Tristram

  • Grand roman moderne du XVIIIe siècle anglais, considéré comme l'un des sommets de la littérature universelle, à l'égal des oeuvres de Rabelais ou de Cervantès, et curieusement mal connu en France, Tristram Shandy - littéralement Tristram Tête-Fêlée - renaît aujourd'hui dans la nouvelle traduction intégrale de Guy Jouvet. D'une force comique et subversive incomparable, cette chronique d'une maisonnée campagnarde - où l'on assiste aux déboires et aux débats véhéments et passionnés des membres de la famille Shandy, de leurs amis, voisins et domestiques, dans des domaines aussi variés que l'obstétrique, la religion, l'amour ou l'art de la guerre - apparaît d'abord comme le roman de la liberté absolue de l'écrivain : " Il faudrait savoir à la fin si c'est à nous autres écrivains de suivre les règles - ou aux règles de nous suivre ! " disait Laurence Sterne. Cette édition de La Vie et les opinions de Tristram Shandy, qui entend renouer point par point avec l'esprit de l'auteur, respecte notamment au plus près son usage révolutionnaire de la typographie et de la ponctuation, contribuant ainsi à redonner au texte toute son extraordinaire vélocité. " La Vie et les opinions de Tristram Shandy ne se lit pas d'une traite. Depuis soixante années que je pratique Laurence Sterne, je n'ai pas dépassé les trente ou quarante pages à la fois. Il y en a près de mille dans la nouvelle - et excellente - traduction de Guy Jouvet. La vérité est que ce n'est pas l'ennui qui arrête le lecteur, c'est le trop grand plaisir, la jubilation devant trop de grâce et d'esprit, le désir de poser ce livre pour y rêver, pour rêver à ce XVIIIe siècle anglais et à son festival d'humour. " Michel Déon - L'Express " Une question se pose : où placer ce livre dans sa bibliothèque ? Risque de contamination des ouvrages voisins, risque de les faire pâlir, risque de montrer leur inutilité puisque Tristram Shandy les renferme. Il n'y a pas à hésiter : Tristram Shandy doit rester sur la table de chevet. " Jean-Pierre Dufreigne - Lire

  • Après Hollywood Babylone, Kenneth Anger va encore plus loin dans l'exploration de l'envers et de l'enfer de la "machine à rêves" hollywoodienne. Dans Retour à Babylone, il traite cette fois de la période qui voit le passage du noir et blanc au cinéma en couleurs, autour de stars comme Liz Taylor, Grace Kelly, Marilyn Monroe, James Dean et Marlon Brando. Sur Hollywood et sa légende noire, personne n'a écrit avec autant de brio que Kenneth Anger.
    Addictions, viols, meurtres, manipulations en tous genres, procès... aucune des célébrités du cinéma n'a échappé au scandale. Toutes les histoires racontées ici sont édifiantes.

  • L'âge d'or de Hollywood possède aussi sa légende noire, sur laquelle personne n'a écrit avec autant de brio que Kenneth Anger. Addictions, viols, meurtres, manipulations en tous genres, procès... aucune des grandes stars du cinéma n'a échappé au scandale : Chaplin et ses nymphes, Lana Turner et son amant poignardé, Marlene bisexuelle, Erich von Stroheim et ses orgies démentielles... Kenneth Anger raconte chacune de ces histoires, avec un mélange d'amour, d'humour et de cruauté, qui annonce - en même temps qu'il dénonce - la presse de caniveau et les phénomènes contemporains du «people» et du «trash». Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant-acteur, Kenneth Anger est l'auteur de films dont l'originalité radicale a influencé des cinéastes comme Lynch, Scorcese ou Fassbinder. Aux marges du cinéma, ou pendant les sixties aux côtés des Rolling Stones, il a contribué à définir l'esthétique la plus sulfureuse de la deuxième moitié du 20e siècle. C'est à Paris que Kenneth Anger avait conçu et fait paraître - en 1959 chez Pauvert - une version embryonnaire de Hollywood Babylone, son unique livre, publié intégralement aujourd'hui pour la première fois en français.

  • La mer de corail

    Patti Smith

    Patti Smith et Robert Mapplethorpe se sont rencontrés en 1967 lorsqu'ils avaient vingt ans, à New York, où ils vécurent ensemble pendant plusieurs années. Leurs carrières respectives de musicienne et de photographe célèbres ne cessant plus, dès lors, de se croiser. A la mort du photographe, en 1989, Patti Smith a livré sa vision de l'homme et de l'artiste dans un texte demeuré longtemps inédit - La Mer de Corail - où l'écriture, en prenant la forme d'un récit allégorique, joue avec des photographies de Robert Mapplethorpe, choisies par Patti Smith elle-même.
    Quand ce livre est sorti à New York en mai 1996, William Burroughs a écrit, en citant Tennessee Williams, que « Patti Smith fait résonner dans La Mer de Corail la cloche de la poésie pure ». Le premier livre de Patti Smith sur Robert Mapplethorpe, avant son récent Just Kids, best-seller mondial et National Book Award.

  • De la boxe

    Joyce Carol Oates

    La boxe passionne Joyce Carol Oates depuis son adolescence. Elle a vu son premier combat dans les années 1950, en compagnie de son père. "Cela a touché, dit-elle, quelque chose de très profond en moi. Il y a là un mystère que j'essaie de percer." Méditation profonde, nourrie par la vision des combats et les propos saisissants des athlètes sur leur activité et le sens qu'ils lui donnent - De la boxe est aussi une évocation historique, depuis les gladiateurs romains jusqu'aux boxeurs actuels : le style de vie monastique de Rocky Marciano avant un match, la grâce d'un Mohammmed Ali en pleine gloire, la violence dévastatrice de Myke Tyson, dernier grand champion dans l'histoire de ce sport - et de cet art.

    "La boxe, écrit Joyce Carol Oates, est notre théâtre tragique. L'individu réduit à lui-même."

  • Les Années 70, ou le journal de bord poétique de l'auteur de Just Kids.
    Les Années 70 réunit l'essentiel des écrits de Patti Smith parus au cours de cette décennie - parallèlement à son extraordinaire carrière musicale - dans plusieurs recueils fameux (Witt, Kodak, Ha ! Ha ! Houdini !...) Patti Smith, en jouant d'une langue rapide, parfois brutale, invente une mythologie moderne nourrie d'événements intimes, où se croisent amis et héros, réels ou imaginaires.
    Cette insurrection poétique, sous la double influence de la littérature française et de la beat generation, aboutit dans certains textes à une douceur et un apaisement qui annoncent le lyrisme délicat de son livre-hommage à Robert Mapplethorpe, La Mer de Corail (Tristram, collection Souple).

  • Sous-titré « Roman historique de l'an de grâce 1954 », Le Coeur de pierre est le livre d'Arno Schmidt (1914-1979) le plus fameux en Allemagne.

    On y suit les manigances d'un collectionneur fou, Walter Eggers, qui s'introduit chez un couple, devient l'amant de la femme, s'embarque pour l'Est avec le mari chauffeur-routier dans le but de subtiliser un ouvrage rare à la Bibliothèque du Présent Radieux du Socialisme Réel, avant - last but not least - d'organiser avec lui le « transfert » à l'Ouest de sa maîtresse ! Walter, Frieda, Karl et Line, à peine installés dans une sorte de ménage à quatre, découvrent un trésor dans un faux plafond de la maison qui permettra de financer leur association scandaleuse...

    Seul roman de cette ampleur jamais écrit sur la division de l'Allemagne, Le Coeur de pierre est une charge féroce sur la politique, la littérature des deux systèmes, la sexualité, en même temps qu'un récit d'aventures écrit avec des moyens radicalement nouveaux.

  • Histoires

    Arno Schmidt

    Né en 1914 à Hambourg, mort en 1979 à Bargfeld dans la lande de Lunebourg, Arno Schmidt est l'auteur d'une oeuvre dont l'originalité transcende les catégories habituelles.
    Homme aux passions multiples - de l'arpentage à l'astronomie en passant par la traduction d'Edgar Poe -, il puise aussi dans la culture la plus populaire et sa propre expérience pour construire des récits débordants d'humour burlesque et d'audaces techniques, dont Jean-Patrick Manchette louait " passées les quatre ou cinq premières minutes de surprise, la formidable limpidité ". Par la précision de sa riposte à l'obscurantisme nazi, par l'impact poétique de la langue qu'il s'est forgée, par ses jeux de pensées incessants et inépuisables, Arno Schmidt a révolutionné la littérature allemande de la seconde moitié du 20e siècle. Il est aujourd'hui traduit dans une dizaine de pays. Les vingt-huit récits rassemblés dans Histoires ont été écrits entre 1955 et 1959. Brefs, rapides, ils ont toujours été considéré en Allemagne comme la meilleure introduction possible à l'univers d'Arno Schmidt.

  • Après le volume I des Nouvelles complètes de J.G. Ballard, couvrant les premières années de son oeuvre, ce deuxième volume rassemble 36 histoires publiées entre 1963 et 1970. Ballard aimait dire que « s'il n'existe pas de romans parfaits, il y a beaucoup de nouvelles parfaites ». Lui-même en a écrit un grand nombre, dont le lecteur retrouvera ici certaines des plus fameuses. Celles, envoûtantes, situées dans l'étrange station balnéaire de Vermilion Sands. Ou celles, comme « L'ultime plage » et « La traversée du cratère » (inédite), qui annoncent les chefs-d'oeuvre que seront Crash! et La Foire aux atrocités. Retraduites ou révisées par Bernard Sigaud, elles permettent de comprendre pourquoi J.G. Ballard a si souvent été présenté outre-Manche comme « le plus grand auteur anglais » de son temps.

  • Né en 1914 à Hambourg, mort en 1979 à Bargfeld dans la lande de Lunebourg, Arno Schmidt est l'auteur d'une oeuvre dont l'originalité transcende les catégories habituelles.
    Homme aux passions multiples - de l'arpentage à l'astronomie en passant par la traduction d'Edgar Poe -, il puise aussi dans la culture la plus populaire et sa propre expérience pour construire des récits débordants d'humour burlesque et d'audaces techniques, dont Jean-Patrick Manchette louait " passées les quatre ou cinq premières minutes de surprise, la formidable limpidité ". Par la précision de sa riposte à l'obscurantisme nazi, par l'impact poétique de la langue qu'il s'est forgée, par ses jeux de pensées incessants et inépuisables, Arno Schmidt a révolutionné la littérature allemande de la seconde moitié du 20e siècle. Il est aujourd'hui traduit dans une dizaine de pays. Karl et Hertha passent un week-end à la campagne en Basse-Saxe, dans la Lande, chez la tante de Karl. Comme Hertha s'ennuie dans ce paysage froid et pluvieux, Karl lui raconte une histoire pour la distraire, et cela à chaque fois qu'elle menace de s'abandonner à ses idées noires. Cette histoire est en fait un véritable roman dans le roman : elle se déroule sur la Lune après la destruction totale de la Terre. Les Américains et les Russes installés dans leurs bases respectives y mènent une guerre froide après que la guerre " chaude " a anéanti leur planète. Le lecteur s'aperçoit vite que ce récit tisse par bien des aspects tout un réseau de situations et de significations destiné à éclaircir les rapports problématiques du couple. Tante Heete, quant à elle, cherche à réconcilier Karl et Hertha sur le plan sexuel, puis leur propose de venir s'installer définitivement chez elle. Claude Riehl a reçu en 2005, pour cette traduction de On a marché sur la Lande, le prix SGDL-Gérard de Nerval.

  • Né en 1914 à Hambourg, mort en 1979 à Bargfeld dans la lande de Lunebourg, Arno Schmidt est l'auteur d'une oeuvre dont l'originalité transcende les catégories habituelles. Homme aux passions multiples - de l'arpentage à l'astronomie en passant par la traduction d'Edgar Poe -, il puise aussi dans la culture la plus populaire et sa propre expérience pour construire des récits débordants d'humour burlesque et d'audaces techniques, dont Jean-Patrick Manchette louait " passées les quatre ou cinq premières minutes de surprise, la formidable limpidité ". Par la précision de sa riposte à l'obscurantisme nazi, par l'impact poétique de la langue qu'il s'est forgée, par ses jeux de pensées incessants et inépuisables, Arno Schmidt a révolutionné la littérature allemande de la seconde moitié du 20e siècle. Il est aujourd'hui traduit dans une dizaine de pays. On a enfin trouvé le moyen de ressusciter les défunts, quoique pour une unique fois tous les 100 ans et pour une journée seulement. Une " Académie des Arts et des Lettres " s'emploie à intervalles réguliers à ranimer les grandes têtes molles de la littérature. Un homme du métier - c'est-à-dire " un écrivain contemporain " - est chargé d'accompagner le revenant durant sa brève excursion terrestre. Mais qui s'occupera de qui ? Telle est la question. Le narrateur, qui se révèle être Arno Schmidt himself, est convoqué et prié de choisir un revenant à sa convenance. Personne n'a encore osé se mesurer au Grand Homme. Et voici Schmidt embarqué dans une pérégrination avec un Goethe curieux de toutes les nouveautés et des plaisirs de la chair et de la bouteille.


  • Le coeur de pierre

    Arno Schmidt

    Né en 1914 à Hambourg, mort en 1979 à Bargfeld dans la lande de Lunebourg, Arno Schmidt est l'auteur d'une oeuvre dont l'originalité transcende les catégories habituelles. Homme aux passions multiples - de l'arpentage à l'astronomie en passant par la traduction d'Edgar Poe -, il puise aussi dans la culture la plus populaire et sa propre expérience pour construire des récits débordants d'humour burlesque et d'audaces techniques, dont Jean-Patrick Manchette louait " passées les quatre ou cinq premières minutes de surprise, la formidable limpidité ". Par la précision de sa riposte à l'obscurantisme nazi, par l'impact poétique de la langue qu'il s'est forgée, par ses jeux de pensées incessants et inépuisables, Arno Schmidt a révolutionné la littérature allemande de la seconde moitié du 20e siècle. Il est aujourd'hui traduit dans une dizaine de pays. Walter Eggers, un collectionneur fou (désigné quelque part par euphonie comme " l'alter ego "), se fait passer pour un marchand de biens pour s'introduire dans la maison des Thumann et y louer une chambre. Il est en fait à la recherche des anciens Almanachs d'État du Royaume de Hanovre, dont l'auteur fut le statisticien Jansen, l'aïeul de Frieda Thumann. Comme Karl Thumann, chauffeur-routier, est toujours sur les routes, Eggers n'a aucun mal pour devenir l'amant de la plantureuse Frieda (et recueillir ainsi les confidences sur l'oreiller). Ce qui n'empêche pas les deux hommes de devenir copains comme cochons et de partir ensemble en camion pour Berlin-Est où Walter Eggers va subtiliser à la Bibliothèque du Présent Radieux du Socialisme Réel un exemplaire d'un Almanach qui manque à sa collection en le remplaçant par un doublon maquillé. Ils logent à Berlin chez la maîtresse de Karl, Line Hübner, dans un petit cabanon de jardin ouvrier. Line, une réfugiée de Silésie, manque de tout et ne pourrait guère survivre sans les petits cadeaux de Karl. Après l'opération de faussaire menée à bien par Walter à la bibliothèque, il est décidé de " transférer " Line à l'Ouest. L'opération réussit et à Ahlden (dans l'Allemagne d'Adenauer !), les deux couples se retrouvent dans une sorte de ménage à quatre. Pour couronner le tout, on découvre dans un faux plafond de la maison les livres rares tant recherchés ainsi qu'un trésor constitué de pièces d'or et de médailles exceptionnelles qui financera la vie insoucieuse de cette association scandaleuse. Le Coeur de pierre est le livre d'Arno Schmidt le plus fameux - et le plus lu - en Allemagne. C'est aussi le seul roman de cette ampleur jamais écrit sur la division de l'Allemagne. Le centre du récit consiste en une description au scalpel du Berlin " socialiste ", qui fait date aujourd'hui dans la littérature allemande. Après des analyses burlesques et nombre de provocations, Schmidt renvoie dos à dos les deux systèmes politiques. Le texte est féroce d'un bout à l'autre sur la sexualité, la littérature (des deux systèmes) et fait preuve d'une impertinence et d'une liberté d'esprit encore stupéfiantes de nos jours. Objet de nombreuses études savantissimes, son texte paraît inépuisable de références, de renvois, de jokes de toutes sortes. Mais surtout, Schmidt y est remonté à bloc, sa verve devient un très dangereux rouleau compresseur qui écrase bêtise et hypocrisie sur son passage...

    Après avoir seulement lu le premier tiers du coeur de pierre, l'éditeur Alfred Andersch écrira à Schmidt : " Comme les clichés tels "un chef-d'oeuvre" ou "atteint à la perfection" ne sont pas mon genre - je vous prie simplement de croire que mon admiration pour vous est sans limites. Ce que vous faites ici avec la langue est unique en Allemagne, et le restera. Il faudra des décennies pour évaluer les répercussions que cela aura sur l'état général de notre langue et de notre littérature. "

  • Tous les personnages du Tutu sont des excentriques, des extravagants, voire des monstres - au sens propre du mot. Le premier d'entre eux, Mauri de Noirof, épouse une riche héritière obèse et portée sur la boisson, engrosse une femme à deux têtes qui s'exhibait dans les cirques, devient député, ministre de la Justice, et se livre en compagnie de sa mère à des orgies de débris anatomiques. Imprimé en 1891 par Léon Genonceaux (alors éditeur de Rimbaud et de Lautréamont), découvert par Pascal Pia qui en révéla l'existence dans un article de la Quinzaine Littéraire en 1966 : Le Tutu n'a été rendu public qu'en 1991, par les Editions Tristram, provoquant émoi et sidération chez nombre de critiques et lecteurs. Si l'absence d'un auteur clairement identifié et la surprenante modernité de l'écriture - qui annonce Jarry, Queneau, le Surréalisme - ont pu faire soupçonner à certains une supercherie, l'authenticité de ce chef-d'oeuvre est aujourd'hui établie de manière irréfutable. En complément de cette édition définitive du Tutu, la seconde partie du volume comprend, outre une postface inédite de Julian Rios et la reprise du texte fondateur de Pascal Pia, une enquête détaillée et illustrée sur le destin rocambolesque de ce roman hors normes, due au spécialiste de Rimbaud et de Lautréamont, Jean-Jacques Lefrère.

  • Jackson pollock

    Naifeh/White Smith

    Au-delà du récit de la vie de Jackson Pollock, de la genèse puis de l'accomplissement de son oeuvre, ce livre raconte la naissance de l'art moderne américain au moment où celui-ci se dégage des influences et de la domination européennes. Il décrit les mécanismes de la célébrité appliqués à la peinture moderne, dont Pollock devint la première " star ". Il est enfin, par le souci maniaque d'exactitude qui s'y fait jour, combiné à un sens aigu de la dramaturgie, une réflexion sur l'acte biographique lui-même. Publié en 1989, cet ouvrage a connu un retentissement considérable et reçu le prix Pulitzer, l'une des plus hautes distinctions pour un livre aux États-Unis. Il a été adapté au cinéma par Ed Harris. " Jamais une telle somme de détails et de témoignages n'avait été rassemblée sur la vie d'un artiste, mais le personnage devenu mythique ne méritait-il pas cet exploit éditorial, qui le démythifie en partie ? " Catherine Millet - Art Press

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