend sur huit mois durant lesquels Manal Khader et Gregory Buchakjian, en collaboration avec l'artiste, se plongent au coeur de cette archive.
    Cet ouvrage n'est pas une rétrospective, mais plutôt une réflexion, une traversée, une bataille livrée par un poète. Fouad Elkoury documente de façon obsessionnelle son quotidien, qui est aussi le nôtre. Est-il conscient qu'il écrit l'histoire ? » Nour Salamé « Je ne me suis jamais posé la question d'une quelconque responsabilité dans mon travail. Je ne comprends pas pourquoi j'ai pris tant de risques alors que rien ne m'attirait dans la guerre. C'est pourtant grâce à elle que je suis devenu photographe. C'est elle qui m'a donné ma chance (...).
    J'ai fait autant de manifs que d'expos. L'art ne peut aider les réfugiés ni soulager la famine. » Fouad Elkoury Fouad Elkoury (né en 1952 à Paris, vit et travaille à Paris et Beyrouth) est un important artiste photographe du Moyen-Orient. Son premier reportage sur la vie quotidienne du Liban en guerre sera publié dans Libération. En 1984, il publie son premier ouvrage Beyrouth Aller-Retour. En 1991, il participe avec d'autres photographes à une mission photographique sur la ville dévastée de Beyrouth qui donne lieu à la publication de Beyrouth centre-ville et à une exposition au Palais de Tokyo à Paris en 1993. Le livre fera date dans l'histoire de la photographie. En 1997, il crée la Fondation Arabe pour l'Image. L'année suivante, il s'installe à Istanbul où, entre Est et Ouest, il commence une nouvelle quête photographique. Son nouveau travail Sombres sera exposé à la Maison Européenne de la Photo en 2002. L'exposition sera accompagnée d'un film Lettres à Francine et d'un livre chez Marval. A partir de ce moment, il alterne photo et vidéo ainsi qu'écriture, avec la sortie en 2004 de son premier livre de texte pour les éditions de l'oeil Neuf La Sagesse du Photographe.

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